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09/04/2013

Linda Newbery, Graveney Hall

newbery_graveney_hall.jpgGrâce au jetlag, un premier billet très matinal...

Avant de partir vers de lointaines contrées, j'ai posé ma valise pendant quelques jours à Graveney Hall ; une nouvelle escapade anglaise (how suprising!) et une deuxième rencontre avec Linda Newbery, l'auteur de Set in Stone (traduit en français sous le titre De Pierre et de Cendre).

Ce nouveau roman couvre deux époques : de nos jours, mais aussi la première guerre mondiale.

Aujourd'hui, nous faisons la connaissance de Greg, adolescent amateur de photographie. Lors d'une balade à bicyclette, il découvre par hasard un domaine ancien abandonné. La façade est splendide et suggère la splendeur des temps anciens, mais elle n'est qu'une coquille vide qui cache un fatras de poutres et de ruines calcinées. Immense domaine doté de plusieurs annexes, d'un lac et d'une curieuse grotte artificielle, Graveney Hall va fasciner Greg qui décide d'en savoir plus sur Edmund, le fils de la maison, soldat à l'époque mais présumé disparu pendant l'incendie. Il mène l'enquête avec Faith, la fille d'un couple de bénévoles travaillant à réhabiliter le site pour l'ouvrir au public. C'est une période compliquée pour cet adolescent qui se lie d'amitié avec Jordan, un garçon discret et nageur de compétition, la relation entre les deux garçons devenant bientôt plus ambiguë.

En parallèle, Graveney Hall nous ouvre ses porte alors que sa fin approche. Alors que sa famille discute de façon toute théorique sur l'issue de la guerre, Edmund se sent en profond décalage avec le monde dont il est issu alors qu'il revient en permission. Au front, il est tombé fou amoureux d'un autre soldat, Alex. Tous deux forment le projet de s'installer dans une petite ferme en France à la fin de la guerre, afin d'échapper à la tyrannie des convenances qui, en Angleterre, veut que le jeune Edmund se marie et produise un héritier. 

Graveney Hall est loin d'être inintéressant et se lit d'une traite. Les deux histoires parallèles se font judicieusement écho et l'on s'aperçoit que la découverte de sa possible homosexualité trouble fortement Greg, en dépit des années qui ont passé. Au début du XXe, Edmund est sûr de l'authenticité de ses sentiments pour Alex, mais il ne peut concevoir leur histoire dans le cadre de sa vie passée car il est bien conscient de l'impossibilité pour lui de conserver Graveney Hall en choisissant Alex. 

J'ai particulièrement apprécié les parties concernant le jeune Edmund. Pour les passages consacrés à Greg, quelques points ont un peu gêné ma lecture. En premier lieu, certains échanges entre Greg et son entourage m'ont paru manquer de crédibilité en raison essentiellement d'une difficulté à retraduire le langage adolescent (ayant lu la traduction je ne sais pas si le problème se pose en anglais). Par exemple Greg pensant « Minute papillon » (p103), mais surtout ces phrases : « quelle mouche t'a piqué samedi soir, espèce de lombric ? » (p104) ou « on n'est pas des sex machines » (p109). En relisant mes notes je vois aussi une tournure un peu étrange en français : « on a visité un malade » (p188). J'ai aussi été refroidie par les débats religieux entre Greg et Faith qui discutent se savoir si Dieu existe ou non en avançant des arguments très plats, déjà mille fois entendus et qui par conséquent ne méritaient pas à mon sens qu'on leur accorde une si grande importance. Ceci dit, malgré ces quelques bémols, Graveney Hall est une lecture qui m'a dans l'ensemble beaucoup séduite en raison de ses personnages attachants, de sa dimension historique, du mystère associé aux ruines et au nom d'Edmund. Amateurs de romans anglais, ne passez pas à côté ! 

Un grand merci aux Editions Phébus pour ce très agréable moment de lecture.

Le billet de Manu, (n'hésitez à m'indiquer vos billets je me ferai un plaisir de les ajouter, mais là je dois songer à me préparer pour ma journée de travail :)) 

3,5coeurs.jpg



296 p

Linda Newbery, Graveney Hall (Titre anglais : The Shell House), 2002 (2013 pour la traduction)

08/04/2013

Reste à défaire la valise...

valise.jpg

Oyez oyez, amis lecteurs, amis blogueurs,

C'est après avoir bourlingué dans des terres exotiques et subi un sacré choc thermique aujourd'hui en perdant une trentaine de degrés à la sortie de l'avion que je m'apprête à retrouver mon blog et mes nombreux projets de billets plus ou moins abandonnés faute d'une vie très remplie ces derniers temps.

Encore un petit délai pour remettre en état mon appartement, défaire les valises et récupérer du décalage horaire et je vous parlerai :

D'Entre les Actes de Virginia Woolf, que je n'ai pas pu lire à temps pour la LC du 1er avril, mais je me rattrape rapidement...

De Graveney Hall...

De Shakespeare...

De Mary Elizabeth Braddon et d'Anglais so mystérieux...

D'un projet de thématique estivale pour ce blog, qui, pour une fois, quittera la brume londonienne pour d'autres horizons en juillet-août..

Et vous, quelles lectures envisagez-vous de faire au mois d'avril ?

Merci pour tous les commentaires laissés en mon absence, je vais les lire avec grand plaisir demain soir (premier moment de pause bloguesque parmi d'autres à venir dans la semaine !).

Bonne semaine à tous !

Image : L'express.fr