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29/11/2012

Ian Mc Ewan, Sur la plage de Chesil : concours

McEwan_Sur la Plage de Chesil.jpgIan McEwan faisait partie de ces (nombreux) auteurs dont je convoitais les romans alléchants depuis un moment sans jamais me décider à les lire. J'ai finalement profité d'un séjour londonien pour découvrir son univers avec Sur la Plage de Chesil.

Edward et Florence viennent de se marier et s'apprêtent à traverser ensemble leur nuit de noces. Dans un petit hôtel en bord de mer, le dîner traîne en longueur tandis que les mariés anticipent chacun à sa façon la nuit à venir. D'un côté Edward brûle d'impatience et ne rêve que du bonheur qui l'attend auprès de sa jeune épouse. A l'inverse, Florence est tétanisée : elle n'a jamais voulu en arriver là et elle rêverait d'un amour platonique car la perspective de ce qui l'attend la dégoûte profondément. Tous deux sont complètement inexpérimentés et le mariage est venu brutalement bousculer le statut quo qui existait entre eux, car il est évident pour tous les deux que le serment fait dans la journée a changé officiellement leur relation et ce qu'ils sont en droit d'en attendre.

Une très belle entrée en matière pour ma première rencontre avec Ian McEwan. Dans ce roman qui pour l'essentiel tient en une seule soirée, McEwan nous livre le portrait de deux personnages que tout oppose, deux âmes à la recherche l'une de l'autre mais profondément entravées par le poids de la tradition et des convenances. Toute leur relation se heurte à ce mariage dans lequel tous deux se sont réfugiés pour de mauvaises raisons et qui leur donne de nouveaux droits ou leur octroie de nouveaux devoirs, selon que l'on songe à Edward ou Florence. Ce changement de statut sonnera le glas de la relation romantique et romanesque qu'ils entretenaient avant.

Un roman tout en finesse, des personnages qui prennent vie sous nos yeux, une écriture très agréable... pour ma part un coup de coeur et une lecture qui me marquera !

Un extrait : « Elle vénérait les vieux mélomanes qui mettaient des heures à émerger de leur taxi, ces derniers Victoriens qui rejoignaient leur place en boitant et en s'appuyant sur leur canne, pour écouter un récital dans un silence religieux, leur sens critique en éveil, les genoux recouverts d'un plaid qu'ils avaient apporté avec eux. » (p30).

D'autres avis : InColdBlog, Levraoueg, Thom, Emjy, Lilly, Sybilline...

Une lecture qui entre dans le cadre du Challenge du Prix Campus, co-organisé chez Cryssilda, Titine et ici-même en partenariat avec les éditions Folio.

prix-campus-lecteurs-Logo.jpgDans le cadre du Challenge du Prix Campus :

Cryssilda a parlé de L'Elégance du Hérisson de Muriel Barbery, de Sur La Plage de Chesil de Ian McEwan, de Novecento : pianiste d'Alessandro Baricco,

Titine a parlé de Corniche Kennedy de Maylis de Kerangal, du Seigneur des Porcheries de Tristan Egolf, de La Promesse de l'Aube de Romain Gary,

Ici, je vous ai parlé de L'Ami retrouvé de Fred Ulhman,

4coeurs.jpg

 

 

178 p

Ian McEwan, Sur la Plage de Chesil, 2007

*****

Je profite de cette chronique britannique pour faire un clin d'oeil à deux autres romans qui figurent sur la liste du Prix Campus:

coe_bienvenue au club.jpgBienvenue au club de Jonathan Coe : Un extrait de mon billet datant de 2010 "Dans un roman assez dense, Coe nous offre un large panorama des années 70, mettant l'accent sur l'histoire politique du pays et le contexte sociétal tendu de ces années: (...) En fin de compte, ce sont beaucoup de petites histoires a priori insignifiantes qui, mises bout à bout, forment un récit riche, amusant et empreint d'une grande sensibilité.  (...)  Un bel hommage à l'Angleterre des années 70 ! " N'hésitez pas à aller voir mon billet sur ce roman et mes autres billets sur Jonathan Coe pour vous laisser tenter par cet auteur fabuleux !

alan-bennett-la-reine-des-lectrices.jpeg.jpgLa Reine des Lectrices d'Alan Bennett : Je m'étais ruée sur ce livre à sa sortie, un petit plaisir de lecture comme on les aime ! Ce que j'en ai dit en 2009 : "Un peu par hasard, la Reine découvre une librairie ambulante aux portes de son palais (ou devrais-je dire, de ses cuisines). Se sentant obligée d’emprunter un livre, elle fait une première tentative… ratée, avant de découvrir Nancy Mitford. C’est la révélation, le début de la fin, sa Majesté aime lire et comme toute Lectrice Compulsive Anonyme qui se respecte, la reine n’a bientôt plus qu’une idée en tête : lire !. (...) Légèrement irrévérencieux, parfaitement British, ce livre parlant de lecture et de lecteurs devrait séduire beaucoup de LCA !" Et pour lire mon billet sur ce récit, suivez le guide !

****

Prix Campus.jpgEt comme Noël approche, j'ai le plaisir de vous proposer de gagner deux romans britanniques dans le cadre du Prix Campus. Voici donc un nouveau concours pour tenter de gagner un exemplaire de Bienvenue au Club de Jonathan Coe OU de Sur la Plage de Chesil Beach de Ian McEwan. Pour participer, c'est très simple, il suffit de répondre dans les commentaires à cette question : "Quel a été votre roman anglais préféré lu cette année ?" (il peut avoir été publié en 2012 ou bien avant). Pensez aussi à me dire si vous souhaitez participer pour remporter le roman de Jonathan Coe ou celui de Ian McEwan, ou l'un des deux sans préférence. Vous avez jusqu'au 8 décembre pour participer. Good luck !

26/11/2012

L'importance d'être Wilde (Théâtre)

theatre_importance d'etre wilde.jpgAuteur: Philippe Honoré d’après l’œuvre et la vie d’Oscar Wilde
Mise en scène: Philippe Person
Avec: Anne Priol, Emmanuel Barrouyer, Pascal Thoreau

J'avais raté l'an dernier cette pièce sur Wilde qui me tentait évidemment (dès qu'il s'agit de ce cher Oscar...). Alors vous imaginez bien quel a été mon enthousiasme lorsque j'ai récemment vu qu'il y avait des prolongations !

Dans une petite salle fort confortable et pleine de charme du théâtre du Lucernaire, où les acteurs sussurrent des aphorismes à l'oreille des spectateurs lorsque ceux-ci s'installent, nous avons assisté à une pièce un brin provocante, pleine d'humour et d'émotion.

A travers des aphorismes, des extraits de pièces, du Portrait of Dorian Gray et de lettres, la pièce fait revivre un Wilde flamboyant, brillant, provocant, qui finit par devenir l'ombre de lui-même, entre le procès qui l'envoya en prison, la pauvreté, la perte d'inspiration et une fin de vie triste et sordide à Paris.

Une pièce intelligente servie par d'excellents interprètes (à noter notamment la prestation d'Anne Priol jouant un extrait de Salomé). Philippe Honoré et Philippe Person ont pris le parti de proposer une oeuvre décalée, moderne, qui utilise habilement les écrits de Wilde sans ancrer la pièce dans le XIXe victorien – l'exemple le plus frappant étant les choix musicaux, dont Tom Jones ou un des titres de David Bowie que j'adore). Et le tout se marie parfaitement.

Oscarblue2.jpgLa fin de la pièce m'a particulièrement touchée (mort d'Oscar Wilde) et c'est ce qui en fait un coup de coeur pour moi, car c'est la première fois que je suis aussi émue en voyant une pièce de théâtre. Le fait d'utiliser l'enregistrement d'une des (rares) personnes ayant assisté à l'enterrement de Wilde n'y est pas pour rien. A noter que son « ami » Gide était aux abonnés absents.

Une pièce qui m'a donné envie de reprendre mes lectures de Wilde et de poursuivre à mon rythme le Challenge Oscar Wilde que j'avais lancé il y a un petit moment mais mis de côté. N'hésitez pas à vous joindre à moi si vous souhaitez participer et échanger sur l'oeuvre de cet esthète à la personnalité pour le moins remarquable.

importance-detre-wilde-615_jean-claude-grouard.jpgUne pièce savourée avec ma chère Titine, dont le billet vous attend également aujourd'hui.

Un article intéressant du Nouvel Observateur sur Wilde, une analyse d'un texte consacré aux funérailles de Wilde, un article sur la relation Wilde-Proust (à noter que je n'ai pas voulu faire de lien vers un site relatant la mort d'Oscar Wilde avec moult détails glauques et renvoyant à une photo post-mortem).

Sur ce blog, de Wilde...

Le Crime de Lord Arthur Savile

Teleny

The Importance of being earnest

The Picture of Dorian Gray

...  et autour de Wilde (adaptations) : 

An Ideal Husband (1999)

The importance of being earnest (2002)

 

4,5coeurs.jpg



L'Importance d'Etre Wilde, 2012

 

wilde.jpgChallenge Oscar Wilde :

Ecrits de Wilde :

An Ideal Husband : Theoma

Lady Windermere's Fan : Titine

The Picture of Dorian Gray Lou

Teleny : LouSybilleThe Bursar,

Les adaptations sur petit et grand écran :

An Ideal Husband (1999) : Lou

Lady Windermere's Fan (1925) : Titine


 

25/11/2012

Challenge Halloween 2012 : récapitulatif

Nos contributions diaboliques
 
Le Challenge est terminé, c'est l'heure des premiers bilans.
Hilde et moi sommes soulagées d'avoir à nouveau survécu à un mois passé à vivre dangereusement et à voyager dans des contrées hostiles! Nous espérons que tout le monde s'en est sorti vivant, malgré les soirées passées à chasser le vampire et à jeter des sorts. Le bus de Mr Pumpkin peut encore venir vous chercher si vous lancez un S.O.S.
 
En route pour Halloween.jpg
 
Important!
  • Pensez à nous envoyer vos liens vers votre récapitulatif si vous en faites un, pour nous prouver que vous avez survécu et nous aider à terminer notre récapitulatif global, qui aspire toute notre énergie vitale (c'est peut-être cela qui nous perdra, et non les pires fantômes) ! 
  • Si vous ne voyez pas un billet sur ce récapitulatif, n'hésitez pas à nous laisser le lien dans les commentaires pour que nous remédions rapidement à cet oubli ! La chasse aux fantômes est ouverte !
  • N'oubliez pas que le logo du challenge est un talisman contre les forces démoniaques, attention à celles qui auraient toujours oublié de le mettre en guise de clin d'oeil aux diaboliques organisatrices car nous ne sommes pas sûres de pouvoir les protéger des zombies récalcitrants... 
Logo Halloween 2012.jpg
 
Et maintenant place à nos contributions diaboliques.  
 
 
Billets d'introduction :
 
Billet de lancement : Acr0BookophilesElinorHildeLouMargueriteGlorifineSeregaMiss Leo,
 

Films, Séries,Animation

Amitylle / Fantôme à vendre / L'attaque des crabes géants / La Chute de la maison Usher : Maggie,

Abraham Lincoln, Chasseur de vampires : Sharon,

La Casa Muda : Petit Speculoos,

Chambre 1408: Hilde,

Cold Prey : Marguerite,

Entretien avec un Vampire : Céline,

Esther: Glorifine

Frankenweenie: Titine,

La dame en noir: GlorifinePetit_SpeculoosHildeMargueriteMaggie,

L’échine du diable : Marguerite,

L’étrange pouvoir de Norman : Sharon,

Les Autres : Petit_speculoos,

Marchlands – Série : Petit_speculoos

Malveillance : Glorifine,

Morse : Glorifine,

Pretty Liars (Saison 1)  – Série : Lou,

Rosemary’s baby : Petit_speculoos,

The Dead : Glorifine,

The Last Supper: Glorifine

Trick’n Treat : Petit_speculoos,

Walking Dead – Série : Marguerite

Films de Guillermo Del Toro (Hellboy, Hellboy II, Le Labyrinthe de Pan) : Aymeline,


Romans, nouvelles, autobiographie

Agarmen Pit, La nuit a dévoré le monde : Hilde

Barjavel René, Ravage : Petit-speculoos

Blazon Nina , La femme du vampire : Syl

Bradbury Ray, L'Arbre d'Halloween : Le Cottage de Myrtille,

Burton Tim, La triste fin du petit Enfant Huître et autres histoires, The melancholy death of Oyster boy and other strory: Acr0Maggie

Carriger Gail, Sans Âme, Le Proctectorat de l’ombrelle : DeL

Carriger Gail, Le Protectorat de l’ombrelle tome 2 : Acr0

Christie Agatha, Le Crime d’Halloween : AymelineElinorMaggie,

Collectif, Histoires de fantômes présentées par Dahl Roald : Petit_Speculoos

Collectif, Les Fantômes des Victoriens : LouManu,

Collectif, Peur : Cryssilda

Collins Wilkie : L’Hôtel hanté : Soukee

Dubois Ambre, Absinthes et démons : Laure

Du Maurier, Rebecca : Soukee

Feist Raymond E, Faërie : Acro

Frost Jeannienne : Réunis dans la tombe TomeV : Syl

Frost Jeanniene : Creuser sa tombe : Sharon

Fuentes Carlos, En Bonne compagnie et Amadou Ampâté Bâ : Il n’y a pas de petite querelle : Rachel

Galenorn Yasmine, Les Soeurs de la Lune, T5 : Manu,

Gerhardsen Carin, Hanna était seule à la maison : Petit_speculoos

Grahame-Smith Seth, Orgueil et Préjugés et Zombies : Yoshi73

Habel Lia, New Victoria : Mrs Figg

Haig Matt, Les Radley: LaureLou

Herbert James : Hanté : Hilde,

Hill Susan, La Dame en Noir : Mrs Figg,
 
Hill Susan, The Man in the Picture : Lou

James Peter : Comme une tombe : Syl

Kadaré Ismaïl, Qui a ramené Doruntine ?: Arieste et Marie

Kostova Elizabeth, L’historienne et Drakula : SoukeeLe Cottage de Myrtille,

Kostova Elizabeth, L’historienne et Drakula tome2: Soukee

Le Fanu Joseph Sheridan, Carmilla : Syl

Lemaitre Pierre, Robe de marié : Petit_speculoos,

Lurie Alison : Femmes et fantômes : Miss Léo,

Manson Marilyn – Strauss Neil, Mémoires de l’enfer : Valeriane

Mead Richelle, Vampire Academy : Trillian,

Mc Cammon Robert, L’heure du loup : Glorifine

Maitland Karen, La compagnie des menteurs : Miss Léo

Monning  Karen Marie, Fièvre Faë Tome 3 : Sharon

Newman Kim, Anno Dracula : Lou,

Nothomb Amélie, Barbe bleue : Syl

Nisioisin, Clamp, xxxHolic: Anotherholic : Glorifine

Pardo Bazan Emilia, Vampiro : Lou,

Parker Lara, Dark Shadows tome 2 : Sharon

Pastor Annie, Comment survivre à une attaque de zombies de l’espace : Acro

Péan Stanley, Zombi Blues: Glorifine,

Pinedo Rafael, Plop : Hilde,

Sire Cédric, L’enfant des cimetières: Marguerite

Susuki Koji, Ring : Lou

Thomson Kate, Créature de la nuit : Soukee

De Santis Pablo, La Soif Primordiale : Yoshi73

Shelley Mary, Frankenstein : Céline

Stevenson Robert Louis, Le Cas étrange du Dr Jekyll et de M.Hyde : Glorifine

Thomson Kate, Créature de la nuit : Soukee

Vaxelaire Daniel, Les Buveurs de Sang : Lou

Wellington David, Zombie Island : Petit_speculoos

Wilde Oscar, Le fantôme de Canterville : Marguerite

 

Littérature Jeunesse

Albaut Corinne, Besnier Yves, Comptines pour avoir la trouille : Syl ,

Baumann Anne-Sophie, Dankerleroux, Monstres : MyaRosa,

Blanckaert Yves, Buguet Anne, La nuit des courges ensorcelées : Syl,

Carman Patrick, Skeleton Creek, tome 2 : Engrenage : Petit Speculoos,

Cohen Olivier, La Fiancée de Dracula : Lou,

Connolly John, Les portes 2 : Les cloches de l’enfer : Laure,

Dubois Pierre, Les Contes de crimes : Manu,

Gaiman Neil, Coraline : Miss LéoSharon,

Hall Willis, Le dernier des vampires : Lou,

Hubbard Susan : La société des S tome2 : Le temps des disparitions : Laure,

Jubert Hervé : Blanche et la triple contrainte de l’enfer : Glorifine,

Moka, "L'enfant des ombres": Petit Speculoos,

Pizzic Huguette, Au monstre : MyaRosa,

Roux Madeleine, Un blog trop mortel : Petit Speculoos,

Rubio Ayesha L, Quatre abominables petites histoires : MyaRosa,

Ryan Carrie, La forêt des damnés : Petit_speculoos,

Stine R.L., La Nuit des Pantins : Lou

Vallat Christelle, Bailly Adèle : Mais qui donc fabrique les draps des fantômes ? :Myarosa,

Witek Jo : Peur Express : Petit_speculoos :

Zafon Ruiz Carlos : Marina : GlorifineMrs Figg,

Zafon Ruiz Carlos : Le Prince de la brume : Hilde,Yoshi73,

BD et Comics

Bonbek, Magazine jeunesse: MyaRosa

Carmilla : Marguerite

Courtney Crumrin 1: Acr0

Courtney Crumrin 2: Acr0,

Courtney Crumrin 3: Acro,

D. Tome 1, Lord Faureston: Manu

D. Tome 2, Lord Faureston: Lou,

End tome1 : Glorifine

La vie de Norman: Valeriane,

La vie de Norman : tome 2 et 3 : Manu, Valeriane,

Rock A Billy Zombie Superstar : Valeriane,

Zombillénium Tome 1 : SylSeregaPetit_speculoos,

Zombillénium Tome 2: Hilde,

Walking Dead Tome 9 et 10: Acr0

Rapaces tome 1 à 4 : Lou,

Divers livres

Baudou Jacques, L’Encyclopédie du Fantastique : Petit_Speculoos

Brasey Edouard, Le petit livre des sorcières : Acr0

Héraclès Philippe, Les 1001 épitaphes les plus drôles : Lou,


Cuisine

La Pumpkin Pie : Petit_speculoos,

Le Citrouillat : Syl,

Cupcakes d’Halloween : Acr0,

Purée de potiron épicée : Petit_speculoos,

Cookies moelleux d’Halloween : Acr0,

Loisirs créatifs et décorations 

L’arbre d’Halloween : Hilde,

Création couture : Syl,

Décorations d’intérieur : Oclara,

Une couronne pour l’automne : Syl

 

Billets divers

Quelques pages d’un livre: Syl,

Un zombie est entré chez moi… : Hilde,

Juste un tableau : Syl,

Halloween dans un pub parisien : Lou

Halloween en Norvège : Lou

Halloween à Londres : Lou

La Playlist d’Halloween : Glorifine

Comment te nomme t’on dans un autre monde ?: Syl

 

Merci encore pour votre participation, votre enthousiasme et pour toutes les activités autour d'Halloween ! Nous avons encore eu beaucoup de plaisir à reconduire ce challenge, et c'est en très grande partie grâce à vous !
 
A l'année prochaine, en espérant que les esprits et les créatures de la nuit vous soient favorables et que vous échappiez à la fin du monde qui nous guette tous!

22/11/2012

Fred Uhlman, L'ami retrouvé : concours

uhlman_ami retrouve.jpgIl y a quelque temps, avant le Challenge Halloween, Cryssilda, Titine et moi vous annoncions notre partenariat avec les éditions Folio dans le cadre du Prix Campus, pour lequel nous avons organisé un challenge. L'idée était de lire des titres tirés de la sélection du Prix (quelques quarante titres contemporains et « classiques modernes »). Le challenge est ouvert à tous ; il vous suffit pour participer de laisser un lien vers vos billets sur ce blog ainsi que ceux de Cryssilda et Titine. A l'occasion de ce Prix, mes co-équipières de choc et moi sommes ravies de vous proposer de gagner des exemplaires des titres en lice. Ouvrez grand vos mirettes, nous avons prévu un certain nombre de jeux concours sur nos blogs dans les semaines à venir.

Je commence mes chroniques du campus avec un texte bien connu que je n'avais encore jamais lu (je suis étonnée de ne jamais l'avoir croisé au collège ou lycée mais mieux vaut tard que jamais). Il s'agit de L'Ami retrouvé de Fred Ulhman. Raconté à la première personne, ce texte revient sur l'adolescence d'un Allemand juif contraint de quitter son pays natal avec la prise de pouvoir de Hitler. Fils de médecin, élève intelligent, Hans est épris des poètes allemands et attache peu d'importance à la religion, qui n'occupe qu'une place mineure au sein du foyer. Hans est lui-même agnostique, voire athée. Un jour arrive un nouvel élève, Conrad Von Hohenfels qui, comme son nom l'indique, vient d'une illustre famille (son père est comte). Fasciné par le jeune homme, Hans s'emploie à le conquérir ; la recherche de son amitié s'apparente à une opération de séduction chevaleresque et c'est une relation très forte qui va se nouer entre les deux jeunes garçons. Mais, comme on s'en doute, le nazisme séparera le Protestant et le Juif, laissant une blessure douloureuse à Hans qui a dû renier ses origines.

Ce texte est une petite merveille. En peu de mots, Ulhman parvient à produire un texte intelligent et puissant que je ne doute pas de relire un jour. Outre l'écriture et l'histoire fascinante de cette amitié naissante, j'ai été particulièrement interpelée par la façon dont l'auteur traite de l'appartenance et de l'absurdité de l'assimilation des Juifs à leur seule religion. Ici, la famille de Hans n'est pas plus concernée par la religion qu'une famille catholique qui assisterait une fois l'an à la messe de minuit pour faire plaisir à la matriarche. En revanche, le père aussi bien que le fils sont profondément fiers de leur appartenance à l'Allemagne, où leur famille vit depuis de nombreuses générations et a porté les couleurs du drapeau allemand. Quitter ce pays est un véritable  déracinement et l'appartenance à une quelconque communauté juive souffrant un même mal n'est qu'un piètre refuge.

Un extrait : Je me rappelle encore une violente dispute entre mon père et un sioniste venu faire une collecte pour Israël. Mon père détestait le sionisme L'idée même lui paraissait insensée. Réclamer la Palestine après deux mille ans n'avait pas pour lui plus de sens que si les Italiens revendiquaient l'Allemagne parce qu'elle avait jadis était occupée par les Romains. (…) Je n'avais jamais vu mon père, pacifique et calme à l'ordinaire, si furieux. Pour lui, cet homme était traître à l'Allemagne, la patrie pour laquelle mon père, deux fois blessé pendant la Première Guerre mondiale était prêt à se battre à nouveau. (p65-67)

prix-campus-lecteurs-Logo.jpgDans le cadre du Challenge du Prix Campus :

Cryssilda a parlé de L'Elégance du Hérisson de Muriel Barbery, de Sur La Plage de Chesil de Ian McEwan, de Novecento : pianiste d'Alessandro Baricco,

Titine a parlé de Corniche Kennedy de Maylis de Kerangal, du Seigneur des Porcheries de Tristan Egolf,

122 p

Fred Ulhman, L'ami retrouvé, 1971

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Prix Campus.jpgUn exemplaire de ce livre est à gagner sur ce blog, en partenariat avec les éditions Folio et dans le cadre du Prix Campus. Pour participer au tirage au sort, il vous suffit de laisser un commentaire à la suite de ce billet en indiquant « Je participe au concours » (eh bien oui peut-être que quelques-uns d'entre vous voudront juste laisser un commentaire sans participer, d'ailleurs n'hésitez pas à me faire part de votre avis sur ce livre, je serais curieuse de savoir ce que vous en avez pensé !) et en répondant à la question suivante : « Quels sont les 3 récits de langue allemande qui vous viennent en premier à l'esprit, que vous souhaitiez les lire ou qu'il s'agisse de coups de coeur que vous avez envie de partager ici ? ». Vous avez jusqu'au 30 novembre pour participer.
Viel Glück !

18/11/2012

Michela Murgia, Accabadora : concours

michela murgia, accabadora, éditions points, prix des libraires, sardaigne, roman italien, littérature italienne, italie, challenge il viaggioAprès le Challenge Halloween, changement d'air avec une virée en Sardaigne (et une scène clef à la Toussaint, je n'ai donc pas trouvé le dépaysement trop brutal). Depuis quelque temps je suis sous le charme de l'Italie après deux voyages. C'est donc avec enthousiasme que je me suis inscrite au Challenge Il Viaggio de Nathalie, puis que j'ai ouvert Accabadora, roman de Michela Murgia. Le récit se déroule dans un petit village sarde. Orpheline de père, quatrième fille de la famille Listru, la petite Maria n'était guère attendue par sa mère, qui la présente toujours comme « la dernière », « la quatrième » et ne cache pas le fait qu'elle se serait bien passée de ce fardeau ; Maria a ainsi l'habitude de vivre dans une totale transparence, jusqu'à ce que la vieille Tzia Bonaria demande à la recueillir. Maria deviendra ainsi sa « fill'e anima ». C'est une nouvelle vie qui s'offre à Maria chez celle qu'elle prend pendant longtemps pour une simple couturière, sans s'expliquer ses absences de nuit, notamment avant le décès d'un des villageois : Tzia Bonaria est en effet appelée de temps en temps pour faciliter le passage de ses voisins mourants vers une « vie meilleure », une activité que le lecteur devine rapidement mais que Maria met des années à découvrir.

Texte court servi par un style travaillé et poétique (je dirais presque chantant), Accabadora m'a séduite d'emblée ; je l'ai d'ailleurs lu d'une traite ou presque, en proie à une étrange fascination. Un récit concis et dense, des personnages qui vivent intensément sous nos yeux, bref, une jolie pépite littéraire qui a reçu le Prix des Libraires en 2011 et fait partie de la sélection 2013 du Prix du Meilleur Roman des lecteurs Points.

michela murgia, accabadora, éditions points, prix des libraires, sardaigne, roman italien, littérature italienne, italie, challenge il viaggio

Petite parenthèse : curieusement, cette histoire qui se déroule il y a quelques décennies renvoie à un passé plus lointain et plus mystérieux, et cette campagne profonde, superstitieuse est si éloignée de mon quotidien que j'imaginais toujours Maria habillée comme une jeune fille du XIXe, alors que de temps en temps une scène nous rappelle qu'elle porte des jeans, ce que j'avais bien du mal à imaginer.

Merci beaucoup Jérôme pour ce coup de cœur partagé !

D'autres avis : Clara, Cositas, Sylvie

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182 p

Michela Murgia, Accabadora, 2009

*****

Et pour ceux qui ne craignent pas l'oeuvre de l'accabadora (qui j'imagine vient du verbe signifiant comme en espagnol « terminer, achever »), j'ai le plaisir de vous proposer de tenter de gagner ce roman grâce aux Editions Points. Deux exemplaires sont mis en jeu. Pour participer ? Rien de plus simple, il suffit de laisser un commentaire suite à ce message en répondant à la petite question qui suit :

Dans ce village sarde, on laisse les portes des maisons ouvertes à la Toussaint pour permettre aux défunts de la famille d'entrer et de profiter d'un repas laissé à leur attention par les vivants. En entrebaillant la porte de sa chambre, on peut voir ces âmes entrer et honorer les mets qui leur sont proposés. Si vous passiez vos prochaines vacances de la Toussaint en Sardaigne et voyiez arriver ces étranges revenants, que feriez-vous ?

Les gagnants seront déterminés par tirage au sort.

Vous avez jusqu'au 23 novembre pour participer et tenter de gagner l'un des deux exemplaires d'Accabadora de Michela Murgia. Buona fortuna !

13/11/2012

How was my Halloween ?

259032940.3.jpgLe Challenge Halloween est terminé, il est donc temps d'oublier fantômes et citrouilles et de se tourner vers l'hiver et les fêtes de fin d'année. Avant de tourner la page, et pour éventuellement donner quelques idées à celles et ceux qui aimeraient participer à la 4e édition du Challenge Halloween l'an prochain, voici un résumé de mes contributions halloweenesques du 1er octobre au 10 novembre :

Romans (dans l'ordre d'apparition par ici) :

Vaxelaire Daniel, Les Buveurs de Sang

Hill Susan, The Man in the Picture

Haig Matt, Les Radley

Suzuki Koji, Ring

Newman Kim, Anno Dracula - c'est mon coup de coeur du challenge, une excellente manière d'aborder le thème du vampirisme et un texte hautement victorien... qui vient d'être édité par les éditions Bragelonne après avoir été épuisé trop longtemps !

Romans jeunesse :

Cohen Olivier, La Fiancée de Dracula

Hall Willis, Le Dernier des Vampires

Stine R.L., La Nuit des Pantins

Nouvelles :

Collectif, Les Fantômes des Victoriens

Pardo Bazan Emilia, Vampiro

BD :

Rapaces, Tomes 1 à 4

D, Tome 2, Lady d'Angerès

Autre livre de circonstance :

Héracles Philippe, les 1001 épitaphes les plus drôles

Série :

Pretty Little Liars, Saison 1 (2010)

Photos :

Halloween dans un pub parisien

Halloween en Norvège

Halloween à Londres

Divers :

Billet de lancement

Concours d'Halloween

N'hésitez pas à aller farfouiller dans ces billets à haute teneur en frissons !

challenge halloweenSoit 19 billets en tout (dont 7 sur des vampires), d'habitude je ne me livre pas spécialement à ce genre de calculs mais je suis ravie d'avoir pris le temps de participer aussi activement au challenge, ce qui n'est pas toujours donné avec les aléas de la vie quotidienne (mes contributions avaient été moins nombreuses les années précédentes). Bref, je me suis beaucoup amusée une fois de plus, et ce n'est pas fini car il me reste encore beaucoup de billets à découvrir : je n'ai pas eu assez de temps pour suivre tous vos blogs au quotidien mais je compte bien poursuivre mes lectures de vos chroniques en préparant avec Hilde le billet récapitulatif.

Au passage, si vous faites vous-même un petit récapitulatif de vos participations, nous vous serions extrêmement reconnaissantes (si si) de nous laisser le lien sur nos blogs pour faciliter l'énorme travail de fouilles archéologiques auquel nous nous livrons. N'oubliez pas de mettre le logo du challenge et de temps en temps, un lien vers le challenge sur vos billets, ça fait toujours plaisir aux gentilles organisatrices (attention sinon nous ne promettons pas de ne pas vous jeter un sort particulièrement épouvantable).

Nous en reparlerons dans notre billet final mais je voulais déjà vous remercier pour votre participation toujours très active lors de ce Challenge Halloween, ce qui nous fait bien plaisir car c'est un projet qui nous tient à coeur.

10/11/2012

Kim Newman, Anno Dracula

newman_anno dracula1.jpegIl y a quelques années, grâce à un de ces petits miracles qui se produisent parfois sur la blogosphère et vous font faire de géniales découvertes, j'ai remarqué la série de Kim Newman débutant par Anno Dracula. Datant du début des années 1990, cette série mettait les vampires à l'honneur bien avant la déferlante de best-sellers sur le sujet mais, en dépit de la qualité de cette oeuvre, les trois romans de Kim Newman étaient épuisés quand je m'y suis intéressée. Aujourd'hui le premier opus, Anno Dracula, est réédité par les éditions Bragelonne, et je ne peux que vous recommander de vous ruer chez un bon libraire pour vous le procurer sans plus attendre. Pas la peine de lire ma modeste chronique, dévorez ce roman !

J'ai un attachement particulier pour la littérature vampirique (j'en ai déjà parlé un peu par ici). Petite puis jeune adolescente j'ai été marquée par quelques textes, comme Je m'appelle Dracula (merci M. Cohen) et à l'adolescence, l'envoûtant Entretien avec un Vampire lu et relu – quel dommage qu'Anne Rice ait bien changé ! Il y a maintenant quelques années, j'ai eu la chance de tomber sur un excellent professeur ayant eu l'idée géniale de proposer un cours en anglais sur les vampires dans la littérature et au cinéma. J'ai découvert avec bonheur de nombreux classiques, rédigé avec un enthousiasme juvénile touchant des essais dont un portant sur les femmes dans la littérature vampirique du XIXe (comme quoi, les Victoriens et moi, c'est une longue histoire). Hormis les lectures obligatoires, j'ai fait quelques découvertes très sympathiques et échangé avec mon professeur devenu un ami ; depuis j'associe toujours mes lectures vampiriques à cette période exaltante et aux discussions passionnantes sur le sujet. J'en garde aussi de la nostalgie pour une certaine approche du mythe du vampire. J'ai toujours eu un faible pour la version romantique du dandy vampire (sans doute une trace de mes lectures d'Anne Rice, qui connaissait ses classiques et savait s'en inspirer) mais je suis surtout fascinée par le fait que ce sujet soit abordé de multiples façons, avec certaines constantes (le pieu, la lumière, l'aïl qui reviennent souvent) mais des variations intéressantes ; beaucoup d'oeuvres ou de navets utilisent le vampire de façon très symbolique (à commencer par la sexualité inhérente au personnage). Quoi qu'il en soit, le mythe du vampire est d'une richesse toute particulière à mes yeux et je regrette de ne pas trouver facilement de textes avec un réel niveau d'exigence depuis la multiplication des romans apparus avec l'arrivée de Twilight. Et lorsque dans la jungle des récits peu ambitieux un livre tel qu'Anno Dracula est réédité, le mérite de la maison d'édition mérite vraiment d'être souligné.

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Anno Dracula avait d'ailleurs tout pour me plaire puisque l'action se situe en 1888 sous le règne de Victoria. Pour les amateurs de l'époque, l'année sera forcément familière puisqu'il s'agit de l'époque des meurtres de Jack l'Eventreur. Kim Newman utilise ainsi les faits divers sordides de l'époque pour reconstruire à sa manière le « mythe » Jack the Ripper tout en offrant à Bram Stoker une suite d'un genre très particulier à son roman Dracula.

kim newman,anno dracula,vampires,angleterre,angleterre victorienne,challenge halloween,londres,londres xixe,londres victorienne,bram stoker,dracula,époque victorienneQuelques mots sur le contexte : la reine s'est remise de la mort du prince Albert et a eu la bien mauvaise idée d'épouser le comte Dracula, que Van Helsing n'est pas parvenu à tuer (avec une lucidité certaine Newman a décidé que Van Helsing ne pouvait pas lutter contre le terrible Karpathe, ainsi sa tête est fichée dans un pieu devant le palais depuis la montée en puissance de Dracula). Même s'il n'est que le prince consort, Dracula a désormais les rennes du pouvoir et fait appliquer sa loi dans les rues de Londres qui deviennent de plus en plus sordides en raison de l'application de decrets moyenâgeux (par exemple ceux consistant à lutter contre l'homosexualité en tirant les « invertis » d'un bordel pour les empaler en plein cœur de la ville au beau milieu de la nuit). La terrifiante garde Karpathe patrouille et terrorise les habitants, les assassinats sont tolérés, la justice expéditive.

Les vampires pouvant vivre désormais librement, sans se cacher, beaucoup de sang-chauds recherchent le baiser des ténèbres en espérant vivre éternellement, et les vampires prolifèrent. La vie après la première mort n'est pas si évidente ; peu expérimentés, beaucoup de ressucités prennent des risques inutiles ; dans les quartiers sordides de l'East End les alcooliques deviennent des vampires en bien mauvaise santé et certains meurent (définitivement) rapidement. Enfin quelques sang-chauds tentent de s'opposer au système et comprennent qu'il y a quelque chose de peu naturel à changer ainsi la société (où les vivants deviennent progressivement du bétail).

Dans cette machine de mieux en mieux huilée, les meurtres de Whitechapel touchant des prostituées vampires viennent mettre quelques grains de sable bien fâcheux. Le pouvoir y voit une offense envers les vampires qui mérite de sévères représailles et la pègre locale est gênée dans ses activités par les trop nombreuses descentes de police. Ainsi beaucoup de personnes sont amenées à enquêter. Parmi elles se trouvent Beauregard, sang-chaud oeuvrant pour une société secrète, et Geneviève, une Ancienne, vampire avant Dracula lui-même (Dracula dont la lignée est dégénérée).

newman_anno dracula.jpeg A partir de là, Anno Dracula est un fabuleux roman mêlant une intrigue habile et pleine de rebondissements à une intertextualité jouissive et délicieusement maîtrisée. L'on croise ainsi le docteur Moreau, le docteur Jekyll, les personnages de Dracula, Joseph Merrick, la police de l'époque... mais aussi des personnages moins connus telle que cette bonne vieille Lady Ducaine. Que dire d'autre, si ce n'est que nous avons là un texte intelligent, riche, passionnant ? Un impératif pour les amoureux de l'époque victorienne ainsi que les amateurs de vampires et un texte fortement recommandé pour les autres. D'ailleurs j'avais tellement envie de vous parler de cet excellent moment de lecture que je ne m'étais pas autant amusée à rédiger un billet depuis longtemps !

C'était ma dernière contribution au Challenge Halloween 2012 co-organisé avec mon amie Hilde.

Lu également dans le cadre d'une rencontre des Victorian Frogs, pour le challenge Victorien d'Arieste ainsi que le challenge de Londres de mes amies Maggie et Titine.

Rendez-vous dans quelques jours pour publier le billet récapitulatif du Challenge Halloween 2012, et à l'année prochaine pour la 4e édition du challenge, car si nous avons survécu au périple de l'extrême organisé cette année pour l'occasion, nous survivrons bien à la fin du monde à Noël !

Merci aux éditions Bragelonne et bravo pour cette nouvelle édition !

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381 p

Kim Newman, Anno Dracula, 1992

09/11/2012

Les 1001 épitaphes les plus drôles

9782749127835.JPGEn voyant le titre je pensais qu'un amateur de cimetière avait pris note des épitaphes cocasses et s'amusait à les regrouper pour notre plus grand plaisir. En réalité, Philippe Héraclès a inventé ces phrases d'au revoir dans un petit guide proclamant "tout pour réussir sa période décès". Ayant un goût prononcé pour l'humour noir j'ai ouvert ce livre avec curiosité et, ma foi, je l'ai trouvé assez sympathique. Il est certain qu'il y en a pour tous les goûts avec ce florilège de messages posthumes.

Le format du livre est original puisqu'il s'agit d'une tombe (vous serez ainsi prévenus) ; les épitaphes figurent sur des tombes aux formes diverses et variées.

Quelques extraits pour la route (qui sera longue) :

"Aidez la sécurité sociale à s'en sortir Faites comme moi"

"La mort : championne de course à pied... elle rattrape tout le monde !"

"On peut s'éteindre sans avoir été une lumière"

"J'ai enterré ma vie de garçon"

"Au plaisir de vous revoir"

Merci aux éditions Cherche-Midi pour ce condensé d'humour noir approprié en cette période !


Dans le cadre du challenge Halloween co-organisé avec mon amie Hilde. Dernier jour demain !

253 p

Philippe Héraclès, Les 1001 épitaphes les plus drôles, 2012

08/11/2012

Halloween à Londres

Après la Norvège, l'Angleterre !

Pendant un nouveau séjour dans la capitale anglaise, j'ai joué les reporters de choc pour le Challenge Halloween 2012, qui s'achève le 10 novembre sur nos blogs...

Tout d'abord le bus d'un Ghost Tour qui part en soirée près de Trafalgar Square où nous résidions. Evidemment je meurs d'envie de monter dans ce bus la prochaine fois !

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Enfin en me promenant près des jardins de Kensington j'ai vu quelques décorations d'Halloween... à vrai dire Londres se préparait déjà pour Noël le 1er novembre quand je suis arrivée !

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Challenge co-organisé avec mon amie Hilde.

06/11/2012

Etape asiatique pour le Challenge Halloween

ringcover.jpgJ'aurais bien du mal à vous expliquer pourquoi mais, à sa sortie, la version américaine du film The Ring m'a fait une forte impression. Après une séance au cinéma angoissante j'ai été hantée par la cassette video malfaisante, la petite fille monstrueuse sortant de la télé et cette femme se retournant après s'être brossé les cheveux.

Pour l'étape asiatique de notre périple d'Halloween (qui s'achève bientôt) j'ai donc suivi ma fidèle comparse Hilde et lu Ring, le roman original de Suzuki.

Si vous avez vu une adaptation de ce roman vous devinerez facilement son dénouement, malgré les personnages un peu différents. Mais la lecture est loin d'être inintéressante. Le récit s'ouvre sur la soirée d'une adolescente en train de travailler, seule dans une maison. Elle se sent soudain mal à l'aise, se rend dans la cuisine pour boire du coca, sent une menace invisible mais bien présente et imagine quelqu'un dans son dos. On la retrouvera morte un peu plus tard, une expression de peur sur le visage.

Peu de temps après, son oncle journaliste fait le rapprochement entre cette mort mystérieuse et celle d'un jeune motard qui s'est effondré brutalement à un carrefour. Son instinct professionnel stimulé, Asakawa décide de mener l'enquête... ce qui l'amène dans un chalet désert et à une certaine cassette vidéo. Celle-ci est différente de mon souvenir du film : on y voit notamment une vieille femme faire une prémonition, un bébé, un visage d'homme, une éruption. Aidé d'un ami intrépide qui prétend ne pas craindre la mort et décide de voir la vidéo, Asakawa finit par découvrir que la cassette émane de Sadako Yamamura, décédée il y a bien des années.

Hormis le début angoissant, j'ai trouvé que ce roman s'apparentait davantage à un thriller qu'à un roman d'épouvante, dans un cadre pour le moins mystérieux et inquiétant. Ce roman nous tient facilement en haleine et si vous voulez savoir ce qui arrive à une jeune femme étrange assassinée, dont la mère s'est jetée dans le cratère d'un volcan, vous aurez la réponse ici. Cette lecture a été un petit exorcisme pour moi : je tenterai peut-être enfin de revoir les adaptations maintenant que je connais le fin mot de l'histoire, même si celle-ci est sans fin. La soif de vengeance de Sadako Yamamura n'est pas prête d'être assouvie... et d'ailleurs à la fin quelques questions restent sans réponse !

J'ai été interpelée par quelques allusions au statut marital, dont cette première phrase : « Pour la première fois depuis qu'ils sont mariés, Asakawa a envie de battre sa femme. » (p 114) A plusieurs reprises, il est fait allusion à cette violence maritale latente annoncée comme quelque chose d'assez normal, Asakawa étant tout de même un chic type car il n'a jamais levé la main sur son épouse. Cela ne m'avait pas marquée jusqu'ici au cours de mes lectures japonaises mais ces passages m'ont fait m'intrroger sur la place de la femme dans les foyers japonais...

 

Enfin en parlant de citations, mon édition était truffée d'erreurs, une vraie honte ! J'ai noté celles-ci : « on avait estimer à » (p19) ; « lui donne Pair assez miteux » (p26) ; « l'on pourra pas pour autant répondre » (formule élégante s'il en est en p 34) ; « ils pressentaient seulement le son côté étrange » (p 104) ; « tu veux dire, par exemple, que l'on peut transformer donner vie à des idées que l'on a dans la tête ? » (p133) ; « que font les gens en général quand il quitte une troupe de théâtre ? » (p152) ; « tant que nous n'aurons pas trouver comment supprimer ce sortilège » (p 155) ; « allongées sur le pierre » (p199). Voilà qui est bien dommage car le texte lui-même ne manque pas d'intérêt.

Lecture terminée à Londres, et une de mes dernières participations au Challenge Halloween 2012, qui touche à sa fin. Challenge co-organisé avec la très énigmatique Hilde.

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308 p

Koji Suzuki, Ring, 1991

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02/11/2012

Halloween en Norvège

Une contribution halloweenesque du célèbre Papa Lou !

Quant à moi je pars jouer les reporters de l'extrême en Angleterre.

Challenge Halloween co-organisé avec la grande sorcière semi-bretonne Hilde

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