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30/09/2012

E.L. Doctorow, Homer et Langley

doctorow-homer.jpgJ'avais promis à ma chère Titine de participer au mois américain mais j'ai eu bien du mal à le faire entre une première semaine de septembre très dense puis mon départ loin, bien loin de chez moi – bizarrement je n'ai pas eu l'occasion de tenir parole jusqu'à aujourd'hui.

J'ai lu deux romans dans le cadre de ce mois américain mais la seule chronique que je vais faire à temps porte sur Homer & Langley de E.L. Doctorow, roman qui m'a fait de l'oeil pendant un moment en librairie. J'ai fini par succomber à la couverture et au sujet : deux frères assez riches pour vivre dans la Cinquième avenue retrouvés morts « ensevelis sous des piles de journaux et de livres » (je vois déjà quelques bibliomanes pâlir et jauger d'un oeil inquiet les piles branlantes envahissant désormais jusqu'à leur salle de bain).

e.l. doctorow,homer & langley,collyer brothers,actes sud,new york,etats-unis,etats-unis xxe,new-york xxeNarré par Homer, le « frère aveugle », le récit évoque peu les années d'enfance mais porte davantage sur la façon dont les deux frères ont reconstruit leur vie après la mort de leurs parents. Homer et Langley sont habitués à vivre dans le faste et héritent de la maison parentale, mais chacun a subi un traumatisme qui vient perturber le fonctionnement du foyer. Homer a perdu progressivement la vue alors qu'il était encore jeune, quant à Langley que l'on croyait mort, il revient changé de la guerre de 14-18, ses poumons et sa peau attaqués par le gaz. Les deux frères restent très soudés mais mènent une vie excentrique, voire débauchée pour l'époque, loin du carcan social dans lequel ils ont grandi. Petit à petit la maison se vide de ses domestiques et les frères sont livrés à eux-mêmes, devenant de plus en plus marginaux.

Sujet fascinant servi par une plume très agréable à la traduction, mais un roman en peu en deçà de mes attentes. On voit les deux frères s'isoler de plus en plus mais ce glissement progressif se fait au prix d'une narration un peu monotone à mon sens. On voit malheureusement un peu trop vers où tend le récit et, bien qu'ayant trouvé beaucoup de qualités à ce roman (notamment une intéressante traversée du XXe), j'ai trouvé sa lecture parfois un tantinet monotone. Un ressenti bien subjectif cela va de soi, je ne peux que vous inviter à pousser la porte de cette maison étonnante pour en découvrir les drôles de trésors !

Clara a beaucoup aimé et explique très bien pourquoi.

Vous trouverez beaucoup de photos de la maison si vous tapez "Collyer brothers" sur un moteur de recherche ; ce blog évoque aussi leur histoire et leur fin tragique.

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229 p

E.L. Doctorow, Homer et Langley, 2009
(2012 pour l'édition française)

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11/09/2012

Delphine de Vigan, Rien ne s'oppose à la Nuit

vigan-rien ne s'oppose à la nuit.jpg(Billet programmé, comme les suivants, je serai heureuse de vous lire et de vous répondre à mon retour... ce mois-ci je suis en vacances, partie en lune de miel)

Un an après sa sortie, je viens de lire Rien ne s'oppose à la Nuit de Delphine de Vigan grâce à  Leiloona qui a proposé d'en faire une chaîne de lecture. [Attention texte à spoilers]

J'ai abordé ce roman sans a priori particulier, sans véritable attente non plus. J'essaie autant que possible de me défaire des avis d'autres lecteurs lorsque certains livres rencontrent un grand succès car j'ai remarqué que (sans doute par pur esprit de contradiction) je suis souvent déçue en ouvrant les livres encensés. Je ne sais pas si l'on peut dire que j'ai pris une claque en ouvrant ce livre mais il est certain que c'est une lecture qui m'a fait une profonde impression et que je ne suis pas prête d'oublier.

Delphine de Vigan a entrepris d'écrire ce récit suite au suicide de sa mère. La première scène, très forte, est à la fois sublime et violente : « Ma mère était bleue, d'un bleu pâle mêlé de cendres, les mains étrangement plus foncées que le visage, lorsque je l'ai trouvée chez elle, ce matin de janvier. Les mains comme tachées d'encre, au pli des phalanges. » (p13) Cette phrase résume en quelque sorte mon impression : comment retraduire un moment aussi effroyable par un si beau passage, presque irréel ?

A travers ce texte, Delphine de Vigan mène un double récit : celui de la vie de Lucile, sa mère, mais aussi, au fur et à mesure que Lucile grandit et devient femme, le récit de sa propre vie, dans la relation compliquée que la narratrice entretenait avec sa mère.

La première partie est consacrée à la famille de Lucile, le couple que formait ses parents, leur volonté d'avoir de nombreux enfants, les premières années passées à Paris non loin des Grands Boulevards, les séances photos pour ces enfants si beaux, les folles dépenses puis le déménagement, les nombreuses vacances en famille et petit à petit, les tragédies : d'abord la mort d'Antonin, petit frère encore tout jeune tombé dans un puits, et plus tard plusieurs suicides (d'aucuns parleraient d'un pacte du suicide dans la famille). Au fur et à mesure, la façade se craquèle et la famille idéale laisse place à une version plus sombre, plus torturée d'elle-même, avec, au centre, le père Georges qui semble-t-il abusait de ses filles.

La jolie Lucile si tranquille et mystérieuse commence à montrer ses failles ; la rébellion et l'excentricité laisseront peu à peu place à la maladie, Lucile souffrant de bipolarité. C'est une mère aimante pour Delphine et Manon, mais une mère peu conventionnelle qui les laisse peindre sur les murs, s'enferme pour fumer de l'herbe, menant une vie bohème en marge des valeurs et du mode de vie bourgeois dont elle est issue. Puis Lucile devient dangereuse pour elle-même et pour les autres ; commencent alors les périodes d'internement, de cures, de guérison et de rechute. La relation de Lucile avec ses filles est compliquée ; elle est faite d'amour, de maladresse, d'angoisse et de tension,  les rôles sont souvent inversés entre mère et filles et pourtant, en dépit de sa vulnérabilité, Lucile fait de son possible pour être une bonne mère. Si j'ai d'abord préféré la première partie pour la photographie d'une certaine époque qui y figure, j'ai été extrêmement touchée par la fin du récit, lorsqu'on voit cette femme pleine de volonté que la vie n'a pas épargnée se battre pour refaire surface et être auprès de ses enfants. Delphine de Vigan a su décrire des scènes dures sur sa mère tout en lui conférant une aura particulière, une sensibilité et une volonté admirables. C'est au final un magnifique portrait de sa mère qui nous est donné, un bel hommage vibrant d'amour sans pour autant sombrer dans le sentimentalisme. Suivant un crescendo impitoyable, nous accompagnons Lucile lors de ses derniers jours – sa fin m'a réellement touchée et mis les larmes aux yeux tant j'aurais aimé qu'elle ait encore envie de vivre (et j'ai dû sortir les mouchoirs deux ou trois fois seulement durant ma vie de lectrice). Sans aucun doute ce livre fait partie pour moi de ceux qui vous suivent longtemps après, les livres de toute une vie et non du moment.

Autres avis : Alice, Fleurs de Mots, Et Hop dans mon sac, Clara,

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437 p

Delphine de Vigan, Rien ne s'oppose à la nuit, 2011

07/09/2012

Ann Featherstone, La gigue du pendu

featherstone-gigue du pendu.jpgL'an dernier je me suis régalée avec une nouvelle parution victorienne des éditions 10/18, Que le Spectacle commence !, écrit par Ann Featherstone. Ce roman avait pour cadre le monde du spectacle, dans un milieu populaire («  Etablissement de qualité. Interdit de cracher » p 114 du roman chroniqué ici). Cependant, pour les amateurs de romans policiers, il faut savoir que ce roman, au même titre que le dernier paru, La gigue du pendu, n'est pas vraiment fidèle au genre ; je pense d'ailleurs qu'il était plus commode de proposer ces romans en France dans la série Grands Détectives (ceux qui apprécient Anne Perry ou Lee Jackson découvriront plus facilement Ann Featherstone), mais il s'agit davantage de romans d'aventures, dans la tradition du roman populaire victorien.

Ce nouveau roman débute avec la pendaison d'un  homme accusé de meurtre. Parmi la foule venue se repaître de cet événement macabre, un petit garçon hurle qu'il va « crever » quelqu'un. C'est le fils de George Kevill, le condamné, en principe innocent et tombé dans un traquenard. En parallèle nous retrouvons le monde du spectacle avec Bob Chapman et ses chiens malins : Bob vient lui aussi d'un milieu pauvre, il gagne sa croute en faisant des tours avec ses deux chiens et rencontre un tel succès qu'on lui propose un rôle dans une pièce pour Noël en plus de son travail régulier à l'Aquarium. Bob est le principal personnage de ce roman, celui que l'on suit le plus et dont la route croise celle du fils de Kevill, le mêlant bien malgré lui à un complot sordide. Bob est un héros tranquille, un homme brave et attachant pour qui la vie n'a pas toujours été facile et dont le principal rêve serait de s'installer à la campagne. Mais le destin en décide autrement, et en se retrouvant dans un véritable pétrin, Bob sera obligé d'aider le jeune Barney à enquêter sur la mort de son père et, ainsi, à découvrir un bien sinistre commerce.

J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce deuxième roman. Une fois encore j'ai été séduite par la description des quartiers populaires et du milieu si particulier du spectacle, avec un petit clin d'oeil au premier roman, dont le héros est évoqué à deux reprises, sans jamais intervenir dans l'histoire. Je ne cherchais pas une histoire policière donc je me suis régalée avec ce récit plein de rebondissements, riche en personnages hauts en couleur. Le coeur du complot, autour d'enfants des quartiers pauvres, m'a fait penser à une lecture d'il y a quelques années, dont je n'arrive pas à me rappeler exactement (si cela dit quelque chose à quelqu'un, ça m'intéresse...), mais il était crédible et j'imagine sans doute malheureusement assez réaliste par rapport à ce qui attendait les enfants les plus démunis des bas fonds de Londres. J'ai également été surprise (et donc ravie) par un renversement de situation que je n'avais pas vu venir (mais je n'en dirai pas plus pour éviter les spoilers). Bref, il ne vous reste plus qu'à le découvrir à votre tour !

Many thanks Ann for sending me your book !

Lu dans le cadre du challenge victorien d'Arieste

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310 p

Ann Featherstone, La Gigue du Pendu, 2010

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03/09/2012

Challenge Halloween 2012, ça approche !

L'agence de voyage démoniaque est ouverte!

Chers amis, (re-)participants au challenge Halloween, petits montres, méchantes sorcières et âmes égarées qui passez par là, voici quelques précisions afin de vous plonger en toute sérénité dans cette troisième édition du challenge, le dernier avant la fin du monde.

Cette année, Hilde et moi vous proposons un Epouvantable Tour du Monde... suivez le guide !

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Vendredi 5 octobre : Départ pour le ROYAUME UNI

On y trouve plein d'endroits so haunted, c'est l'endroit idéal pour commencer notre voyage, isn't it (ce n'est pas comme si nous avions un petit faible pour la perfide Albion...) ?

Quelques suggestions : Gail Carriger et sa série Sans Âme etc / Peter Ackroyd, Le Golem de Londres / Sarah Singleton, Century / la saga d'Harry Potter par JK Rowling /  Histoires de fantômes, Roald Dahl / Neil Gaiman, The Graveyard Book, Coraline et le film Coraline (2009)/ Les Vampires de Londres de Fabrice Colin / Shaun of the Dead / Le Secret de Crickley Hall,  James Herbert/ Graham Masterton.../ Fabrice Bourland, Le Fantôme de Baker Street / les classiques Radcliffe, Machen, Le Fanu, Dickens, Stoker  & co et notamment les recueils Les Fantômes des Victoriens ou des Victoriennes / Susan Hill, The Woman in Black et l'adaptation ; The Man in the Mirror / London after Midnight / Mary Reilly (1996) / l'incontournable Hitchcock...

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Mercredi 10 octobre : L'ESPAGNE

Parce que vos genoux peuvent aussi jouer des castagnettes...

Quelques suggestions : Tesis / REC / Le Prince de la Brume de Zafon / L'Orphelinat / Les Autres/ Guillermo del Toro, qui fait des films mais qui écrit aussi une saga sur les vampires / David Roas, La realidad oculta : cuentos fantásticos españoles del siglo XX / Manuel Martin Sanchez, Seres míticos y personajes fantásticos españoles /

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Drapeau NorvËge Halloween.jpg Drapeau SuËde Halloween.jpg Drapeau Danemark Halloween.jpg

Lundi 15 octobre : Les PAYS NORDIQUES 

Il faudra bien se couvrir pour cette étape si vous ne voulez pas finir congelé(e). Ce serait dommage de vous abandonner à mi-parcours transformé(e) en bloc de glace démoniaque.

Quelques suggestions : Next door ou Morse / Cold Prey / Manhunt / La série l'Hôpital et ses Fantômes / Frankenstein de Mary Shelley (car s'achève sur sur un banc de glace...)

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Samedi 20 octobre: L'AFRIQUE et L'AMERIQUE LATINE :

Une étape au choix, entre magie vaudoue et folklore traditionnel, vous reviendrez transformé de ce voyage. Transformé en quoi?

Quelques suggestions : Le roman de la Momie de Theophile Gautier / La série de films La Momie / Carlos Fuentes, En Inquiétante compagnie / Les démons d'Abidjan, nouvelle de Richard D. Nolane/ Contes initiatiques peuls, A. Hampate Ba / Gabriel Garcia Marquez, L'incroyable et triste histoire de la candide Erendira et de sa grand-mère diabolique



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Jeudi 25 octobre : Les ETATS-UNIS

Étape incontournable de notre "tour operator", voilà où chercher l'esprit d'Halloween mais c'est aussi le pays des grands maîtres de l'horreur, le pays où les zombies sont rois,  il faudra donc courir... vite et garder la lumière allumée le soir avant de s'endormir.

Quelques suggestions : Courtney Crumrin, Ted Naifeh / Isaac Bashevis Singer, Le Fantôme / Visites de Fantômes, Henry James / Femmes et Fantômes, Alison Lurie / Le Triomphe de la Nuit, Edith Wharton / Salem, Stephen King... Walking Dead, Robert Kirkman/ L'Arbre d'Halloween, Ray Bradbury/ Ariel, Lawrence Block/ Scream, tous les films d'épouvante de votre choix / les romans de la collection Chair de Poule de L.R Stine.../ Ryan Carrie, La Forêt des Damnés / Washington Irving, Sleepy Hollow/ Poppy Z Brite, Contes de la Fée verte etc / Anne Rice / Tristan Egolf, Kornwolf, Le Démon de Blue Ball / Elizabeth Kostova, l'Historienne / George R. Martin, Riverdream / les séries Buffy contre les Vampires, True Blood, Medium, Ghost WhispererVendredi 13 (1980) / Les Poupées du Diable (1936) / Death becomes her (1992) / et bien d'autres

 

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Mercredi 31 octobre :HALLOWEEN

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Lundi 5 novembre : ASIE / L'OCÉANIE

Si vous êtes toujours en vie, et que l'envie de voyager ne vous quitte pas, voillà notre dernière destination. Le plus dur sera de rester zen.

Quelques suggestions : Lafcadio Hearn, Fantômes du Japon / Kidô Okamoto, Fantômes et Samourai / Suzuki, The Ring / Histoires de Fantômes indiens - Rabindranath Tagore/ Insidious, James Wan / Vampire Knight, Matsuri Hino...

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Samedi 10 novembre : Retour en FRANCE

Vous êtes de retour, sain et sauf après ce périple de l'enfer autour du monde. Vous vous enfermez chez vous. Vous vous croyez en sécurité. Vous vous trompez. Les créatures de la nuit vous ont devancé et ont attendu sagement votre retour à la maison.

Quelques suggestions : Mille et un fantômes, Alexandre Dumas (dont La Dâme Pâle) / La Baronne Trépassée, Ponson du Terrail / Le Fantôme de l'Opéra de Gaston Leroux / Promenons-nous dans les bois / Séparation de corps, Richard D. Nolane/ Zombillénium, Arthur De Pins / Marc Agapit, Ecole des monstres /  Jean-Pierre Andrevon, Zombies, un Horizon de Cendres/ Mélanie Lafrenière, Mon Plan d'action pour Sorcières amoureuses / Alain Surget, La Grande Peur d'Halloween / Michel Honaker, La Sorcière de Midi / Olivier Cohen, Je m'appelle Dracula / Un Monstre à Paris /

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Comme toujours avec ce challenge Halloween, vous pouvez vous joindre à nous pour certaines étapes du voyage seulement, ou participer en mode Electron libre et publier vos billets du 1er octobre au 10 novembre : un, deux, dix ou mille billets selon vos envies. Partagez avec nous vos lectures, les films que vous voyez, vos recettes d'Halloween, vos déguisements et décorations bref, suivez votre instinct diabolique ! Et n'hésitez pas à nous  faire partager dès maintenant vos idées de lecture ou autres ou coups de coeur, surtout  hors pays anglo-saxons (eh oui cette année nous partons à l'aventure avec des créatures maléfiques que nous connaissons moins...).

Pour vous inscrire au challenge, vous pouvez laisser un petit commentaire chez Hilde ou ici. C'est plus pratique pour nous pour nous y retrouver, mais ça ne vous empêche pas de venir papoter potions magiques avec nous sur le groupe facebook du challenge, où nous conjurons le mauvais sort tous ensemble! On espère que vous serez nombreux à embarquer et n'oubliez ni crucifix ni balai, vous risquez d'en avoir besoin.

 

La liste des participants :  Hilde et Lou, Acr0, Addiction-books, Alexandra, Aymeline, Celine, Cryssilda, DeL, Elgalabook, Elinor, Ellcrys, Karine:), Laure, Maggie, Manu, Marguerite, Mrs Figg, Myrtille, Petit_speculoos, Rachel, Sharon , Soukee, Sybille, Syl., The Bursar, Titine, Trillian, Valeriane, Yoshi,

N'hésitez-pas à insérer notre logo diabolique dans vos billets, il protègera peut-être votre blog des puissances démoniaques. Vous pouvez aussi faire un petit message sur vos blogs si le coeur vous en dit (car mieux vaut être nombreux pour lutter contre une armée de zombies) ! 

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