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30/08/2012

Challenge du Prix Campus

prix-campus-lecteurs-Logo.jpgA l'occasion du Prix Campus organisé par les éditions Folio pour les lecteurs de 15 à 25 ans (participation sur Internet), Cryssilda, Titine et Miss Lou ici présente vous proposent de participer au Challenge du Prix Campus. Il s'agit de lire jusqu'au 31 décembre un ou plusieurs romans tirés de la sélection du Prix. Nous pourrons prévoir des lectures communes pour ceux qui sont tentés ; nous envisageons aussi d'organiser quelques jeux concours à cette occasion. La sélection étant très tentante, nous espérons que vous serez vous aussi partants pour cette aventure !

 

Présentation du Prix Campus (extrait du site de Folio)
Un prix Folio décerné exclusivement par les lecteurs de 15 à 25 ans et qui couronne leur roman préféré.
Ce prix est décerné par un vote large: tous ceux qui ont entre 15 et 25 ans peuvent voter jusqu'au 1er décembre 2012 !
L'édition 2012-2013 de ce prix est parrainée par Carole Martinez, auteur du Cœur cousu et prix Goncourt des Lycéens 2011 pour son dernier roman Du domaine des Murmures.

Pour ma part, j'ai déjà repéré quelques titres...

Dans ma PAL :

Daniel Pennac, Au bonheur des ogres
William Faulkner, Le bruit et la fureur
Kazuo Ishiguro, Auprès de moi toujours
Carole Martinez, Le coeur cousu
Philip Pullman, Les royaumes du nord
Arundhati Roy, Le dieu des petits riens
Simone de Beauvoir, Mémoires d’une jeune fille rangée
Ian McEwan, Sur la plage de Chesil

Pas dans ma PAL mais me tentent :

Frank Conroy, Corps et âme
Jack Kerouac, Sur la route
Milan Kundera, La vie est ailleurs
Vladimir Nabokov, Lolita (je voudrais lire en anglais)
Jean-Paul Sartre, Les mots
Fred Uhlman, L’ami retrouvé
Bernhard Schlink, Le liseur
Alessandro Baricco, Novecento : pianiste

Déjà commentés ici :
Katherine Mosby, Sous le charme de Lilian Dawes
Jonathan Coe, Bienvenue au club
Bennett Alan, The Uncommon Reader (La Reine des Lectrices)

Barbery Muriel, L'Elegance du Hérisson

Alors, partants ?

24/08/2012

Anthony Trollope, Aaron Trow

roman xixe,xixe,xixe anglais,roman xixe anglais,roman anglais,angleterre,roman victorien,époque victorienne,nouvelles,anthony trollope,aaron trowAprès une magnifique série de rencontres victoriennes au sommet au cours desquelles nous avions toutes fait nos devoirs, la séance Trollope a marqué un petit ralentissement. Je faisais partie des deux mauvaises élèves... Cryssilda avait lu 69% de son roman (eh oui elle en est même venue à calculer de tête son rendement victorien mensuel). Quant à moi, j'avais deux lectures en cours : le début de Miss Mackenzie et, comme je voyais que Miss Mackenzie n'aurait pas le temps de se marier avant la prochaine rencontre des frogs, j'ai jeté mon dévolu sur Aaron Tarow Trow (oui, notre rencontre dans le métro fut brève et intense, mais pas assez pour me permettre de me souvenir de son nom lorsque, attablée devant ma Caledonian, j'ai dû parler de lui). Je suis heureuse de dire qu'après avoir réalisé que je n'avais que la moitié du texte dans la version que j'avais trouvée, puis attendu quelques mois histoire de tout oublier j'ai finalement relu le texte en entier grâce à mon Reader tout beau tout neuf .

roman xixe,xixe,xixe anglais,roman xixe anglais,roman anglais,angleterre,roman victorien,époque victorienne,nouvelles,anthony trollope,aaron trowBref, de quoi parle cette nouvelle ? Comme vous ne la lirez pas, je ne vais pas y aller par quatre chemins, sachez que ce billet est 100% spoiler (décidément ça fait beaucoup de calculs aujourd'hui, mais rassurez-vous mon cerveau ne tiendra pas longtemps à ce rythme).

 



bermuda.jpgAaron Trow (et non Tarow) est un ouvrier et père de famille anglais. Malheureusement, dans une ville industrielle sympathique comme l'Angleterre savait les faire au XIXe, Aaron est à l'origine d'une émeute au cours de laquelle il tue un policier. “At a period of great distress in a manufacturing town he had led men on to riot, and with his own hand had slain the first constable who had endeavoured to do his duty against him”. Il est ainsi banni et envoyé aux Bermudes. Comme ce père de famille est très malheureux de son sort, il finit par s'enfuir. Avec quelques autres, mais seul Aaron disparaît pour de bon. Qu'il est doué cet Aaron.

En parallèle, Anastasia Bergen vit avec son père, trop égoïste pour la laisser se marier. La voilà donc empêtrée dans de longues fiançailles. Mais ce n'est pas tant ce qui nous intéresse ici. Car Anastasia est souvent laissée seule la nuit dans la maison familiale et ce qui devait arriver arriva : Aaron arrive.

Anthony_Trollope.jpgLà où j'ai été surprise, c'est que j'attendais quelque chose de classique : elle tombe amoureuse de lui ou l'aide de suite, le cachant et le nourrissant par pure charité chrétienne. Aaron est bon, il ne fait que subir l'injustice de la société victorienne. En réalité, Aaron est un type toujours follement sympathique, qui la menace, la prive de son dîner (en même temps ce qui l'attendait n'était pas folichon, je peux déja vous dire qu'elle ne râte pas grand-chose), lui vole son brandy. Pour finir, il menace de la tuer à moins qu'elle ne lui donne de l'argent. “Murder you, yes ; why not ? I cannot be worse than I am, were I to murder you ten times over. But with money I may possibly be better.” Et là, manque de chance, Anastasia n'a pas la somme requise et Aaron, le fourbe, refuse de la croire puis menace d'attenter à sa vertu. Heureusement pour elle, Anastasia n'est pas de ces Victoriennes pleurnicheuses qui sanglotent en attendant l'intervention d'un mâle plus qualifié pour gérer ce genre de situation. Mais si la jeune femme réussit à se sauver, Aaron Trow n'aura pas la même chance. Le texte finit ainsi sur ces mots : “That the ghost of Aaron Trow may be seen there and round the little rocky inlet of the sea is part of the creed of every young woman in Bermuda.”

Bref. C'était ma première rencontre avec Trollope ; dans la foulée j'ai découvert The Château of Prince Polignac. La prochaine concernera peut-être une vieille fille devenue subitement plus attirante après un héritage conséquent.

Lu dans le cadre du challenge Trollope d'Urgonthe et du challenge victorien d'Arieste

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Environ 50 p

Anthony Trollope, Aaron Trow, Originally published in Public Opinion, December 1861.victorian frogs.jpgchallenge_trollope.jpg

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17/08/2012

Shocking ! Les filles Darcy risquent leur vertu à Londres

aston-les-filles-de-mr-darcy.jpgChère Lady Ludlow,

Ma chère amie, je viens de recevoir votre lettre envoyée le mois dernier depuis Cadix. Il faut croire que le courrier s'achemine de plus en plus mal car je suis certaine que lorsque Sir Edward et moi nous sommes rendus en Espagne il n'y a pas plus de cinq ans, je recevais si rapidement vos réponses à mes lettres que je n'avais guère le temps de me languir dans ce pays peu civilisé, sans la moindre modiste digne de ce nom – si bien que comme vous j'avais fini par faire venir ma couturière sur place pour plus de simplicité.
J'espère que vous ne vous ennuyez pas à mourir. Il est vrai que Cadiz est une ville bien plus petite que Madrid où je déplorais déjà le peu d'activités, mais vous appréciez tellement tous ces livres aux titres compliqués que je suis persuadée que vous êtes ravie de ce séjour, et je m'en réjouis. J'ose espérer toutefois que les quelques nouvelles de Londres que j'ai à vous communiquer sauront vous divertir, d'autant plus que vous ne pouvez pas rentrer sans connaître les derniers événements, sans quoi vous passeriez pour une excentrique !

Vous vous souvenez bien sûr du mauvais mariage qu'a fait Fitzwilliam Darcy, de Pemberley, et du scandale qu'a causé cette mésalliance. Alors qu'il aurait pu épouser n'importe quelle jeune femme de haut rang, voilà qu'il avait préféré une fille quelconque sans titre ni fortune, dont les manières laissaient qui plus est à désirer (je tiens cette dernière information d'une amie intime de ma tante, Lady Catherine, qui a eu bien des raisons de regretter cette triste affaire).

Vous savez aussi que les Darcy ont eu cinq filles : vous ne serez pas étonnée de savoir que la pomme n'est pas tombée loin de l'arbre ! L'aînée était fiancée à un jeune homme de bonne famille, bien que sa famille soit assez peu connue dans nos cercles, mais il a disparu au cours d'une bataille. On dit que depuis la jeune femme jouait les veuves éplorées (ce qui a beaucoup fait rire par ici) et pour l'avoir rencontrée j'ai bien constaté que c'était l'héritière la plus assommante qui soit. Eh bien figurez-vous que son cher fiancé est réapparu, qui plus est marié ! Il prétend l'amnésie mais personne ici n'est dupe et, après avoir échangé quelques mots avec elle, tout le monde s'accorde à s'amuser de la présence d'esprit du fiancé et de la façon dont il a su se tirer de ce mauvais pas !

Mais je gardais le meilleur pour la fin : la deuxième fille, qui ressemble paraît-il à sa mère comme deux gouttes d'eau, s'est éprise de Sir Sidney, qui avait fait fuir sa dernière fiancée peu avant de la conduire à l'autel, Sir Sidney dont le statut de célibataire endurci commençait à se confirmer. A peine arrivée à Londres, cette demoiselle Darcy a manifesté son intérêt pour Sir Sidney sans la moindre discrétion, pour le rejeter publiquement après la demande en mariage que personne n'osait imaginer ! Vous vous doutez que ce petit scandale a alimenté toutes les conversations, mais à peine la nouvelle avait-elle fait le tour de Londres que le pot aux roses était découvert : Sir Sidney est (j'ose à peine l'écrire et il n'y a bien qu'avec vous que je peux permettre de divulguer aussi clairement une telle nouvelle sans passer pour une bavarde indiscrète) un sodomite, parti avec son valet favori à l'étranger qui plus est !

Ma chère amie, je tremble à l'idée de vous annoncer de tristes événements dans les missives à venir mais je crains que Fitzwilliam Darcy et son épouse n'aient de bien mauvaises nouvelles en guise d'accueil à leur retour de ce voyage en Perse ou en Turquie (un pays de ce genre). Il est évident que leurs filles ont été confiées à des mains bien peu expérimentées pour les accompagner pendant ce séjour londonien et leur entrée dans le monde. Mais lorsqu'on  laisse ses filles quitter le confort d'une propriété campagnarde pour les bals de Londres sans les surveiller de près, on peut s'estimer heureux s'il ne leur arrive rien de fâcheux !

Donnez-moi des nouvelles de vous ou parlez-moi de vos arides lectures si vous n'avez rien d'autre à me communiquer, j'en déduirai que vous vous ennuyez à mourir et veillerai à vous écrire aussi souvent que possible pour vous tenir informée des incontournables de cette saison ! Certes mes lettres ne valent pas vos lectures favorites, mais j'espère qu'elles auront au moins le mérite de constituer pour vous un agréable divertissement !

Lu dans le cadre du challenge austenien d'Alice3coeurs.jpg

 

 

475 p

Elizabeth Aston, Les filles de Mr Darcy, 2003

(2012 pour la parution française)

austen.jpg Oui je ne suis pas trop présente sur mon blog en ce moment : mariage, voyages, travail, j'ai un peu de mal à tout suivre mais je continue à lire et prévois des billets pour la rentrée et surtout, pour le challenge Halloween. A très vite !

04/08/2012

R. L. Stine, Nuits de cauchemar

r.l. stine,roman d'épouvante,chair de poule,halloween,challenge halloweenAprès avoir co-annoncé le lancement en octobre de la 3e édition du challenge Halloween, j'ai eu une envie folle de replonger dans la collection Chair de Poule, avec la complicité de ma chère Hilde. Après l'organisation du mariage, beaucoup de travail et bientôt, la lune de miel, je me suis dit qu'il n'était jamais assez tôt pour commencer à préparer mes billets halloweeniens. Mais le Chair de Poule sur lequel j'ai jeté mon dévolu en premier (il a été suivi de La Nuit des Pantins, que je réserve pour octobre) tient autant du roman d'horreur que Mary Poppins tient du thriller.

Âgé de douze ans, Matt n'a pas une vie facile : sa mère n'est jamais là, son frère et sa soeur aînés se liguent toujours contre lui et leur chien de poche le déteste et cherche à l'attaquer à la moindre occasion. Son frère Greg a même l'idée de faire un reportage avec haut-parleur et de commenter les faits et gestes d'un Matt qui n'a rien demandé : «  L'habitat naturel de Matt est une chambre minuscule remplie de livres de science-fiction et de maquettes de vaisseaux spaciaux. Le sol de cette tanière est jonché de vieilles chaussettes et de bandes dessinées. On remarque çà et là des miettes de pizza qui constituent l'aliment de base de Matt le naze. Comment peut-il survivre dans un tel environnement? Les scientifiques restent perplexes, mais n'oublions pas que le comportement des nazes a toujours été un grand mystère pour les êtres humains normaux. »

Lorsque sa mère refuse de le laisser s'installer dans la chambre d'amis, beaucoup plus spacieuse, Matt se rebelle et s'y faufile en pleine nuit, bien décidé à y dormir enfin. C'est ainsi qu'il crée une faille temporelle qui le fait se transformer à chaque fois qu'il s'endort : il vieillit, rajeunit, devient un monstre, un écureuil, mais le pire dans tout ça, c'est que la police du réel est à ses trousses, bien décidée à l'anéantir avant qu'il ne crée davantage de dégâts.

Un roman pour enfants/adolescents divertissant qui se lit tout seul, malgré le procédé récurrent et le manque de surprise, chaque chapitre s'articulant selon la même logique.

84 p (édition pour reader)

R.L. Stine, Nuits de Cauchemars, 1998 (version française)

Halloweem 2012.jpgEn avant-goût du challenge Halloween, auquel vous pouvez vous inscrire ici ou , sans oublier sur la page Facebook du challenge.

Et je suis en retard dans mes réponses aux commentaires mais j'ai prévu de profiter du week-end pour me rattraper !