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28/07/2012

Challenge Halloween 2012 : we are back !

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En 2009, Hilde se lançait dans un challenge solo pour Halloween pour tester son courage face aux forces du mal et Lou organisait en même temps le le Bloody Swap.

Depuis, chaque année, c’est devenu un rituel : Hilde et Lou organisent leur challenge Halloween, après 2010, 2011, voici 2012 avec une édition spéciale puisqu’avec la fin du monde, en décembre, il risque de ne pas y avoir de prochaine édition.

Comme d’habitude, le challenge aura lieu du 1er octobre au 11 novembre (fin du monde oblige, on se fait plaisir cette année) !

Nous publierons un billet plus complet pendant l’été.

Pour faire simple, il s’agit de fêter ensemble Halloween : lectures, films, créations personnelles, cuisine d’Halloween, écrits personnels et la possibilité de participer à des billets communs sur certaines thématiques.  Cette année, nous  avons ouvert une agence de voyage très spéciale, on ne vous en dit pas plus…

Vous pouvez déjà vous inscrire sur nos blogs ici et . Mais aussi nous rejoindre sur Facebook, sur le groupe du challenge Halloween.

Challenge Halloween 2010 chez Hilde

Challenge Halloween 2010 chez Lou

Challenge Halloween 2011 chez Hilde

Challenge Halloween 2011 chez Lou

16/07/2012

Jane Eyre de Cary Fukunaga

film-jane eyre2.jpgIl y a quelques jours j'ai eu la chance de découvrir en avant-première l'adaptation de Jane Eyre par  Cary Fukunaga. Curieusement je n'ai pas vraiment parlé des Brontë ici mais Jane Eyre a été une de mes premières incursions dans la littérature anglaise. Lu à l'adolescence, à une époque où je n'appréciais guère les classiques, Jane Eyre a éte une révélation pour moi. Je me vois encore vibrer au côté de la jeune femme, pleinement absorbée par ma lecture. Il y a deux ans lorsque je me suis rendue dans le Yorkshire, il m'a donc semblé évident de visiter Haworth et la maison des Brontë ; cela a été pour moi un voyage vraiment émouvant et, depuis, je revois régulièrement en pensée le petit village et la lande alentours et les associe toujours en pensée à la famille Brontë, qu'on imagine si facilement vaquer çà et là lorsqu'on découvre ces lieux.

jane_eyre_poster.jpgJ'étais ainsi particulièrement curieuse de découvrir cette nouvelle adaptation., à laquelle j'ai été assez sensible dans l'ensemble.

Fukunaga nous livre tout d'abord un splendide film d'époque : superbes costumes victoriens, décors d'intérieur minutieux, paysages spectaculaires et de magnifiques jeux de lumière restituant l'atmosphère romantique, gothique, souvent orageuse. Ne serait-ce que pour l'esthétisme et l'immersion dans un cadre si victorien, ce film avait déjà de fortes chances de me plaire !

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Le choix des acteurs m'a également plu. Certes, Rochester est plus séduisant que dans le roman, mais Fassbender n'a pas non plus un physique de jeune premier et a suffisamment de relief pour incarner ce fauve tourmenté et passionné sans faire pâle figure. Son jeu est excellent et il parvient à faire passer toute une palette d'émotions dans un regard ou un sourire – un regard en particulier lorsqu'il discute avec Jane au coin du feu m'a fait penser à Darcy regardant Elizabeth au pianoforte dans l'adaptation de la BBC, une de mes scènes préférées (c'est dire !). J'étais au tout début un peu dubitative quant à Jane, mais c'est davantage dû à la scène d'introduction qu'à l'actrice, Mia Wasikowska. En réalité j'ai trouvé que, physiquement, elle correspondait parfaitement au personnage. Son jeu est sans doute un peu plus monotone que celui de son principal partenaire mais elle reste très convaincante malgré tout.

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J'ai quand même quelques réserves. Le scénario est dans l'ensemble réussi et fidèle au roman tel que je m'en souviens (mais ma lecture date maintenant, j'ai d'ailleurs prévu une relecture). Malgré tout, j'ai été moyennement séduite par l'utilisation des flash-backs, surtout dans la scène d'introduction où l'on voit Jane errer dans la lande par temps orageux et pleurer, pleurer, pleurer à n'en plus finir. J'ai aussi trouvé que les scènes amoureuses arrivaient beaucoup trop vite et brutalement, surtout la première, alors que je gardais le souvenir d'une histoire évoluant plus lentement – mais le format film n'aide pas. L'un des personnages secondaires, celui de la petite protégée de Rochester, est joué par une piètre actrice – je sais bien qu'il s'agit d'une enfant mais j'ai vraiment été gênée par son jeu surfait, que l'on peut sans doute en partie imputer à la vision de la langue française qu'a le réalisateur (pour comprendre Jane Eyre lorsqu'elle parle français il faut activer plus d'un neurone...). Enfin, si j'ai d'abord beaucoup apprécié la musique, j'ai fini par me lasser du thème principal qui revient, et revient, et revient encore, si bien qu'à la fin j'en avais par dessus les oreilles !

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Evidemment comme j'ai évoqué les points négatifs à la fin vous devez vous dire que je ne suis pas enthousiaste. Certes, ce n'est pas un coup de coeur absolu mais j'ai trouvé qu'il s'agissait d'un beau film et, lorsque je suis sortie, une part de moi-même était restée perdue dans la lande en compagnie de Jane et de Rochester...

Dans le cadre du challenge Back to the Past organisé par Maggie et moi, ainsi que du Challenge Victorien

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Jane Eyre, un film de  Cary Fukunaga, 2011
Sortie française dans quelques jours, le 25 juillet

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13/07/2012

P.D. James, La Mort s'invite à Pemberley

pd james,la mort s'invite à pemberley,austen,jane austen,angleterre,angleterre xixe,roman anglais,polar anglais,polar historique,darcy,elizabeth bennet,orgueil et préjugés,pride and prejudice,pemberleyCes derniers temps, je suis régulièrement invitée chez les Darcy et, cela ne vous étonnera pas, j'en suis absolument ravie. Si mes errances livresques me conduisent en ce moment à Londres où je fais la connaissance des filles de Mr Darcy, j'ai d'abord mis un point d'honneur à m'arrêter à Pemberley pour résoudre un crime infâme. Ma chère Titine était du voyage et nous avons pris beaucoup de plaisir à jouer les Miss Marple pour rétablir la vérité.

Mais de quel crime suis-je donc en train de parler ? Amis lecteurs, si vous découvrez en ce moment Pride and Prejudice de Jane Austen, sachez que le capitaine Denny n'est plus. Eh oui, lors d'une promenade ma foi fort agréable sous la pluie et le vent en compagnie du colonel Fitzwilliam, nous avons découvert le fringant militaire à terre, le visage ensanglanté. Denny avait rendu l'âme (ceux qui espéraient le voir déclarer sa flamme à Mary Bennet en seront donc pour leur compte).

Comme Darcy n'a jamais eu de chance à ce sujet, il fallait que le coupable tout désigné fut Wickam, ce beau-frère également persona non grata à Pemberley. Et parce que Darcy est un chic type (un homme grand et très anglais – dixit sa fille dans Les Filles de Mr Darcy, vous l'aurez donc compris c'est quelqu'un de bien), le voilà obligé de contribuer financièrement au bien-être de Wickam en prison, tandis que, fort heureusement pour lui et sa chère Elizabeth, Lydia Wickam est invitée à séjourner chez les Bingley (déjà un problème en moins). C'est aussi une menace qui pèse sur la respectabilité de la famille et, querelles ou pas, il n'est jamais très agréable de savoir son beau-frère en mauvaise posture dans un procès pour meurtre (surtout en Angleterre au début du XIXe).

Heureusement, grâce à nos capacités de déductions hors du commun, Titine et moi avons deviné bien vite que Wickam n'était pour rien dans ce vil assassinat. Que le comportement de Fitzwilliam, soudain pris d'une envie d'aller faire un tour dehors un soir de tempête, n'avait rien de normal. Qu'il se passait quelque chose de fort suspect dans la maison du bois. Et que le fantôme aperçu par deux domestiques dans la forêt cachait lui aussi quelque chose de louche.

Je ne vous dirai point comment nous avons résolu cette palpitante affaire, sachez seulement que, si l'envie vous prenait d'ouvrir La Mort s'invite à Pemberley, vous passeriez un charmant moment en compagnie de gentlemen fort respectables, dont la culpabilité serait écartée de suite par le magistrat en charge de l'affaire. Entre quelques tasses de thé et conversations viriles au coin du feu, vous auriez certes peu l'impression de découvrir un polar classique et plein d'hypothèses, mais le charme de Pemberley et de l'Angleterre de ce début de XIXe risquerait fort de vous séduire une fois de plus. Bien sûr on ne retrouve ni l'humour ni l'ironie de Jane Austen, et l'intrigue policière n'est sans doute pas ce qui intéressait P.D. James mais, sans être éblouissant, ce livre se classe parmi les suites honnêtes de Pride and Prejudice : pour ma part j'ai passé un très agréable moment, une tasse de thé à la main (du moins lorsque je le pouvais). Une lecture qui correspondait tout à fait à mon état d'esprit du moment !

Une balade austenienne pour laquelle je remercie les éditions Fayard... et puisque je ne parvenais plus à quitter les Darcy, j'ai commencé à lire Les Filles de Mr Darcy, dont je vous parlerai donc bientôt.

PS : Et si Mr Darcy avait quelque chose à se reprocher ?

Et sur ce blog, de Jane Austen :

Autour d'Orgueil et Préjugés :

Marsha Altman,The Darcys and the Bingleys (2009) - une autre suite au roman !

Lu dans le cadre du challenge austenien d'Alice

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393 p

P.D. James, La Mort s'invite à Pemberley, 2011

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08/07/2012

Irlande, quand tu nous tiens !

trevor_Cet-ete-la_5228.jpegAh que de joie, de bonheur et d'émotions depuis deux semaines, mais votre fidèle et dévouée a bien du mal à atterrir et à écrire une nouvelle chronique, tant elle a la tête dans les nuages ! Mais avant de retrouver P.D. James et Pemberley, je me suis décidée à enfin vous parler d'un très beau roman découvert lors des préparatifs du mariage (d'où la chronique tardive).

Il s'agit de Cet été-là de William Trevor, un auteur dont j'oublie toujours le nom mais dont les écrits m'attirent visiblement beaucoup puisqu'en farfouillant dans ma bibliothèque ces derniers jours j'ai exhumé deux autres de ses titres, que je savais avoir dans ma PAL sans avoir fait le rapprochement avec l'auteur (qui plus est sans m'en rendre compte j'ai acheté le premier lors de mes dernières vacances en m'offrant une petite séance en librairie anglaise et dix jours plus tard, en cherchant un roman sur l'Italie à l'aéroport de Florence, j'ai jeté mon dévolu sur le deuxième... toujours sans remarquer qu'il s'agissait du même auteur). En lisant Tourgueniev me fait aussi envie depuis bien longtemps... j'ai franchi le pas sans le savoir ! (Tout ça pour vous dire à quel point je maîtrise ma PAL)

Bref après avoir réussi à vous raconter ma vie pendant deux paragraphes, je me dis qu'il serait peut-être utile d'aborder le coeur du sujet. Cet été-là met en scène l'Irlande rurale, entre un petit village et les fermes et maisons plus isolées qui l'entourent. Le roman s'ouvre sur l'enterrement de la femme la plus aisée du village, connue de tous. Ses funérailles attirent ainsi beaucoup de monde, dont quelques personnes qui remarquent un photographe inconnu. Ce jeune homme s'apprête à vendre sa maison pour refaire sa vie ailleurs avec l'argent de la vente. Mais, alors que quelques mois seulement le séparent de son départ, il rencontre Ellie, jeune femme mariée à un fermier. L'attirance est immédiate, mais l'enjeu n'est pas le même pour les deux amoureux. D'un côté Florian y voit une jolie amourette, de l'autre Ellie, orpheline, ancienne employée de son mari, veuf à l'époque, risque bien de perdre sa respectabilité et une situation sûre lorsqu'elle tombe amoureuse pour la première fois. Leur relation est observée et commentée par Miss Connulty, la fille de la respectable défunte évoquée au début du roman : interviendra-t-elle pour tenter de mettre un terme à cette relation ?

Merveilleusement écrit, Cet été-là est un roman au rythme lent, qui prend le temps d'instaurer une certaine ambiance, de donner à découvrir ses personnages, pour finalement les abandonner dans une situation ambiguë, en quelque sorte inachevée : un roman que l'on ne lit par pour avoir des certitudes mais pour partager les interrogations troubles de personnages réalistes, peu romanesques ou idéalisés – même si Florian est assez bohème.

Ce livre a été lu dans le cadre du mois irlandais, mais je n'ai pas eu le temps de faire mon billet à temps !

Merci beaucoup aux Editions Phébus qui m'ont permis de faire cette belle découverte.

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252 p

William Trevor, Cet été-là, 2009

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