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31/10/2011

Happy Halloween !

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Joyeux Halloween à tous, et notamment aux participants du challenge Halloween que Hilde et moi prenons une fois de plus beaucoup de plaisir à organiser. J'ai eu la chance d'avoir finalement un peu plus de temps à consacrer à mes billets et j'ai déjà partagé avec beaucoup plusieurs lectures et découvertes cinématographiques de haut vol (comme Vendredi 13, qui aurait bien mérité un oscar) ! Malheureusement je n'ai pas eu le temps de faire un ultime billet pour le 31 octobre, de terribles vampires m'ayant malencontreusement kidnappée... j'espère avoir le temps de les achever dans leur sommeil pour être de retour à temps pour le billet recap qui clôturera ce challenge, même si vous êtes plusieurs à avoir envie de poursuivre en novembre. J'espère que pour tous ceux qui participent au "one shot", votre voyage au pays des monstres se sera déroulé comme vous l'espériez. J'en profite pour remercier tous les participants, tous ceux qui discutent avec nous sur facebook et via nos blogs, tous ceux qui ont fait de nombreux billets mais aussi ceux qui nous suivent ce mois-ci... ça nous fait très plaisir de vous retrouver de billet en billet... j'ai hâte de découvrir vos dernières chroniques effrayantes ! En attendant, je lutte contre mes deux vampires !

30/10/2011

L'infernal parc d'attraction !

challenge halloween,zombilleniumComme Hilde, c'est lors du challenge Halloween 2010 que j'ai découvert Zombillénium, vu en librairie à l'époque... les nombreux avis positifs publiés à ce moment m'avaient donné envie de lire à mon tour cet album au graphisme assez éloigné de ce que j'apprécie d'habitude.

Suite à des déboires amoureux, Aurélien Zahner traverse sans faire attention la rue et se fait renverser par une voiture : pas de chance, il s'agit de celle du directeur du parc d'attraction Zombillénum, où zombies, goules, vampires et autres farfadets travaillent 7 jours sur 7 grâce à des contrats de nature vraiment douteuse. Aurélien est ainsi embauché plus ou moins contre son gré. Il devient un démon, dont le succès ne tarde pas à venir : ses crises de colère le transforment en un monstre dangereux (et l'amant de sa chère et tendre aura de quoi s'en souvenir). Ce premier tome nous ouvre donc les portes d'un parc d'attraction pas comme les autres, avec beaucoup d'humour et un dessin agréable. De nombreux personnages nous sont présentés, dont Gretchen, petite sorcière stagiaire qui semble cacher les véritables raisons de sa présence...

Un premier tome très plaisant, reposant sur une idée originale : une introduction à la série alléchante !

Autres avis : Eidole, Livrons-nous, Pink Canary et The Bursar

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Zombillénium, Tome 1, Gretchen, 2011

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challenge halloween,zombilleniumJ'étais donc impatiente de lire le deuxième tome tout juste publié, ce que j'ai fait dès mon retour de vacances.

On assiste à l'arrivée d'une famille au parc Zombillenium et, tandis que leur journée commence, l'un des employés du parc se fait agresser par une bande de locaux hargneux, hostiles aux morts-vivants.

Si le concept est toujours sympathique, je reste un peu sceptique : le thème, très original, suffit-il à porter toute une série ? D'une part, j'ai trouvé que le tome 1, charmante introduction, était finalement assez détaché du tome 2, qui pourrait presque se lire de façon indépendante (or le tome 1 est pour moi un prélude, non une histoire à part entière). Dans ce nouvel opus, Gretchen et Aurélien occupent une place mineure, leur relation n'évolue pas et n'est même plus évoquée, tandis que les origines de Gretchen ne jouent aucun rôle : autant de pistes écartées pour l'instant.

D'autre part j'ai trouvé le scénario léger et un peu confus, les diverses scènes manquant en général de piquant et d'humour. Une lecture en deçà de mes attentes, sans être désagréable ; espérons que le tome 3 sera plus convaincant. A noter également que l'album est vendu avec un petit journal fictif retraçant les événements évoqués : l'idée est excellente mais je m'attendais à beaucoup d'humour dans ce complément, que j'ai trouvé un peu décevant lui aussi.

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Zombillénium, Tome 2, Ressources Humaines, 2011

A noter le site Zombillénum.com, amusant à parcourir.

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29/10/2011

5 ans déjà !

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Voilà cinq ans, j'ouvrais cet espace personnel (déjà avec un roman anglais plein d'humour noir) pour partager mes lectures et échanger avec d'autres livrovores. C'était sans me douter que l'aventure allait durer aussi longtemps et m'apporter autant de très bons moments !

Ayant comme d'habitude oublié la date d'anniversaire de mon blog et faisant ce billet dans l'urgence, je n'ai pas le temps de faire la liste de toutes les bonnes choses qui me sont arrivées, de toutes les rencontres et découvertes qui n'auraient jamais vu le jour sans ce blog.

Tenir un blog demande du temps. J'ai commencé l'aventure étudiante, avec des périodes plus ou moins tranquilles, puis j'ai eu plusieurs mois de fuite à l'étranger avant l'entrée dans la vie professionnelle et depuis un bout de temps déjà, je lutte pour retrouver mes livres et mon antre bloguesque avec plus ou moins de facilité selon les périodes... mais je me régale toujours lorsque je reviens ici et sur vos blogs : je n'aurais pas imaginé il y a cinq ans que me retrouver ici allait être mon meilleur allié pour m'évader aujourd'hui !

Merci à vous tous qui passez par ici, laissez de petits mots (qui me font toujours très plaisir), me faites découvrir vos coups de coeur, plaisantez sur les Victoriens barbus ou pas... Cinq ans déjà et de très belles lectures, des rencontres virtuelles ou pas (mais toujours denses), des voyages entre littéraires un peu folles, des expos, pièces de théâtre, repas et aussi (non non pas surtout, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit - je suis follement sérieuse, n'est-ce pas ?), de franches rigolades, des obsessions diverses et variées (tels ces débats houleux sur le mérite des adaptations de Pride and Prejudice, mais je maintiens que la version 1995 est bien meilleure - deux ans de débat pour en revenir là), de nombreux prêts et cadeaux et, accessoirement, un brin de bière et une touche de whisky (notez les substantifs encadrant ces divers liquides) !

Un beau et long voyage que j'espère poursuivre en votre compagnie longtemps encore ! Et n'oublions pas, England, Victorians & Jane for ever ! (En cadeau ci-dessous de magnifiques photos ;))

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27/10/2011

Being a spinster in Victorian England

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Après avoir quitté un manoir victorien poussiéreux et lutté contre les vampires de Salem armée d’eau bénite et de pieux, j’ai jeté mon dévolu sur un appartement londonien, histoire de changer (no comment) ! Alors que je profitais tranquillement de la quiétude de Hyde Park pour lire un délicieux Wilkie Collins, mon attention a été attirée par une scène étrange qui se déroulait à quelques pas de moi : une jeune femme (enfin plus trop jeune selon les critères victoriens) menaçait avec une ombrelle un petit garçon qui, visiblement, venait de la bousculer en courant après son cerceau. Par terre gisait une part de tarte aux noix de pécan : c’est là que j’ai compris l’ampleur du drame et l’origine des rugissements de la demoiselle !

Ayant prévu de rester un moment au parc, je n’étais pas venue les mains vides et après avoir proposé à Miss Alexia Tarabotti (car c’était elle) de partager quelques muffins, j’ai finalement passé l’après-midi au salon de thé en sa compagnie puis, de fil en aiguille, l’ai accompagnée dans une librairie : notre amour commun de Fortnum & Mason et de Jane Austen venait de faire de moi sa nouvelle confidente !

Alexia m’a ainsi raconté ses folles aventures et, à vrai dire, je n’ai jamais connu goûter plus animé ! Préternaturelle (« preternatural »), Alexia n’a pas d’âme, ce qui lui permet d’annuler au moindre contact physique les pouvoirs des créatures surnaturelles qui, elles, souffrent d’un excédent d’âme (on en apprend tous les jours !). Sous l’ère de la Reine Victoria, Alexia mène une vie mouvementée. Entourée d’une mère remariée et de deux demi-sœurs idiotes, Alexia souffre d’un grand nez, d’une peau halée et du statut méprisable de vieille fille de 26 ans.

Lorsqu’un vampire hargneux l’attaque et lui fait manquer un délicieux dessert, Miss Tarabotti l’achève malencontreusement à coups d’ombrelle et de pinces à cheveux. C’est là le début d’un récit loufoque dans lequel j’ai croisé un vampire gay extrêmement soucieux de son apparence, un majordome complice des frasques de miss Tarabotti, un Lord loup-garou grognon sous l’influence  de la pleine lune.

So what ? Soyons honnêtes, je n’ai pas rencontré Miss Tarabotti mais me suis contentée de lire Soulless de Gail Carrister. D’abord un peu effrayée par la touche de rose sur la couverture, j’ai fini par succomber à la curiosité. Et ce roman, je l’ai dévoré, pourtant…

Up !

Evidemment la période victorienne n’a pas été pour rien dans mon choix de lire ce roman. L’héroïne au début très décalée m’a conquise : vieille fille, déjà rangée au placard par sa famille, Miss Tarabotti s’illustre par un caractère trempé, un estomac solide, un goût prononcé pour les bibliothèques et une ombrelle qui lui sert d’arme lorsqu’elle est mal entourée. Beaucoup d’éléments m’ont d’abord donné envie de dévorer ce texte : une scène d’ouverture bourrée d’humour, une société dans laquelle vampires et loups garous vivent au grand jour et un début de romance mouvementée… de quoi aborder ce récit avec grand plaisir !

Down !

Lorsque Lord Maccon, loup-garou de son état, a embrassé Alexia au bout de 100 pages, j’ai déjà vu partir en  fumée leurs disputes jouissives et senti poindre la fleur bleue chez Miss Carriger. Et quand le baiser a duré 10 pages et a été rapidement suivi d’une deuxième scène du même genre, j’ai failli faire une syncope ! Le récit d’aventures reprend ensuite le dessus mais le roman se finit malheureusement par un mariage et une série de mini happy ends qui pour moi font plonger Soulless de page-turner au statut de gentil divertissement… surtout que je ne saurai jamais maintenant pourquoi l’emblème de la société secrète démasquée était un octopus (ce qui est source de grande frustration !). Et lorsque Miss Tarabotti rencontre la Reine Victoria, la conversation est des plus improbables ("you" et non "your majesty" ou "your royal highness") : la Reine finit par dire à la jeune femme "allez, tu sais bien que Lord Maccon est fou de toi depuis le début"... un passage qui m'a fait frémir d'indignation.

Malgré tout j'ai lu ce roman d'une traite. Je n'achèterai pas toute la série mais vais quand même tenter de lire le deuxième tome en espérant qu'il sera moins fleur bleue !

D'autres avis : Fashion, Karine:) et Pimpi qui m'ont fait découvrir et donné envie de lire ce roman (merci à vous, je ne regrette pas ce moment passé avec Lord Maccon & co), mais aussi Nourritures en tout genre, Adalana, Yueyin, Chimère, JainaXF, Sandy, Miss Babooshka

Challenge Halloween : ça se passe ici et chez Hilde

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384 p

Gail Carriger, Soulless, 2009

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25/10/2011

Top Ten Tuesday 71

top ten tuesday.jpgCela fait à peu près un an que j'envisage de participer au Top Ten Tuesday organisé par The Broke and the Bookish. Et c'est seulement au bout de la 71e édition que j'ai finalement décidé de sévir à mon tour ! Ce n'est pas faute d'avoir été tentée par "Mean girls in books", "Favorites in books", "Most unfortunate character names"... c'est pourtant avec les livres à lire pendant Halloween que je vais me jeter à l'eau !

1 - "Dracula" de Bram Stoker... un classique du genre, mais justement c'est bien pour cela qu'il est souvent négligé. Or, entre le comte se transformant en chauve-souris et le formidable roman épistolaire de Stoker, il y a un monde. Un petit bijou victorien, entre Londres et la Transylvanie, des personnage mythiques et un côté sulfureux... de jeunes Anglaises frémissant à l'approche de Dracula ? Shocking !

2 - "The Turn of the Screw" ("Le Tour d'Ecrou") de Henry James... deux enfants aux amis étranges, venus de l'au-delà, une gouvernante possessive tout aussi inquiétante que les fantômes qui rôdent autour de la propriété. Un huis clos incontournable.

3 - "Interview with the vampire" ("Entretien avec un Vampire") d'Anne Rice... parce qu'il n'y a aucune raison pour ne pas faire un agréable voyage à La Nouvelle Orléans alors qu'il fait un froid de canard à la Toussaint. Une petite incursion dans le passé, des vampires que l'on voudrait presque côtoyer... le début d'une très belle série qui s'est malheureusement essoufflée.

4 - "It" ("ça") de Stephen King... difficile de choisir un Stephen King mais impossible de ne pas le citer pour Halloween. Et vu que rien n'est plus effrayant qu'un clown revu et corrigé par l'auteur en question, ce roman d'enfants attirés puis tués dans les égouts par un monstre en forme de clown me semble tout à fait indiqué pour l'occasion.

5 - "Les épouvantails de Minuit" de R.L. Stine : petite j'adorais la collection chair de poule et c'est ce petit livre que je relisais régulièrement, souvent à l'automne ou en hiver, mois lugubres idéaux pour lire une histoire d'épouvantails se mettant en marche... sachant qu'un téléfilm sur ce thème m'avait terriblement effrayée à l'époque et que j'ai toujours eu un problème avec les clowns et les automates, vous ne vous étonnerez pas de me voir citer ce livre en particulier !

6 - "Carmilla" de Joseph Sheridan Le Fanu : parce que les Victoriens cachaient bien leur jeu et que ce cher Le Fanu n'avait pas peur de choquer en évoquant la fascination d'une jeune fille de bonne famille pour une amie vampire. 

7 - "La Baronne trépassée" d'Alexis Ponson du Terrail : parce que j'adore les classiques oubliés, les vampires improbables et les auteurs au nom plus improbable encore ! (Mon billet ici)

8 - "Ariel" de Lawrence Block : une femme qui flotte dans la chambre d'une vieille maison, un bébé mort dans son berceau, une énigmatique adolescente qui ne semble pas étrangère aux horreurs qui accablent les occupants de la maison. Entre fantômes et adolescente meurtrie à la Carrie, un excellent roman à lire pour l'occasion ! (Mon billet ici)

9 - "Soulless" de Gail Carriger : parce que dans un monde de brutes vampires et autres monstres, il fait bon faire une petite pause en compagnie d'une héroïne improbable, régulièrement empêtrée dans son corsage et ses jupons comme dans son histoire d'amour naissante. Parfait pour les âmes sensibles !

10 - "Halloween" de Lesley Glaister : à l'approche d'Halloween, les voisins s'observent et entre le nouveau voisin qui espionne caché derrière ses rideaux et l'impeccable Nell, obsédée de la javel et tueuse en puissance, difficile de dire qui commettra le premier faux pas ! Ultra British, drôle et très bien ficelé... (Mon billet ici)

Top Ten Tuesday, Books to read during Halloween

Challenge Halloween : ça se passe ici et chez Hilde

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22/10/2011

Once bitten, twice damned

king-salem's lot.jpgAdolescente, j'ai découvert avec horreur et délectation la littérature d'épouvante. Avec Hilde et une autre amie, nous lisions avec avidité les romans de Stephen King ou d'Anne Rice, plus ou moins en même temps, inventions des personnages inspirés de ces récits et savourions ensemble ces lectures d'un genre nouveau. J'ai assez rapidement cessé de lire Stephen King et l'ai abandonné pendant des années... à vrai dire je ne l'avais jamais relu depuis le lycée. Je ne suis pas attirée par ses derniers livres, en revanche depuis quelques années j'envisage de lire ou relire ses "classiques", qui me paraissent plus sérieux, moins commerciaux.

J'ai donc choisi pour cette lecture commune Salem's Lot, qui traîne depuis un certain temps dans ma bibliothèque. Ce roman me tentait dans la mesure où il traitait du mythe du vampire, qui m'intéresse beaucoup... et curieusement, je n'arrivais jamais à me mettre à le lire : il me tombait des mains au bout de quelques pages et j'étais persuadée (je ne sais pas pourquoi) que le vampire n'était évoqué que de façon métaphorique. Je me suis donc fait violence, car l'introduction me déplaît toujours autant. Un homme et un petit garçon se sont réfugiés dans un coin perdu... une ombre plane sur leurs vies, car ils ont vécu ou connaissent quelque chose de terrible, mamma mia !... et l'on revient sur ce qui leur est arrivé. Et là, le récit devient très intéressant. Cette introduction est vraiment courte, pourtant elle a bien failli me faire déclarer forfait : j'ai lu trente pages avant de partir en Grèce, ai abandonné King pour Virginia Woolf et c'est uniquement parce que j'anticipais mon retour à Paris et le manque de temps que j'ai repris ma lecture pendant mes derniers jours libres. C'est donc sur une plage catalane que je me suis plongée dans les premiers chapitres d'un roman que je qualifierais finalement de très intéressant.

Salem's Lot (Jerusalem's Lot à l'origine) est une paisible petite ville américaine sans intérêt, où il ne se passe jamais rien. L'une des premières scènes marque la rencontre entre Ben Mears, écrivain de retour dans cette ville après de nombreuses années (et une tragédie personnelle), et Susan Norton, jeune femme un brin artiste désabusée par la vie à Salem's Lot.

Au début du roman, le lecteur apprend l'existence de Marsten House : située un peu hauteur, cette maison qui domine la ville est abandonnée depuis des années, depuis que son propriétaire s'est pendu après avoir abattu sa femme. Ben se souvient d'être entré dans la maison par défi lorsqu'il était enfant et pense avoir vu le cadavre grotesque de Hubbie Marsten le regarder, toujours suspendu à sa corde. C'est en partie pour exorciser ce mauvais souvenir que Mears est revenu écrire un roman inspiré de la maison en question. Bizarrement, alors qu'il envisageait de la louer, il apprend qu'elle vient d'être achetée par deux antiquaires souhaitant monter leur affaire à Salem.

Rapidement après l'arrivée de Mears, deux enfants se font attaquer dans la forêt alors qu'ils empruntaient à la nuit tombée un raccourci pour se rendre chez un camarade. Le plus petit a disparu tandis que le deuxième, choqué, décède peu de temps après.

Le roman emprunte ensuite les principaux codes du récit de vampire : un à un, puis de plus en plus rapidement, les victimes semblent souffrir d'anémie et décèdent, avant de se réveiller après le crépuscule. Ces vampires dépendent de leur maître, leur "père originel", dont je ne vous parlerai pas plus car il faut bien que vous découvriez vous-mêmes ce roman. Les armes sont on ne peut plus traditionnelles : aïl, croix, eau bénite, prières et bénédictions, "stake through the heart" et j'en passe !

Je ne voudrais pas dévoiler tous les ressorts d'un tel classique fantastique (au passage, c'est le deuxième roman publié par Stephen King après l'excellent Carrie). Le récit est dense, les personnages multiples et leurs histoires croisées tissent petit à petit une trame cohérente, assez classique. A vrai dire, le roman est assez long : on pourrait résumer très rapidement les principaux événements, mais il faut compter avec de nombreuses scènes intermédiaires qui permettent au lecteur de suivre le quotidien inintéressant puis de plus en plus étrange des habitants. Or c'est justement cela qui permet à King de mettre en place une atmosphère très particulière, assez lourde, dérangeante qui, lorsque la tension monte à son comble, finit par devenir assez effrayante. La première scène de vampire dans un cimetière est très angoissante d'ailleurs ! Salem's Lot est pour moi un roman réussi, très bien mené, qui tient le lecteur en haleine de bout en bout... ou presque, car les toutes dernières pages me paraissent à peu près aussi fascinantes que les premières. Si l'écriture n'est pas "esthétique", le style parvient à parfaitement retraduire l'état d'esprit des personnages et la menace qui plane sur eux (un style à mon avis parfaitement approprié au but que s'est fixé l'auteur, et en aucun cas maladroit). Un roman qui par ailleurs n'est pas inintéressant sur le plan sociologique, car King excelle lorsqu'il s'agit de décrire la classe moyenne américaine lambda.

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483 p

Stephen King, Salem's Lot, 1975

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20/10/2011

La forêt interdite

promenons_nous_dans_les_bois,0.jpgQuatrième étape du train fantôme du challenge Halloween : La Forêt interdite !

Adolescente, j'ai vu un certain nombre de films d'épouvante et parmi eux, Promenons-nous dans les bois m'avait fait une impression favorable. En vue du mois d'octobre et d'Halloween, je l'ai revu cet été sur une VHS retrouvée chez mes parents et autant le dire de suite : je devais en attendre trop car j'ai été franchement déçue.

Cinq acteurs de troisième zone sont employés par un châtelain vivant au coeur de la forêt afin de faire une représentation pour l'anniversaire de son petit-fils (représentation affligeante au possible, ce dont même certains comédiens ont conscience).

Le château est glauque, peuplé d'animaux empaillés. Le maître des lieux, en chaise roulante, est selon les instants, sinistre ou névrosé. Le garde-chasse semble profondément dérangé lui aussi. Et pour compléter le tableau, le petit-fils sourd-muet (à l'issue d'un accouchement plus que forcé qui a laissé des traces) est tout aussi effrayant (mais que serait le film d'horreur sans un enfant psychopathe en devenir ? Pensez à Halloween, au Village des Damnés...) : il s'amuse à se ficher une fourchette dans la main et assistera à des scènes de violence avec une froideur tranquille et un intérêt sordide.

On le comprend rapidement, la pièce n'est qu'une mascarade : le véritable jeu commence la nuit à travers une chasse à l'homme qui a pour cadre la forêt et le château. Tour à tour, chacun est suspecté. Au final, à l'instar de la mère dans le Village des Damnés, les deux  survivants commettent l'erreur d'emmener avec eux le petit-fils, dont on devine le caractère maléfique.

J'ai trouvé la mise en scène oppressante et sombre, et ainsi conforme à ce que l'on peut attendre de ce genre de film, mais j'ai déploré le caractère répétitif du scénario : Machin disparaît, on le cherche et on trouve son cadavre, du coup on suspecte Truc qui disparaît à son tour et dont on retrouve le corps, on passe son temps à se séparer ("je reviens tout de suite") et à perdre les troupes une à une. Le côté cinéma d'auteur qui m'avait semblé intéressant il y a des années m'a paru surfait : les scènes hallucinées sont assez incohérentes, les comédiens ont des psychologies trop proches à l'exception de l'une des filles. Leur jeu est assez figé et j'ai eu beaucoup de mal à supporter les scènes de Clotilde Courau en particulier, qui  passe pour la bécasse de service puis me semble en faire des tonnes lorsqu'elle devient hystérique en découvrant ses collègues morts. A vouloir être trop original, ce film s'enferme dans un univers minimaliste assez lassant. On s'ennuie ferme.

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Promenons-nous dans les bois, un film de Lionel Delplanque (2000)

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17/10/2011

La Seine et moi

monstre-a-paris4.jpgAvis à vous, chasseurs de fantômes, de vampires et autres créatures sauvages ! Prenez garde à ne pas trop rapidement utiliser votre lance-pierre ou mettre en oeuvre  les prises assimilées lors de vos cours d'auto-défense car l'habit ne fait pas le moine et les monstres ne sont pas toujours ceux qu'on pense ! Croyez-le ou non, mais vous qui vaporisez, écrasez, aspirez sans pitié tout insecte répugnant qui aurait le malheur de croiser votre chemin, vous risquez bien de vous mettre à l'élevage de puces dans l'espoir de les voir se transformer un jour en puces géantes, à l'instar de Francoeur, Un Monstre à Paris.

Car c'est un monstre gentil dont j'ai décidé de vous parler pour célèbrer Halloween !

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monstre-a-paris5.jpgParis, 1910. La capitale est inondée, les Parisiens se déplacent en barque lorsqu'ils n'habitent pas sur la colline de Montmartre, où chante chaque soir la charmante Lucile. A la suite d'une série de maladresses et de catastrophes dans le bureau d'un savant, une puce grandit jusqu'à devenir gigantesque. S'échappant dans la nuit, elle sème la terreur partout sur son chemin, tous les humains la croisant se méprenant sur les intentions de cet être formidablement épouvantable. C'est alors que Lucile, après s'être ressaisie, comprend que l'animal est inofensif et malheureux. Elle l'accueille et se produira bientôt avec celui qu'elle nomme désormais Francoeur, guitariste et chanteur talentueux.

monstre_paris1.jpgCe film d'animation est une petite merveille. Des décors soignés, de magnifiques scènes dans le Paris de 1910, des personnages hauts en couleur et pleins d'humour aux traits soignés. L'histoire n'est pas d'une originalité renversante mais le scénario est bien ficelé : scènes amusantes, rebondissements, quelques déclarations, de quoi tenir le spectateur en haleine ! Et bien sûr, le tout est ponctué de chansons interprétées par M et Vanessa Paradis, ce qui n'est pas le plus petit atout de ce film. On se régale... on regrette juste de ne pas pouvoir se joindre aux personnages pour une petite soirée faite de musique et de champagne !

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Un Monstre à Paris, un film d'Eric Bergeron, 2011

un monstre à paris,vanessa paris,m,paris,belle époqueun monstre à paris,vanessa paris,m,paris,belle époque

15/10/2011

L'inégalable Cimetière et sa Crypte !

singleton_century.jpgCaché au fond de ma bibliothèque, sur une étagère poussiéreuse regorgeant de romans abandonnés aux tranches décolorées par le temps, sommeillait un étonnant livre aux accents victoriens, Century.

Poussée par la curiosité et toujours en quête de manoirs anglais (avec un petit faible pour les demeures abandonnées, plus à la portée de mon modeste pécule), j'ai suivi la jeune Mercy qui, en propriétaire attentive, n'a pas manqué de me vanter les charmes des lieux. Et moi qui ne possède pas moins de trois propriétés anglaises oubliées, à commencer par un cottage esseulé sur les hauteurs de Haworth, je n'ai pas su résister au charme de cette vieille bâtisse, dans laquelle j'ai posé mes valises la semaine dernière.

Si j'ai été séduite par cette demeure, c'est aussi parce qu'elle annonçait de grandes aventures. C'est donc également munie de mon spectomètre, d'un pic à glace et d'une lampe torche que j'ai fait mon entrée dans Century, domaine où les habitants se couchent avant l'aube et se réveillent après le crépuscule. Un éternel hiver entoure ses jardins, les plantes ne poussent plus, le froid est mordant. Trajan, le père de Mercy, vit enfermé dans une pièce inconnue, ce qui ne manque pas dans une demeure où la plupart des pièces ont été condamnées puis oubliées par leurs habitants. J'ai rencontré mes premiers fantômes, à commencer par un effroyable visage soudain apparu sous la glace d'un lac gelé, alors que j'étais bien décidée à me remettre au patinage (puisqu'il n'y avait pas grand-monde pour me voir, ce qui n'est malheureusement pas le cas dans les patinoires publiques). J'ai subi avec Mercy et sa soeur Charity les fastidieuses leçons de l'austère Galatea (qui semblait décidée à rattraper ce que cinq ans de latin au secondaire n'ont jamais réussi à faire pour moi) et, après deux jours qui m'ont paru une éternité, j'ai suivi Mercy derrière une tapisserie poussièreuse (ce qui, étant donné mon allergie aux acariens, n'a pas été de tout repos). D'un passage secret à un autre, j'ai quitté l'année 1890 pour 1789 (en tant que Française j'étais soulagée d'être bien loin de ma terre natale). C'est là que j'ai découvert qu'un enchantement maintenant Century dans un hiver sans fin, à la suite d'événements tragiques ayant eu lieu un siècle auparavant. Parmi eux, une terrible expérimentation rappelant les laboratoires du docteur Frankenstein et autres scientifiques et alchimistes inquiétants oubliés ou trop éblouis par les Lumières !

Je ressors de ce voyage intrépide enchantée, même si j'ai finalement décidé de quitter Century pour louer un appartement à Londres et suivre Alexia Tarabotti dans sa quête tout aussi mouvementée de la célèbre treacle tart. Et si Century permet de s'arrêter au cimetière pour notre train fantôme, c'est parce que l'une des scènes finales a lieu dans un cimetière familial où une femme enterrée un siècle plus tôt s'extrait soudain de sa fosse, toute couverte de terre mais apparemment en pleine forme. Charming, isn't it ?

A woman under the ice. A ghost. Mercy could see ghosts, the echoes of people who had died.

Avis : Hilde (avec qui j'ai découvert ce livre au hasard d'un petit marché aux livres), Mes imaginaires, Read in a single sitting, Clarabel...

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220 p

Sarah Singleton, Century, 2005

Logo Halloween4.jpgsarah singleton,century,les fantômes de century,roman,roman anglais,roman xixe,époque victorienne,angleterre,angleterre victorienne,manoir hantéChallenge God save le livre : 18 livres lus

12/10/2011

Brume et fantômes en Espagne

el-principe-de-la-niebla1.jpgConnu en France pour L'Ombre du Vent et Le Jeu de l'Ange, Zafón a publié en Espagne quatre romans jeunesse dont Marina, qui vient de sortir en France. Nul doute que la trilogie commençant par El príncipe de la niebla sera bientôt traduite.

Point de Barcelone cette fois-ci. Alors que la guerre assombrit le ciel européen, Max et sa famille quittent la ville pour pour un petit village de la côte atlantique. Alors que les Carver viennent d'arriver, un premier phénomène étrange attire l'attention de Max : l'horloge de la gare semble indiquer l'heure à rebours.

La famille emménage près de la plage, dans une maison abandonnée qui a été le théâtre de bien tristes événements : elle a en effet été bâtie par un médecin, dont le fils est mort noyé.

Observateur attentif et curieux, Max sait qu'il se passe quelque chose d'inhabituel : le chat de sa soeur semble l'espionner et semblera être aussi à l'origine de la chute de la fillette dans les escaliers ; depuis sa fenêtre, Max voit un jardin embrumé où il découvre de morbides statues représentant des personnages de cirque et qui semblent bouger ; enfin il découvre qu'une épave gît non loin de là. La mort rôde ainsi autour du village.

Ce récit fantastique se lit avec beaucoup de plaisir. Zafón crée un cadre intéressant et original, même si, bien que l'histoire reste plaisante, on pourra toujours lui reprocher un développement assez simple et une fin plutôt classique. C'est pour moi un bon roman jeunesse : un récit au décor fascinant, qui tient le lecteur en haleine et lui offre un vrai plaisir de lecture.

Si vous aussi craignez les affreux clowns, les maquillages de cirque, les bâteaux fantômes et les chats maléfiques, El príncipe de la niebla est certainement fait pour vous ! C'est aussi une option tout à fait honorable pour ceux qui aiment séjourner dans les maisons hantées... une certaine scène où la porte de l'armoire s'ouvre toute seule ne serait pas pour vous déplaire !

Le site de l'auteur

D'autres avis : Ciberanika (plusieurs avis), Miguel Lorca (petit blog consacré au roman), Reginairae (présentation du livre et divers avis)

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230 p

Carlos Ruiz Zafón, El príncipe de la niebla, 1993

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10/10/2011

L'effrayant village zombie... ou presque !

deathbecomesher.jpgJ'ai renoncé au village zombie, deuxième étape du train fantôme du challenge Halloween, du moins dans sa forme plus stricte, mais j'ai pensé que quelques morts-vivants pourraient constituer une alternative intéressante. J'ai donc ouvert ma porte à Madeline et Helen, qui tourmentent si bien un certain Ernest dans Death becomes her (La Mort vous va si bien).

Helen emmène son fiancé Ernest au cabaret, pour voir un spectacle de Madeline, une vieille ennemie qui lui a toujours ravi tous ses amours de jeunesse : cette soirée constitue un test avant de se dire oui devant l'autel. Alors que le spectacle minable et nombriliste ne plaît à personne, Ernest est enthousiaste. S'il jure à Helen que Madeline n'a aucune importance à ses yeux, c'est cette dernière qu'il épouse quelque temps après.

deathbecomesher03.jpgLe temps passe : Madeline vieillit, multiplie les séances de rajeunissement qui, il faut bien le dire, ne sont plus trop efficaces, au point que son jeune amant finit par la quitter en lui conseillant de trouver quelqu'un de son âge ; Ernest boit car il est malheureux en amour, avec une femme acariâtre qui le méprise et un travail minable de croque-mort, alors qu'il était chirurgien plastique avant de rencontrer Madeline ; quant à Helen, elle est obèse, dépressive et totalement obsédée par Madeline, qu'elle hait et accuse de tous ses malheurs.

Ce quotidien bien triste va être chamboulé par deux événements : le responsable du centre de soins dans lequel Madeline se rend régulièrement lui donne la carte d'une femme étrange, sorte de sorcière qui détient une potion magique permettant de rester éternellement jeune ; Helen revient quant à elle métamorphosée, transformée en vamp sexy et provocante, bien décidée à se venger de Madeline. Malheureusement pour les deux femmes, qui ont toutes deux bu la potion, la mort va les frapper de façon brutale : Madeline est poussée par son mari dans les escaliers et se brise le cou ; elle tuera ensuite Helen en lui tirant dans le ventre, creusant là un énorme trou. Car oui vous avez bien lu : c'est bien Madeline morte que tue Helen.

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C'est à partir de ce moment que la comédie devient tordante : car Madeline et Helen sont bien mortes, leur peau se décroche facilement, leurs yeux sont décolorés, leurs traits se déforment, et pourtant elles sont bien "en vie". Par nécessité, les deux ennemies deviennent des alliées (ironie du sort) et se tournent vers ce pauvre Ernest qui pensait s'échapper et se retrouve esclave de ces deux femmes auxquelles il doit refaire constamment une beauté.

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C'est un film que je voulais voir depuis des années mais qui ne repassait jamais à la télévision et auquel je ne pensais pas souvent. Je me suis régalée avec cette comédie jouissive, pleine d'humour noire, jamais immonde et pourtant bien grinçante, portée par d'excellents acteurs dont Meryl Streep que j'adore. Beaucoup de scènes cocaces, de l'imagination, quelques gags, des effets spéciaux datés et donc aujourd'hui plutôt amusants, une ambiance très marquée par l'époque et qui m'a fait penser à beaucoup de films que j'aimais beaucoup, dont les Retour vers le futur, du même réalisateur si je ne m'abuse. A voir, à revoir, un pur moment de bonne humeur ! Et en ce mois d'Halloween, c'est avec plaisir que j'ai invité chez moi ce trio de choc !

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Death becomes her / La mort vous va si bien, un film de Robert Zemeckis , 1992

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08/10/2011

Un aïeul bien encombrant

lovecraft-affaire-charles-dexter-ward.jpgSacré Lovecraft ! Une fois que l'on a lu deux ou trois de ses textes, c'est toujours en terrain connu que l'on a l'impression de revenir !

Petite fiche d'identité de L'Affaire Charles Dexter Ward de Lovecraft

Lieu : Providence, Nouvelle Angleterre

Epoque : Début du XXe

Quoi : Epris d'archéologie et d'histoires anciennes en tout genre, Ward se découvre une parenté avec Joseph Curwen, mort à Providence en 1771. Ward mène par curiosité une petite enquête, ayant eu vent de légendes peu rassurantes au sujet de son aïeul, . Cela l'amènera à faire de bien dangereuses rencontres avec l'au-delà et d'autres mondes qu'il ne fait pas bon fréquenter.

Cette novella mêle l'histoire de Ward à celle de Curwen, couvrant ainsi deux époques : le XVIIIe et un XXe siècle encore jeune.

J'apprécie énormément Lovecraft lorsqu'il me transporte dans les quartiers les plus anciens de Nouvelle-Angleterre, lorsqu'il fait revivre une Amérique ancienne, que je retrouve peu dans mes lectures. J'aime ces plongeons dans des lieux peu recommandables marqués par la sorcellerie et les rencontres avec l'au-delà ou autres puissances surnaturelles.

Malgré tout, quelques bémols : une histoire qui met quelques pages à se mettre en place, pour un récit assez court. Par ailleurs, le souci du détail propre à Lovecraft porte parfois à confusion : les formules curieuses et autres rites rencontrés régulièrement ont pour moi un caractère assez répétitif, si bien qu'au final je parviens rarement à y prêter vraiment attention.

Enfin j'avais compris le fin mot assez tôt - ce qui je crois, faisait partie de l'intention de l'auteur qui laisse beaucoup d'indices à notre portée, mais de ce fait, il me semble que les dernières pages n'apportent pas grand-chose, car elles ne font que confirmer ce à quoi l'on s'attendait.

Il y a un côté assez manichéen chez Lovecraft. L'aïeul n'est pas seulement en quête d'immortalité, il veut conquérir le monde tandis que son descendant veut quant à lui lutter contre les forces du mal lorsqu'il prend conscience de ce qui se prépare. Par ailleurs, ayant déjà lu des récits proches de ceux-ci, j'aurais davantage savouré une histoire de fantômes (car il est question d'une ferme maudite et d'une maison délabrée au passé sombre), non de sorcellerie et d'alchimie : ce récit m'a trop rappelé une autre lecture de Lovecraft faite l'été dernier. Cet écrivain crée des mondes assez tordus mes amis, il faut bien le dire, et n'étant pas franchement passionnée par les mondes parallèles, j'aurais aimé découvrir ici un texte un peu différent de ce à quoi il m'avait habituée. Malgré tout il s'agit d'un récit très agréable à lire. J'aurais tout de même tendance à recommander cependant L'Abomination de Dunwich, qui m'avait fait une plus forte impression (comme en atteste ce billet assez décousu, écrit quelques mois après ma lecture, lecture qui ne m'a pas laissé beaucoup de souvenirs... heureusement que j'avais pris quelques notes !).

D'autres avis : Pitiland...

Et ici un document word intéressant où vous trouverez le résumé des oeuvres de Lovecraft.

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126 p

H.P. Lovecraft, L'Affaire Charles Dexter Ward, 1941 (posthume)

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05/10/2011

La célèbre, l'incontournable Maison hantée !

the frighteners.jpgEt voici un premier arrêt sur cette ligne fantôme que nous vous proposons d'emprunter avec nous tout au long du mois, avec une étape tous les cinq jours dans un lieu joyeusement effrayant !

Sur les conseils de quelques partipantes au challenge Halloween, j'ai fait une halte à la maison hantée en regardant The Frighteners (Fantômes contre Fantômes), un film de Peter Jackson avec Michael J. Fox. Je m'étonne de ne pas l'avoir vu plus tôt car j'ai toujours bien aimé cet acteur et l'idée d'un film humoristique autour des fantômes n'est pas pour me déplaire (vous avez tout de même devant vous celle qui a arrêté de compter après avoir vu 21 fois Ghostbusters I et 16 fois Ghostbusters II entre le CM1 et le CM2 !).

fantomes-contre-fantomes-05.jpgFrank Bannister est un escroc d'un genre inédit. Régulièrement, il repère les enterrements du coin et vient jeter ses cartes de visite au cas où l'esprit du défunt se manifesterait et aurait besoin d'être délogé par ses soins. Frank prétend voir les morts (c'est vrai). Il se targue aussi d'être un chasseur de fantômes (c'est faux : quelques complices fantômes se chargent d'épouvanter une famille avant de disparaître avec l'arrivée de Frank). Attaqué dans sa maison, un jeune couple fait appel aux services de Frank : Lucy est confiante tandis que Ray, dont la pelouse et les nains de jardin ont été saccagés par Frank un peu plus tôt, reste bien évidemment hostile. Malgré l'intervention de Frank, un poltergeist rôde toujours dans la maison et Ray décède bientôt dans des circonstances étrages. Lucy et Frank vont ainsi se rapprocher et lutter ensemble contre une malédiction qui semble frapper la ville, où les morts subites se multiplient. Leur chemin croise celui de Patricia, séquestrée dans une maison lugubre, autrefois petite amie d'un tueur en série envoyé à la chaise électrique.

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Si vous ne l'avez pas encore vu, n'hésitez pas à faire vous aussi la connaissance de Frank et de Lucy. Voilà un film qui ne manque pas d'humour, qui reste très léger tout en empruntant au film d'épouvante un certain nombre de codes et de lieux : un hôpital abandonné, une maison hantée, un cimetière et quelques personnes au passé louche, à commencer par Bannister, soupçonné par un agent du FBI complètement fou d'être le meurtrier de sa propre femme, morte quelques années plus tôt. Les effets spéciaux sont assez réussis pour un film de cette époque et l'action ne manque pas, avec un scénario bien ficelé. Une très bonne surprise !

Vu dans le cadre du challenge Halloween 2011 organisé ici et chez Hilde.

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The Frighteners (Fantômes contre Fantômes), un film de Peter Jackson, 1996

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02/10/2011

Kill her mummy

vendredi13_06.jpgParmi les films "culte" du genre, je n'avais jamais vu le fameux Vendredi 13, que l'on cite beaucoup mais qui, j'ai l'impression, est finalement peut-être moins vu que d'autres "classiques" tels que Halloween ou Freddy et les Griffes de la Nuit. J'ai décidé de le regarder enfin à l'occasion du challenge Halloween et, savez-vous quoi ? Voilà l'un des pires navets de la création !

Introduction : Camp Crystal Lake, 1957. Un jeune couple s'étant isolé (on ne sait pas pourquoi) se fait trucider par une personne de leur connaissance (mais le mystère est intact car la caméra adopte le point de vue de l'assassin).

vendredi 13.jpgPuis nous voilà à la fin des années 1970/début des années 1980 : le camp, abandonné depuis le drame, va être réouvert. Il est investi par une bande de jeunes prêts à tout remettre en état, tout en passant du bon temps (ce qui n'est pas une bonne idée car, comme dans tous les films américains de cette époque, on l'aura compris, le sexe, c'est mal, et tous les vilains pêcheurs vont bien évidemment mal finir). Au début tout va bien, si ce n'est qu'on entretient des soupçons sur certains membres de la communauté, qu'une jeune femme devant rejoindre le camp se fait tuer dans la forêt par une personne qui l'avait fait monter dans sa voiture (l'auto-stop, c'est mal aussi), qu'un lunatique traîne dans les parages et que quelqu'un de bizarre espionne la folle jeunesse depuis les fourrés.

Et c'est là que tout dérape franchement : en l'espace d'une soirée, tous les jeunes à l'exception du survivant unique (qu'on a tôt fait de démasquer) se font tuer les uns après les autres, dans des scènes à haute teneur en ketchup.

halloween-affiche.jpgSans surprise aucune, ce film me semble en quelque sorte calqué sur Halloween, dont il est une pâle copie : il y a en effet beaucoup de similitudes. Dès l'introduction, le scénario repose sur le même principe puisque dans Halloween, on assiste d'abord à une scène datant d'un certain nombre d'années : cette scène de meurtre introduit pour la première fois le tueur et est filmée de son point de vue. Par la suite, le choix des victimes, la caméra adoptant le point de vue du tueur, les meurtres de jeunes gens ayant pris du bon temps et les sempiternels (je reviens tout de suite !), jusqu'à la mise en scène des corps retrouvés par la survivante, tout reprend les principaux ingrédients du film Halloween. Quant à Jason, créature semi-fantastique hantant le lac et commandant à sa mère les meurtres, il fait aussi écho à l'assassin d'Halloween, encore enfant dans la première scène. Peut-être que la nouveauté tient au choix d'une vieille dame en tant qu'assassin, mais cela ne suffit pas à relever le niveau. Enfin la musique n'accompagne pas assez les personnages : Halloween était pour moi principalement porté par une musique angoissante qu'on n'a aucune peine à se remettre en tête si l'on connaît le film. Ici, le réalisateur a fait le choix de ne pas avoir de bande-son pour beaucoup de scènes, afin d'être plus réaliste. La musique, quand elle est présente, ferait  frémir d'indignation le pire des boys bands tant elle manque d'intérêt. Mentionnons enfin le jeu assez minable des acteurs et les scènes incohérentes ("tiens il y a un orage, si j'allais traverser tout le camp pour me laver les dents dans une salle de bain isolée alors que je suis en train de jouer au strip monopoly avec mes copains ?" Ou "tiens, je me suis temporairement débarrassée de la tueuse et sa voiture est là, si je ne m'enfuyais pas et essayais de m'enfermer dans une baraque en bois alors qu'elle est dans le coin ?").

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L'avez-vous vu ? Qu'en avez-vous pensé ? A votre avis, Jason végète-t-il toujours au fond du lac ?

Si le sujet vous intéresse, voir l'article de Wikipedia (qui indique : Its most vocal detractor was Gene Siskel who in his review called Cunningham "one of the most despicable creatures ever to infest the movie business" (...) Variety claimed the film was "low-budget in the worst sense - with no apparent talent or intelligence to offset its technical inadequacies - Friday the 13th has nothing to exploit but its title.").

Un autre article sur ce film.

challenge halloween

 

 

Friday the 13th / Vendredi 13, un film de Sean Cunningham (1980)

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01/10/2011

Challenge Halloween, et c'est parti !

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NEWS C'est aujourd'hui le 1er octobre!

(même s'il fait un temps estival)

Le groupe sur Facebook est ouvert pour qu'on puisse s'y retrouver et échanger autour d'Halloween, des films, de nos lectures... il est actif depuis un mois, n'hésitez pas à nous rejoindre !

Et nous voilà parties avec mon amie Hilde (qui a fait ce billet de rappel, je n'ai aucun mérite !) pour le lancement de la deuxième édition du Challenge Halloween qui aura lieu du 1er octobre au 2 novembre 2011.

Pour se mettre dans l'ambiance, il suffit d'une bonne PAL, de quelques films et d'un peu de déco.

N'hésitez pas à changer vos thèmes de Blogs pour l'occasion, comme Hilde l'a fait avec un fantôme adorable qu'on voudrait tous adopter !

Cette année, nous vous proposons: une Formule One Shot: un seul billet pour le 31 octobre.

une Formule Poltergeist: "Esprit libre", nombre de billets illimités

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Album de Jacques Duquennoy

Enfin si vous avez peur d'affronter seuls les créatures de la nuit, nous vous proposons d'embarquer à bord de notre Train Fantôme.

Aucune étape n'est obligatoire, arrêtez-vous selon vos phobies et postez votre/vos billet(s) le jour J. Vous trouverez des pistes de lecture dans notre "biblio-filmographie"!

Etape n°1, le 5 octobre 2011   : La célèbre, l'incontournable Maison hantée !

Etape n°2, le 10 octobre 2011 : L'effrayant village Zombie

Etape n°3, le 15 octobre 2011 : l'inégalable Cimetière et sa Crypte !

Etape n°4, le 20 octobre 2011 : la Forêt interdite !

Etape n°5, le 25 octobre 2011 : la tranquillité, la quiétude de l'école, du lycée, du campus

Etape n°6, le 30 octobre 2011 : L'infernal parc d'attraction !

Vous pouvez vous inscrire à la suite de ce billet ou/et chez Hilde.

Merci de publier les liens de vos billets sur notre groupe Facebook ou/et (encore mieux) sur nos Blogs, à la suite de ces billets de lancement du challenge.

Vivement Halloween et soyez nombreux à venir nous rejoindre!

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Première édition de notre Challenge Halloween

Romans et nouvelles, Halloween 2010

BD, Manga, beaux livres, Halloween 2010

Livres pour la jeunesse, Halloween 2010

Les films, Halloween 2010