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26/08/2011

Dans ma bibliothèque idéale

webster papa longues jambes.gifAmis lecteurs,

Vous arrive-t-il de repenser aux livres qui ont bercé votre enfance ? De songer à refaire un bout de chemin en compagnie de Tom, Josephine, Laura et autre amis secrets avec qui vous partagiez des aventures dont seuls eux et vous avez connaissance ?

Récemment, j'ai repensé à un de mes romans préférés de petite fille, Papa-Longues-Jambes. J'ai dû le lire entre huit et onze ans. Il figurait dans mon coffre à trésors lorsque je passais des vacances à Paris, je l'avais même dans deux éditions différentes et j'ai dû le lire environ une fois par an à cette époque (je l'aimais autant que les Quatre Filles du Docteur March, et ce n'est pas peu dire !).

Je me  souviens aussi d'un dessin-animé tiré de ce livre et diffusé au début des années 1990. Je revois l'ombre démesurée de Papa Longues Jambes, mais serais bien en peine d'en dire plus, si ce n'est que je raffolais de cette adaptation !

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Toujours est-il que lorsque mes projets de sortie un week-end ont été anéantis par une averse, j'ai commencé à lire quelques pages de ce roman. Pour être sincère, amis lecteurs, j'osais à peine le lire car je craignais une déception : et si ce merveilleux souvenir d'enfance n'était rien d'autre qu'une bluette, un roman plein de bons sentiments et ennuyeux à mourir ?

webster-Papa longues-jambes.jpgCar l'histoire pourrait a priori faire pleurer dans les chaumières : Judie, orpheline, travaille sans relâche au foyer John Grier à faire les lits de petits orphelins, les moucher, repriser leurs affaires, sans la moindre perspective d'avenir bien entendu. Alors qu'elle devient trop âgée pour rester à l'orphelinat, un mystérieux bienfaiteur décide de l'envoyer à l'université, séduit par une de ses compositions en anglais, un texte irrespectueux sur les membres bienfaiteurs du foyer. Une seule condition : lui envoyer une lettre une fois par mois. Se faisant appeler John Smith, son mystérieux sauveur ne s'engage en revanche à répondre à aucune de ses missives. S'ensuivent quatre années de correspondance à sens unique, jusqu'à l'obtention du diplôme.

Pour mon plus grand bonheur, j'ai de nouveau dévoré ce roman épistolaire plein de fraîcheur. Judie est une jeune femme attachante qui ne manque pas d'humour : qu'il s'agisse de ses péripéties ou de son amour pour la littérature, qu'elle découvre alors, Judie sait communiquer son enthousiasme au lecteur. Au point que j'avais presque l'impression de partager son appartement avec les autres pensionnaires ! Judie est aussi une femme éclairée, engagée, qui aimerait faire une bonne citoyenne dans un pays où, comme elle le déplore, les femmes ne peuvent pas encore voter. Elle me rappelle un peu Josephine March par son impertinence : dans ses lettres, elle se montre irréverencieuse à l'égard des membres du foyer, et parfois impertinente à l'égard de ce Papa Longues Jambes si silencieux !

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A noter sa passion pour Stevenson, qu'elle dévore et qui correspond à un nouvel engouement chez moi qui viens de lire cinq textes de lui en peu de temps !

Bref, vous l'aurez compris, cette douce lecture est une délicieuse friandise aux arômes délicats et assez riches pour séduire la lectrice formidablement vieillie que je suis (vingt ans séparent cette nouvelle lecture de ma découverte de Webster). Pour mon plus grand bonheur, j'ai découvert que ce livre avait une suite et d'autres frères et soeurs... voilà de belles heures en perspective pour moi !

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Jean_Webster.jpgL'auteur est née en 1876 aux Etats-Unis. Elle s'est mariée à l'âge de 39 ans et est décédée un an plus tard, après la naissance de sa fille. Webster était la nièce de Mark Twain.

Un très joli billet en anglais. Et l'avis enthousiaste de Bloxode.

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215 p

Jean Webster, Papa-Longues-Jambes, 1912

21/08/2011

Une curiosité autrichienne

salte _josefine mutzenbacher.jpegJe comptais écrire un nouveau billet sur Stevenson, mais c'est finalement Josefine Mutzenbacher qui a attiré mon attention (le fait qu'il n'y ait pas grand-chose à dire sur cette chère demoiselle y est sans doute pour quelque chose car la chaleur ambiante n'est pas très incitative à la production massive de chroniques).

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 Il m'arrive parfois de faire de curieux choix en librairie : c'est ce qui s'est produit pour l'Histoire d'une fille de Vienne racontée par elle-même de Josefine Mutzenbacher, qui a attiré mon attention en raison du lieu et de l'époque (Vienne en effet, au XIXe), de la photographie en couverture, et d'un détail pour le moins amusant. Il s'agirait en effet d'un roman érotique vendu sous le manteau et très probablement écrit par Felix Salten, qui n'est autre que le père spirituel de Bambi.

salten_insatiable josefine.jpgCe roman ne possède pas les qualités littéraires d'un Teleny.  J'ai lu qu'il avait été rédigé en dialecte viennois, ce ce que je ne saurais confirmer ou pas. Ce qui ressort quoi qu'il en soit de la traduction française est un nombre incalculable de petits noms d'oiseau donnés aux parties intimes des humbles pêcheurs que croise la très jeune Josefine (qui multiplie les partenaires dès sa plus tendre enfance, commençant une carrière bien remplie avec son frère pour compagnon d'armes). Les scènes pornographiques s'enchaînent, encadrées par une histoire très simple : Josefine séduit ses voisins, le curé, l'instituteur, sa famille, le locataire et bien d'autres. Elle perd sa mère assez jeune puis, jeune adolescente, commence à se prostituer avec l'accord de son père, heureux de ne plus avoir à travailler pour vivre. Une situation a priori sordique qui convient tout à fait à la jeune Josefine, ravie de faire des folies de son corps et tout à fait émerveillée de pouvoir en retirer un quelconque bénéfice par-dessus le marché !

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C'est un livre au final assez drôle (en particulier lorsque le prêtre s'amuse à la confesser muni du marteau de la grâce), cependant âmes sensibles s'abstenir compte tenu  de l'âge et de la moralité de l'héroïne (qui juge tout de même bon de se confesser à moment donné, et répètera d'autant plus volontiers ses confessions que le prête est lui-même très accommodant). Une curiosité !

Remarquez par ailleurs plus haut la magnifique jaquette de l'une des adaptations télévisées...

L'article de Wikipedia, avis : Le Masculin Moderne, Oeil Electrique, Critiques Libres,

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286 p

Josefine Mutzenbcher, Histoire d'une fille de Vienne racontée par elle-même, 1906

15/08/2011

Challenge Halloween : il revient !

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Halloween est en train de devenir une tradition sur ce blog : en 2009 il y a eu le Bloody Swap ; en 2010 il y a eu le Challenge d'Halloween organisé avec mon amie Hilde. Cette année, nous reconduisons le challenge Halloween pour le mois d'octobre :

Du 1er octobre au 1er novembre, rejoignez-nous pour fêter ensemble Halloween en parlant livres, films, décos, petits plats, bricolage ou costumes autour de ce thème.

Deux formules au choix :

One shot : un seul billet le 31 octobre, gnark gnark gnark !

Poltergeist, esprit libre : autant de billets que vous le souhaitez au mois d'octobre.

Et si vous avez peur d'affronter les créatures de la nuit seuls, rejoignez notre train fantôme et arrêtez-vous selon vos phobies (aucune étape n'est obligatoire ; nous déconseillons les étapes nuisibles à votre équilibre mental et pouvant causer des dommages irréversibles) - quelques exemples de lectures/films sont suggérés ci-dessous :

Etape n°1, le 5 octobre 2011 : La célèbre, l'incontournable Maison hantée !

* Richard Matheson, La Maison des Damnés

* James Herbert, Le Secret de Crickley Hall (dans une vieille demeure en Angleterre)

* James Herbert, Hanté

* Anne Rivers Siddons, La maison d'à-côté

* Graham Masterton, La Maison de Chair

* Graham Masterton, Walhalla

* Shirley Jackson, Hantise : La Maison Hantée

* Dorothy Macardle, La Falaise hantée

* Jean Ray, Malpertuis

* Ellen Rimbauer, Le Journal d'Ellen Rimbauer

* Claude Lecouteux, La Maison Hantée (historique)

* Poltergeist (le film)

* Paranormal activity (film)

* JK Rowling, Le prisonier d'Azkaban

Etape n°2, le 10 octobre 2011 : l'effrayant village zombie

* David Wellington, Zombie Island

* Max Brooks, Guide de survie en territoire zombie

* Adam Selzer, J’ai embrassé un zombie (et j’ai adoré) (young adult)

* Jesse Petersen, Zombie thérapie

* Bienvenue à Zombieland (film)

* Robert Kirkman, Walking Dead

* Julien Bétan, Zombies ! (documentaire)

* Nolwenn Gouezel, Dans la peau des zombies (livre-jeux)

* Olivier Peru, Zombies (BD)

* Scoubidou sur l’île aux zombies (DA)

Etape n°3, le 15 octobre 2011 : l'inégalable Cimetière et sa Crypte !

* Joseph Sheridan Le Fanu, La Maison près du Cimetière

* Stephen King, Simetierre (roman et film)

* Sire Cédric, L’enfant des cimetières

* HP Lovecraft, L'Horreur dans le Cimetière

* Les Contes de la Crypte

* Heather Graham, La Crypte Mystérieuse

* Tony Ross, Les contes du cimetière (jeunesse)

* Neil Gaiman, L’étrange vie de Nobody Owens (jeunesse)

* Pierre Tombal (série BD)

Etape n°4, le 20 octobre 2011 : la Forêt interdite !

* Blair Witch et Blair Witch II (film)

* Promenons-nous dans les bois (film)

* Brocéliande (film)

* Carrie Ryan, La Forêt des Damnés

* R.L. Stine, La menace de la forêt, Chair de Poule N°33 (jeunesse)

* Chet Williamson, La forêt maudite

Etape n°5, le 25 octobre 2011 : la tranquillité, la quiétude de l'école, du lycée, du campus !

* Stephen King, Carrie (roman et film)

* Stephen King, Rage

* L.R. Stine, L’école hantée (jeunesse)

* The Faculty (film)

* Scream (film)

* Cursus Fatal (film)

* Mrs Tingle (film)

* Casper à l’école de la peur (DA)

* Buffy, série

* Harry Potter (livres et films)

* Dan Simmons, Nuit d'Eté

Etape n°6, le 30 octobre : l'infernal parc d'attraction, fête forraine !

* Zombillénium (BD)

* Dean R Koontz, La nuit du forain

* Destination Finale 3 (Film)

* House of fears (film)

* Scooby-Doo (film)

* Ray Bradbury, La foire des ténèbres

Pour se mettre dans l'ambiance, il suffit tout simplement d'une bonne PAL, de quelques films et d'un peu de déco !
N'hésitez pas à changer vos thèmes de Blogs pour l'occasion. Celui de Hilde sera prêt pour le 1er octobre!

Nous espérons que vous serez nombreux à vous joindre à nous, pour un one shot, ou plus si affinités :)

 

Pour partager lectures/films/liens (in)utiles et autres frayeurs : le groupe Facebook du challenge Halloween 2011 !

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10/08/2011

Fantômes victoriens, ou pas

colin_comme des fantomes.jpgComme des Fantômes constitue un recueil pour le moins atypique : présenté comme une anthologie faisant suite à la mort de Fabrice Colin (en réalité tout à fait en forme), ce livre est composé d'une série de textes très divers. Nouvelles, entretien, introductions à l'oeuvre fictive du fictif Fabrice Colin, les variantes ne manquent pas.

J'ai découvert une facette de l'auteur que je ne connaissais pas du tout et qui a éveillé ma curiosité : l'influence des auteurs anglo-saxons sur son oeuvre, son attirance pour des auteurs tels que Lovecraft et Tolkien mais aussi James Matthew Barrie, Lewis Carroll, Virginia Woolf, Kenneth Grahame, sans oublier l'illustrateur Arthur Rackham. Barrie et Carroll occupent une place particulière et reviennent à plusieurs reprises dans le cadre de récits imagés. La plupart de ces textes m'ont beaucoup intéressé, en revanche je reste dubitative quant au passage où Peter Pan se présente en fornicateur d'adolescents suicidaires.

Beaucoup de nouvelles ont le charme mystérieux des contes fantastiques, mêlant des éléments classiques à un univers plus moderne. La présentation générale ne manque pas d'originalité, ni d'humour !

Un livre étonnant, plein de surprises et de passages joliment tournés. Certains textes m'ont davantage marqué : les plus ancrés dans la fantasy me touchent moins que les allusions aux maîtres victoriens. A noter quelques nouvelles dont je garde un souvenir particulier : "Arnarstapi "(autour de l'Alice de Lewis Carroll, dont le chat laisse ses sourires partout) et "Retour aux affaires", sur un homme chargé de débarrasser les vivants des morts encombrants. Si tout ne m'a pas plu, Comme des Fantômes m'a donné envie de découvrir un peu plus l'oeuvre de Fabrice Colin, dont je ne connais pour l'instant que Les Etranges Soeurs Wilcox. Si vous souhaitez me conseiller des livres d'inspiration victorienne ou anglaise, je suis preneuse !

D'autres avis :

Le Vallon Fantastique, Cafard Cosmique, Titine, Adalana, Cachou, Les Riches Heures de Fantasia, Lire ou Mourir, True Blood Addict, Leiloone, Efelle, De l'autre côté du miroir, Thabanne, Lulu Off the Bridge, Bulle de Livre, Elbakin, Ryuuchan, Les Chroniques de l'Imaginaire, Bederom, Falaise Lynnaenne, Sherryn

Merci à Constance de Folio pour cette lecture.

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474 p

Fabrice Colin, Comme des Fantômes, 2008

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08/08/2011

Le club du suicide

stevenson_intégrale nouvelles1.jpegIl semblerait que le déclic se soit enfin produit entre Stevenson et moi, après des débuts difficiles. Le mois dernier, j'ai ouvert en frémissant Le Maître de Ballantrae, craignant de passer à côté d'un chef-d'oeuvre : je me suis régalée. C'est donc avec curiosité et une certaine gourmandise que j'ai entamé la lecture de l'intégrale des nouvelles publiées chez Phébus Libretto. Commençons par Le Club du Suicide, autre découverte extrêmement agréable... pour une nouvelle à l'humour grinçant !

Afin de se divertir lorsque l'ennui devient trop écrasant, le prince Florizel et son fidèle Géraldine se déguisent et se fondent ainsi dans les couches sociales les plus diverses, à la recherche d'expériences nouvelles et de sensations fortes. Lors d'une petite soirée de ce type, après des heures d'ennui mortel, les deux amis sont intrigués par un jeune homme qui fait le tour des occupants d'un café en leur proposant des tartes à la crème, qu'il ingurgite en cas de refus. Décidant de passer avec lui la soirée, le prince et Géraldine apprennent que, suite à un problème d'ordre sentimental, le jeune homme a décidé de mettre fin à une vie d'absurdités par un acte encore plus absurde. De fil en aiguille, il leur fait part de son adhésion à un club pour le moins particulier : le club du Suicide. Ni une, ni deux, les deux acolytes décident d'y participer ! Le principe est simple : le responsable du club tirera les cartes devant tous les membres. Celui qui recevra l'as de pique mourra le soir-même, celui qui aura l'as de trèfle sera contraint d'aider son camarade à partir.
S'ensuivent deux autres nouvelles qui semblent a priori sans aucun lien... on découvrira qu'en réalité, le prince Florizel et Géraldine traquent le truand tenant le club du suicide.

Un sujet assez morbide où un club de gentlemen s'avère être un commerce glauque. Un récit féroce et drôle qui m'a emportée de la première à la dernière ligne. A recommander chaudement pour découvrir Stevenson !

L'avis de Soukee

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Robert Louis Stevenson, Le Club du Suicide, 1882

Challenge-god save the livre.jpglogo kiltissime 09.jpgChallenge God save le livre : 12 livres lus

04/08/2011

Peter Pan dans les jardins de Kensington

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Souvenirs de promenades dans un jardin anglais...

Copyright My Lou Book (photos Juillet 2011)

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