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30/06/2011
Ils sont kiltissimes eux aussi !

J'ai repensé en cours de challenge à quelques billets écossais que j'avais publiés ici avant (il est fort possible que j'en oublie quelques-uns).
Quelques livres...
Doyle Arthur Conan, Le Pacte des Quatre : une découverte enthousiaste pour moi, énormément d'humour et, si vous hésitez encore à le lire, je vous invite à parcourir mon billet en espérant vous tenter un peu !
Munro Alice, Du Côté de Castle Rock : "L'histoire débute en Ecosse alors que les ancêtres de la narratrice vivent dans la vallée d'Ettrick, lieu ne présentant “aucun avantage” selon une description de l'époque. On découvre ainsi Will O'Phaup, qui incarne l'Ecosse férue de légendes, à travers ses prouesses improbables célèbres à l'époque et les fables que l'on raconte au sujet de ces fantômes et autres créatures étranges l'ayant hanté. Puis d'autres membres de la famille, une génération après, dont James Hogg, l'auteur des Confessions du pêcheur justifié. Cette partie (la plus courte du récit) est aussi l'occasion de croiser Thomas Boston, pasteur inquiétant incarnant le puritanisme."
Spark Muriel, Les Belles Années de Mlle Brodie :"Célèbre pour le développement de méthodes expérimentales sur des classes de primaire, Mlle Brodie avait pour but de faire de ses élèves « la crème de la crème ». Afin d'extraire le meilleur des jeunes filles dont elle avait la charge dans les années trente, cette personnalité du monde éducatif refusait d'aborder les matières traditionnellement enseignées à l'époque (arithmétique, orthographe, grammaire, histoire, etc.), leur préférant le partage d'anecdotes choisies et soigneusement développées sur sa vie intime"
Stevenson Robert Louis, Dr Jekyll & Mr Hyde : où mon histoire avec Stevenson n'a pas débuté par un coup de foudre... "Au final, si le mythe du Dr Jekyll et de Mr Hyde reste fascinant, le texte original m’a paru bien fade en comparaison de tout l’imaginaire qui l’a toujours entouré."
Stevenson Robert Louis, The Body Snatcher & other tales : où Lou confrontée pour la première fois à l'accent écossais le prend pour un accent paysan (et fait aujourd'hui son mea culpa). Quoi qu'il en soit c'est un véritable échec : "L’oncle délire sur cinq pages avec un accent de paysan (pardon pardon pardon) qui fait en moins d’un paragraphe sourciller le lecteur, qui s’accroche, s’agrippe à son livre, transpire, soupire et tourne finalement de l’œil après avoir déclaré forfait."
Stevenson, c'est un peu mon Flaubert victorien : je l'aurai un jour, je l'aurai (car il est hors de question que je m'avoue vaincue) !
Ohl Jean-Pierre, Les Maîtres de Glenmarkie : un vieux coup de coeur maintenant mais un roman que je ne peux que vous recommander encore et encore ! " Les Maîtres de Glenmarkie, livre bien trop passionnant, enflamme le lecteur qui, enfiévré, amoureux de Thomas ou Alexander ou peut-être l’autre Thomas (oui mais Ebenezer ?)… bref, fou à lier, adopte un comportement antisocial qui le pousse à : 1) rejeter des invitations ; 2) perdre tous ses amis (après la troisième lecture) ; 3) recevoir en pyjamas, peignoir (et pantoufles !) le facteur, le plombier, les témoins de Jéhovah, ce quelle que soit l’heure de la journée ; 4) se balader dans la tenue en question devant la fenêtre ouverte dans un moment d’intense concentration, perdant dès lors le peu de crédibilité qui lui restait auprès de ses voisins " Allez relire mon billet si vous hésitez encore, et surtout lisez Jean-Pierre Ohl !
Rowling J.K, Harry Potter T1 and the Sorcerer's Stone
Rowling J.K, Harry Potter T7 and the Deathly Hallows : "Ça y est je sais … comment meurt Harry Potter ! J’ai également découvert avec effroi que Ron était un traitre fini et qu’Hermione avait eu une aventure avec Fred… je sais aussi que Snape est le vrai père de Harry."

Et parce que le 25 janvier, on fête Robert Burns autour de délicieux plats écossais, au son de la cornemuse, voici un souvenir d'une soirée au Auld Alliance.

16:32 | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : challenge kiltissime, roman écossais, robert burns
29/06/2011
Une île écossaise hantée
Comme plusieurs participantes au challenge kiltissime, j'ai eu envie de relire L'Île Noire, une des aventures de Tintin que je préférais quand j'étais petite, et que j'ai dû lire un grand nombre de fois. Toutes ont trouvé l'album assez ridicule et c'est certain, il a beaucoup vieilli. Cela dit, j'ai relu avec beaucoup de plaisir cette aventure, sans doute parce qu'elle m'a rappelé la petite fille que j'étais autrefois et les séances de lecture de Tintin avec mon père.
Puisque c'est la séquence émotions, sachez que mon père avait lu la série des aventures de Tintin avant ma naissance (tous les albums ou pas, je n'en ai aucune idée !). Lorsque j'ai été en primaire, il a pris l'habitude de m'offrir des livres, souvent le samedi après mon cours de piano. Nous faisions une petite pause à la maison de la presse (quand j'habitais dans ma ville d'origine il n'y avait pas encore de vraie librairie) et en dehors des nombreux romans acquis à cette occasion, nous avons pris l'habitude de revenir régulièrement à la maison avec une BD dans notre sac... et c'est avec Tintin que nous avons commencé. Nous avons lu l'intégralité de ses aventures ensemble, puis j'en relisais à l'occasion (Le Secret de la Licorne, Les Bijoux de la Castafiore, Les 7 Boules de Cristal...). Nous avons bien lu ensuite quelques Alix et Asterix, mais c'est Tintin qui a le plus marqué mon enfance !
Aujourd'hui c'est avec un certain amusement que je relis cette aventure que j'adorais. En effet, l'histoire manque de crédibilité et ce n'est que grâce à une chance incroyable que Tintin parvient à se tirer d'affaire. Les pompiers perdent la clef de la caserne, Tintin reste à surveiller le lieu d'un crime sans se douter que ses ennemis risquent d'y revenir, les frères Dupont et Dupond sont certes stupides, mais ils ne sont finalement peut-être pas les seuls. J'avais oublié ce détail mais dans ce tome n'interviennent pas le professeur Tournesol ni le célèbre capitaine Haddock.
Cet album reste empreint d'un charme nostalgique et plaira toujours à ceux qui connaissaient déjà Tintin, mais la comparaison avec la production actuelle est tout de même assez rude : au niveau des dialogues (effectivement, comme le dit Cryssilda, chez Tintin les phrases du type "mince, mon revolver n'est pas chargé" ne manquent pas), mais aussi au niveau du graphisme, qui peut décevoir. A noter également le fait que Tintin peine à vraiment nous faire voyager (ce n'était pas le cas dans mes souvenirs), et seules les vingt dernières pages nous font vraiment sentir que nous sommes en Ecosse. Heureusement le kilt et le whisky sont là pour nous le rappeler...
La photographie ci-contre représente l'île qui aurait inspiré Hergé. C'est une photographie prise par Labastiane : je vous invite à aller sur son blog où vous trouverez d'autres photos de cette même île.
Une fois encore merci à Mélodie qui nous a donné le lien pour lire la BD en ligne : ICI

62 p
Hergé, L'Île Noire, 1937
Lu dans le cadre du challenge kiltissime et de la BD du mercredi de Mango.
13:11 Publié dans BD & Manga | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note | Tags : challenge kiltissime, kiltissime, tintin, hergé, l'île noire, tintin et l'île noire, ecosse
26/06/2011
La Terreur des Highlands
Etape 1
Suis bien arrivée. STOP. Plans top secrets en sécurité dans corsage. STOP. Amoureux secret en vue. STOP.
Etape 2
Mince, ce n'était pas la bonne enveloppe. Pars à la recherche des documents en question.
Etape 3
Compagnon de voyage démasqué et expédié dans l'au-delà (lui ai fracassé le crâne, ne pouvant pas faire usage du pistolet hors d'âge de Daddy).
Shame on me ! Avant de lancer avec Cryssilda le mois Kiltissime, je ne connaissais pas Exbrayat et n'avais pas remarqué que le film Imogène McCarthery était librement inspiré du premier roman de la série.
Imogène McCarthery travaille à Londres, à l'amirauté. Cette fille aux cheveux rouges qui frise la cinquantaine est écossaise et fière de l'être ; elle traite ainsi les Gallois de demi-civilisés, car elle a été à bonne école :
Son père décida de parachever lui-même son éducation. Pour ce, il lui enseigna qu'Adam devait être écossais, car les Ecossais constituaient le peuple le plus intelligent de la terre et le plus aimé de Dieu. Une fois ce principe bien ancré dans l'esprit de la petite, le capitaine lui affirma que, parmi les Ecossais, les habitants des Highlands formaient une classe privilégiée à laquelle ils avaient tous deux la chance d'appartenir. Leurs compatriotes vivant dans les Lowlands et les Borders étaient, certes, de bons et dignes compagnons, mais enfin il leur manquait et leur manquerait toujours cette touche de génie que le plus humble Ecossais des Hautes-Terres apporte en naissant. Quant aux Anglais, ils composaient un agrégat d'individus peu intéressants et qui ne devaient qu'à leur nombre d'avoir pris la tête du Royaume-Uni. Henry-James-Herbert tenait les Gallois pour une peuplade n'ayant pas encore atteint complètement le stade de civilisation où étaient parvenus - non sans effort - les Anglais, tandis que les Irlandais se cantonnaient au plus bas de l'échelle des valeurs britanniques. Au-delà, il y avait la mer et, derrière la mer, le monde des sauvages, quelle que soit la couleur de leur peau. Pour la fillette, ces sauvages se divisaient en tribus dont Paris, Madrid, Bruxelles, Rome se révélaient les centres principaux. (p 6)

Lorsque, à sa grande surprise, son supérieur hiérarchique lui confie une mission d'agent secret, Imogène se croit de suite investie d'une mission glorieuse et se rêve héroïne au même titre que Rob Roy. Mais elle est également incapable de garder un secret : de suite, elle parle à mots couverts de ce qui lui arrive, avant de partir pour l'Ecosse où elle devra remettre de précieux documents.
Ce roman qui tient tout autant du livre d'espionnage que du livre d'aventures met en scène les rocambolesques péripéties qui, au final, n'empêcheront pas la flamboyante Ecossaise de mener à bien sa mission.
Une excellente surprise que ce petit livre plein d'humour très agréablement écrit ! On s'attache follement à Imogène avec sa mauvaise foi, son chauvinisme excessif, ses fanfaronnades mais aussi son courage et son tempérament impétueux qui lui seront bien utiles.
Quelques faiblesses toutefois (soulignées par Manu dont je partage le ressenti) : Imogène est fleur bleue et passe son temps à penser que les hommes tombent amoureux d'elle, sans jamais remettre en question son jugement, au risque de s'exposer à de grands dangers en faisant confiance à ses ennemis... parfois, Imogène est si sotte qu'on aimerait faire un saut dans le roman et la secouer une bonne fois pour toutes !
On peut également reprocher au livre le caractère répétitif de certaines situations qui reviennent en boucle, les légères variations tenant essentiellement à la façon dont Imogène parviendra à occire le vilain.
Mais ceci n'est rien par rapport à cela et ces quelques reproches que je fais à ce roman n'ont en rien gâché ma lecture, tout à fait délicieuse ! Ce n'est qu'une première pour moi car j'entends bien retrouver Imogène, la terreur des Highlands !
Les avis de The Bursar, Sophy, Soukee, Manu

191 p
Exbrayat, Ne vous fâchez pas, Imogène !, 1962

13:08 Publié dans Littérature française et francophone, Romans policiers | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : exbrayat, ne vous fâchez pas imogene, imogene mccarthery, challenge kiltissime, ecosse, roman d'espionage
24/06/2011
Polar et brouillard écossais
Après avoir fait la rencontre de Madeleine Smith (empoisonneuse de son état), j'ai aidé l'inspecteur adjoint Rebus à résoudre une enquête car, il faut bien l'avouer, ce cher John avait bien besoin d'appui pour mettre ses idées au clair et retrouver l'assassin.
Lorsque plusieurs fillettes sont retrouvées mortes à Edimbourg, la police n'a d'autre choix que de mobiliser une grande partie de ses effectifs pour résoudre l'affaire. Parallèlement à cette enquête éprouvante qui lui prend le plus clair de son temps, Rebus reçoit des lettres menaçantes, indiquant que "les indices sont partout" et accompagnées de noeuds et de croix. Compte tenu de ce que vous découvrirez plus tard, l'amnésie de Rebus ainsi que son incapacité à faire le lien entre ces envois (qui arrivent à chaque meurtre) et son affaire sont vraiment peu crédibles. Rebus est un inspecteur adjoint consternant, à qui je voulais sans cesse recommander de modérer sa consommation d'alcool, au risque de devoir supporter un inspecteur à deux doigts du coma éthylique au 4e tome.
Mais on ne lit pas L'Etrangleur d'Edimbourg pour l'enquête ; il s'agit bien plus de goûter à l'ambiance, de se promener dans Edimbourg, que Rankin se plaît à décrire.
Edimbourg somnolait, comme elle somnolait depuis des siècles. On trouvait bien quelques fantômes dans les passages pavés et les cages d'escaliers tortueuses des immeubles d'Old Town. Mais c'étaient là des fantômes des Lumières, éduqués et respectueux. Pas le genre à surgir des ténèbres, une cordelette à la main. (p 52)
Le trajet entre son appartement de Marchmont et la bibliothèque pouvait être une promenade des plus agréables, au coeur des plus beaux fleurons d'Edimbourg. Il traversa The Meadows, un vaste espace vert, avec en ligne de mire à l'horizon l'imposante forteresse grise et son drapeau qui flottait dans la bruine au-dessus des remparts. Il passa devant la Royal Infirmary, qui gardait la mémoire de tant de découvertes et d'illustres personnages, devant une partie de l'université et devant le cimetière de Greyfriars Kirk et sa petite statue de bobby. Depuis combien d'années le petit chien veillait-il sur la tombe de son maître ? (p 266)
Comme Titine l'a dit avant moi, Rebus est un lecteur lui aussi, d'où des allusions à quelques grands maîtres de la littérature, en particulier Dostoievski et Crime et Châtiment.
Ce roman assez court est très plaisant à lire, le personnage principal fort sympathique (même s'il vole des petits pains dans la rue, petit chenapan !) et si vous aimez le brouillard, le curry de provenance douteuse et la bière, vous serez dans votre élément ! Mon seul regret concerne le style car, sans écrire à la truelle, Rankin ne se prive pas de petites phrases qui ont un certain air de cliché :
La bibliothèque sentait les vieux livres, l'humidité, le cuivre et la cire. Mais, dans ses narines, Rebus ne percevait qu'une seule odeur, l'odeur de l'affrontement, et jamais il ne s'en déferait. (p 270)
Malgré quelques bémols, vous aurez compris que je renouvellerai l'expérience Rankin !
La photo a été prise par le Baron Chelli.

286 p
Ian Rankin, L'Etrangleur d'Edimbourg, 1987

Challenge God save le livre : 9 livres lus (Catégorie Prince William : 10 livres lus)

15:46 Publié dans Littérature anglo-saxonne | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : ian rankin, l'étrangleur d'edimbourg, polar, polar écossais, roman écossais, edimbourg, challenge kiltissime
22/06/2011
A Scottish 'Treasury of Victorian murder'
Je profite une fois encore du mois kiltissime pour faire sortir de ma bibliothèque un livre qui y traînait depuis quelques mois. En l'occurence, il s'agit cette fois-ci d'une bande dessinée en noir et blanc issue de la série A Treasure of Victorian Murder de Rick Geary : The Case of Madeleine Smith.
Qui est donc cette charmante jeune femme servant un délicieux chocolat sur la couverture du livre (tandis que je savoure un thé Paul & Virgine) ?
Madeleine Smith est, vous vous en doutez déjà, accusée d'avoir empoisonné quelqu'un. Mais qui donc ?
Née en 1836, la jeune femme est issue des classes supérieures de Glasgow. Après avoir parfait son éducation à Londres dans une maison pour jeunes filles respectables, dans le but évident de faire un beau mariage et une bonne maîtresse de maison (selon la mode en vigueur à l'époque), Madeleine revient à Glasgow. Nous sommes en 1855. Au cours d'une promenade, elle rencontre Emile L'Anglier, né à Jersey, avec qui le coup de foudre semble immédiat. Les deux jeunes gens finissent par être présentés : L'Anglier accompagne Madeleine et sa soeur lors de promenades et, petit à petit, s'engage entre Madeleine et lui une correspondance d'environ 200 lettres de Madeleine (aucune information quant à celles de L'Anglier) qui atteste de leur relation. Tous deux se déclarent mari et femme sans pour autant mettre leurs plans à exécution. Le père ayant vent de l'histoire par la petite soeur de Madeleine, la jeune fille se voit interdire tout contact avec L'Anglier. Bien entendu, la correspondance et les rencontres secrètes se poursuivent. Smith et L'Anglier consomment leur relation à une occasion, ce qui est source de culpabilité chez L'Anglier, bien décidé à se racheter.
Peu à peu, Madeleine se détache d'Emile et cherche à rompre avec lui. Elle a en effet été présentée à un parti avantageux et tout laisse à penser que les fiançailles sont imminentes. L'Anglier ne l'entend pas de cette façon et considère toujours Madeleine comme sa promise. A noter que le jeune homme avait apparemment des tendances suicidaires avant de la rencontrer, et qu'il avait vécu une longue suite de romances finalement déçues (ce qui ne semble pas étonnant compte tenu des informations qui suivent).
Au bout d'un certain temps, Emile est pris de violentes crises : maux d'estomac, fièvre... ces attaques violentes le laissent très affaibli. Il semble se rétablir quelque peu lorsque les circonstances l'éloignent de Madeleine, mais une nouvelle rencontre est suivie d'une rechute. Il ouvre un journal (dont l'authenticité n'a pas été prouvée lors du jugement) et évoque la relation entre ses rencontres avec Madeleine et ses crises. Selon son amie Mme Perry, qui témoignera au tribunal, L'Anglier aurait jugé plausible un empoisonnement par Madeleine, qui lui sert de temps en temps du chocolat dans la rue depuis sa fenêtre, lorsqu'il vient lui rendre visite.
Emile décède et, une fois sa correspondance retrouvée, Madeleine est arrêtée et conduite à Edimbourg où a lieu le procès. Les lettres d'Emile n'ont pas été retrouvées et Madeleine demandait à son prétendant de détruire les lettres qu'elle-même lui adressait. Dans les derniers temps, elle lui demandait instamment de ne pas ruiner son honneur en dévoilant à son père leur histoire.
Le procès fait grand bruit, et beaucoup sont prêts à payer une guinée pour voir Madeleine qui, dans l'ensemble, recueille la sympathie du public. Finalement, suite à la plaidoirie de son avocat (qui met en avant l'absence de preuves et le fait que Madeleine voulait que ses lettres ne soient pas retrouvées, ce qui était incompatible avec le meurtre de L'Anglier qui les rendrait forcément publiques), Madeleine est acquittée, jugée non coupable de tentative de meurtre et, quant au meurtre lui-même, il n'est pas prouvé aux yeux du juré (qui rend la décision "not proven"). Pourtant, Madeleine avait acheté par trois fois de l'arsenic avant le décès de L'Anglier, pour se débarrasser de vermine et de rats selon elle (mais quelle fille aînée de bonne famille serait chargée de s'occuper des invasions d'animaux nuisibles dans la demeure familiale ? J'ai personnellement bien du mal à le croire).
Madeleine quitte l'Ecosse pour Londres avec un frère dont elle est proche. Elle finit par se remarier et vit à Bloomsbury, dans un cercle actif où l'élite intellectuelle de l'époque se rencontre régulièrement pour débattre. Elle connaissait les préraphaélites et aurait servi de modèle à Rossetti. George Bernard Shaw dit d'elle n'avait rien de sinistre et qu'il acceptait son café sans ressentir d'effets secondaires !
Son mari la quitte. Elle se retire à Leek, où elle passe pour une excentrique, avant de rejoindre son fils à New York. Elle a 80 ans mais ne fait pas son âge et épouse un homme d'une soixantaine d'années qui décèdera avant elle. Curieusement, lorsqu'elle décède à l'âge de 92 ans, son certificat de décès indique seulement l'âge de 64 ans. Elle est enterrée dans l'état de New York.
En 1950, l'histoire de Madeleine Smith a été portée à l'écran par David Lean. Voici un lien vers un avis sur ce film que j'aimerais voir si je parviens à le trouver.
Voici également un article intéressant concernant cette affaire renvoyant également vers d'autres liens (l'auteur de l'article est aussi celui du livre ci-dessous). Pour les challengers du mois kiltissime, à noter que ce site s'intitule Books from Scotland.

Ici un extrait d'un article de Marion Arnott sur le livre de Douglas Mac Gowan - article détaillé que je vous invite à lire : "L’Anglier was a demanding and bullying lover – he decided what clothes she should wear, whom she could speak to, where she should go (she had to plead with him to allow her to walk with her own brother in Sauchiehall Street). He constantly criticised her behaviour; her supposed lack of feminine accomplishments is compared unfavourably to those of his other female acquaintances. Madeleine’s letters refer to these admonishments constantly. She seeks approval constantly." (Visiblement dangereux et névrosé, Emile aurait-il pu écrire son journal tout en s'empoisonnant volontairement pour faire payer à Madeleine son éloignement ?)
Alors, à votre avis : guilty ? Not guilty ?
Voilà pour le cas Smith. Quant à la bande-dessinée, elle est à mon sens très intéressante : je m'attendais à un récit quelque peu "brodé" autour du cas, avec des effets de suspense, or il n'en est rien. C'est un récit très factuel, une bande-dessinée descriptive qui offre une vue d'ensemble au profane : principaux événements et protagonistes, historique des faits, déroulement du procès, conclusion. A noter toutefois que Geary fait à peine allusion au comportement pressant de L'Anglier relaté plus haut : hormis quelques allusions je n'avais pas forcément l'impression que L'Anglier était un personnage aussi malsain et obsédé par son histoire avec Madeleine, mais plutôt un amoureux effectivement très présent jouant à tort le rôle du patriarche qu'il n'était pas. Enfin, le graphisme est soigné et m'a plu, hormis L'Anglier dont le portrait est peu flatteur et peu ressemblant. En tout cas, cela m'a donné envie de poursuivre ma lecture de la série A Treasury of Victorian Murder.

80 p
Rick Geary, The Case of Madeleine Smith, 2006
Une lecture kiltissime qui est aussi ma première participation à la BD du mercredi de Mango.
15:21 Publié dans BD & Manga | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note | Tags : écosse, challenge kiltissime, glasgow, the case of madeleine smith, madeleine smith, rick geary, a treasury of victorian murder
20/06/2011
Coup de foudre en Ecosse
Lorsque mon cher et tendre a commencé à rire en voyant mon livre de chevet, je me suis dit que c'était une manifestation curieuse de sa part, lui qui, bien souvent, ne prête pas vraiment attention à mes lectures. Lorsqu'il m'a dit "quoi ? tu lis Rosamunde Pilcher (en prononçant le nom à l'allemande) ? Oh non toutes les séries pour mamies qui passent à la télé en Allemagne sont tirées d'histoires de Rosamunde Pilcher" (mais il a tout de même découvert grâce à moi que non, la dame en question n'était pas allemande).
A vrai dire, j'ai acheté ce livre complètement par hasard, parce qu'il se passait en Ecosse.
Premières pages du roman. Caroline prend un long bain avant de prendre part à regret à une soirée mondaine organisée par Diana, sa belle-mère. Diana qui est mariée à Shaun, un ancien amour, qui n'est pas le père de Caroline, décédé dans les îles grecques où ils vivaient avant. Caroline retrouvera notamment à cette soirée Hugh, le frère de Diana, sa belle-mère. Hugh qui est aussi son fiancé (enfin ce n'est qu'un détail puisqu'elle le plaque en cours de roman alors vraiment, je complique les choses, je l'avoue).
Caroline est donc sur le point de se marier, tandis que sa belle-mère et le nouvel époux de celle-ci (qui n'est ceci dit pas techniquement parlant le beau-père de Caroline) prévoient de s'installer au Canada et d'emmener avec eux le petit frère de Caroline (qui n'est pas non plus le fils de Diana). Le frère ne voulant pas partir, il persuade Caroline de l'emmener en Ecosse où se trouve leur frère aîné (de retour d'Inde où il était parti faire de la méditation).
Bien entendu, Caroline rencontrera un bel Ecossais et là, je ne vous en dis pas plus car je ne voudrais pas mettre un terme à ce suspense insoutenable.
Sachez tout de même que, lors de la première soirée, Caroline revoit Elaine, meilleure amie de Diana (amie qu'elle ne supporte pas, au passage). Elaine lui parle de sa fille parfaite, Liz, qui vient de subir une terrible perte à travers la mort d'un ami de longue date en Ecosse. Lorsque Caroline se rend en Ecosse, elle aura bien entendu un accident de voiture à l'entrée de la propriété du frère de l'homme décédé. Et Caroline rencontrera Liz en Ecosse.
Quant à Liz, lorsque sa mère l'appelle suite à l'enterrement, ça donne à peu près ça :
"Ma chérie, ça va ? (inquiète)
- Mais oui, absolument ! C'est magnifique, je m'éclate ! (enthousiaste)
- Mais... et l'enterrement ? (étonnée)
- Ah oui, l'enterrement (subitement affectée)... parfaitement affreux... mais Oliver était là (de nouveau enjouée) !
- Mais, ma chérie, alors c'est Oliver que tu... ? Mais j'avais toujours pensé que c'était son frère qui...
- Eh bien non maman, c'est Oliver ! Il reste deux semaines en Ecosse, je suis si heureuse !"
Au final, Neige en avril est un mélange de Barbara Pym sans humour et de Danielle Steel, ayant Londres puis principalement l'Ecosse pour cadre. On y apprend qu'en Ecosse il fait un temps pourri, et ça c'est utile. On y apprend même qu'il neige en avril (et ça tombe bien, sinon Caroline n'aurait pas eu d'accident et n'aurait pas rencontré Oliver et n'aurait pas quitté Hugh et n'aurait pas damé le pion à cette pimbêche de Liz). Et même si tout ce que j'ai pu dire vous a dissuadés, sachez que j'ai décidé de lire Les pêcheurs de coquillages (car j'ai acheté ses livres dans un format 2 en 1), roman qui va traiter de l'héritage d'un tableau victorien (et façon Danielle Steel-Pym, je demande à voir !). Car je ne peux pas résister à l'appel du mot victorien, cette faiblesse me perdra. Have fun !
L'avis de Fondantochocolat sur plusieurs romans de Rosamund Pilcher.
Lu dans le cadre du challenge Kiltissime organisé avec Cryssilda.

202 p
Rosamunde Pilcher, Neige en avril, 1976

Challenge God save le livre : 8 livres lus (Catégorie Prince William)

20:10 Publié dans Littérature anglo-saxonne | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note | Tags : rosamunde pilcher, neige en avril, écosse, challenge kiltissime
18/06/2011
Robert Louis, mon ami...
J'ai beau particulièrement aimer les auteurs du XIXe, plus encore lorsqu'ils sont anglo-saxons, je peine à apprécier les textes de Stevenson, tout en étant convaincue de passer à côté d'un auteur incontournable. Je profite donc du "mois écossais" pour lire à nouveau cet auteur en espérant enfin me laisser séduire - d'autant plus que je l'ai lu il y a quelques années déjà. Après l'avoir lu Stevenson en anglais, c'est avec une traduction de The Bottle Imp (La Bouteille endiablée) que je reprends mes lectures... un texte qui me disait quelque chose : et pour cause, je l'avais déjà lu en anglais ! J'avais oublié de nombreux détails mais l'histoire me semblait tout de même familière : j'ai d'abord pensé confrondre avec un autre texte traitant du même thème "classique" qui évoque Faust, mais après vérification, il n'en était rien !
Kéaoué fait la rencontre d'un homme vivant dans une maison magnifique. L'homme semble pourtant abattu : il doit sa richesse à une bouteille dans laquelle vit un diable. Une bouteille qu'il doit revendre à un prix inférieur au prix d'achat sous peine de perdre son âme. Kéaoué la lui rachète puis se fait construire une maison suite au décès de proches parents et donc, d'un héritage imprévu. Il pense pouvoir se défaire facilement de la bouteille mais se voit contraint de la racheter pour des raisons que je ne préciserai pas car je ne voudrais bien entendu pas mettre fin au suspense. S'ensuivent de nombreux rebondissements, la bouteille passant de maître en maître et son prix chutant à chaque fois.
Un conte qui se lit facilement mais qui ne m'a pas fait grande impression malgré tout. Je reste herméthique à certains passages tels que ceux-ci :
C'est ainsi que Kéoué fit sa cour ; les choses avaient été rapides; mais ainsi va la flèche, et la balle de fusil plus vite encore, et pourtant l'une et l'autre peuvent atteindre la cible. (p47)
"Me voici maintenant au pinacle, se dit-il. La vie ne peut pas être meilleure. C'est ici la cime de la montagne et tout autour de moi dégringole vers le pire. Pour la première fois, je vais illuminer les salles et me baigner dans ma belle baignoire à eau chaude et froide et dormir seul dans le lit de ma chambre nuptiale". (p48)
Malgré tout, j'ai passé un moment agréable en lisant ce récit reprenant le thème classique du pacte avec le diable en l'inscrivant dans un cadre nouveau, Hawaï. Si j'ai trouvé certaines ficelles un peu grosses et ai regretté le peu d'intérêt que je portais à Kéaoué (parfois antipathique), j'ai goûté le rebondissement final, assez inattendu. J'aurais aimé savoir apprécier davantage ce texte et faire davantage honneur aux talents de conteur de Stevenson mais cette lecture m'a laissée assez indifférente, sans vraiment me déplaire pour autant. J'entends bien me rattraper avec Le Maître de Ballantrae, que je compte lire ce mois-ci.

93 p
Robert Louis Stevenson, La Bouteille endiablée, 1891

Challenge God Save the livre de Passion livre: 7 livres lus... catégorie Prince William (10 livres lus). 
10:02 Publié dans Littérature anglo-saxonne | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : stevenson, challenge kiltissime, écosse, roman écossais, la bouteille endiablée, éditions phébus
16/06/2011
Trop de raison - et c'est l'extrême folie
Tiens, tiens, voilà un livre qui devait traîner depuis deux ans dans ma bibliothèque, qui avait vraiment suscité ma curiosité quand il était sorti en poche, puis que j'avais remarquablement négligé. Et mal m'en a pris car, amis lecteurs, ce roman est un petit bijou que je ne peux que vous recommander. Il s'agit d'une de mes meilleures surprises de ces derniers mois en matière de littérature anglo-saxonne, mon pếché mignon.
Edimbourg, de nos jours. Iris tient une boutique de vêtements d'occasion, vit dans un petit appartement situé dans l'ancienne maison de sa grand-mère, depuis scindée en plusieurs logements. Iris a un amant mais est amoureuse d'Alex, son "presque" frère, le fils de son ex-beau-père. Sa vie se complique un peu plus lorsqu'elle reçoit l'appel d'un asile sur le point de fermer ses portes : on lui annonce qu'elle a une grand-tante (première nouvelle) enfermée à l'asile (une nouvelle de plus ou de moins...). D'abord méfiante, Iris va se prendre d'intérêt pour Esme, cette parente récemment rencontrée. C'est ainsi que l'histoire d'Esme est dévoilée petit à petit, grâce à la petite enquête menée par Iris, les pensées chaotiques d'Esme et les réminiscences de sa soeur souffrant d'alzheimer.
Enfermée depuis son adolescence, Esme a passé sa vie dans cet hôpital psychiatrique lugubre qui n'a malheureusement rien à envier aux asiles victoriens de si triste réputation. Enfermée parce qu'elle était un peu originale et se souciait peu des conventions, Esme fait partie de ces filles écartées facilement à l'aide d'un médecin par des familles peu désireuses de s'encombrer de femmes trop indépendantes pour ne pas sembler dangereuses.
Ce récit extrêmement bien construit croise les pensées et expériences de plusieurs personnages et ne dévoile le fin mot de l'histoire qu'à la fin (même si le doute plane bien avant), tenant ainsi le lecteur en haleine. Une réussite sur le plan romanesque, certes, mais pas seulement. S'ajoute à cela l'éclairage porté sur une époque : le début du XXe, la transition poussive vers la modernité dans une famille encore marquée par les codes victoriens, la condition féminine ; c'est aussi le portrait d'une famille écossaise ayant vécu des années en Inde et devant se réadapter à une vie bien différente en retrouvant la mère patrie - les enfants n'étant pas épargnés par les quolibets à leur retour.
Un roman tout en finesse qui traverse le XXe siècle en dressant le portrait de deux femmes de caractère, libres à leur façon (car pour Esme, les années d'enfermement n'ont finalement fait qu'exacerber sa tendance à s'évader grâce à une imagination fertile).

Et en repensant à cette lecture, je fais un rapprochement avec une de mes lectures en cours, L'Homme qui prenait sa femme pour un chapeau d'Oliver Sacks (un billet ici, où j'ai également repris l'illustration), livre extrêmement intéressant portant sur les comportements étranges observés par un médecin, cas illustrant les liens étroits entre neurologie et psychiatrie.
Lu dans le cadre du challenge Kiltissime organisé avec Cryssilda, qui commence aujourd'hui et prendra fin le 15 juillet.
La première photo est celle d'un asile psychiatrique russe abandonné, issu de ce site sur lequel figurent de nombreuses photos du lieu (y compris des photos d'intérieur).
La deuxième est celle de Bass Rock (évoqué dans le roman) et provient de ce site.
Titre extrait d'un poème d'Emily Dickinson.

232 p
Maggie O'Farrell, L'Etrange disparition d'Esme Lennox, 2006

Challenge God Save the livre de Passion livre: 6 livres lus... Après avoir atteint la catégorie Prince Charles (5 livres lus), j'entame la catégorie Prince William (10 livres lus).

00:29 Publié dans Littérature anglo-saxonne | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note | Tags : maggie o'farrell, l'étrange disparition d'esme lennox, ecosse, xixe, roman irlandais, grande-bretagne, roman britanique
15/06/2011
Le mois kiltissime : le recap

JOUR 1 (15 juin)
- Laure : Fantômes d'Ecosse et autres histoires de Claudine Glot
- Nathalie : Ossian
- Syl : Jack et la sorcière de mer et autres contes d'Ecosse de Fiona MacLeod
- The Bursar a fait un voyage délirant avec Imogène est de retour de Exbrayat
JOUR 2 (16 juin)
- Mélodie, Pascale et Titine ont lu L'étrangleur d'Edimbourg de Ian Rankin, pour une première lecture commune kiltissime
- FondantOchoclat nous annonce ses lectures et nous fait un récap' de ses lectures écossaises passées
- Schlabaya : Yoko Tsuno, la proie et l'ombre de Roger Leloup (BD)
- Cryssilda : nous invite au voyage en parlant de Saint Kilda
- Lou : je vous entraîne dans Edimbourg à la rencontre d'une femme ayant été enfermée toute sa vie dans un asile, avec L'étrange disparition d'Esme Lennox de Maggie O'Farrell
- Isil : fait de Jules Verne son Ecossais du jour dans sa citation du jeudi
- Yueyin a une pensée émue pour Walter Scott dans sa citation du jeudi
- The Bursar : San-Antonio chez les Mac
JOUR 3 (17 juin)
- FondantOchocolat nous fait partager son voyage en Écosse
- Sabbio et Cryssilda ont lu A Working Mother d'Agnes Owens en LC Kilittisme
- Laure me tente diablement avec ses Les petites fées de New York de Martin Millar
- Nathalie nous parle de peintures inspirées par Ossian
- Niki présente quelques photos de son voyage en Ecosse en 2007 (pour une mise en bouche), ainsi qu'une aquarelle qu'il lui a inspirée
- Perrine elle aussi nous présente les photos très tentantes d'un voyage en Ecosse, fait l'an dernier
- Mélodie part à l'aventure avec Tintin et l'Île Noire
- The Bursar consacre un billet à Ewan dans The Ghostwriter
JOUR 4 (18 juin)
- Lou : Je lutte contre de vieux démons avec La Bouteille endiablée de Robert Louis Stevenson
- Pascale nous fait découvrir les Hébrides extérieures
- FondantOchocolat a lu 44, Scotland Street d'Alexander McCall Smith
- Cryssilda nous donne une fois de plus très envie d'aller à Arran
- Mélodie nous présente ses premiers pas en Ecosse
- The Bursar a vu Doomsday.
JOUR 5 (19 juin)
- Pascale nous présente sa cornemuse écossaise
- Hérisson nous apprend à faire le Cullen Skink (soupe écossaise)
- Cryssilda a revu Trainspotting avec son Ewan
- YueYin nous donne envie de lire Un Bûcher sous la Neige
- Tortoise se fait une petite mise en jambe écossaise
JOUR 6 (20 juin)
- Cryssilda a accompagné Tintin sur l'Île noire
- Lou : J'ai passé un moment glamour avec Neige en Avril de Rosamunde Pilcher
- Isil nartage avec nous son voyage à New Lanark
- Pascale a fait un saut dans le passé en regardant Rob Roy
- Mélodie a touché le fond de l'enfer avec Ian Rankin
- FondantOchocolat nous confirme que lundi, c'est Rob Roy et nous le présente
- Syl nous fait saliver avec ses petites gourmandises écossaises
- Maribel a rencontré J.K. Rowling grâce à Lindsey Fraser (et oui, la maman d'Harry Potter est écossaise!)
JOUR 7 (21 juin)
- FondantOchocolat a passé du temps à Glasgow avec le film Dear Frankie
- Cryssilda : J'ai retrouvé Rebus et ses Cicatrices avec Ian Rankin
- Titine nous présente son Nain noir de Walter Scott, tant attendu !
- Pimpi a succombé au Bûcher sous la neige de Susan Fletcher à son tour
- Mélodie nous titille les papilles avec sa recette des scones
JOUR 8 (22 juin)
- FondantOchocolat nous dresse un petit portrait de Flora MacLeod
- Pascale a découvert Les empreintes du diable de John Burnside avec enchantement
- Mélodie a découvert Les empreintes du diable de John Burnside avec moins d'enchantement
- Yueyin a bu du Whisky à gogo avec Sir Compton MacKenzie
- Lou : j'ai fait la rencontre de Madeleine Smith, accusée d'avoir empoisonné son cher et tendre
- Cryssilda a vu Local Hero, film qui parle de businessmen, de mouettes et de mer, d'après la jaquette !
JOUR 9 (23 juin)
- Laure a lu Kalix, la loup-garou solitaire de Martin Millar
- Pascale est partie à Kintail, a gravi les Five Sisters et nous fait rêver
- Cryssilda nous présente One City, un recueil de nouvelles qui rassemble Alexander McCall Smith, Irvine Welsh et Ian Rankin (Préface de J.K. Rowling)
- Perrine a lu un magnifique roman, Les maîtres de Glenmarkie de Jean-Pierre Ohl
JOUR 10 (24 juin)
- Pascale nous présente l'ennemi numéro 1 des randonneurs, Le midge !
- Tortoise est allée à son tour sur L'île noire
- Lou : je me suis plongée moi aussi dans l'univers de Ian Rankin avec L'étrangleur d'Edinbourg
- Cryssilda a laissé la place à John-Erich Nielsen qui nous parle des Five Sisters
JOUR 11 (25 juin)
- Isil a lu le Sherlock Holmes que j'envisage de lire : Une étude en rouge d'Arthur Conan Doyle
- Pascale illumine notre samedi en musique avec Julie Fowlis
- Perrine nous parle de la plus écossaise des pièces de Shakespeare : Macbeth
- Cryssilda a eu un coup de coeur (et une petite larme) pour The Nipper de Charlie Mitchell
JOUR 12 (26 juin)
- Pascale et Mélodie fréquentent Robert Louis et lisent L'Île au Trésor
- The Bursar a lu The Harper's Quine
- Lou : j'étais en mission secrète à Callander et j'ai lu Ne vous fâchez pas, Imogène !
- Tortoise a lu Les Petites Fées de New York
- Fondantochocolat a rencontré Une Servante Insoumise
- Cryssilda : laisse la parole à John Crosbie pour une très belle évocation de Old Man of Storr
- Maeve a lu 44 Scotland Street
- Maggie a rencontré Rebus et le loup-garou de Londres
JOUR 13 (27 juin)
- Cryssilda a lu Crimespotting
- Titine a elle aussi fait un tour au 44 Scotland Street
- Lau a lu Thomas le Rimeur
JOUR 14 (28 juin)
- Syl partage avec nous ses photos de 1981, jupe écossaise à l'appui !
- Titine a elle aussi fait un tour au 44 Scotland Street
- Maeve a vu à son tour Rob Roy
- Pascale nous fait découvrir l'île de Skye
- Isil n'a pas vraiment aimé lire Oeuvres complètes d'Ossian mais nous fait bien rire
JOUR 15 (29 juin)
- Lou : j'ai à mon tour pris une barque pour rejoindre l'île noire avec Tintin
- Nathalie nous donne la recette de la panse de brebis farcie
- Syl a beaucoup rougi en lisant le pacte de McKeltar
- Cryssilda a lu Girl Meets Boy
- Pascale a dansé avec les Red Hot Chili Pipers (dont j'adore le nom)
- YueYin a lu Une question d'attitude d'Alexander McCall Smith
- Sharon a lu Mme Ramotswe détective, du même auteur
JOUR 16 (30 juin)
- Lou : j'ai fait un récap de mes lectures écossaises antérieures au challenge et remis le lien vers mon compte-rendu d'une soirée Robert Burns
- Pascale nous présente un repas écossais fait maison... miam !
- Mélodie partage avec nous un mariage écossais
JOUR 17 (1er juillet)
- Sharon a vu le film Imogène McCarthery
JOUR 18 (2 juillet)
- Pascale a lu Lover Over Scotland d' Alexander McCall Smith
- Titine a lu La Magicienne de notre ami Robert Louis Stevenson
- Sharon a lu Encore vous Imogène !
- Maeve a quant à elle vu le film Imogène McCarthery
JOUR 19 (3 juillet)
- Lou : j'ai survécu à une attaque de zombies à Edimbourg en lisant The Pale Hands (Doctor Who)
- Mélodie a lu les Contes du Korrigan (BD)
- Schlabaya a elle aussi vu le film Imogène McCarthery
- Pascale nous présente en photos Glen Affric et ses environs
JOUR 20 (4 juillet)
- Maeve a vu Trainspotting
- Schlabaya a lu Enlevé ! de Stevenson
JOUR 21 (5 juillet)
- Stephie a lu le Trésor des Highlands de May McGoldrick
- The Bursar a lu Embalming, un manga se passant en Ecosse
- Mélodie était en route pour les Highlands avec la BD La proie et l'ombre
JOUR 22 (6 juillet)
- Rachel a apprécié Les choses s'arrangent mais ça ne va pas mieux de Kate Atkinson
- Cryssilda a partagé à son tour un très bon repas écossais
- Nathalie a commencé à lire l'intégrale des nouvelles de Stevenson
- Schlabaya a lu Alice en Ecosse de Caroline Quine
- Pascale a lu Ivanhoé de Walter Scott
- Maeve a elle aussi fait la connaissance de l'Etrangleur d'Edimbourg avec Ian Rankin
JOUR 23 (7 juillet)
- Pascale nous donne envie de prendre part aux Scottish dances
JOUR 24 (8 juillet)
- Cryssilda a lu et n'a pas aimé The Prime of miss Jean Brodie de Muriel Spark
- Schlabaya a lu La Bouteille endiablée (et l'a plus apprécié que moi)
JOUR 25 (9 juillet)
- Lou : j'ai enfin parlé du film Imogène McCarthery !
- Schlabaya a à son tour fait un tour sur l'Île Noire de Tintin
- Pascale nous parle groupe Clanadonia
- The Bursar a fait un peu de Sunday Philosophy avec Alexander McCall Smith
JOUR 26 (10 juillet)
- Cryssilda a lu une histoire de vampires comprenant un écossais, Les Vestiges de l'Aube
- Schlabaya a lu Un métier de fantôme de Hubert Monteilhet
- Pascale a lu The World According to Bertie d'Alexander McCall Smith
- Alice a lu Trainspotting d'Irvine Welsh
JOUR 27 (11 juillet)
- Alice a lu Jack et la sorcière de mer et autres contes écossais de Fiona McLeod
- Lou : j'ai regardé Finding Neverland, un film sur James Matthew Barrie
- Sharon a lu Le Carnet Noir de Ian Rankin
- The Bursar a rencontré des Men in Kilts
JOUR 28 (12 juillet)
- The Bursar a regardé un épisode de Chapeau melon et bottes de cuir en kilt
- Titine a lu Le pacte des quatre d'Arthur Conan Doyle
- Pascale nous faire revivre The gathering of the clans auquel elle a assisté à Edinburgh en 2009
- Maribel a lu La fille du Pasteur Cullen, tome 1 de Sonia Marmen
JOUR 29 (13 juillet)
JOUR 30 (14 juillet)
- Maeve a lu Edinburgh Express d'Alexander McCall Smith
- Pascale nous amène avec elle aux Shetlands
- Alice a lu La maison muette de John Burnside
JOUR 31 (15 juillet)
- The Bursar a lu le quatrième tome de Imogène
- Pascale nous présente la deuxième partie de son voyage aux Shetlands
- Stéphie a lu 44 Scotland Street d'Alexander McCall Smith
- Titine a lu L'étrange disparition d'Esme Lennox de Maggie O'Farrel
- Lou : j'ai lu Le maître de Ballantrae de Robert Louis Stevenson (Cryssilda admire:))
JOUR 32 (16 juillet)
- The Bursar a lu Whisky à gogo de Sir Compton McKenzie
JOUR 33 (17 juillet)
- Sharon a lu Les Indes noires de Jules Verne
JOUR 35 (19 juillet)
- Cryssilda a regardé Petits meurtres en amis de Dany Boyle
- Claire nous parle de Hogmanay, la cérémonie du nouvel an écossais
JOUR 36 (20 juillet)
- Mélodie a à son tour dévoré L'étrange disparition d'Esme Lennox de Maggie O'Farrel
JOUR 37 (21 juillet)
-
The Bursar a eu un gros coup de coeur en lisant Flashman, hussard de sa majesté de George McDonald Fraser
-
Mélodie a lu Mr Doyle and Dr Bell de Howard Engel
JOUR 38 (22 juillet)
-
Schlabaya a lu La chaussée des Merry Men de Robert Louis Stevenson
JOUR 39 (23 juillet)
JOUR 40 (24 juillet)
JOUR 41 (25 juillet)
-
Pimpi a lu Vampire Mine
- Hérisson est partie avec Alice en Ecosse
JOUR 42 (26 juillet)
JOUR 43 (27 juillet)
- Schlabaya a lu le Pavillon dans les Dunesde Stevenson
JOUR 44 (28 juillet)
JOUR 45 (29 juillet)
JOUR 46 (30 juillet)
JOUR 47 (31 juillet)
JOUR 48 (1er août)
- Maeve nous parle de l'île d'Iona
JOUR 49 (2 août)
JOUR 50 (3 août)
- Cryssilda suit une nouvelle enquête de Rankin dans Tooth and Nail
- Melodie aussi !
JOUR 51 (4 août)
-
Lou : j'ai rencontré Peter Pan dans les jardins de Kensington
- Tortoise a enfin lu Trainspotting
- Maeve a elle aussi Rankin, et sa Colline des Chagrins
- Schlabaya a lu La Disparue de Noël d'Anne Perry
JOUR 52 (5 août)
-
Sharon a touché Le Fond de l'Enfer avec Ian Rankin
JOUR 53 (6 août)
JOUR 54 (7 août)
JOUR 55 (8 août)
-
Lou : j'ai passé une soirée au Club de Suicide avec Stevenson


22:46 Publié dans For kids and kidults ! | Lien permanent | Commentaires (42) | Envoyer cette note | Tags : ecosse, challengee kiltissime
Êtes-vous kiltissime ?

Nous, on sait que vous l'êtes. C'est pourquoi Cryssilda et moi avons décidé de vous inviter pour un voyage en Ecosse du 15 juin au 15 juillet.
Pour participer, c'est tout simple : vous écrivez un, deux ou cinquante billets (selon l'inspiration et l'envie du moment) en rapport avec l'Ecosse. Films et romans écossais ou se passant en Ecosse, photos de voyage, coups de coeur écossais, votre recette maison du haggish... partagez avec nous vos goûts et découvertes pour une invitation au voyage.
Ensuite, pensez à laisser un petit mot sur ce blog - dans l'idéal à la suite de ce billet - et chez Cryssilda. Nous ferons un billet récapitulatif à la fin du mois écossais.
Les logos sont tous là, au cas où vous auriez perdu un kilt en route.
Il ne vous reste plus qu'à sortir le kilt de votre choix de votre garde-robe pour embarquer !

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