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30/06/2011

Ils sont kiltissimes eux aussi !

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J'ai repensé en cours de challenge à quelques billets écossais que j'avais publiés ici avant (il est fort possible que j'en oublie quelques-uns).

Quelques livres...

Doyle Arthur Conan, Le Pacte des Quatre : une découverte enthousiaste pour moi, énormément d'humour et, si vous hésitez encore à le lire, je vous invite à parcourir mon billet en espérant vous tenter un peu !

Munro Alice, Du Côté de Castle Rock : "L'histoire débute en Ecosse alors que les ancêtres de la narratrice vivent dans la vallée d'Ettrick, lieu ne présentant “aucun avantage” selon une description de l'époque. On découvre ainsi Will O'Phaup, qui incarne l'Ecosse férue de légendes, à travers ses prouesses improbables célèbres à l'époque et les fables que l'on raconte au sujet de ces fantômes et autres créatures étranges l'ayant hanté. Puis d'autres membres de la famille, une génération après, dont James Hogg, l'auteur des Confessions du pêcheur justifié. Cette partie (la plus courte du récit) est  aussi l'occasion de croiser Thomas Boston, pasteur inquiétant incarnant le puritanisme."

Spark Muriel, Les Belles Années de Mlle Brodie :"Célèbre pour le développement de méthodes expérimentales sur des classes de primaire, Mlle Brodie avait pour but de faire de ses élèves « la crème de la crème ». Afin d'extraire le meilleur des jeunes filles dont elle avait la charge dans les années trente, cette personnalité du monde éducatif refusait d'aborder les matières traditionnellement enseignées à l'époque (arithmétique, orthographe, grammaire, histoire, etc.), leur préférant le partage d'anecdotes choisies et soigneusement développées sur sa vie intime"

Stevenson Robert Louis, Dr Jekyll & Mr Hyde : où mon histoire avec Stevenson n'a pas débuté par un coup de foudre... "Au final, si le mythe du Dr Jekyll et de Mr Hyde reste fascinant, le texte original m’a paru bien fade en comparaison de tout l’imaginaire qui l’a toujours entouré."

Stevenson Robert Louis, The Body Snatcher & other tales : où Lou confrontée pour la première fois à l'accent écossais le prend pour un accent paysan (et fait aujourd'hui son mea culpa). Quoi qu'il en soit c'est un véritable échec : "L’oncle délire sur cinq pages avec un accent de paysan (pardon pardon pardon) qui fait en moins d’un paragraphe sourciller le lecteur, qui  s’accroche, s’agrippe à son livre, transpire, soupire et tourne finalement de l’œil après avoir déclaré forfait."

Stevenson, c'est un peu mon Flaubert victorien : je l'aurai un jour, je l'aurai (car il est hors de question que je m'avoue vaincue) !

Ohl Jean-Pierre, Les Maîtres de Glenmarkie : un vieux coup de coeur maintenant mais un roman que je ne peux que vous recommander encore et encore ! " Les Maîtres de Glenmarkie, livre bien trop passionnant, enflamme le lecteur qui, enfiévré, amoureux de Thomas ou Alexander ou peut-être l’autre Thomas (oui mais Ebenezer ?)… bref, fou à lier, adopte un comportement antisocial qui le pousse à : 1) rejeter des invitations ; 2) perdre tous ses amis (après la troisième lecture) ; 3) recevoir en pyjamas, peignoir (et pantoufles !) le facteur, le plombier, les témoins de Jéhovah, ce quelle que soit l’heure de la journée ; 4) se balader dans la tenue en question devant la fenêtre ouverte dans un moment d’intense concentration, perdant dès lors le peu de crédibilité qui lui restait auprès de ses voisins " Allez relire mon billet si vous hésitez encore, et surtout lisez Jean-Pierre Ohl !

Rowling J.K, Harry Potter T1 and the Sorcerer's Stone

Rowling J.K, Harry Potter T7 and the Deathly Hallows : "Ça y est je sais … comment meurt Harry Potter ! J’ai également découvert avec effroi que Ron était un traitre fini et qu’Hermione avait eu une aventure avec Fred… je sais aussi que Snape est le vrai père de Harry."

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Et parce que le 25 janvier, on fête Robert Burns autour de délicieux plats écossais, au son de la cornemuse, voici un souvenir d'une soirée au Auld Alliance.

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29/06/2011

Une île écossaise hantée

herge-tintin ile noire.jpgComme plusieurs participantes au challenge kiltissime, j'ai eu envie de relire L'Île Noire, une des aventures de Tintin que je préférais quand j'étais petite, et que j'ai dû lire un grand nombre de fois. Toutes ont trouvé l'album assez ridicule et c'est certain, il a beaucoup vieilli. Cela dit, j'ai relu avec beaucoup de plaisir cette aventure, sans doute parce qu'elle m'a rappelé la petite fille que j'étais autrefois et les séances de lecture de Tintin avec mon père.

ile noire.jpegPuisque c'est la séquence émotions, sachez que mon père avait lu la série des aventures de Tintin avant ma naissance (tous les albums ou pas, je n'en ai aucune idée !). Lorsque j'ai été en primaire, il a pris l'habitude de m'offrir des livres, souvent le samedi après mon cours de piano. Nous faisions une petite pause à la maison de la presse (quand j'habitais dans ma ville d'origine il n'y avait pas encore de vraie librairie) et en dehors des nombreux romans acquis à cette occasion, nous avons pris l'habitude de revenir régulièrement à la maison avec une BD dans notre sac... et c'est avec Tintin que nous avons commencé. Nous avons lu l'intégralité de ses aventures ensemble, puis j'en relisais à l'occasion (Le Secret de la Licorne, Les Bijoux de la Castafiore, Les 7 Boules de Cristal...). Nous avons bien lu ensuite quelques Alix et Asterix, mais c'est Tintin qui a le plus marqué mon enfance !

tintin_illu.jpgAujourd'hui c'est avec un certain amusement que je relis cette aventure que j'adorais. En effet, l'histoire manque de crédibilité et ce n'est que grâce à une chance incroyable que Tintin parvient à se tirer d'affaire. Les pompiers perdent la clef de la caserne, Tintin reste à surveiller le lieu d'un crime sans se douter que ses ennemis risquent d'y revenir, les frères Dupont et Dupond sont certes stupides, mais ils ne sont finalement peut-être pas les seuls. J'avais oublié ce détail mais dans ce tome n'interviennent pas le professeur Tournesol ni le célèbre capitaine Haddock.

Cet album reste empreint d'un charme nostalgique et plaira toujours à ceux qui connaissaient déjà Tintin, mais la comparaison avec la production actuelle est tout de même assez rude : au niveau des dialogues (effectivement, comme le dit Cryssilda, chez Tintin les phrases du type "mince, mon revolver n'est pas chargé" ne manquent pas), mais aussi au niveau du graphisme, qui peut décevoir. A noter également le fait que Tintin peine à vraiment nous faire voyager (ce n'était pas le cas dans mes souvenirs), et seules les vingt dernières pages nous font vraiment sentir que nous sommes en Ecosse. Heureusement le kilt et le whisky sont là pour nous le rappeler...

ile noire ecosse.jpgLa photographie ci-contre représente l'île qui aurait inspiré Hergé. C'est une photographie prise par Labastiane : je vous invite à aller sur son blog où vous trouverez d'autres photos de cette même île.

Une fois encore merci à Mélodie qui nous a donné le lien pour lire la BD en ligne : ICI

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62 p

Hergé, L'Île Noire, 1937

tintin kilt.jpeg.psd.jpgLu dans le cadre du challenge kiltissime et  de la BD du mercredi de Mango.

26/06/2011

La Terreur des Highlands

Imogene.jpgEtape 1

Suis bien arrivée. STOP. Plans top secrets en sécurité dans corsage. STOP. Amoureux secret en vue. STOP.

Etape 2

Mince, ce n'était pas la bonne enveloppe. Pars à la recherche des documents en question.

Etape 3

Compagnon de voyage démasqué et expédié dans l'au-delà (lui ai fracassé le crâne, ne pouvant pas faire usage du pistolet hors d'âge de Daddy).

Shame on me ! Avant de lancer avec Cryssilda le mois Kiltissime, je ne connaissais pas Exbrayat et n'avais pas remarqué que le film Imogène McCarthery était librement inspiré du premier roman de la série.

Imogène McCarthery travaille à Londres, à l'amirauté. Cette fille aux cheveux rouges qui frise la cinquantaine est écossaise et fière de l'être ; elle traite ainsi les Gallois de demi-civilisés, car elle a été à bonne école :

Son père décida de parachever lui-même son éducation. Pour ce, il lui enseigna qu'Adam devait être écossais, car les Ecossais constituaient le peuple le plus intelligent de la terre et le plus aimé de Dieu. Une fois ce principe bien ancré dans l'esprit de la petite, le capitaine lui affirma que, parmi les Ecossais, les habitants des Highlands formaient une classe privilégiée à laquelle ils avaient tous deux la chance d'appartenir. Leurs compatriotes vivant dans les Lowlands et les Borders étaient, certes, de bons et dignes compagnons, mais enfin il leur manquait et leur manquerait toujours cette touche de génie que le plus humble Ecossais des Hautes-Terres apporte en naissant. Quant aux Anglais, ils composaient un agrégat d'individus peu intéressants et qui ne devaient qu'à leur nombre d'avoir pris la tête du Royaume-Uni. Henry-James-Herbert tenait les Gallois pour une peuplade n'ayant pas encore atteint complètement le stade de civilisation où étaient parvenus - non sans effort - les Anglais, tandis que les Irlandais se cantonnaient au plus bas de l'échelle des valeurs britanniques. Au-delà, il y avait la mer et, derrière la mer, le monde des sauvages, quelle que soit la couleur de leur peau. Pour la fillette, ces sauvages se divisaient en tribus dont Paris, Madrid, Bruxelles, Rome se révélaient les centres principaux. (p 6)

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Lorsque, à sa grande surprise, son supérieur hiérarchique lui confie une mission d'agent secret, Imogène se croit de suite investie d'une mission glorieuse et se rêve héroïne au même titre que Rob Roy. Mais elle est également incapable de garder un secret : de suite, elle parle à mots couverts de ce qui lui arrive, avant de partir pour l'Ecosse où elle devra remettre de précieux documents.

Ce roman qui tient tout autant du livre d'espionnage que du livre d'aventures met en scène les rocambolesques péripéties qui, au final, n'empêcheront pas la flamboyante Ecossaise de mener à bien sa mission.

Une excellente surprise que ce petit livre plein d'humour très agréablement écrit ! On s'attache follement à Imogène avec sa mauvaise foi, son chauvinisme excessif, ses fanfaronnades mais aussi son courage et son tempérament impétueux qui lui seront bien utiles.

Quelques faiblesses toutefois (soulignées par Manu dont je partage le ressenti) : Imogène est fleur bleue et passe son temps à penser que les hommes tombent amoureux d'elle, sans jamais remettre en question son jugement, au risque de s'exposer à de grands dangers en faisant confiance à ses ennemis... parfois, Imogène est si sotte qu'on aimerait faire un saut dans le roman et la secouer une bonne fois pour toutes !

On peut également reprocher au livre le caractère répétitif de certaines situations qui reviennent en boucle, les légères variations tenant essentiellement à la façon dont Imogène parviendra à occire le vilain.

Mais ceci n'est rien par rapport à cela et ces quelques reproches que je fais à ce roman n'ont en rien gâché ma lecture, tout à fait délicieuse ! Ce n'est qu'une première pour moi car j'entends bien retrouver Imogène, la terreur des Highlands !

Les avis de The Bursar, Sophy, Soukee, Manu

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191 p

Exbrayat, Ne vous fâchez pas, Imogène !, 1962

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24/06/2011

Polar et brouillard écossais

rankin_etrangleur edimbourg.jpgAprès avoir fait la rencontre de Madeleine Smith (empoisonneuse de son état), j'ai aidé l'inspecteur adjoint Rebus à résoudre une enquête car, il faut bien l'avouer, ce cher John avait bien besoin d'appui pour mettre ses idées au clair et retrouver l'assassin.

Lorsque plusieurs fillettes sont retrouvées mortes à Edimbourg, la police n'a d'autre choix que de mobiliser une grande partie de ses effectifs pour résoudre l'affaire. Parallèlement à cette enquête éprouvante qui lui prend le plus clair de son temps, Rebus reçoit des lettres menaçantes, indiquant que "les indices sont partout" et accompagnées de noeuds et de croix. Compte tenu de ce que vous découvrirez plus tard, l'amnésie de Rebus ainsi que son incapacité à faire le lien entre ces envois (qui arrivent à chaque meurtre) et son affaire sont vraiment peu crédibles. Rebus est un inspecteur adjoint consternant, à qui je voulais sans cesse recommander de modérer sa consommation d'alcool, au risque de devoir supporter un inspecteur à deux doigts du coma éthylique au 4e tome.

Mais on ne lit pas L'Etrangleur d'Edimbourg pour l'enquête ; il s'agit bien plus de goûter à l'ambiance, de se promener dans Edimbourg, que Rankin se plaît à décrire.

Edimbourg somnolait, comme elle somnolait depuis des siècles. On trouvait bien quelques fantômes dans les passages pavés et les cages d'escaliers tortueuses des immeubles d'Old Town. Mais c'étaient là des fantômes des Lumières, éduqués et respectueux. Pas le genre à surgir des ténèbres, une cordelette à la main. (p 52)

edimbourg.jpgLe trajet entre son appartement de Marchmont et la bibliothèque pouvait être une promenade des plus agréables, au coeur des plus beaux fleurons d'Edimbourg. Il traversa The Meadows, un vaste espace vert, avec en ligne de mire à l'horizon l'imposante forteresse grise et son drapeau qui flottait dans la bruine au-dessus des remparts. Il passa devant la Royal Infirmary, qui gardait la mémoire de tant de découvertes et d'illustres personnages, devant une partie de l'université et devant le cimetière de Greyfriars Kirk et sa petite statue de bobby. Depuis combien d'années le petit chien veillait-il sur la tombe de son maître ? (p 266)

Comme Titine l'a dit avant moi, Rebus est un lecteur lui aussi, d'où des allusions à quelques grands maîtres de la littérature, en particulier Dostoievski et Crime et Châtiment.

Ce roman assez court est très plaisant à lire, le personnage principal fort sympathique (même s'il vole des petits pains dans la rue, petit chenapan !) et si vous aimez le brouillard, le curry de provenance douteuse et la bière, vous serez dans votre élément ! Mon seul regret concerne le style car, sans écrire à la truelle, Rankin ne se prive pas de petites phrases qui ont un certain air de cliché :

La bibliothèque sentait les vieux livres, l'humidité, le cuivre et la cire. Mais, dans ses narines, Rebus ne percevait qu'une seule odeur, l'odeur de l'affrontement, et jamais il ne s'en déferait. (p 270)

Malgré quelques bémols, vous aurez compris que je renouvellerai l'expérience Rankin !

La photo a été prise par le Baron Chelli.

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286 p

Ian Rankin, L'Etrangleur d'Edimbourg, 1987

logo kiltissime 02.gifChallenge-god save the livre.jpgChallenge God save le livre : 9 livres lus (Catégorie Prince William : 10 livres lus)

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22/06/2011

A Scottish 'Treasury of Victorian murder'

geary-case-madeleine-smith.jpgJe profite une fois encore du mois kiltissime pour faire sortir de ma bibliothèque un livre qui y traînait depuis quelques mois. En l'occurence, il s'agit cette fois-ci d'une bande dessinée en noir et blanc issue de la série A Treasure of Victorian Murder de Rick Geary : The Case of Madeleine Smith.

Qui est donc cette charmante jeune femme servant un délicieux chocolat sur la couverture du livre (tandis que je savoure un thé Paul & Virgine) ?

Madeleine Smith est, vous vous en doutez déjà, accusée d'avoir empoisonné quelqu'un. Mais qui donc ?

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madeleine2.jpgNée en 1836, la jeune femme est issue des classes supérieures de Glasgow. Après avoir parfait son éducation à Londres dans une maison pour jeunes filles respectables, dans le but évident de faire un beau mariage et une bonne maîtresse de maison (selon la mode en vigueur à l'époque), Madeleine revient à Glasgow. Nous sommes en 1855. Au cours d'une promenade, elle rencontre Emile L'Anglier, né à Jersey, avec qui le coup de foudre semble immédiat. Les deux jeunes gens finissent par être présentés : L'Anglier accompagne Madeleine et sa soeur lors de promenades et, petit à petit, s'engage entre Madeleine et lui une correspondance d'environ 200 lettres de Madeleine (aucune information quant à celles de L'Anglier) qui atteste de leur relation. Tous deux se déclarent mari et femme sans pour autant mettre leurs plans à exécution. Le père ayant vent de l'histoire par la petite soeur de Madeleine, la jeune fille se voit interdire tout contact avec L'Anglier. Bien entendu, la correspondance et les rencontres secrètes se poursuivent. Smith et L'Anglier consomment leur relation à une occasion, ce qui est source de culpabilité chez L'Anglier, bien décidé à se racheter.

langlier.jpgPeu à peu, Madeleine se détache d'Emile et cherche à rompre avec lui. Elle a en effet été présentée à un parti avantageux et tout laisse à penser que les fiançailles sont imminentes. L'Anglier ne l'entend pas de cette façon et considère toujours Madeleine comme sa promise. A noter que le jeune homme avait apparemment des tendances suicidaires avant de la rencontrer, et qu'il avait vécu une longue suite de romances finalement déçues (ce qui ne semble pas étonnant compte tenu des informations qui suivent).

Au bout d'un certain temps, Emile est pris de violentes crises : maux d'estomac, fièvre... ces attaques violentes le laissent très affaibli. Il semble se rétablir quelque peu lorsque les circonstances l'éloignent de Madeleine, mais une nouvelle rencontre est suivie d'une rechute. Il ouvre un journal (dont l'authenticité n'a pas été prouvée lors du jugement) et évoque la relation entre ses rencontres avec Madeleine et ses crises. Selon son amie Mme Perry, qui témoignera au tribunal, L'Anglier aurait jugé plausible un empoisonnement par Madeleine, qui lui sert de temps en temps du chocolat dans la rue depuis sa fenêtre, lorsqu'il vient lui rendre visite.

Emile décède et, une fois sa correspondance retrouvée, Madeleine est arrêtée et conduite à Edimbourg où a lieu le procès. Les lettres d'Emile n'ont pas été retrouvées et Madeleine demandait à son prétendant de détruire les lettres qu'elle-même lui adressait. Dans les derniers temps, elle lui demandait instamment de ne pas ruiner son honneur en dévoilant à son père leur histoire.

Le procès fait grand bruit, et beaucoup sont prêts à payer une guinée pour voir Madeleine qui, dans l'ensemble, recueille la sympathie du public. Finalement, suite à la plaidoirie de son avocat (qui met en avant l'absence de preuves et le fait que Madeleine voulait que ses lettres ne soient pas retrouvées, ce qui était incompatible avec le meurtre de L'Anglier qui les rendrait forcément publiques), Madeleine est acquittée, jugée non coupable de tentative de meurtre et, quant au meurtre lui-même, il n'est pas prouvé aux yeux du juré (qui rend la décision "not proven"). Pourtant, Madeleine avait acheté par trois fois de l'arsenic avant le décès de L'Anglier, pour se débarrasser de vermine et de rats selon elle (mais quelle fille aînée de bonne famille serait chargée de s'occuper des invasions d'animaux nuisibles dans la demeure familiale ? J'ai personnellement bien du mal à le croire).

DSC05049.JPGMadeleine quitte l'Ecosse pour Londres avec un frère dont elle est proche. Elle finit par se remarier et vit à Bloomsbury, dans un cercle actif où l'élite intellectuelle de l'époque se rencontre régulièrement pour débattre. Elle connaissait les préraphaélites et aurait servi de modèle à Rossetti. George Bernard Shaw dit d'elle n'avait rien de sinistre et qu'il acceptait son café sans ressentir d'effets secondaires !

Son mari la quitte. Elle se retire à Leek, où elle passe pour une excentrique, avant de rejoindre son fils à New York. Elle a 80 ans mais ne fait pas son âge et épouse un homme d'une soixantaine d'années qui décèdera avant elle. Curieusement, lorsqu'elle décède à l'âge de 92 ans, son certificat de décès indique seulement l'âge de 64 ans. Elle est enterrée dans l'état de New York.

madeleine.jpgEn 1950, l'histoire de Madeleine Smith a été portée à l'écran par David Lean. Voici un lien vers un avis sur ce film que j'aimerais voir si je parviens à le trouver.

Voici également un article intéressant concernant cette affaire renvoyant également vers d'autres liens (l'auteur de l'article est aussi celui du livre ci-dessous). Pour les challengers du mois kiltissime, à noter que ce site s'intitule Books from Scotland.

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Ici un extrait d'un article de  Marion Arnott sur le livre de Douglas Mac Gowan - article détaillé que je vous invite à lire : "L’Anglier was a demanding and bullying lover – he decided what clothes she should wear, whom she could speak to, where she should go (she had to plead with him to allow her to walk with her own brother in Sauchiehall Street). He constantly criticised her behaviour; her supposed lack of feminine accomplishments is compared unfavourably to those of his other female acquaintances. Madeleine’s letters refer to these admonishments constantly. She seeks approval constantly." (Visiblement dangereux et névrosé, Emile aurait-il pu écrire son journal tout en s'empoisonnant volontairement pour faire payer à Madeleine son éloignement ?)

Alors, à votre avis : guilty ? Not guilty ?

Voilà pour le cas Smith. Quant à la bande-dessinée, elle est à mon sens très intéressante : je m'attendais à un récit quelque peu "brodé" autour du cas, avec des effets de suspense, or il n'en est rien. C'est un récit très factuel, une bande-dessinée descriptive qui offre une vue d'ensemble au profane : principaux événements et protagonistes, historique des faits, déroulement du procès, conclusion. A noter toutefois que Geary fait à peine allusion au comportement pressant de L'Anglier relaté plus haut : hormis quelques allusions je n'avais pas forcément l'impression que L'Anglier était un personnage aussi malsain et obsédé par son histoire avec Madeleine, mais plutôt un amoureux effectivement très présent jouant à tort le rôle du patriarche qu'il n'était pas. Enfin, le graphisme est soigné et m'a plu, hormis L'Anglier dont le portrait est peu flatteur et peu ressemblant. En tout cas, cela m'a donné envie de poursuivre ma lecture de la série A Treasury of Victorian Murder.

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80 p

Rick Geary, The Case of Madeleine Smith, 2006

écosse, challenge kiltissime, glasgow, the case of madeleine smith, madeleine smith, rick geary, a treasury of victorian murderUne lecture kiltissime qui est aussi ma première participation à la BD du mercredi de Mango.

20/06/2011

Coup de foudre en Ecosse

pilcher_neige en avril.gifLorsque mon cher et tendre a commencé à rire en voyant mon livre de chevet, je me suis dit que c'était une manifestation curieuse de sa part, lui qui, bien souvent, ne prête pas vraiment attention à mes lectures. Lorsqu'il m'a dit "quoi ? tu lis Rosamunde Pilcher (en prononçant le nom à l'allemande) ? Oh non toutes les séries pour mamies qui passent à la télé en Allemagne sont tirées d'histoires de Rosamunde Pilcher" (mais il a tout de même découvert grâce à moi que non, la dame en question n'était pas allemande).

A vrai dire, j'ai acheté ce livre complètement par hasard, parce qu'il se passait en Ecosse.

Premières pages du roman. Caroline prend un long bain avant de prendre part à regret à une soirée mondaine organisée par Diana, sa belle-mère. Diana qui est mariée à Shaun, un ancien amour, qui n'est pas le père de Caroline, décédé dans les îles grecques où ils vivaient avant. Caroline retrouvera notamment à cette soirée Hugh, le frère de Diana, sa belle-mère. Hugh qui est aussi son fiancé (enfin ce n'est qu'un détail puisqu'elle le plaque en cours de roman alors vraiment, je complique les choses, je l'avoue).

Caroline est donc sur le point de se marier, tandis que sa belle-mère et le nouvel époux de celle-ci (qui n'est ceci dit pas techniquement parlant le beau-père de Caroline) prévoient de s'installer au Canada et d'emmener avec eux le petit frère de Caroline (qui n'est pas non plus le fils de Diana). Le frère ne voulant pas partir, il persuade Caroline de l'emmener en Ecosse où  se trouve leur frère aîné (de retour d'Inde où il était parti faire de la méditation).

scotland.jpegBien entendu, Caroline rencontrera un bel Ecossais et là, je ne vous en dis pas plus car je ne voudrais pas mettre un terme à ce suspense insoutenable.

Sachez tout de même que, lors de la première soirée, Caroline revoit Elaine, meilleure amie de Diana (amie qu'elle ne supporte pas, au passage). Elaine lui parle de sa fille parfaite, Liz, qui vient de subir une terrible perte à travers la mort d'un ami de longue date en Ecosse. Lorsque Caroline se rend en Ecosse, elle aura bien entendu un accident de voiture à l'entrée de la propriété du frère de l'homme décédé. Et Caroline rencontrera Liz en Ecosse.

Quant à Liz, lorsque sa mère l'appelle suite à l'enterrement, ça donne à peu près ça :

"Ma chérie, ça va ? (inquiète)

- Mais oui, absolument ! C'est magnifique, je m'éclate ! (enthousiaste)

- Mais... et l'enterrement ? (étonnée)

- Ah oui, l'enterrement (subitement affectée)... parfaitement affreux... mais Oliver était là (de nouveau enjouée) !

- Mais, ma chérie, alors c'est Oliver que tu... ? Mais j'avais toujours pensé que c'était son frère qui...

- Eh bien non maman, c'est Oliver ! Il reste deux semaines en Ecosse, je suis si heureuse !"

coucher-soleil.jpgAu final, Neige en avril est un mélange de Barbara Pym sans humour et de Danielle Steel, ayant Londres puis principalement l'Ecosse pour cadre. On y apprend qu'en Ecosse il fait un temps pourri, et ça c'est utile. On y apprend même qu'il neige en avril (et ça tombe bien, sinon Caroline n'aurait pas eu d'accident et n'aurait pas rencontré Oliver et n'aurait pas quitté Hugh et n'aurait pas damé le pion à cette pimbêche de Liz). Et même si tout ce que j'ai pu dire vous a dissuadés, sachez que j'ai décidé de lire Les pêcheurs de coquillages (car j'ai acheté ses livres dans un format 2 en 1), roman qui va traiter de l'héritage d'un tableau victorien (et façon Danielle Steel-Pym, je demande à voir !). Car je ne peux pas résister à l'appel du mot victorien, cette faiblesse me perdra. Have fun !

L'avis de Fondantochocolat sur plusieurs romans de Rosamund Pilcher.

Lu dans le cadre du challenge Kiltissime organisé avec Cryssilda.

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202 p

Rosamunde Pilcher, Neige en avril, 1976

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Challenge-god save the livre.jpgChallenge God save le livre : 8 livres lus (Catégorie Prince William)

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18/06/2011

Robert Louis, mon ami...

DSC05040.JPGJ'ai beau particulièrement aimer les auteurs du XIXe, plus encore lorsqu'ils sont anglo-saxons, je peine à apprécier les textes de Stevenson, tout en étant convaincue de passer à côté d'un auteur incontournable. Je profite donc du "mois écossais" pour lire à nouveau cet auteur en espérant enfin me laisser séduire - d'autant plus que je l'ai lu il y a quelques années déjà. Après l'avoir lu  Stevenson en anglais, c'est avec une traduction de The Bottle Imp (La Bouteille endiablée) que je reprends mes lectures... un texte qui me disait quelque chose : et pour cause, je l'avais déjà lu en anglais ! J'avais oublié de nombreux détails mais l'histoire me semblait tout de même familière : j'ai d'abord pensé confrondre avec un autre texte traitant du même thème "classique" qui évoque Faust, mais après vérification, il n'en était rien !

Kéaoué fait la rencontre d'un homme vivant dans une maison magnifique. L'homme semble pourtant abattu : il doit sa richesse à une bouteille dans laquelle vit un diable. Une bouteille qu'il doit revendre à un prix inférieur au prix d'achat sous peine de perdre son âme. Kéaoué la lui rachète puis se fait construire une maison suite au décès de proches parents et donc, d'un héritage imprévu. Il pense pouvoir se défaire facilement  de la bouteille mais se voit contraint de la racheter pour des raisons que je ne préciserai pas car je ne voudrais bien entendu pas mettre fin au suspense. S'ensuivent de nombreux rebondissements, la bouteille passant de maître en maître et son prix chutant à chaque fois.

Un conte qui se lit facilement mais qui ne m'a pas fait grande impression malgré tout. Je reste herméthique à certains passages tels que ceux-ci :

C'est ainsi que Kéoué fit sa cour ; les choses avaient été rapides; mais ainsi va la flèche, et la balle de fusil plus vite encore, et pourtant l'une et l'autre peuvent atteindre la cible. (p47)

Robert_Louis_Stevenson_by_Sargent.jpg"Me voici maintenant au pinacle, se dit-il. La vie ne peut pas être meilleure. C'est ici la cime de la montagne et tout autour de moi dégringole vers le pire. Pour la première fois, je vais illuminer les salles et me baigner dans ma belle baignoire à eau chaude et froide et dormir seul dans le lit de ma chambre nuptiale". (p48)

Malgré tout, j'ai passé un moment agréable en lisant ce récit reprenant le thème classique du pacte avec le diable en l'inscrivant dans un cadre nouveau, Hawaï. Si j'ai trouvé certaines ficelles un peu grosses et ai regretté le peu d'intérêt que je portais à Kéaoué (parfois antipathique), j'ai goûté le rebondissement final, assez inattendu. J'aurais aimé savoir apprécier davantage ce texte et faire davantage honneur aux talents de conteur de Stevenson mais  cette lecture m'a laissée assez indifférente, sans vraiment me déplaire pour autant. J'entends bien me rattraper avec Le Maître de Ballantrae, que je compte lire ce mois-ci.

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93 p

Robert Louis Stevenson, La Bouteille endiablée, 1891

logo kiltissime 05.jpgChallenge-god save the livre.jpg Challenge God Save the livre de Passion livre: 7 livres lus...  catégorie Prince William (10 livres lus). Prince-William.jpg

16/06/2011

Trop de raison - et c'est l'extrême folie

ofarrell_etrange disparition esme lennox.gif Tiens, tiens, voilà un livre qui devait traîner depuis deux ans dans ma bibliothèque, qui avait vraiment suscité ma curiosité quand il était sorti en poche, puis que j'avais remarquablement négligé. Et mal m'en a pris car, amis lecteurs, ce roman est un petit bijou que je ne peux que vous recommander. Il s'agit d'une de mes meilleures surprises de ces derniers mois en matière de littérature anglo-saxonne, mon pếché mignon.

Edimbourg, de nos jours. Iris tient une boutique de vêtements d'occasion, vit dans un petit appartement situé dans l'ancienne maison de sa grand-mère, depuis scindée en plusieurs logements. Iris a un amant mais est amoureuse d'Alex, son "presque" frère, le fils de son ex-beau-père. Sa vie se complique un peu plus lorsqu'elle reçoit l'appel d'un asile sur le point de fermer ses portes : on lui annonce qu'elle a une grand-tante (première nouvelle) enfermée à l'asile (une nouvelle de plus ou de moins...). D'abord méfiante, Iris va se prendre d'intérêt pour Esme, cette parente récemment rencontrée. C'est ainsi que l'histoire d'Esme est dévoilée petit à petit, grâce à la petite enquête menée par Iris, les pensées chaotiques d'Esme et les réminiscences de sa soeur souffrant d'alzheimer.

Enfermée depuis son adolescence, Esme a passé sa vie dans cet hôpital psychiatrique lugubre qui n'a malheureusement rien à envier aux asiles victoriens de si triste réputation. Enfermée parce qu'elle était un peu originale et se souciait peu des conventions, Esme fait partie de ces filles écartées facilement à l'aide d'un médecin par des familles peu désireuses de s'encombrer de femmes trop indépendantes pour ne pas sembler dangereuses.

asile-psychiatrique.jpgCe récit extrêmement bien construit croise les pensées et expériences de plusieurs personnages et ne dévoile le fin mot de l'histoire qu'à la fin (même si le doute plane bien avant), tenant ainsi le lecteur en haleine. Une réussite sur le plan romanesque, certes, mais pas seulement. S'ajoute à cela l'éclairage porté sur une époque : le début du XXe, la transition poussive vers la modernité dans une famille encore marquée par les codes victoriens, la condition féminine ; c'est aussi le portrait d'une famille écossaise ayant vécu des années en Inde et devant se réadapter à une vie bien différente en retrouvant la mère patrie - les enfants n'étant pas épargnés par les quolibets à leur retour.

Un roman tout en finesse qui traverse le XXe siècle en dressant le portrait de deux femmes de caractère, libres à leur façon (car pour Esme, les années d'enfermement n'ont finalement fait qu'exacerber sa tendance à s'évader grâce à une imagination fertile).

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femme chapeau.jpegEt en repensant à cette lecture, je fais un rapprochement avec une de mes lectures en cours, L'Homme qui prenait sa femme pour un chapeau d'Oliver Sacks (un billet ici, où j'ai également repris l'illustration), livre extrêmement intéressant portant sur les comportements étranges observés par un médecin, cas illustrant les liens étroits entre neurologie et psychiatrie.

Lu dans le cadre du challenge Kiltissime organisé avec Cryssilda, qui commence aujourd'hui et prendra fin le 15 juillet.

La première photo est celle d'un asile psychiatrique russe abandonné, issu de ce site sur lequel figurent de nombreuses photos du lieu (y compris des photos d'intérieur).

La deuxième est celle de Bass Rock (évoqué dans le roman) et provient de ce site.

Titre extrait d'un poème d'Emily Dickinson.

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232 p

Maggie O'Farrell, L'Etrange disparition d'Esme Lennox, 2006

logo kiltissime 05.jpgChallenge-god save the livre.jpg Challenge God Save the livre de Passion livre: 6 livres lus... Après avoir atteint la catégorie Prince Charles (5 livres lus), j'entame la catégorie Prince William (10 livres lus).

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15/06/2011

Le mois kiltissime : le recap

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JOUR 1 (15 juin)

 JOUR 2 (16 juin)

JOUR 3 (17 juin)

JOUR 4 (18 juin)

JOUR 5 (19 juin)

JOUR 6 (20 juin)

JOUR 7 (21 juin)

JOUR 8 (22 juin)

JOUR 9 (23 juin)

JOUR 10 (24 juin)

JOUR 11 (25 juin)

JOUR 12 (26 juin)

JOUR 13 (27 juin)

JOUR 14 (28 juin)

JOUR 15 (29 juin)

JOUR 16 (30 juin)

JOUR 17 (1er juillet)

JOUR 18 (2 juillet)

JOUR 19 (3 juillet)

JOUR 20 (4 juillet)

JOUR 21 (5 juillet)

JOUR 22 (6 juillet)

JOUR 23 (7 juillet)

JOUR 24 (8 juillet)

JOUR 25 (9 juillet)

JOUR 26 (10 juillet)

JOUR 27 (11 juillet)

JOUR 28 (12 juillet)

JOUR 29 (13 juillet)

  • Lecture commune de Voyage à reculons en Angleterre et en Ecosse de Jules Verne : Pascale, Cryssilda

JOUR 30 (14 juillet)

JOUR 31 (15 juillet)

JOUR 32 (16 juillet)

JOUR 33 (17 juillet)

JOUR 35 (19 juillet)

JOUR 36 (20 juillet)

JOUR 37 (21 juillet)

JOUR 38 (22 juillet)

JOUR 39 (23 juillet)

 

JOUR 40 (24 juillet)

 

JOUR 41 (25 juillet)

JOUR 42 (26 juillet)

 

JOUR 43 (27 juillet)

JOUR 44 (28 juillet)

 

JOUR 45 (29 juillet)

 

JOUR 46 (30 juillet)

 

JOUR 47 (31 juillet)

 

JOUR 48 (1er août)

JOUR 49 (2 août)

 

 JOUR 50 (3 août)

JOUR 51 (4 août)

JOUR 52 (5 août)

JOUR 53 (6 août)

 

JOUR 54 (7 août)

 

JOUR 55 (8 août)

 

 

 

logo kiltissime 04.jpglogo kiltissime 04.jpg

Êtes-vous kiltissime ?

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Nous, on sait que vous l'êtes. C'est pourquoi Cryssilda et moi avons décidé de vous inviter pour un voyage en Ecosse du 15 juin au 15 juillet.

Pour participer, c'est tout simple : vous écrivez un, deux ou cinquante billets (selon l'inspiration et l'envie du moment) en rapport avec l'Ecosse. Films et romans écossais ou se passant en Ecosse, photos de voyage, coups de coeur écossais, votre recette maison du haggish... partagez avec nous vos goûts et découvertes pour une invitation au voyage.

Ensuite, pensez à laisser un petit mot sur ce blog - dans l'idéal à la suite de ce billet - et chez Cryssilda. Nous ferons un billet récapitulatif à la fin du mois écossais.

Les logos sont tous , au cas où vous auriez perdu un kilt en route.

Il ne vous reste plus qu'à sortir le kilt de votre choix de votre garde-robe pour embarquer !

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11/06/2011

De vuelta a Barcelona

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De nouveau, un petit week-end prolongé en Catalogne avant de me lancer dans le mois Kiltissime (après une préparation psychologique intense car mon retard en matière de billets est tout simplement hilarant).

Bon week-end à tous !

08/06/2011

Une jeunesse cubaine

suarez_silencios.jpg Raconté à la première personne, Silencios suit pas à pas celle que l'on surnomme "Flaca" et que l'on voit grandir dans une Havane en pleine mutation. Premières années d'enfance : une mère argentine, reniée par sa famille, déçue par son amour cubain et sombrant régulièrement dans la dépression, refusant de sortir et passant ses nuits à écouter des tangos ; un père homme à femmes, militaire bientôt déchu sur lequel la famille ne peut pas compter ; un oncle porté sur les jeunes garçons, favori de la grand-mère jusqu'à ce qu'un scandale n'éclate ; la grand-mère, abrutie de télévision, dont le fils favori change au gré des saisons et qui n'a pas d'affection pour sa petite-fille, voire sa famille en général ; une tante qui passe sa vie enfermée dans sa chambre à fumer, boire et écrire avant de sombrer progressivement dans la folie ; enfin Cuatro Ojos, ami surnommé de la sorte en raison de ses lunettes à double foyer.

Petite, la narratrice est surnommée "Marimacho" par ses camarades d'école : elle est peu populaire, n'a pas d'amis et à vrai dire, s'en fiche complètement. Mais, après s'être rebellée contre le leader de la classe (et le chouchou de ces demoiselles), l'enfant se lie d'amitié avec Cuatro Ojos qui, en grandissant, réitèrera les demandes en mariage à n'en plus finir.

Plus elle grandit, plus la narratrice devient indépendante ; elle finira par se réfugier dans la solitude et le silence de sa maison, "la casa grande", devenue déserte.

suarez_tropiques silences.gifLe style est direct, simple. L'histoire pourrait être simplement le parcours initiatique d'une jeune fille, mais ce roman est au final plus complexe qu'il n'y paraît. Ce roman pose la question de la liberté : bien entendu, la liberté à Cuba est évoquée, mais il s'agit d'un sujet périphérique, même si le déclin progressif du pays dans les années 1980 est lui assez clairement dépeint. La liberté qui intéresse principalement Karla Suarez à travers ce roman est davantage une liberté intérieure. Le libre-arbitre et le lien étroit entre solitude et liberté totale sont mis en avant à travers les choix atypiques de la narratrice : refus de sortir avec Cuatro, qui lui est profondément dévoué et qu'elle aime à sa façon, puis de le suivre en Espagne, où une vie meilleure l'attend ; refus de suivre un petit ami qui quittera le pays ; refus de suivre sa mère en Argentine ; refus de se plier aux obligations sociales, avec une narratrice finalement heureuse de se terrer dans une maison abandonnée, sans emploi ni aucune occupation à l'extérieur. Une liberté absolue qui me semble personnellement oppressante, mais j'ai trouvé le développement de cette idée intéressante et bien menée.

"Todas son piezas dentro de ese conjunto que llaman "masa" : la familia, el pueblo, la co-lec-ti-vi-dad." (p 260)

suarez.jpgHormis quelques scènes amusantes au début, j'ai trouvé que le roman devenait plutôt déprimant. La narratrice passe ses nuits à boire, dort le jour pour vivre la nuit, vit entourée de saoulards et de drogués, de relations à moitié avortées, tandis que se profile une crise économique, politique... Cependant, le récit reste de façon surprenante assez léger et, au final, je dirais que ce voyage est à renouveler.

Le site de Karla Suarez en plusieurs langues.

Lu dans le cadre du mois cubain de Lamalie et Cryssilda.

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263 p

Karla Suarez, Silencios, 1999

(En français Tropique des silences)

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06/06/2011

Soirée cubaine

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Avant de vous parler de Silencios de Karla Suarez (toujours pas fini mais j'ai une lecture en parallèle et un voyage en Italie pour expliquer ça), voici ma première contribution au mois cubain.

Quelques photos d'une très agréable soirée faite de mojitos*, de bons petits plats dont un gâteau de banane plantain et boeuf avec lequel je me suis régalée, de mojitos*, de chapeaux de paille, de mojitos* et de danseurs de salsa et... à la fin ça donne ça :

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Une soirée passée en compagnie de Lamalie, l'organisatrice et co-challengeuse cubaine avec Cryssilda, qui bien sûr était aussi présente, ainsi que Titine, Isil, Léthée, Anne et Mr Lou.

Et pour dissiper les doutes, je précise que j'ai également pris en photo les plats de mes voisins de table (non je n'ai pas mangé quatre plats).

(* Aucune fixation sur les mojitos)

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