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28/11/2010

Challenge Oscar Wilde...

... et petit bilan challenge de fin d'année !

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Le mois de décembre approchant à toute allure, j'ai eu envie de me lancer dans un nouveau défi l'an prochain en profitant des résolutions de fin d'année pour prévoir de nombreuses lectures autour d'Oscar Wilde.

Ce challenge n'a pas de limite de temps. Pour participer, il suffit de :

- Lire une pièce de Wilde ou de voir son adaptation au théâtre

- Lire un roman ou une nouvelle de Wilde

- Voir un film sur Wilde ou inspiré de ses écrits

Les plus gourmands pourront aussi choisir l'option " Born to be Wilde" : parler de Wilde, de ses oeuvres et de toute oeuvre inspirée par l'écrivain ou ses écrits, sans limite du nombre d'articles.

Sur ce blog, autour de Wilde : Le Crime de Lord Arthur Savile et autres récits, The importance of being earnest (la pièce et l'adaptation cinématographique de 2002).

Impossible de ne pas y penser puisque depuis deux mois Oscar Wilde m'accompagne partout et porte mes lectures du moment avec ce sac qui rappelle aussi bien mes tendances victoriennes qu'une partie de mes goûts musicaux :

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Un point sur les challenges Mary Elizabeth Braddon et Virginia Woolf, qui prennent fin au 31 décembre 2010. Pour laisser vos liens, c'est ici.

Vous pouvez aussi participer à la lecture commune du 20 décembre autour de Mary Elizabeth Braddon.

Voilà où j'en suis pour l'instant :

Virginia Woolf : La vie londonienne ; Une Chambre à soi (non chroniqué). Commencés et à divers stades d'avancement : La Chambre de Jacob ; La Fascination de l'Etang ; A Haunted House and other stories ; Correspondances avec Lytton Strachey.

Mary Elizabeth Braddon : Henry Dunbar ; Le Secret de Lady AudleyLa Bonne Lady Ducayne ; Le Mystère de la Ferme-Grise (billet prévu le 20 décembre).

Vous pouvez encore participer à ces deux challenges en publiant au moins un billet sur une oeuvre de ces auteurs ou une adaptation de leurs oeuvres ou une oeuvre inspirée de leur vie/récits.

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J'ai évidemment été conquise par le challenge vintage si plein de charme proposé par Emjy sur le forum Whoopsy Daisy. On peut choisir la formule simple vintage (3 romans), classic vintage (5 romans), silver vintage (7 romans) et golden vintage (10 romans). Ayant craqué pour les 4 logos j'ai décidé de franchir si possible les 4 étapes en présentant à chaque fois un nouveau logo. Ne me faisant qu'une idée confuse de la notion de vintage (même si les exemples que j'avais en tête me suffisaient pour avoir envie de participer), j'ai consulté la page suivanteEmjy présente ce qu'elle entend par vintage : "Les romans présentés dans ce sujet ont été écrits dans les années 20/30/40/50 (à quelques exceptions près) ou proposent une intrigue qui se passe à cette époque (dans le cas où ils ont été écrits bien plus tard, comme Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates). Leurs points communs ? leur charme désuet et leur grâce surannée, qui peuvent se présenter sous diverses formes." Quelques auteurs parmi d'autres : Elizabeth Von Arnim, Barbara Pym, Elizabeth Taylor, Nancy Mitford, et plus récemment "L'amour comme par hasard" que j'ai pour ma part adoré pour son atmosphère. L'article d'Emjy est une mine d'or !

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Cryssilda m'avait inscrite d'office à son challenge Wilkie. J'ai donc lu Profondeurs Glacées, Une Belle Canaille et L'Hôtel Hanté, dont je n'ai pas encore parlé et dont je risque de parler seulement en 2011 quand j'aurai ouvert les cartons où sont stockés mes livres (dont plusieurs Wilkie). D'autres devraient suivre l'an prochain !

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Un challenge Wharton organisé par Titine mais qui heureusement prend fin en mai 2011. Pour l'instant j'ai lu Chez les Heureux du Monde (pas encore chroniqué). Plusieurs chroniques whartoniennes figurent sur mon blog (colonne de gauche, littérature anglo-saxonne).

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Le Challenge Bloosmbury a je crois été interrompu. Pour ma part j'avais lu Strachey Julia, Drôle de temps pour un mariage et Woolf Virginia, La Scène Londonienne. C'est un thème qui m'intéresse beaucoup et je pense peut-être poursuivre ce challenge à ma façon l'an prochain.

 

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Maggie et ClaudiaLucia ont organisé un Challenge Shakespeare cet automne. Je n'ai pas encore commencé mes lectures mais 2011 sera l'occasion pour moi de mieux connaître Shakespeare ! Plusieurs niveaux de participation sont envisageables. Pour l'instant je ne me suis pas décidée, je suivrai sans doute mon humeur comme souvent en matière de lecture...

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Isil a lancé un challenge Dickens valable jusqu'au 7 février 2011. Il s'agit de lire un roman de Charles Dickens. Bien évidemment, tous mes Dickens étant dans les cartons, je n'ai pas du tout avancé, mais je ne désespère pas de me rattraper d'ici février.

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Je ne suis pas très en avance concernant The Dark Side Challenge de Chrestomanci... plus exactement je ne le terminerai jamais sur 2010 ! Il s'agissait de lire 12 récits sur les créatures de la nuit.

Dans l'immédiat, sauf erreur de ma part voici tout ce que j'ai lu : Les Femmes Vampires ; Zombies, un Horizon de Cendres ; Kornwolf, le Démon de Blue Ball ; Le Grand Dieu Pan.

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Cléanthe a décidé de lancer un challenge Henry James que je viens de voir. J'avais moi aussi envie d'en prosposer un donc autant vous dire que je le suis avec enthousiasme, d'autant plus qu'il n'y a pas de limite de temps pour mener à bien ce challenge.

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Karine:) a lancé l'an dernier THE challenge correspondant parfaitement à mes goûts (d'ailleurs j'aime tellement le logo que j'aimerais que le challenge soit reconduit en 2011) : The English Classics Challenge. Evidemment il a fallu qu'entre-temps je me perde un peu dans mes lectures. Voici normalement mes lectures du challenge, en espérant n'avoir rien oublié  :

- La scène londonienne - Virginia Woolf

- Henry Dunbar - Mary Elizabeth Braddon

- Une belle canaille - Wilkie Collins

- Profondeurs glacées - Wilkie Collins

- Moonfleet - Falkner 

- Mary Elizabeth BraddonLe Secret de Lady AudleyLa Bonne Lady Ducayne

- Arthur Machen : Le Grand Dieu Pan

- Beerbohm Max, Zuleika Dobson

- Carroll Lewis, La Chasse au Snark

- Strachey Julia, Drôle de temps pour un mariage

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Hilde et Soukee ont proposé en 2010 un challenge Bienvenue en Inde qui consiste à lire au moins un roman ou récit se passant en Inde. Je ne suis vraiment pas en avance et n'ai toujours pas arrếté mon choix sur un livre en particulier... il serait temps !

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Il me reste encore à répondre au tag des 15 pour être à jour de ce petit bilan de lecture mais je crois que pour l'instant, je vais me contenter de retrouver un bon roman !

24/11/2010

La Petite Moi

villeneuve-grand paradis.jpgContinuons à lutter contre les chroniques en retard en s'attardant sur un roman intéressant de cette rentrée littéraire 2010, Grand Paradis d'Angélique Villeneuve.

Ayant récemment hérité de souvenirs familiaux jugés encombrants par sa soeur aînée alcoolique, Dominique décide de faire des recherches sur Léontine, dont elle a trouvé à l'occasion trois portraits. Le dernier, le plus étrange, représente cette femme un oeil ouvert, l'autre fermé. Persuadé de tenir là la clef d'un secret de famille et s'ennuyant par ailleurs dans sa vie de fleuriste dont le seul compagnon est un chat à l'estomac fragile, Dominique mène son enquête et découvre que le dernier cliché a été pris par le photographe Albert Londe, co-auteur de la Nouvelle Iconographie de la Salpétrière, sous la direction du professeur Charcot. Deux histoires parallèles s'entremêlent : celle de Léontine et d'autres malades de la Salpétrière au destin fascinant et si particulier, et celle de la famille de Dominique, qui peu à peu comprend pourquoi elle entretient d'aussi mauvaises relations avec sa soeur et pourquoi son père les a quittées sans jamais leur donner de nouvelles.

albert_londre_salpetriere01.jpgUn roman bien écrit, lu rapidement et avec plaisir, même si je dois avouer que j'ai parfois eu un peu de mal à me représenter la fixation que Dominique fait sur Léontine, au point de partir  subitement à Paris se documenter (à partir d'un portrait dont elle ne sait absolument rien), et surtout la façon dont elle cherche à l'utiliser pour mieux connaître sa propre histoire. Mais malgré mes quelques interrogations, on saisit bien qu'il s'agit d'une âme écorchée qui a besoin de se raccrocher à une autre vie fragile pour se retrouver.

albert_londre_salpetriere02.jpgDeux récits qui pour moi ont peut-être de temps en temps un peu de mal à s'imbriquer mais qui pourtant ne manquent pas d'intérêt. D'un côté une histoire familiale tragique avec des personnages pudiques dont on découvre la sensibilité petit à petit. De l'autre un portrait de femme qui s'appuie sur la Nouvelle Iconographie, donnant à connaître un pan fascinant – et parfois inquiétant – de l'histoire médicale. C'est avant tout l'aspect historique de ce roman porté par une jolie écriture qui a suscité mon intérêt. Un texte touchant à découvrir !

Les avis de CanelCathulu, Clara, Laure, Noryane...

Une fois encore, un grand merci aux Editions Phébus !

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167 p

Angélique Villeneuve, Grand Paradis, 2010

20/11/2010

La forêt gardait le silence

ogawa_tendres_plaintes.gifJ'ai découvert Yoko Ogawa il y a quelques années en tombant par hasard en librairie sur Le Musée du Silence, dont la couverture tout autant que le résumé avaient éveillé mon intérêt. C'était ma première rencontre avec la littérature japonaise et je dois dire que depuis, rares sont les auteurs qui  sont parvenus à me charmer autant que Yoko Ogawa.

Comme d'autres lectures avant, le roman Les Tendres Plaintes m'a donné à la fois l'impression de parcourir un univers bien propre à l'auteur et d'être de nouveau dépaysée. J'ai noté également cette idée chez Loula qui dit avoir finalement du mal à cerner cet auteur. Ayant commencé par lire Le Musée du Silence et L'Annulaire, à la fois mystérieux, magnifiques et morbides, j'ai été étonnée par La Formule Préférée du Professeur dont le sujet était très différent. Et finalement, chaque nouvelle lecture m'a donné l'impression de découvrir une autre facette d'Ogawa, tout en retrouvant avec plaisir certains éléments qui me donnent en quelque sorte l'impression d'être en présence de vieux amis lorsque je lis un de ses textes.

Il est ici question de la calligraphe Ruriko qui, son mariage battant de l'aile, se rend subitement dans le chalet de vacances de sa famille afin de s'éloigner d'un mari violent qui fréquente ouvertement une autre femme. Elle fait la connaissance de Nitta, fabricant de clavecin, et de Kaoru, son assistante. De là naît rapidement une amitié entre la jeune femme et ses voisins qui lui font entrevoir de nouveaux horizons à travers leur passion pour le clavecin. Mais Ruriko s'éprend de Nitta et le trio est mis en péril alors que peu à peu la jalousie l'étreint, lorsqu'elle s'aperçoit que Nitta et Kaoru partagent un monde dont elle ne pourra jamais faire partie.

Sur un rythme lent propre à Ogawa, les tensions finissent par attendre leur point culminant jusqu'à la chute inexorable. Si la psychologie des personnages joue un rôle important avec l'impénétrable Nitta, la tendre Kaoru ou Ruriko, plus torturée, d'autres éléments plus périphériques et souvent descriptifs ont toute leur place dans le récit : la fascination de Ruriko pour la chair tendre d'une voisine bien portante, la façon dont les personnages servent les plats et ce qu'ils mangent, de même que l'histoire parallèle d'une vieille dame anglaise dont Ruriko est chargée de recopier la biographie. On retrouve les belles descriptions de la pluie et des plans d'eau qu'Ogawa semble affectionner tout particulièrement, ainsi qu'un événement qui fait écho à l'Annulaire, à travers un doigt mutilé.

Si les livres de cet auteur ne sont pas toujours gais (celui-là mêlant les moments de plénitude à une histoire au fond plutôt mélancolique), ils parviennent presque toujours à m'arracher au quotidien et à me donner l'impression d'évoluer dans une bulle étrangement calme et bénéfique. Cette fois aussi j'ai vraiment savouré ce plongeon dans ce monde particulier que je quitte à regret, avec l'envie d'ouvrir rapidement les quelques livres d'Ogawa qui me restent à découvrir.

Un roman empreint de sensibilité que je conseille à tous ceux qui ont déjà aimé Ogawa. Je sais de moins en moins quel roman recommander à ceux qui ne la connaissent pas, car les sujets varient tellement qu'il est difficile de se décider.

"Les rayons miroitaient à la surface de l'eau. La couleur en était différente à chaque battement de mes paupières. J'ai essayé de concentrer mon regard pour la sonder mais en vain. Je me figurais un fond sableux, des masses compactes d'herbes aquatiques qui ondulaient, mais je ne distinguais que de simples ténèbres" (p209)

De Yoko Ogawa sur ce blog : La Petite Pièce Hexagonale, La Piscine / Les Abeilles / La Grossesse, Le réfectoire un soir et une piscine sous la pluie. Lus par ailleurs : La Formule préférée du Professeur, L'Annulaire et Le Musée du Silence.

D'autres avis sur Les Tendres Plaintes : Le Globe-Lecteur, Livrogne, Loula, Marie (La Page déchirée)Mirontaine, Mrs Pepys, Pierre C (La Littérature japonaise), Virginie (Perdue dans les Livres)...

Ci-dessous, Les Tendres Plaintes de Rameau.
http://www.youtube.com/watch?v=segCBE0oX9Q
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239 p

Yoko Ogawa, Les Tendres Plaintes, 1996

14/11/2010

La marque du baiser de Judas

collectif-femmes-vampires.jpgPour le challenge Halloween proposé le mois dernier avec Hilde, j'ai sorti de mon étagère une acquisition plutôt récente : Les Femmes Vampires, recueil collectif publié chez José Corti. Un livre acheté à Montparnasse en compagnie de Titine et auquel je pouvais difficilement résister :

- les vampires sont un de mes thèmes de prédilection, en particulier dans les textes plus classiques qui n'avaient pas du vampire une vision aussi glamour que ce qu'on peut voir aujourd'hui en bit lit ou sur grand écran, même si, en recoupant des textes assez différents, on retrouve un certain nombre d'éléments qui inspirent largement les auteurs plus contemporains (d'ailleurs en parlant de glamour, Carmilla de Le Fanu incarne déjà un vampire sensuel un brin sulfureux si l'on songe que ce texte a été écrit à l'époque victorienne, où le saphisme n'était pas vraiment dans le ton des valeurs morales - en partie de façade, mais c'est une autre histoire - de l'époque).

- J'ai une confiance aveugle dès que je vois qu'un livre est édité par José Corti (un peu comme avec Phébus), qui par ailleurs publie beaucoup de classiques anglo-saxons oubliés - un éditeur qui ne passe pas inaperçu pour moi lorsque je vais en librairie.

- Enfin, voilà une bonne façon de poursuivre mon challenge Mary Elizabeth Braddon, dont la nouvelle est sans doute la plus inattendue au sein de ce recueil.

Ce recueil comporte cinq récits :

Ernst Raupach, Laisse dormir les Morts ("Lasst die Toten ruhen") - 1823 :

Un jeune châtelain pleure sur le tombeau de Brunehilde, sa première épouse au caractère affirmé, dont le souvenir le hante depuis qu'il s'est lassé de la douceur et de la gentillesse de sa nouvelle femme. Il finit par rencontrer un homme capable de faire revenir les morts à la vie et décide de retrouver ainsi sa chère défunte. Cependant celle-ci a ses exigences et l'oblige à répudier son épouse de manière à ne pas être simplement sa maîtresse. Après son arrivée au château, des morts suspectes se produisent parmi la jeunesse du pays. Aveugle à tout, envoûté, le héros ne voit rien jusqu'à ce que ses propres enfants soient tués par Brunehilde qui s'alimente du sang des personnes en bonne santé. Et lorsqu'il tente de s'en débarrasser, c'est pour s'apercevoir qu'un acte contre nature tel que celui qu'il a commis ne se défait pas facilement.

Un texte agréable à lire mais qui présente une vision assez surannée du vampire et des personnages féminins, avec un héros un peu fade, tandis que le déroulement du récit même est assez conventionnel - ceci dit c'est là le texte le plus ancien.

Anne Crawford, Baronne Von Rabe, Un Mystère de la Campagne Romaine ("A Mystery of the Campagna") - 1887

Plusieurs voix se mêlent pour raconter l'histoire de Marcello, artiste de la villa Médicis qui décide de s'installer dans une maison isolée pour composer un opéra. Un de ses amis s'inquiète immédiatement et sans raison apparente après l'avoir laissé dans la maison en question. Il finit par tomber lui-même malade et à imaginer dans son délire que de terribles choses arrivent à Marcello. Envoyé sur place, un ami commun découvre ainsi que Marcello semble avoir une maîtresse qu'il rejoint une nuit dans son jardin, avant de disparaître sous terre dans ce qui semble être des catacombes romaines. Pourtant, peu de temps après, en revenant sur place, on découvre le corps de Marcello qui est bizarrement vidé de son sang.

Une nouvelle intéressante dans la mesure où elle comporte également une autre dimension fantastique, l'ami du mourant communiquant avec lui par la pensée, tandis que la vampire est finalement peu présente. Malgré tout j'ai trouvé quelques longueurs au texte, qui est sans doute celui qui m'a le moins plu.

X.L. : Le Baiser de Judas ("A Kiss of Judas") - 1893 :

Un homme voyageant à bord d'un steamer (le lieutenant-colonel Rowan) cherche à se renseigner auprès du capitaine après avoir aperçu un curieux passager, au souffle d'asthmatique, le visage toujours caché par ses vêtements. Suite à cette discussion, le passager concerné qui a eu vent des questions posées à son sujet vient menacer le premier voyageur, faisant preuve d'une hargne et d'une vulgarité étonnantes. A cette occasion son foulard glisse un peu et le héros aperçoit un visage d'une laideur effrayante. 

Peu de temps après, arrivé chez ses amis, Rowan entend parler du baiser de Judas, qui voudrait que des créatures repoussantes soient à même de servir Satan en se donnant volontairement la mort pour revenir sous des traits beaucoup moins reconnaissables afin de frapper les vivants par toute sorte de fléau. Les victimes de ces serviteurs du diable se trouvent marqués d'une petite croix. Suite à cette histoire, Rowan revoit le passager qui l'a suivi pour l'assassiner et qui, n'y parvenant pas, se tue d'un coup de poignard en promettant de revenir...

Cette nouvelle qui mêle légendes, folklore et vampirisme est très originale. Non seulement le récit est bien mené mais le monstre-vampire est fascinant, très différent de ce que l'on a l'habitude de croiser dans la littérature vampirique. Je ne saurais dire pourquoi mais il m'évoquait l'expressionnisme de Nosferatu.

Mary Elizabeth Braddon, La Bonne Lady Ducayne ("Good Lady Ducayne") - 1896

Une jeune femme entre au service d'une vieille dame aisée qui l'emmène avec elle en Italie, avec un salaire dépassant toutes ses espérances. Eclatante de santé, Bella (notre héroïne) devient curieusement de plus en plus faible, sans en comprendre la raison, hormis les petites plaies qu'elle découvre parfois sur sa peau à son réveil. Le médecin personnel de son employeuse, Lady Ducayne, lui assure qu'il s'agit de piqûres, mais lorsqu'elle les montre à un jeune médecin anglais avec qui elle a sympathisé, celui-ci est persuadé que des saignées ont été pratiquées sur la jeune femme à son insu.

Voilà le deuxième texte qui m'a particulièrement séduite dans ce recueil (normal, c'est Mary Elizabeth qui l'a écrit - dit-elle en toute objectivité !). Ni sensuelle, ni surnaturelle, la vampire évoque davantage cette Landlady a priori sympathique qui empoisonnait ses jeunes pensionnaires dans le texte de Roald Dahl. Le vampirisme prend ici une tournure plus médicale, à travers la transfusion. Un récit finalement moderne qui se lit avec plaisir.

Francis Marion Crawford, Car la Vie est dans le Sang ("For the Blood is the Life") - 1905

J'en avais parlé (mais j'avais oublié que je l'avais déjà lu). Et je disais donc : deux hommes observent un champ depuis la tour d’une vieille demeure. Lorsque les rayons de lune se posent sur un tertre a priori désert, une forme étrange apparaît, laissant entrevoir un corps allongé sur un tombeau. Pris de curiosité, l’un des deux hommes souhaite se rendre sur place pour mieux observer le phénomène. A quelques mètres de l’objet, il s’arrête : plus rien sur le tertre. De loin, l’autre homme voit le corps se redresser et s’accrocher à son ami. Cette histoire n’est pas ma préférée mais j’apprécie l’atmosphère inquiétante qui l’imprègne ainsi que le caractère hautement fantomatique du vampire. Ici, le vampire n’a pas encore pris ses traits classiques et fait appel aux premiers monstres de notre imaginaire…

 

Sur ce blog, quelques liens piochés dans les Chroniques de Vampires (toujours à gauche dans mes listes de livres lus - pas tout à fait actualisées) : Les cent ans de Dracula (Goethe, Polidori, Crawford, Gautier, Stoker, Askew, Ray, Lovecraft), La Dame pâle d'Alexandre Dumas, et une très bonne surprise : La Baronne Trépassée de Pierre Alexis Ponson du Terrail (roman populaire du XIXe).

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213 p

Anthologie, Les Femmes Vampires, de 1823 à 1905

dark side challenge.jpgchallenge-mary-elizabeth-braddon.gifChallenge Mary Elizabeth Braddon

Le challenge Mary Elizabeth Braddon prenant fin au 31 décembre 2010, je vous propose une lecture commune pour le 20 décembre : Le Secret de la Ferme grise (un de ses textes les plus courts, idéal pour un petit plaisir avant la fin du challenge ), La Bonne Lady Ducayne (nouvelle vampirique citée plus haut) ou, pour ceux qui chercheraient un roman plus conséquent, Henry Dunbar (avec lequel j'ai passé un très bon moment).

LECTURE COMMUNE 20 DECEMBRE 2010, 3 TEXTES AU CHOIX  :

Le Secret de la Ferme Grise : disponible d'occasion (facile à trouver). Pour en savoir plus sur le sujet voir les liens ci-dessous.

Good Lady Ducayne : nouvelle disponible gratuitement en anglais ici / en français dans Les Femmes Vampires, José Corti. 

Henry Dunbar : publié chez Labyrinthes.

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challenge-mary-elizabeth-braddon.gifCHALLENGE ELIZABETH BRADDON - les lectures :

Aurora Floyd : Cécile, Maggie, Mea

L'Aveu : CécileLoula,

Henry Dunbar : Lou, Loula, Nag,

La Bonne Lady Ducayne : Lou,

Lady Isle : Cécile

La Ferme grise : Cécile, George Sand et moiMaggie, Manu, Sabbio, Titine,

Le Secret de Lady Audley : Cécile, ClaudiaLucia, Keisha, Lou, Malice, Mango, Titine,

Les Oiseaux de Proie : Rachel,

Sur les Traces du Serpent : Choupynette, ClaudiaLucia,

11/11/2010

L'éclosion des fleurs couleur d'orage

bracewell_divines amours.jpgEn ce week-end pluvieux du mois de novembre, j'ai décidé de profiter du temps que j'avais devant moi  pour rattraper un peu mon monstrueux retard chroniquesque - au détriment d'un week-end dans une capitale européenne, quelle abnégation (suspecte, je l'avoue) !

Commençons par Divines Amours de Michael Bracewell, excellent cru de cette rentrée littéraire 2010.

"Au cynique désenchanté - c'est-à-dire, à celui qui porte sur le monde un regard endurci par une posture intellectuelle sagace -, il serait vain de recommander la vie d'un jeune homme de vingt-huit ans comme sujet d'étude approfondie" (p43).

Dans Un Eternel Jeune Homme, Bracewell avait choisi pour cadre l'Angleterre des années Thatcher. Nous voilà cette fois-ci plongés à la fin des années 70, en compagnie de jeunes passant de l'adolescence à l'âge adulte, pendant cette période de transition délicate où les promesses d'avenir ne se concrétisent pas toujours, où les projets idéaux sont confrontés à la réalité et où soudain se dessine un avenir beaucoup clair une fois que sont faits ces premiers choix nécessaires à cet âge - mais qui, inévitablement, réduisent progressivement le champ des possibilités qui s'offraient à vous à l'adolescence.

Dans des chapitres alternant entre les destins de personnages qui ne font parfois que se croiser, Bracewell raconte les premières amours sérieuses de Miles, élève d'Eton au sang bleu promis à un brillant avenir. Apparaissent ainsi ses amis d'enfance James, Stella et Lucinda - dont l'une mourra tragiquement avant d'être éclipsée par l'autre - sa meilleure amie - quelques mois plus tard. S'ajoute à ce "Gang de la main noire" Kelly O' Kelly, l'héroïne torturée du premier chapitre qui pratique activement le bondage depuis l'enfance et se rend innacessible, ôtant (par erreur) sa carapace le jour où elle rencontre Miles. Enfin, les péripéties d'un couple croisé par hasard dans un café finissent par recouper l'histoire de ce "parfait" gentleman.

Outre l'écriture délectable  qui n'est pas le plus faible atout de ce très beau roman (et que l'on doit aussi au traducteur), Divines Amours m'a vraiment conquise par la façon dont il parvient à recréer l'ambiance d'une époque tout en dépeignant avec beaucoup de justesse cet "entre-deux" si particulier au cours d'une vie, où en l'espace de peu d'années le mode de vie change radicalement, les histoires sentimentales impliquent beaucoup plus de choix et de bouleversements pour peu qu'elles soient un brin sérieuses, tandis que l'avenir professionnel se dessine avec plus de netteté et prend soudain un tour beaucoup plus concret. Une période fascinante mais qui comporte sa part d'angoisse, ce qui est parfaitement retraduit par la façon dont chacun des jeunes personnages saisit les occasions qui lui sont offertes. Un livre où l'art occupe également une place importante, entre Kelly l'artiste maudite et Douglas, producteur de disques. On l'abandonne à grand regret une fois la dernière page tournée.

Encore merci à Denis des éditions Phébus à qui je dois cette belle escapade (et d'autres !), parfaite pour une rêveuse de mon espèce.

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281 p

Michael Bracewell, Divines Amours*, 1989 (2010 en France)

* A noter qu'en anglais le titre est Divine Concepts of Physical Beauty (qui à mon sens retraduit davantage l'atmosphère de ce récit).

 

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07/11/2010

The Steamwap !

Je participais au Steamswap organisé par Loula. Voici les photos de mon colis concocté par Tortoise, qui m'a gâtée comme vous pouvez le constater !

Un colis où l'ambiance était on ne peut plus steampunk...

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La reproduction de la montre à gousset est ravissante et j'ai adoré ce clin d'oeil XIXe ! Les deux livres sont pour moi une découverte et me semblent très prometteurs ! J'adore Mucha dont je n'avais ni carnet, ni marque-page. Les pièces en chocolat, monnaie d'échange en vue d'éventuels voyages fantastiques, ont déjà constaté quelques décès suspects dans leurs rangs ! Un immense merci à Tortoise pour ce joli colis et merci à Loula pour l'organisation de ce swap !

Et voici quelques images de mon colis à Faelys (avec une carte pour laquelle j'avais eu un coup de coeur) :

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Un autre colis très très XIXe à voir par ici !

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Sinon côté lectures, voici les titres qui attendent d'être chroniqués par ici :

 

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villeneuve_grand paradis.jpg wharton_heureux du monde.jpgwoolf_chambre à soi.gif

deary_loathsome london.JPGgaskell_north and south.jpg

zelazny_songe nuit octobre.jpg lovecraft_abomination dunwich.jpg

01/11/2010

Challenge Halloween

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Une autre image du pub de Londres où mon père a savouré des plats de la haute gastronomie anglaise cette semaine.

BILAN DU CHALLENGE HALLOWEEN

Et voilà, aujourd'hui c'est la Toussaint, le soir d'Halloween est passé, les petits Américains ont balancé du papier toilette dans les jardins de leurs voisins, si vous ne voyez plus votre petit cousin, soupçonnez votre vieille voisine au chat noir, qui a fait un potage suspect hier soir... quant aux tartes à la citrouille, vous pouvez toujours les déguster si vous aimez ça (même si en ce qui me concerne ce sera soupe de potiron). Voici un billet récapitulatif avec les liens vers vos nombreux articles dans le cadre du challenge Halloween. Hilde et moi espérions rencontrer quelques amateurs pour nous accompagner dans notre petit défi et nous avons été ravies de vous voir si nombreux à nous suivre, d'autant plus que vous avez été beaucoup à faire des articles tout au long du mois d'octobre.  Un grand merci à vous tous !

 

 

J'espère que nous aurons donné envie à d'autres de découvrir quelques-uns des titres monstrueux pour petits et grands chroniqués pendant ce petit challenge.

Les billets du challenge :

Anne-Sophie a fait de beaux rêves en compagnie du Prince de la Nuit.

Azilys a fait son baptême de l'air (en balai) avec Sorcière pour l'échafaud, avant de suivre le sorcier le plus adulé du moment (Harryyyyy !), et de rencontrer une chasseuse sexy Au Bord de la Tombe, le tout avant d'entendre L'Appel de la Lune, et de contracter une fièvre fatale (mais pas trop, ouf !).

Très enthousiaste, Choupynette a été la première à se jeter à l'eau en faisant un petit séjour à Stockholm en compagnie de vampires louches avec le film Morse, pour les suivre en Corée via le film Thirst (dont je n'ai retenu que le côté esthétique pour éviter les spoilers) ; elle a également fait une petite pause dans une belle bâtisse avec Carmilla de Le Fanu ; histoire de poursuivre avec les lovebites elle a fini par voir le film Suck, sans parler de son dernier voyage en compagnie de Riverdream (que je projette de lire depuis des siècles au moins !).

Bambi Slaughter a varié les plaisirs monstrueux avec Vampire Zéro, Morsure (d'un loup garou), Sorcière Blanche, Coeur Noir T3, Le Portrait du Mal, Démons, La Porte, le tout avec Un pied dans la tombe.

Cyndy a exploré the House of the dead et tremblé devant Dorothy.

DeL a fait un petit saut dans les Carpathes avec L'Historienne (roman que j'avais d'ailleurs moi aussi dévoré avant de tenir ce blog), puis rencontré l'adorable Buveur d'Encre.

Eidole a découvert un parc d'attraction pas comme les autres avec Zombillénium, avant de se retrouver dans une ville bientôt contaminée par le virus zombiesque de 28 semaines plus tard, d'apprendre à reconnaître une sorcière avec Les Sorcières de Skelleftestad, de passer un moment léger avec Hex Hall et de finalement plonger en Angleterre au XVIIe avec Le Journal d'une sorcière (que j'ai très envie de lire).

Fleur de Cannelle s'intéresse à la criminologie en Corée avec le film Soul.

Herisson08 a fêté Halloween dans la forêt interdite !

Ma complice Hilde a refait un plongeon au collège avec la Solitude du Buveur de Sang (et un Simon qui n'a rien à envier à d'autres vampires prépubères), avant de succomber à l'humour noir et très tentant de Pierre Tombal ; elle a rencontré les Fantômes de Klontarf (que j'aimerais rencontrer moi aussi), vu le film Morse, accompagné Courtney Crumrin et les Choses de la Nuit, lu des Histoires de Fantômes Indiens, trouvé Le Dernier des Vampires, exploré l'Île du Crâne, tenté de fuir Les Autres, avant d'observer Sherlock Holmes et les Vampires de Londres. Elle a également vu ce qu'était une sorcière maladroite avec Amandine Malabul, lu les histoires de fantômes sélectionnées par Roald Dahl, effrayé de petits Britanniques avec Who will haunt my house on Halloween ? et Scooby Doo and the Halloween Hotel Haunt et pour finir, a décoré L'Arbre d'Halloween.

Isil a lu l'excellent texte de Polidori, un classique !

Lael a suivi Harry Potter à l'école des Sorciers, rencontré à Halloween. Sorcières, Lutins, Fantômes et autres Croquemitaines, ouvert Les Portes avec John Connolly, pratiqué La Danse des ombres, déniché le Portrait du Sorcier en jeune homme, suivi Le voyage de Kuro, dormi à Hex Hall, fait la connaissance de Carmilla en compagnie de Le Fanu, appris à faire de la Magie Verte, made a Wish, fondé la société secrète A comme Association et rencontré une vieille copine d'enfance, La sorcière de la rue Mouffetard.

Lindorie a étudié l'Evangile selon Satan et lancé un Sortilège. Le tout avant de dénicher Le Journal d'Ellen Rimbauer.

Livrons-Nous nous a fait partager sa Vie de Zombie en BD, puis toujours avec les bulles du démon, a vécu l'Apocalypse sur Carson City, avant de succomber à Zombillénium et  de rencontrer les Zumbies histoire de danser, Rock Zombie! Et pour varier les plaisirs, quoi de mieux qu'une rencontre avec le Canard-Garou ?

L'Or des Chambres a rencontré Les Autres, ainsi que des fantômes d'hiver, de circonstance.

Lou, c'est-à-dire moi-même : hormis tout ce qui n'a pas encore été actualisé sur ce blog, j'ai rencontré le mal incarné en lisant Le Grand Dieu Pan, découvert que Sherlock Holmes était un dangereux psychopathe grâce à L'Instinct de L'Equarrisseur, lu les articles de Desnos sur Jack l'Eventreur (dont il était persuadé de connaître l'identité), découvert un loup-garou très contemporain avec KornWolf, avant de fêter Halloween avec les zombies d'Un Horizon de Cendres et de Shaun of the Dead.

Maggie part à la rencontre de Stoker, Irving et Scott (histoire de démarrer en beauté), avant de prendre une douche en compagnie d'un certain Alfred (attention scoop).

Mango a suivi le combat de Mr Hyde contre Frankenstein.

Marguerite a fredonné une comptine d'Halloween avant de voir Hit and run.

Miss Babooshka a perpétré le Crime d'Halloween en compagnie d'Agatha Christie.

Ofelia a rencontré des zombies intelligents dans The Rising (et pour avoir vu un certain nombre de films de zombies, là ça fait peur) et a découvert le classique Nightmare on Elm Street (que je n'ai toujours pas vu mais qui me tente maintenant que je me suis remise de la frayeur que me causait les jaquettes des vidéos quand j'étais petite).

Pink Canary a passé un petit moment de détente avec Dead Sexy, avant de demander des bonbons avant l'heure avec Trick'r treat, de passer un moment sympa avec Zombillénium, histoire de se détendre car l'attendait encore un sacrifice rituel dans The Wicker Man, sans parler des fantômes de Brighton (voilà qui est excitant !) avec The Servants, et des zombinettes de Londres dans Doghouse. le tout pour finir par une Chevauchée des Sorcières et un vrai repas pour Halloween !

Romanza a découvert les excellentes histoires de fantômes sélectionnées par Roald Dahl (un de mes premiers billets sur ce blog, souvenir souvenir !).

Setsuka nous a présenté L'Apprenti Epouvanteur.

Sofiaportos a rencontré Mélusine, lu un titre qui me rappelle furieusement mes histoires de zombies : De la poussière à la chair, effrayé le fantome de Canterville de mon très cher Oscar, allumé Deux cierges pour le diable, rencontré (comme je veux le faire depuis un bout de temps) La messagère de l'au-delà, avant d'inviter chez elle La Vampire.

Soukee suit une formation à la Vampire Academy, et a rencontré les buveurs d'encre de Draculivre, avant d'accompagner  la "reine" du roman policier avec Le Crime d'Halloween, et de consulter les très beaux albums de Benjamin Lacombe Grimoire de Sorcières et La Petite Sorcière, sans parler d'un moment vampirique en compagnie de Holmes avec Le Vampire du Sussex.

Tam a découvert Dracula (l'unique !) puis le plus récent Dracula L'immortel.

The Bursar a vévu des moments cinématographiques intenses avec Dead Snow (film gore avec zombies nazis - c'est vraiment très effrayant là !), Le Bal des Vampires (pour rire aussi) et L'Abominable Dr Phibes ; elle a poursuivi avec le manga The Vampire Chronicles, découvert elle aussi le tome 1 de Zombillénium, mais elle était heureusement bien accompagnée par Hercule Poirot avec Allo Hercule Poirot... ce qui n'était pas du luxe car elle a tout de même ensuite rencontré le Frankenstein de 1931. Et comme elle était ultra motivée, elle a enchaîné avec Vampire Hunter (qui m'a l'air diablement tentant au passage), s'est protégée de La Pluie d'Halloween en compagnie de Buffy, a rencontré Le Faucheur de ce cher Terry avant de savoir que Dieu n'y était pour rien, grâce à Frankenstein créa la femme !

Tiphanya a fait une petite sélection bien sympathique pour Halloween, avec pour les petits La soupe à la citrouille, Fantôminus et Bats at the library ; pour ceux qui savent déjà lire sans leurs parents attentionnés (qui leur lisaient avant des histoires d'épouvante) La Barbe-bleu et Généalogie d'une sorcière ; et enfin pour les plus grands Sombres citrouilles, Frankenstein, Dracula, Tendre est la mort et Go ! Go ! Heaven.

Tristhenya a choisi de rencontrer quelques sympathiques zombies à travers un livre sur le film culte La Nuit des Morts vivants, avant de protéger Los Angeles contre un fléau en lisant Zombie Nation (elle est heureusement munie d'un guide de survie en territoire zombie), puis de revenir sur les traces d'un boucher avec Avis de Tempête, de découvrir comment on fait un film d'horreur sur un télésiège avec Frozen, et de continuer avec quelques jeux sadiques dans Une fille comme les autres, le tout pour se préparer à explorer des Ruines peu fréquentables.

Wax a fait deux petits tours en Asie en compagnie de sympathiques zombies avec Zombie Next Door et rencontré le démon avec Soul, avant de fêter Halloween pendant un concert rock avec des Zombies !

Zoé a quant à elle rencontré des sorcières, non pas à une reprise mais à deux !

[J'espère n'avoir oublié aucun lien mais n'hésitez pas à me laisser un commentaire ici - Hilde et moi recheckerons aussi ensemble ce que nous avons pu mutuellement oublier]

Alors, prêts pour l'année prochaine ? Nous, on est partantes !

Et voici des pierres tombales et de charmants petits zombies à déguster chez Pink Canary (lien en haut) :

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