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29/08/2010

Vacances en Charente-Maritime (home sweet home)

Je reprends du service dans une petite semaine avec de nouvelles chroniques enfin en préparation ! En attendant, laissez-moi partager avec vous des photos estivales (en espérant que la qualité est correcte car je trouve la résolution curieuse sur l'ordinateur dont je dois maintenant me servir pour envoyer mes bouteilles à la mer)...

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12/08/2010

Un dernier pour la route

riel_naufrage.jpgGrâce à une soirée organisée par les éditions Gaïa, j'ai eu une bonne surprise en ouvrant Le Naufrage de la Vesle Mari et autres racontars de Jørn Riel. Souvenez-vous, je m'étais mortellement ennuyée devant La Maison des célibataires. Et il faut bien l'avouer, je ne suis pas particulièrement attirée par les récits dans lesquels la nature tient une place primordiale (sauf exceptions), de surcroît lorsqu'il s'agit de paysages glacés ou montagneux – je n'ai jamais bien compris pourquoi.

Il s'agit ici du dernier volume des racontars, volume qui au passage peut être lu indépendamment des autres romans, malgré de régulières allusions aux tomes précédents. Suite à une directive ministérielle, les chasseurs du nord-est du Groenland se retrouvent sans mission et se voient contraints de plier bagage. Aucun n'est vraiment désireux de retrouver le Danemark (et sa « moiteur quasi tropicale » cf l'éditeur). Tout est bon pour rester sur place : couler son propre bateau, épouser un dragon qui a déjà flanqué de sacrées raclées à ses anciens soupirants, s'installer sur une île déserte réputée hantée, partir vers l'inconnu avec un traineau, des chiens et les moyens du bord.

Les racontars s'emboîtent les uns aux autres avec habileté. Les personnages? Des chasseurs bourrus, gloutons et hautement alcoolisés, qui n'hésitent pas à laisser deux chiens s'entretuer pour que le calme se rétablisse dans la meute et qui abattent ours, renards et phoques. Autant le dire, tout ce que je fuis habituellement dans mes lectures. Et là, miracle, on ne peut s'empêcher de s'attacher à ces vieux ours pragmatiques, à tourner fébrilement les pages afin de savoir si fantôme il y a ou pas, à suivre avec amusement la bataille entre un capitaine de bateau et un passager très particulier.

Au final, voilà un livre que j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir et qui a su égayer mes longs trajets en métro, au point de me donner envie de lire d'autres racontars (ce qui n'était pas évident après ma première lecture d'un récit de Riel). Si vous aimez les étendues glacées, les contes ou les héros ronchons, laissez-vous séduire comme beaucoup d'autres avant moi !

« Les fjords se font silencieux, l'eau est étale, immobile, comme une large route argentée. Les glaciers suspendent leur grondement, et la montagne se reflète dans les fjords, dédoublant ses fantastiques couleurs d'automne ». (p175)

Merci beaucoup à Béatrice pour cette lecture et pour la sympathique soirée passée avec Jørn Riel et plusieurs blogueurs chanceux au mois de juin.

251 p

Jørn Riel, Le naufrage de la Vesle Mari et autres racontars, 1996

 

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BLOG EN VACANCES

Après une petite pause en Angleterre en juillet, blogueuse en transit entre la côte atlantique et l'Allemagne !

Bonnes vacances à tous !!!

 

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01/08/2010

Lecture commune - Nick Hornby

hornby_speaking with the angel.jpgQuand Pickwick et moi avons lancé l'idée d'une lecture commune autour de Nick Hornby, je me suis dit « chouette ! Ça me permettra de lire enfin ceux qui attendent dans ma bibliothèque depuis une éternité ». Manque de bol, pour ceux qui ne l'auraient pas remarqué (ou pour ceux qui auraient simplement constaté que mes sursauts cybernétiques se faisaient un peu plus rares depuis quelques mois), j'ai déménagé récemment (ou comment je suis devenue une SDF provisoire, mais c'est une autre histoire). Oui je sais, je vous raconte ma vie et avec tout ça, je n'ai toujours rien dit à propos de ma lecture. Mais j'arrive (enfin) au bout de mon propos : la mise en carton frénétique a causé quelques pertes et tracas, à commencer par mes romans de Nick Hornby qui attendent sagement que j'aie retrouvé un logement pour regagner leur étagère. Dans la bataille, j'ai tout de même sauvé Speaking with the Angel, qui n'est pas un roman mais une série de nouvelles édité par Nick Hornby, dont la seule nouvelle côtoie notamment les textes d'Helen Fielding, Zadie Smith, Melissa Bank, Irvine Welsh ou Colin Firth (oui oui, celui-là même).

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Ce recueil a été édité dans un but caritatif, au profit d'une école pour enfants autistes – Nick Hornby expliquant dans son introduction que son propre fils est autiste et que la Grande-Bretagne ne propose pas de structures adéquates pour les enfants autistes.

Et le contenu ? Les histoires sont écrites à la première personne mais sont très différentes les unes des autres au-delà de ça. Une femme sortant avec un garçon plus jeune qu'elle se sent décalée et vieille à une fête ; une vieille femme affalée sur le sol pense à sa fille si raisonnable, à la vie bien plus rangée que la sienne ; un homme faisant la crise de la quarantaine a une révélation en trouvant un rat mort chez lui, un rat qui vient introduire l'incertain et le sauvage dans son quotidien ; un petit garçon qui adore les histoires de sa grand-mère cherche à connaître la fin de celle qu'elle lui racontait avant de faire une attaque ; une femme responsable de la cantine d'une prison évoque le dernier repas des condamnés à mort ; un responsable de la sécurité doit surveiller un tableau représentant le Christ et fait à partir de petites photos de seins... voilà qui fait rapidement le tour de la plupart des sujets abordés.

Ce recueil est ma foi très inégal et beaucoup moins addictif que les deux Nick Hornby que j'ai déjà lus (Haute Fidélité et A long way down). Ceci dit, je pense que la forme a beaucoup joué : j'aime les phrases soignées, les tournures un peu poétiques et, même si je peux tout à fait apprécier pour leur contenu des livres dont le style n'a rien de particulier, je m'ennuie en général un peu quand je lis un texte écrit en s'approchant d'un langage parlé un peu basique, avec ses contractions, ses « m'enfin » etc. Comme on retrouve ce principe dans l'ensemble des nouvelles (enfin pour être honnête il m'en reste encore deux à lire ce soir mais je n'aurai pas le temps de faire mon billet après comme je pars ce week-end), j'ai trouvé la forme un peu fatigante à la longue.

Sur le fond, la plupart des récits m'ont intéressée, certains mettant parfois quelques pages pour prendre leur essor mais réussissant finalement à prendre le lecteur au dépourvu. Quelques récits sont assez addictifs et donnent à penser (en même temps, il y a beaucoup de crises de la trentaine, de la quarantaine and so on and so forth). Au final mon texte préféré est peut-être celui de Nick Hornby, qui m'a fait penser à Antoine Laurain avec Fume et tue pour son évocation de l'art contemporain. Pour l'artiste de sa nouvelle, l'art ne tient pas tant à l'objet en soi qu'à la réaction qu'il provoque, son œuvre suivant une logique assez en vogue maintenant dans le milieu artistique mais dont l'expression me laisse parfois dubitative.

En somme, à recommander aux fans de Colin Firth (et il y en a !) et à ceux de Nick Hornby (en dernier recours après la lecture de ses romans). Sympathique, mais pas vraiment indispensable, et beaucoup moins récréatif que les romans de Hornby.

PS : j'actualiserai les liens vers vos billets à mon retour en début de semaine.

233 p

Nick Hornby, Speaking with the angel, 2000

 Les livres lus dans le cadre de cette lecture commune :

Bonté mode d'emploi : La Nymphette

Carton Jaune : Rachel

High Fidelity : Choupynette

Juliet, Naked : DF, Kikine, Pickwick

Slam : Mango, Hilde

Speaking with the Angel : Lou

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