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27/06/2010

In New-York

mosby_charme_lillian_dawes.jpgNous voilà au coeur des 50's avec Sous le Charme de Lillian Dawes, joli roman qui m'a évoqué Breafkast at Tiffany's pour son héroïne et la vie mondaine qui y est décrite, mais aussi dans un tout autre genre, L'Amour comme par hasard, pour sa légèreté et l'ambiance qui en découle.

Le temps d'un été, ce roman d'apprentissage suit les traces de Gabriel, jeune homme issu de la haute société new-yorkaise et arrivé depuis peu chez son frère Spencer après son renvoi d'un établissement scolaire. Tous deux mènent une vie de bohème, somme toute assez frugale, savourant les petits plaisirs de la vie dans cette situation inédite qui les rapproche malgré leur grande différence d'âge.

Gabriel fait rapidement la connaissance de Lillian Dawes et fasciné, cherche à revoir la jeune femme. On retrouve ainsi l'esprit de Truman Capote  avec une héroïne imprévisible qui déguste la vie à pleines dents, selon une jolie philosophie. Profiter de l'instant présent revient à nager, observer la nature, apprendre à danser le tango ou déguster une truffe au chocolat exquise mais assez chère pour se substituer au repas. Le héros se tient quelque peu en marge de cet univers d'opulence, avec les extravagances qui accompagnent la richesse : plus jeune, il dépend davantage du bon-vouloir de son frère et n'est pas riche lui-même.

Une très jolie traduction. Un roman poétique tout en finesse, que l'on déguste comme on croquerait un bonbon... si doux, peut-être à l'écoeurement s'il n'était accompagné d'une pointe d'acidité. Une très bonne surprise pour moi que ce roman dont je n'attendais rien de particulier à l'origine. Et si le héros tombe sous le charme de Lillian, c'est moi qui suis tombée sous le charme de ce roman, malgré une légère déception à la fin lorsque le narrateur tente de résoudre le mystère Lillian Dawes, le récit perdant alors un peu de ce caractère aérien qui le distingue. L'héroïne est aussi trop idéalisée : belle, intelligente, spirituelle, elle sait aussi surprendre, peindre, danser et est une véritable érudite, bien évidemment autodidacte ! De façon surprenante, cela ne m'a pas dérangée. Comme le narrateur, je me suis laissée prendre dans la magie de l'instant, avec ce roman fait pour nous rappeler toutes les merveilles à portée de main, accessibles avec un peu de bonne volonté. Au final, j'ai l'impression qu'il s'agit davantage d'un roman qui se savoure mais qui peut-être ne laissera pas forcément de traces ensuite, la forme étant plus réussie que le fond.

Quoi qu'il en soit, une petite pépite inattendue en ce qui me concerne ! A recommander aux rêveurs et à tous ceux qui ont envie de savourer la vie et ce qu'elle leur apporte chaque jour d'inattendu.

Merci encore à Lise des éditions Folio !

D'autres avis chez : Essel, George Sand et moi, Lily, Malice,

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347 p

Katherine Mosby, Sous le Charme de Lillian Dawes, 2002

23/06/2010

Fossiles anglais

chevalier_prodigieuses creatures.jpgSans doute à cause de l'idée que je me faisais de La Jeune Fille à la Perle, j'ai longtemps (et bêtement) pensé que Tracy Chevalier écrivait de jolies bluettes sentimentales, des romans historiques un peu mièvres qui avaient peu de chance de me plaire. J'ai donc mis un peu de temps à m'intéresser à elle, même si un swap et une librairie d'occasion ont récemment mis Tracy Chevalier à l'honneur dans ma modeste bibliothèque.

Plus récemment, le billet de Joëlle a attiré mon attention sur Prodigieuses Créatures, acheté dans la foulée et lu en quelques jours, avec grand plaisir. Une expérience si réussie que j'ai décidé de lire bientôt ses précédents romans, dont certains titres me tentaient tout de même déjà, même si je n'avais pas encore pris le temps de les ouvrir.

chevalier_anning2.JPGAnyway. Dans cette biographie romancée, Tracy Chevalier revient sur le parcours de Mary Anning, jeune fille pauvre vivant à Lyme Regis et qui se construit au fil des années une réputation en tant que découvreuse de fossiles.

Il s'agit d'un récit à deux voix, avec une narration alternée à chaque chapitre, passant ainsi de Mary à Elizabeth Philpot. Tout commence avec l'arrivée de Miss Philpot à Lyme Regis : son frère se mariant, elle se voit contrainte à quitter Londres avec ses deux soeurs célibataires, la cohabitation avec leur future belle-soeur n'étant pas envisagée. Ces "vieilles filles" d'une vingtaine d'années se font petit à petit à leur nouvelle vie : l'une jardine, l'autre introduit de nouvelles modes puis finit par passer pour une excentrique après un dernier échec dans ses projets matrimoniaux, tandis qu'Elizabeth se passionne pour les fossiles et se spécialise dans la collection des poissons fossilisés. Entre cette femme de la bonne société et la petite Mary se tisse une amitié inédite qui a pour point de départ leur passion pour les fossiles.

chevalier_remarkable creatures.gifBien construit, agréablement traduit, ce roman associe un récit passionnant à un fond qui l'est bien plus encore. Nous sommes au début du XIXe, l'époque des romans de Jane Austen, où la place de la femme dans la société se heurte sans cesse à des frontières plus ou moins tacites. Impossible d'intégrer la société de géologie, voire même d'y entrer sans le concours d'un neveu habile. Les acheteurs des fossiles de Mary s'approprient ses premières découvertes tandis que son nom n'est d'abord pas cité. Enfin c'est aussi une période où l'on croit que le monde est tel que Dieu l'a créé. Un monde où ces monstres fossilisés sont bien dérangeants.

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Un très beau roman que j'ai fini bien trop vite à mon goût !

Lyme Regis est aussi le cadre choisi par ma chère Jane Austen pour l'un de ses romans. D'où la photo ici d'une des adaptations de ses livres.

Une modeste chronique dédiée à mon père, géologue et passionné !

D'autres avis : Alwenn, Amelie, Gambadou, Leiloona...

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376 p

Tracy Chevalier, Prodigieuses Créatures, 2009

 

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19/06/2010

Le come back du retour du papy tueur

erre_seriez.jpgAprès un silence de plusieurs jours, et ce même si je n'y croyais plus, me revoilà sur ce blog avec des nouvelles de mes dernières aventures, faites de meurtres et de mises en scène macabres dans une maison de retraite. Si vous suivez un peu les dernières parutions, vous vous en doutez déjà : j'ai eu pour guide le facétieux J.M. Erre avec son excellent manuel pratique Série Z. Un certain J.M. Erre que j'avais déjà croisé il y a quelques années en prenant soin d'un chien.

Bon, pour être honnête, j'ai laissé passer deux bonnes semaines entre ma lecture et la rédaction de cette modeste chronique. J'ai depuis lamentablement oublié la moitié de ce que je voulais vous dire, ce qui est bien dommage car je vais maintenant être obligée de broder tout en pensant au ménage et aux cartons qui m'attendent et me perturbent au plus haut point.

C'est l'occasion de faire court (pour une fois). Si la maison de retraite vous déprime à l'avance, jetez-vous sur ce livre dont l'humour potache est loin d'être le seul ingrédient. Bien sûr on rit beaucoup (littéralement, ce qui ne m'arrive presque jamais en lisant un roman - j'ai d'ailleurs dû avoir l'air passablement dérangée dans le métro). Malgré tout, j'ai surtout apprécié la construction du récit : extraits dignes d'un scénario de Série Z, chroniques de blog assorties de leurs commentaires, focus sur des personnages divers et variés, enquête policière, rien ne manque pour multiplier les rebondissements et amuser le lecteur. Un roman (plus) intelligent (qu'il n'y paraît), en souvenir des tomates tueuses sur le retour et d'une moussaka géante aux intentions peu louables. La cerise sur le gâteau : le lecteur fait aussi de brèves incursions dans l'histoire, sous les traits d'un certain M. Hubert C.Poursuivra-t-il sa lecture ? Sera-t-il trop chagriné par les invraisemblances manifestes qui ne manquent pas ? Pour le découvrir, à vous de lire Série Z !

Merci beaucoup aux éditions Buchet Chastel !

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366 p

J.M. Erre, Série Z, 2010

 

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09/06/2010

Et une vodka noix de pécan, une !

Emma m'a offert une petite vodka noix de pécan, histoire de décompresser en fin de journée ! En fait ça se présente sous la forme d'un tag à refiler aux heureux volontaires (gnark gnark gnark), même pas au fond d'un petit verre. Pff !

jane_austen1.jpgSigne particulier : je possède tous les Jane Austen en trois exemplaires, à l'exception de "Sense & Sensibility" que je n'ai que deux fois (après ça, certains diront que je ne suis pas raisonnable !). Ce n'était pas voulu à l'origine, mais je peux me faire des kits de survie finalement !

Mauvais souvenir : le jour où j'ai voulu m'attaquer à Madame Bovary, lors de mes premiers pas dans la littérature française du XIXe (ce qui m'a malheureusement détournée de mon but premier, après un traumatisme sévère). A la demande de Maggie, je me confesse enfin : j'ai tenté de venir à bout de Madame Bovary trois fois, avec des sauts de page dantesques et une version karaoké de ma lecture, sur une interprétation de moi-même, histoire de rester concentrée. De mauvais souvenirs à surmonter !

Défauts : détester récupérer des livres prêtés abîmés, sachant que je fais très attention à mes livres, surtout quand il s'agit d'auteurs ou de sujets que j'affectionne particulièrement. J'ai déjà failli défaillir en prêtant un livre à quelqu'un et en voyant cette personne casser la tranche de mon livre presque neuf dès prise en main. En même temps, quand on me prête un livre je veille à le rendre dans le même état que celui dans lequel je l'ai trouvé... Ah oui et la manie des post-its... assez souvent j'utilise des post-its pour retrouver certains passages, et ils figurent en abandondance dans certains livres !

colin_firth.jpgFilms bonne mine : ... ou séries ! Bridget Jones, la plupart des adaptations des livres classiques britanniques (dont North and South et Pride and Prejudice de 1995!), Mamma Mia, Ghostbusters (mon film culte, j'ai vu le premier 21  fois et le deuxième 16 fois entre le CM1 et le CM2) et maintenant Buffy...

Souvenirs d'enfance : la découverte de la comtesse de Ségur grâce à ma mère, dont il restait d'ailleurs un ou deux livres chez ma grand-mère au grenier ; les séances en librairie avec mon père, le samedi ou pendant les vacances dans une librairie pour enfants pleine de charme au fond d'une cour pavée... et beaucoup de lectures, à commencer par Les quatre fille du docteur March (mais il y en avait tellement d'autres !).

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06/06/2010

Encore une histoire de mariage...

bennett_mise_nu_epoux.jpgVendredi, à l'heure de la pause déjeuner, j'ai décidé d'affronter la chaleur torride pour m'offrir un petit cd rock et le dernier Tracy Chevalier. Résultat : j'ai vu sur une étagère un livre d'Alan Bennett, dont j'avais beaucoup aimé La Reine des Lectrices et, sans même regarder le résumé, je l'ai ajouté à la liste de mes emplettes. Je l'ai ouvert le soir même dans le métro et, faute de temps ce week-end, ce n'est qu'aujourd'hui dimanche que je me suis posée sur mon canapé, le temps de venir à bout de ce court roman.

Il y est question des Ransome, qui, en rentrant chez eux un soir, découvrent que leur appartement a été intégralement vidé de son contenu. Cette situation absurde permet paraît-il à Alan Bennett d'égratigner sans vergogne le couple et ses petits compromis (cf l'édition française). Si je l'avais lu, le résumé m'aurait fait espérer beaucoup de situations cocasses ou autres qui, en réalité, ne sont que de micro-événements dans ce roman sympathique mais un peu décevant. Certes, Mrs Ransome réalise que son intérieur petit bourgeois ne lui manque pas et constituait plutôt un frein à son émancipation, la maison étant tenue sous la houlette tatillonne de son époux. Le couple n'en est pas vraiment un, Mrs Ransome n'est pas épanouie et, en quelque sorte, la conclusion de l'histoire lui permettra de tourner la page et de mener enfin sa vie comme elle l'entend. Malgré tout, le résumé reste très trompeur et ce  récit qui semble prometteur et a priori riche en péripéties n'est qu'une gentille comédie idéale pour passer un moment à la plage ou pour se distraire le temps d'un trajet en train.

Je n'ai pas retrouvé l'humour de La Reine des lectrices (est-ce le fait de ne pas l'avoir lu en anglais cette fois-ci ?). Les scènes invraisemblables ne m'ont pas particulièrement étonnée et, au final, même si cette lecture a été pour moi un vague divertissement, je ressors avec un sentiment assez mitigé. Une jolie bluette britannique mais, si vous cherchez une idée de lecture dans le même genre, vous trouverez beaucoup mieux ailleurs.

Au passage, ce roman vient d'être réédité en France mais il avait déjà été publié en 1999.

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159 p

Alan Bennett, La Mise à nu des époux Ransome, 1998

03/06/2010

Quatre mains !

delapre_catalene.jpg22/05/2010

Ma chère Lou,
Tu dois te demander quel est ce petit colis que tu viens de recevoir. C'est le recueil de J. F. Delapré dont je t'avais parlé : il tiendrait presque dans ma main ! J'ai beaucoup apprécié la légèreté de l'écriture, vive, délicate et minutieuse de cet auteur que je ne connaissais pas et l'univers des livres. "Catalène Roca" et "l'homme au manteau de pluie" m'ont surprise et ravie. Et toi ? Dis-moi vite ton avis, je suis impatiente de savoir ce que tu en penses. Les aimeras-tu comme moi ? Vas-tu apprécier ces petites histoires énigmatiques ? Ne sont-elles pas plaisantes à lire...
Bien à toi, Maggie.

27/05/2010

Dear Maggie

J'ai bien reçu ton petit paquet et tu n'avais pas menti, puisque j'ai lu le livre de (... ça commence bien, j'ai oublié son nom et je n'ai pas son livre sous les yeux - coupera-t-on cette partie au montage ?) en quelques minutes, une bonne petite coupure ! Comme nous avons décidé de profiter de nos échanges de mails pour faire notre chronique commune, je me jette à l'eau, même si je compte éviter les digressions victorio-anglo-austeniennes - ce qui, malgré tout, réduit considérablement nos chances de faire croire à quiconque nous connaîtrait un tant soit peu que ces mails ont quelque chose de naturel et de spontané. Celles qui ont récemment introduit chez moi un slat Darcy ou le guide des bonnes manières de Jane Austen diront tout de suite que ce n'est pas crédible (pour quelqu'un qui voulait éviter les digressions j'ai mal commencé, mais je suis en mode digestion après avoir honteusement ingéré un fondant au chocolat).

Bref donc, parlons peu parlons bien (ou du moins parlons du sujet que nous étions censées aborder). Pour les lecteurs qui vont s'immiscer dans notre correspondance (bande de petits sacripants !), nous parlons ici de Catalène Rocca, un très court recueil de deux histoires d'environ 10 pages chacune (dans un tout petit volume). Le héros m'est très sympathique, puisqu'il s'agit d'un libraire. Dans la deuxième nouvelle, il évoque un grand auteur qui se rend chez lui à chaque séjour en France, s'attardant sur une coïncidence amusante, puisque c'est l'auteur du roman favori de son employée, qui ne le reconnaît pas et le prend pour un client normal. En revanche Maggie, puisque ce mail t'est adressé à l'origine, je serais bien curieuse de savoir ce que t'évoque la première nouvelle car le libraire en question m'a tour à tour consternée puis traumatisée (rien de moins !).

Je ne m'explique pas deux choses : entre toutes ses clientes, pourquoi fait-il une fixation sur celle qui se dit éclectique en achetant un polar et un roman à l'eau de rose ? On trouve d'excellents polars et je veux bien croire que certains romans dégoulinant de sentiments, de jupes courtes et de torses imberbes peuvent exercer un pouvoir insoupçonné sur notre imagination (souvenirs émus et - un peu trop - lointains de mon adolescence), mais j'aurais davantage imaginé un libraire soudain obsédé par le seul client du village à chercher une édition rare de l'auteur franchement méconnu que lui-même rêve depuis toujours de faire connaître au monde entier (ou ce genre de chose excessivement cliché). Damn it ! Je comprends mieux pourquoi les libraires me regardent parfois bizarrement quand je m'enflamme en achetant un roman victorien tout juste réédité...

Ou bien s'agit-il du roman qu'elle cherche et qui ne figure dans aucune base de données ? Mouais. Et si je trouve absolument touchant l'intérêt qu'il prend à gérer sa clientèle, j'ai découvert avec horreur qu'il existait également des libraires psychotiques prêts à se rendre au domicile de leurs clients pour les guetter sous des prétextes fallacieux (en trouvant leur adresse grâce à un chèque). Maggie, merci, grâce à toi je penserai désormais à me munir d'argent liquide en librairie et à fermer mon appartement à triple tour la prochaine fois que je succomberai aux appels d'Hercule Poirot (qui me semble tout à fait susceptible de réveiller les troubles obsessionnels compulsifs d'un libraire névrosé, non ?).

En attendant ta riposte, Ta très dévouée Lou !

 

28/05/2010

Ma chère Lou,
Merci pour ton petit mot sur ta lecture du recueil Delapré, évidemment tes commentaires m'ont fait beaucoup rire...
Deux lectrices et deux avis totalement différents ! En effet, en ce qui concerne le libraire au comportement déplacé, suivant sa cliente aux yeux pers, je n'avais pas remarqué tout ce que son attitude pouvait avoir d'obsessionnel ou d'étrange. J'ai lu ce court récit comme la réécriture d'une rencontre amoureuse déçue, inversée : " Je ne vous ai pas encore parlé de ces yeux pers. Il faut commencer par le début. Ses yeux. Ou comment je suis devenu amoureux. Notre rencontre avorta assez vite". Du début à la fin de la nouvelle, il n'y a que déception amoureuse... Une jeune fille qui recherche un livre parlant d'une rupture ou d'un amour brisé, un libraire sachant que la rencontre avec celle qui le fascine n'a pas eu lieu... J'y ai vu, non pas un libraire névrosé, mais un anti-héros et une écriture "déceptive" !
Mon dieu ! Mais avons-nous lu le même livre ? Pourquoi les détails que tu soulignes ne m'ont pas sauté aux yeux ? Et pourtant, je t'assure, il n'est pas dans mes habitudes de suivre des gens ou de lire leur adresse sur des chèques ! Ne serait-ce pas notre cher libraire qui se prendrait pour Sherlock Holmes avec ses déductions ??? N'est-il pas un héros à l'imagination débridée, sensible et curieux ?
Ma chère Lou, il m'est bien agréable de converser avec toi sur cette étrange histoire... Merci, de m'avoir ouvert les yeux sur  le danger de faire des chèques dans une librairie !!!!
Maggie

 

30/05/2010

 

Dear lectrice romanesque & romantique,

Ton point de vue plein de fraîcheur me pousse à faire un mea culpa. Derrière le fantôme d'une histoire d'amour qui aurait pu avoir lieu, je me suis amusée à dénicher les « détails qui tuent », à saisir ce texte poétique et triste pour y porter un regard ironique (mais bienveillant). Je plaide l'overdose de littérature anglaise. J'ai passé un joli moment moi aussi et te remercie une fois de plus pour ce bon moment passé en compagnie d'un amour malheureux (et d'un libraire au comportement louche).

Livresquement,

Lou

PS : je n'aurais pas dû faire de chèque au restaurant coréen où nous avons dîné vendredi. J'ai croisé deux Coréens dans la rue. Je suis presque sûre qu'ils se connaissent. Qu'ils m'épient. Veulent-ils s'en prendre à ma bibliothèque ?

Une lecture partagée avec Maggie (et un livre découvert grâce à elle !).

44 p

Jean-François Delapré, Catalène Rocca, 2010