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28/03/2010

Salon du Livre 2010

salon-du-livre-2010.jpgAu menu ce week-end : rencontres de la blogosphère et Salon du Livre. Jeudi, nous étions plusieurs à nous retrouver au théâtre rue Mouffetard afin de voir La Confusion des Sentiments. Vendredi, nous avons dignement fêté le week-end des LCA (lecteurs compulsifs anonymes) que nous sommes autour d'une bonne bière, puis pour certaines de sushis !

Et voici quelques photos de mon passage (éclair) au salon du livre :

Evidemment un arrêt s'imposait chez 10/18 Grands Détectives, surtout quand j'ai vu que Fabrice Bourland s'y trouvait !

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Les titres sur lesquels j'ai lamentablement craqué (enfin on dira que non, n'est-ce pas ?) :
- Jean-Luc Bizien, La chambre mortuaire : qui me fait de l'oeil depuis longtemps à cause des viles tentateurs qui sévissent sur la blogosphère !
- Yves Josso,  Eté meurtrier à Pont-Aven : même chose !
- Jean-Pierre Alaux, Toulouse-Lautrec en rit encore : un petit nouveau chez 10/18 qui a trouvé des arguments imbattables pour me faire découvrir son roman (eh oui camarades lecteurs, parfois la notion de libre arbitre est bien floue)
- Fabrice Bourland, Le diable du Crystal Palace : en exclusivité car il n'est pas encore sorti (répète la fan hystérique ravie comme une écolière à l'approche des grandes vacances !)
Ci-dessous Fabrice Bourland, Yves Josso et Jean-Pierre Alaux en photo :

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J'ai fait un petit tour aux éditions Autrement...
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... et j'ai reçu ce Carnet Russe en cadeau :
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J'ai ensuite découvert complètement par hasard un roman dont la couverte a immédiatement attiré mon attention :
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... ah ah, l'East End, Whitechapel, Jack l'Eventreur et "LHondres" sont au rendez-vous !
L'éditeur très sympathique m'a non seulement donné envie de découvrir un autre roman de Franck Bouysse mais m'a également offert quelques jolis cadeaux :
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... ce qui me permet d'ailleurs de vous mettre en garde contre une invasion de Mammouths sur la Butte Montmartre (les lecteurs avides étant toujours très bien informés) !

Enfin je suis passée aux Allusifs, où j'ai aussi repéré des titres à venir avant de repartir avec L'Autre de Pan Bouyoucas en cadeau, en plus du roman que je me suis offert.

 

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Au final de belles rencontres, aussi bien avec les blogueuses en fin de semaine qu'avec des écrivains et des éditeurs ce week-end... comme tous ceux et celles qui étaient là et dont j'ai pu lire les billets, encore une fois un Salon du Livre inoubliable pour la livrophile que je suis !

See you next year (et l'année prochaine aucun Barcelonais, aucune recherche d'appart ne m'empêcheront de me joindre à tous les rendez-vous de la blogosphère !).

27/03/2010

Une petite noyade digestive ?

page_parfaite journee parfaite.jpgMalgré le silence des derniers jours, je suis toujours vivante. Phénomène très bizarre à vrai dire, étant donné le nombre de fois où j'ai tenté de mettre fin à mes jours dans un élan de solidarité avec le héros d'Une Parfaite Journée Parfaite. Il faut dire que mon compagnon de voyage de la semaine (qui me suivait jusque sur les quais, en louchant bigrement sur les rails avant l'arrivée du métro) est follement audacieux et plein d'imagination. Pendaison, bombe, arme à feu, mine antipersonnelle, pilules, tout est bon pour arriver au même résultat. Un petit suicide toutes les heures, rien de tel pour rester en forme.

Passé ce préambule, je dois dire qu'en réalité, je suis passée complètement à côté de ce roman dont j'attendais vraiment autre chose. Intriguée, je l'ai été pendant quelques dizaines de pages. J'ai bien sûr savouré certains passages mais mon intérêt s'est rapidement émoussé et j'avoue à ma grande honte avoir rendu les armes page 90 (20 pages avant la fin, mais je n'en pouvais plus). Plutôt que de m'étendre sur ce qui m'a déplu, je vous laisserai méditer sur cette phrase : "Nous voulions changer la société, il aurait été plus facile de caresser un dragon psychopathe shooté au crack" (p42).

D'autres avis en général très positifs (Antigone, avec des réserves ; BarttleBooth; Bibliotheca ; Esterella ; Pickwick ; Sarah).

Et comme je trouve dommage d'avoir aussi peu aimé un livre qui me paraissait très prometteur dans le genre jubilatoire, je lance un petit jeu concours pour gagner ce livre (en état neuf car je suis une vraie maniaque à tendances psychopathes). Pour le gagner, vous avez jusqu'au 15 avril pour décrire votre parfaite journée parfaite (version tragique, comique, trash, en prose, slam, dialogues, courrier...). J'enverrai le livre à celui ou celle qui aura écrit le texte le plus surprenant (parce que ce livre est lui aussi étonnant), et bien sûr je publierai un billet avec une copie de tous vos écrits. Vous pouvez m'indiquer les liens vers vos billets dans ce post, comme ça je m'y retrouverai mieux (ma vie est un vrai chantier en ce moment !).

J'en profite pour lancer une invitation à Pickwick que je connais à travers ma boîte yahoo, pour lui proposer de choisir ensemble notre texte préféré puisqu'elle a lu le livre elle aussi (et l'a même terminé !).

112 p

Martin Page, Une Parfaite Journée Parfaite, 2002

 

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Une caricature de Dessin Cretin.

21/03/2010

Meurtre à la victorienne

braddon_henry dunbar.jpgIl y a quelques mois j'ai lancé le défi Mary Elizabeth Braddon, et j'étais loin de me douter que je passerais un aussi bon moment en compagnie de cette "charmante" Victorienne. Ce qui ne m'empêche pas de mettre en garde tous ceux qui souhaiteraient lire Henry Dunbar : ne lisez pas la quatrième de couverture, à moins de souhaiter savoir tout ce qui va se dérouler jusqu'à la page 387 (sur un total de 474 pages, l'éditeur a fait fort !). Ayant commencé ma lecture sans me souvenir du résumé, j'ai été tentée d'y jeter un oeil en pensant recueillir quelques informations sur l'auteur. J'ai ainsi découvert le premier meurtre qui n'a pas lieu au début (loin de là!). Arrivée à la moitié du livre, j'ai jeté un nouveau coup d'oeil au résumé et j'ai ainsi découvert ce que je soupçonnais depuis le début et qui ne devait être vraiment révélé que bien plus tard. Autant dire que, pour ceux qui détestent les spoilers et sont d'autant plus intéressés par un roman qu'ils n'en connaissent pas le déroulement, cette quatrième de couverture est à bannir.

Mais pour en revenir à nos moutons et à nos Victoriens assassinés, le très "respectable" Henry Dunbar est un banquier "anglo-indien" revenu en Angleterre pour hériter des fonctions de son défunt père, après avoir été chassé de la maison mère à la suite d'une escroquerie. Millionnaire, Dunbar entend bien profiter des privilèges de son nouveau statut et doit retrouver sa fille, qu'il n'a pas vue pendant des années. A son retour, son ancien serviteur et ami Wilmot est assassiné. Or, Wilmot ayant été lié à sa fâcheuse affaire en contrefaisant des signatures à sa demande, on est en droit de penser que Dunbar l'aura occis pour que son passé ne le rattrape pas dès son retour. Autour de cela s'imbriquent d'autres histoires : de l'amour, des jeunes gens et du chantage viennent s'ajouter à l'intrigue principale.

On devine très rapidement la solution de l'énigme, et ce n'est pas tant là que réside l'intérêt du roman. La question est de savoir comment les personnages découvriront la vérité, de savourer une histoire aux ramifications nombreuses, avec des personnages au parcours personnel intéressant, une structure plus proche du roman d'aventures que du "whodunit" classique, le tout parsemé de descriptions très romanesques qui prêtent parfois à sourire. Si la trame du roman est assez simple, Braddon parvient à l'étoffer pour en faire un récit dense et ma foi, passionnant ! J'ai parfois ri en découvrant que les Anglais sont extrêment chaleureux et tactiles (à l'inverse des Anglo-Indiens réputés pour leur froideur), en lisant les déclarations larmoyantes des filles à leur père ou en supportant la niaiserie qui n'est tout de même pas loin de pointer le bout de son nez chez les personnages féminins - comme quoi, même les femmes indépendantes à la Braddon étaient encore assez influencées par la morale victorienne pour cantonner leurs personnages aux rôles dévolus à leur sexe. Malgré tout, l'impertinence et l'ironie ne sont pas souvent loin : ainsi on ne comprend pas qu'un personnage au revenu tout au plus raisonnable puisse se permettre de conduire un interrogatoire sérieux face à un millionnaire : "comment osait-il, ce coroner, dont le revenu était, au plus, de cinq cent livres par an, comment osait-il discuter ou trouver invraisemblable une assertion de Dunbar ?" (p119-120) On pourra enfin reprocher à Braddon de se laisser parfois un peu emporter par un enthousiasme de jeune fille, mais le résultat est purement jubilatoire tant il est amusant : "Pour l'amoureux, ce regard était plus précieux que Jocelyn's Rock et une noblesse qui datait des premiers Stuart d'Angleterre; à ce regard inestimable succédèrent des rougeurs pudiques, fraîches et radieuses comme la corolle humide de rosée d'une pivoine cueillie au lever du soleil" (p201). Et même si Mary Elizabeth Braddon a purement et simplement abandonné l'un des personnages principaux du début une fois ce malheureux éconduit par sa belle, je ressors enthousiaste de cette lecture qui fleure bon le roman populaire classique et n'est pas sans rappeler Wilkie Collins. Une expérience à renouveler !

A la demande de plusieurs participantes, je vous propose de continuer le challenge Braddon jusqu'à fin décembre 2010, le but étant toujours de lire les romans qui nous tentent, sans titres ou quantités imposées. Vous pouvez vous inscrire à n'importe quel moment de l'année et me laisser ensuite les liens vers vos billets pour que je puisse faire un bilan de toutes les lectures à la fin de l'année. Je prévois de faire gagner un petit cadeau à un/une participante(e) (par tirage au sort, à raison d'un papier à votre nom par critique, et en inscrivant deux fois le nom des personnes qui ont publié leurs billets avant ce soir - date proposée à l'origine pour le challenge).

Et voici les livres lus pour l'instant dans le cadre du challenge (j'espère ne pas avoir fait d'oubli, si c'est le cas surtout manifestez-vous !) :

Aurora Floyd : Cécile, Mea (rajouté après le 21/03)

L'Aveu : Loula,

Henry Dunbar : Lou, Loula,

Lady Isle : Cécile (rajouté après le 21/03)

Le Secret de Lady Audley : Cécile, Keisha, Malice, Mango, Titine,

Les Oiseaux de Proie : Rachel,

Sur les Traces du Serpent : Choupynette,

Je suis aussi à la recherche du billet de Rachel, qui a lu un roman elle aussi (help !).

Et pour ceux qui sont tentés, vous pouvez participer à une lecture commune autour de Virginia Woolf en publiant un billet le 1er avril.

474 p

Mary Elizabeth Braddon, Henry Dunbar, 1864

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17/03/2010

St Patrick, sans alcool...

50924732_p.jpg... avec en ligne de mire mon oreiller ! Tout d'abord toutes mes excuses à ma charmantissime swappeuse Celsmoon pour ce billet écrit au dernier moment alors que je tombe de sommeil (j'espère que mes mails compenseront un tout tout petit peu).

Au début, comme vous le voyez, tout est vert (et on ne voit rien en dessous, de quoi titiller ma curiosité)

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Oh... là, plein de petits mots (j'adore !), de petits paquets et des lutins qui se promènent...
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Voilà de quoi me régaler, avec des beans so Irish qui m'ont beaucoup fait rire (j'ai trouvé l'idée farfelue et donc très sympa !), des Walkers (paix à leur âme de shortbreads, miam !) et le must, du thé de la St Patrick !
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Côté livres : Sept hivers à Dublin d'Elizabeth Bowen (lu à moitié mais j'aime tellement que j'ai décidé d'attendre un peu pour savourer la fin), Celtic Myths and Legends, pour être incollable sur le B-A-BA des légendes celtiques et enfin, Scotland Myths and Legends, livre épuisé trouvé par hasard par Celsmoon qui a vraiment excellé !

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Et puis ce n'était pas fini... mon appartement a également été envahi par d'adorables objets : un Leprechaun (un vrai !) accompagné de son guide pratique, un marque-page celtique, un mug "souvenir d'Irlande" et attention, ZE slat écossais, tout beau, tout doux !
Encore une fois, un grand grand merci à toi Celsmoon pour ce très joli colis plein d'humour et d'attentions !

De mon côté, j'ai gâté Betty, avec ici quelques photos prises avant départ du colis (l'after est évidemment chez ma swappée):
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Et bien sûr, merci à miss Cryssilda pour l'organisation du swap ! La Fheile Padraig Shona Duit ! (ça veut dire "ma grand-mère va tous les soirs au pub" en gaélique du sud-sud-ouest)

23:31 Publié dans Swap | Lien permanent | Commentaires (25) |  Facebook | |

14/03/2010

La vieille philosophie de l'âme double

bourland_enquete_dupin.jpgIl peut vous arriver des choses terribles dans la vie, comme le fait d'être à Barcelone pendant le salon du livre 2009. Parfois, une personne soucieuse de votre équilibre mental  telle qu'Isil accepte de vous aider à surmonter ce moment difficile en se rendant pour vous au stand 10-18 afin de rencontrer Fabrice Bourland à l'occasion de la sortie de son dernier roman.

C'est ainsi qu'avec quelques mois de retard (j'ai déjà fait bien pire), j'ai lu le mois dernier La dernière Enquête du Chevalier Dupin.

Pour ceux qui connaissent la série, rappelez-vous Les Portes du Sommeil, avec ses morts suspectes survenant pendant les cauchemars d'individus fascinés par les mystères du sommeil. L'écrivain en profitait pour intriguer ses lecteurs en évoquant le suicide de Nerval, avant de les abandonner lâchement aux affres de l'angoisse : qu'en était-il de cette enquête laissée en suspens ?!

Court roman visant à apporter une réponse à cette question, La dernière enquête du chevalier Dupin s'inscrit en marge de la série des détectives de l'étrange (ne vous avisez d'ailleurs pas d'y chercher le tandem holmesien qui anime les deux premiers romans).

Difficile de ne pas en dire trop sur ce récit; je ne ferai donc que jouer les viles tentatrices en faisant miroiter les éléments suivants : vous croiserez au détour d'une rue ou d'un cimetière Edgar Allan Poe, Alexandre Dumas et Gérard de Nerval ; une fois de plus, vous serez confrontés à des énigmes invraisemblables (et à des solutions plus saugrenues encore);  enfin, vous pourrez vous promener dans un Paris oublié, fait de ruelles tortueuses et d'endroits parfois sordides sacrifiés par le baron Haussmann.

Une fois de plus, je suis sous le charme de cette série décalée qui sied davantage aux rêveurs qu'aux détectives amateurs. Voilà un roman ingénieux et plein de fraîcheur qui m'a offert une pause très divertissante. Le tout agrémenté d'une plume agréable... autant le dire de suite, je continuerai à lire les aventures pseudo policières de Fabrice Bourland.

Au passage, merci à l'auteur pour la dédicace par procuration très sympa !

Et par ici, les deux précédents romans : Le Fantôme de Baker Street et Les Portes du Sommeil.

Et l'avis de Maggie!

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116 p

Fabrice Bourland, La dernière Enquête du Chevalier Dupin, 2009

12/03/2010

New Orleans

leroy_zola jackson.jpgVoilà un titre que j'étais plus que curieuse de découvrir, alléchée que j'étais par le sujet a priori prometteur, avec en tête le souvenir de la déception que m'avait causée Alabama Song - livre dont je me souviens assez peu maintenant d'ailleurs.

Toujours aux États-Unis, nous suivons ici Zola Jackson, retraitée habitant un quartier pauvre de la Nouvelle Orléans en 2005, à l'époque où l'ouragan Katrina s'abat sur la ville et ravage de nombreux quartiers. Zola refuse de quitter sa maison et d'abandonner sa chienne alors que l'ouragan approche. Du départ de ses voisins à l'attente des secours une fois le quartier innondé, nous suivons Zola qui tente de survivre tout en se remémorant les moments vécus avec son fils.

Autant Alabama Song m'avait laissée perplexe, autant Zola Jackson m'a entièrement séduite. J'ai apprécié la construction habile et les allers et venues entre passé et présent qui s'enchaînent sans heurt. Gilles Leroy parvient aussi bien à rendre compte de l'enfer qu'ont vécu les habitants de la Nouvelle Orléans (et plus particulièrement ses quartiers pauvres) que l'angoisse et les souffrances d'une héroïne qui ne se remet pas de la perte de son fils. La petite histoire imbriquée dans la grande forment un ensemble cohérent, avec un roman qui constitue à mon sens une vraie réussite, aussi bien sur le fond que sur la forme.

Un récit riche en enseignements qui ne manquera pas de toucher ses lecteurs. Le tout servi par une plume savoureuse... Pour moi, un livre coup de poing (même si c'est une expression dont je ne suis pas friande) !

Les avis de Matoo, Fashion, Amanda, Cathulu.

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139 p

Gilles Leroy, Zola Jackson, 2010

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09/03/2010

Au programme : Colin Firth, Londres et de la musique !

a-single-man.jpgParmi les dernières sorties cinéma, deux films très attendus sur lesquels je me suis précipitée récemment. Évidemment, A Single Man avec Colin Firth et un casting du reste irréprochable. Le spectateur suit pendant une journée un professeur de lettres sur le point de se suicider. Après seize ans de vie commune, George a perdu son compagnon dans un accident de voiture et tente de sauver les apparences depuis huit mois. Entre retours en arrière et vie quotidienne, le tout dans un cadre très 70's, ce film tient davantage du cinéma d'auteur que du blockbuster (et ça fait du bien !). Le grain rappelle les films des années 70, avec de nombreuses scènes très esthétiques appuyant avec justesse l'introspection à laquelle se livre George à l'approche de son suicide. Le tout servi par une bande originale puissante à se procurer immédiatement. Bref, un film à découvrir et pour les amateurs de Colin Firth, un rôle d'un nouveau genre dans lequel il excelle. A noter enfin la prestation de Julianne Moore, excellente en meilleure amie aux allures de Holly Golightly.

 

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A Single Man, un film de Tom Ford, 2010*

* Apparemment produit en 2008

an_education.jpgAutre film qui me tentait terriblement pour avoir vu sa bande-annonce irrésistible ! An Education était un film excessivement prometteur, avec son cadre très britannique, ses passages pleins d'humour, une bande-annonce sympathique et l'histoire de Jenny, jeune lycéenne brillante qui rencontre un homme bien plus mûr qui risque de bouleverser sa vie. La bande-annonce est un concentré des meilleurs extraits du film (ou presque) et donne une excellente idée de l'esprit qui y règne. Je me suis ré-ga-lée : les acteurs sont brillants, le scénario dense et bien rythmé, l'histoire racontée avec légéreté montre aussi l'étroitesse d'esprit des années 60 et soulève des questions intéressantes. Ajoutons à cela l'amour de Jenny pour la France et voilà la petite Frenchie amoureuse de l'Angleterre que je suis au comble du bonheur ! Un pur bonheur, notamment dû à la fraîcheur de l'actrice principale et à l'excellent jeu de son charmant tombeur. Un unique bémol, une énorme frustration : la chute, qui m'a laissée pantoise après un film tout bonnement excellent. La fin est convenue, banale et moralisatrice... dommage que le tout ne se soit pas achevé sur une dernière scène un brin impertinente !

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An Education, un film de Lone Scherfig, 2009

gainsbourg.jpgEnfin deux films dont je voulais parler très rapidement ici (quant à Bright Star, je ferai un billet à part). Gainsbourg, Vie héroïque (je m'interroge encore sur ce sous-titre qui me paraît un peu excessif, même si Gainsbourg est une légende ici et a eu un parcours à part). Je ne connais pas plus que ça cet artiste, d'autant plus que je l'ai surtout vu sur les plateaux télé des années 80. Le film revient sur son parcours, entre réalité et fantastique. L'acteur principal campe bien ce personnage atypique, le tout donne envie de ré-écouter Gainsbourg et fait rêver par moment à la vie de bohème. Laëtitia Casta était à mon avis tout indiquée pour le rôle de Bardot, les autres s'en tirent plutôt bien. Une bonne biopic quoi qu'il en soit.
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Gainsbourg, Vie héroïque, un film de Joann Sfar, 2009

coco&igor.jpgEnfin, Coco Chanel & Igor Stravinsky, dont je ne connais pas la fin en raison de manifestations intempestives de mon voisin de cinéma qui avait décidé de se pencher sur mon siège et de m'asphyxier à l'aide de son odeur pestilentielle. Un film qui ne m'a pas énormément marquée (et pour cause) mais dont j'ai beaucoup apprécié le casting ainsi que les costumes et le cadre impeccables. L'histoire est surtout celle de ces créateurs qui peu à peu se rapprochent sous les yeux de la femme et des enfants de Stravinsky, sous le même toît. J'ai apprécié le traitement assez neutre de cette histoire, aucun personnage n'apparaissant sous des traits particulièrement sympathique ou innocent. Un hymne à la création, et un film qui sait rendre aussi bien hommage à l'élégance de Chanel qu'au génie de Stravinsky.

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Coco Chanel & Igor Stravinsky, un film de Jan Kounen, 2009

06/03/2010

Come and follow us !

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Ladies and gentlemen,

Dans la foulée du swap The Portrait of a Lady, Titine et moi vous proposons d'accompagner le swap de lectures tirées de la bibliographie (non exhaustive) préparée pour les valeureuses participantes. Pour ceux et celles qui le souhaitent, n'hésitez pas à découvrir quelques-uns de ces titres d'ici la fin du mois d'avril, en nous indiquant les liens vers vos billets dans les commentaires de ce message (ou de celui publié en parallèle par ma coéquipière de choc !). Pour le 1er avril, nous avions déjà prévu de lire Orlando de Virginia Woolf, mais toute publication woolfienne à cette date est également la bienvenue !

J'en profite pour remercier les participantes du swap qui, non contentes d'être adorables avec nous, font preuve d'un enthousiasme communicatif idéal pour coacher les deux victoriano-british-classic lovers que nous sommes !

Et voici la fameuse biblio :

 

Les écrivains :

 

AUSTEN Jane

-Orgueil et préjugés

-Raison et sentiments

-Emma

-Persuasion

-Northanger Abbey

-Lady Susan

-Mansfield Park

-Sanditon/Les Watson

-Lady Susan

-Juvenilia

 

BOWEN Elizabeth

-Les coeurs détruits

-La chaleur du jour

-Les petites filles

-Dernier automne

-Emmeline

-Eva Trout

-L’amant démoniaque

-L’adultère

-La maison à Paris

-Sept hivers à Dublin (autobiographie)

 

 

BRADDON Mary Elizabeth

-Sur les traces du serpent

-Le secret de Lady Audley

-L’héritage de Charlotte

-Aurora Floyd

-Lady Lisle

-La femme du docteur

-Le triomphe d’Eléanor

-Henry Dunbar

-Les oiseaux de proie

-L'héritage de Charlotte (suite du livre précédent)

 

BRONTE Anne

-La recluse de Widfell Hall

-Agnès Grey

 

BRONTE Charlotte

-Jane Eyre

-Le professeur

-Villette

-Shirley

 

BRONTE Emily

-Les Hauts de Hurlevent

 

BROUGHTON Rhoda

-Belinda (v.o)

-Good bye, sweetheart! (v.o)

-Nancy (v.o)

 

CHRISTIE Agatha

-Les aventures d’Hercule Poirot

-Les aventures de Miss Marple

-Les aventures de Tommy et Tuppence

et beaucoup d'autres !

 

COMPTON-BURNETT Ivy

-Une famille et une fortune

-Des hommes et des femmes

-Un héritage et son histoire

-Une famille et son chef

-Excellence de nos aînés

-Un Dieu et ses dons

-Deux mondes et leurs usages

-Frères et soeurs

 

CORELLI Marie

-A romance of the two tales (en v.o et en occasion)

-Barabbas (en v.o)

-Vendetta (v.o)

-Innocent, her fancy and his act (v.o)

-Ziska (v.o)

-Holy orders, the tragedy of a quiet life (v.o)

 

EDWARDS Amelia

-Une dame dans les Dolomites

-Monsieur Maurice

 

ELIOT George

-Middlemarch

-Le Moulin de la Floss

-Daniel Deronda

-Silas Marner

-Adam Bede (v.o)

-Felix Holt, the Radical (v.o)

-Romola (v.o)

 

GASKELL Elizabeth

-Nord et Sud

-Cranford

-Femmes et filles

-La vie de Charlotte Brontë

-Lady Ludlow

-Mary Barton  (v.o)

-Sylvia’s lovers  (v.o)

-Ruth  (v.o)

-Cousin Phillis (v.o)

-La sorcière de Salem (en occasion)

 

GOUDGE Elizabeth

-L’arche dans la tempête

-Le pays du dauphin vert

-La colline aux gentianes

-Les amants d’Oxford

-La cité des cloches (en occasion)

-La vallée qui chante

-L’appel du passé (en occasion)

-Le domaine enchanté (en occasion)

-Le secret de Moonacre

 

HAYS Mary

-Memoirs of Emma Courtney

 

HUNT Violet

-La nuit des saisons mortes

-South lodge (v.o)

-Prisonners of the tower of London (v.o)

-A hard woman (v.o)

-Lord Roberts (v.o)

-The flurried years (v.o)

 

LEE Vernon

-La voix maudite

-Les épées de l’effroi (en occasion)

 

LEHMANN Rosamund

-Poussière

-Une note de musique

-Un jour enseveli

-L’invitation à la valse (en occasion)

 

MAYOR Flora M.

-La troisième miss Symons

 

 

OLIPHANT Margaret

-Sheridan (v .o)

-The rector and the doctor’s family (v.o)

-Hester (v.o)

-Miss Marjoribanks (v.o)

-Old lady Mary (v.o)

 

PYM Barbara

-Lorsqu’un matin d’orage

-Un brin de verdure

-Une demoiselle comme il faut

-Secret très secret

-Moins que les anges (en occasion)

-Adam et Cassandra

-Une question purement académique (en occasion)

-Les ingratitudes de l’amour (en occasion)

-Crampton Hodnet

-Une corne d’abondance

-La douce colombe est morte

-Jane et prudence (en occasion)

 

RADCLIFFE Ann

-Les mystères d’Udolphe

-The Italians (v.o)

 

RHYS Jean

-Rive gauche

-Voyage dans les ténèbres

-Quai des Grands-Augustins

-Bonjour minuit

-La prisonnière des Sargasses

-L’oiseau moqueur et autres nouvelles

-Les tigres sont plus beaux à voir

 

SACKVILLE-WEST Vita

-Plus jamais d’invités !

-Toute passion abolie

-Paola

-Haute société

-Au temps du roi Edouard

-Portrait d’un mariage

-Séducteur en équateur

-Una aristocrate en Asie (récit de voyage)

-Histoire de famille (en occasion)

-Ceux des îles (en occasion)

-Les invités de Pâques (en occasion)

 

SHELLEY Mary

-Frankenstein

-Le dernier homme

-Maurice ou le cabanon du pêcheur

-Beatrice Cenci

-La jeune fille invisible

-Mathilda (v.o)

 

STRACHEY Julia

-Drôle de temps pour un mariage

 

TOWSEND WARNER Sylvia

-Une lubie de monsieur Fortune

-Laura Willowes

-Les royaumes des elfes

-Le c?ur pur

-Le diable déguisé en belette

 

VON ARNIM Elizabeth

-Vera

-Avril enchanté

-En caravane

-Love

-Mr Skeffington

-Christopher et Columbus

-L’été solitaire (en occasion)

 

WOOLF Virginia

-Mrs Dalloway

-Les vagues

-Orlando

-La promenade au phare

-Une chambre à soi

-Ce que je suis en réalité demeure inconnu

-La traversée des apparences

-Les années

-Trois guinées

-La fascination de l’étang

-La maison de Carlyle

-La scène londonienne

-L’art du roman

-Instants de vie

-De la maladie

-Comment lire un livre

-Journals

-Correspondance avec Lytton Stratchey

 

WOLLSTONECRAFT Mary

-A vindication of the rights of woman (v.o)

 

-Les fantômes des victoriennes

 

 

Les héroïnes

-Lorna Doone de Richard D. Blackmore

-Fanny Hill de John Cleland (érotique)

-La dame en blanc de W. Wilkie Collins

-L’hôtel hanté de W. Wilkie Collins

-Seule contre la loi de W. Wilkie Collins

-Pauvre miss Finch de W. Wilkie Collins

- La Femme Rêvée de W. Wilkie Collins

-Moll Flanders, Daniel Defoe

-Little Dorrit de Charles Dickens

-Avec vue sur l’Arno de E.M. Forster

-Tess d’Uberville de Thomas Hardy

-Portrait de femme de Henry James

-Daisy Miller de Henry James

-La muse tragique de Henry James

-L’amant de Lady Chatterley de D.H. Lawrence

-La fille perdue de D.H. Lawrence

-Carmilla de Sheridan Le Fanu

-La comédienne, Somerset Maugham

-La dame au linceul de Bram Stoker

-Esther Kahn, Arthur Symons

-Miss Mackenzie de Anthony Trollope