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28/02/2010

Beaucoup d'orgueil et encore plus de préjugés

assouline_le-portrait.JPGVoilà un livre que Titine, Cryssilda et moi avons reçu pour le swap Peinture et Littérature, cadeau que nous avons eu envie de transformer en lecture commune. Ce roman m'avait intriguée à sa sortie, j'étais donc très contente de pouvoir me faire enfin ma propre opinion. Je regrette d'autant plus ce que je vais maintenant faire : un billet plutôt exaspéré qui risque bien de frôler la caricature - je m'en excuse d'avance, surtout auprès de l'adorable Nanne qui a eu la gentillesse de m'offrir ce roman, et que je remercie encore pour cette découverte malgré la rencontre manquée.

Il y est question de la baronne Betty de Rothschild qui, à sa mort, intègre son portrait peint par Ingres en 1848 et se retrouve dès lors dans une position privilégiée d'observatrice de ses enfants, puis de nouvelles générations. L'idée est sympathique, le sujet prometteur. Le tableau traverse les époques, connaît les musées, la seconde guerre mondiale, les salons mondains, ce qui devrait a priori offrir au lecteur un tableau des plus croustillants, passionnants, intelligents, que sais-je... enfin quelque chose en somme.

A partir de là, que de déconvenues ! Certes, Pierre Assouline écrit bien. On peut également souligner l'intérêt de quelques passages, comme cette période où la baronne observe les visiteurs d'un musée. On croise également de grandes figures, tels Balzac, Chopin et Heine.

Malheureusement, cette lecture s'est avérée d'un ennui mortel pour la pauvre lectrice que je suis ; je n'y ai vu qu'accumulation de noms et de titres, anecdotes répétitives et finalement, beaucoup plus de souvenirs (qui pour moi ne suivent pas non plus les chemins hasardeux de la pensée) que d'observations savoureuses faites par la nouvelle Betty en tableau. De nombreux passages semblent plus ou moins tirés de manuels d'histoire ou de chroniques mondaines (car Assouline a vraisemblablement fait un travail  de recherche sérieux). Le tout ressemble à un assemblage disparate auquel l'auteur ne parvient pas à donner une quelconque direction, ni un véritable intérêt.

Enfin, j'ai été particulièrement gênée par les constantes allusions de la baronne à sa religion. Si j'en crois ce livre, en résumé, la baronne de Rothschild était riche, et juive (au final je ne retiendrai que ça, à l'exception de son influence dans la société mondaine, c'est un peu léger). Ces deux constantes sont lourdement rappelées à longueur de temps par une Betty rendue antipathique par ses remarques creuses et une tendance à se placer en fausse victime, attitude que j'ai rapidement trouvée insupportable. Dommage de résumer ce personnage à cela !

Alors que la baronne explique que dans sa famille, l'on se devait d'épouser un Rothschild ou, à défaut de mieux, une personne de confession juive, elle dit ensuite au sujet d'une noblesse frileuse vis-à-vis des "Israélites": "et si une société sans mélange s'avérait être une société sans éclat ?" (p81). Passons l'incohérence, mais pourquoi revenir sans cesse sur les mariages entre cousins, oncles et nièces et autres de la famille ? La réponse est sans doute là : "Quand cesseront-ils de nous imaginer en autant de Lilith au vagin denté ? Nous sommes comme les autres, seulement un peu plus." (p129)

Bref, ce livre dessert cette pauvre Betty de Rothschild qui, peut-être, aurait été plus à même de se présenter avec moins d'a priori et d'opinions convenues. Une vraie déception, je ne le recommande absolument pas.

Egalement lu par Titine, dans le cadre d'une lecture commune, et par Malice, Wictoria, clochemerle, Tania, Liliba, Jules , Joelle

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319 p

Pierre Assouline, Le Portrait, 2007

26/02/2010

Et mon 400ème billet sera victorien !

collins_belle canaile.jpg... si ce n'est pas beau ça !

Continuons donc avec Wilkie Collins et Une belle Canaille, recommandé par Cryssilda et lu d'une traite en décembre.

Un roman d'un genre très différent, beaucoup plus marqué par les traits d'humour et le ton ironique du narrateur. On y découvre les mémoires de Frank Softly, la belle canaille prête à faire notre bonheur avec le récit très divertissant de ses frasques diverses et variées. Si je m'attendais à un personnage sombre, j'ai plutôt rencontré un fils de bonne famille trop enclin à gaspiller l'argent et à s'amuser pour suivre les traces de son père médecin. Un jeune homme au final prêt à tout pour gagner son pain quotidien (où devrais-je dire, ses loisirs quotidiens), à commencer par se lancer dans la caricature et profiter du salon de sa grand-mère pour croquer les invités et son aïeule à leur insu.

Son parcours mouvementé lui vaut un petit séjour en prison jusqu'à ce que, après quelques menus tracas, Frank soit contraint d'aider un faux-monnayeur sous la menace.

Curieusement, malgré mon enthousiasme premier, ce court roman ne m'a pas particulièrement marquée et je m'arrache un peu les cheveux pour me souvenir de certains passages. Ceci dit, c'est une lecture que j'ai particulièrement appréciée. J'ai aimé le ton irrespectueux du narrateur, son comportement provocateur au sein d'une société victorienne où il était de bon ton d'afficher une morale en apparence irréprochable. Ce roman qui fait écho à Barry Lyndon est un joli pied de nez aux contemporains de Wilkie Collins, avec cet anti-héros qui s'amuse de ses frasques, tourne en dérision les conventions respectées par son honorable famille et finit riche et heureux en amour, en récompense de son parcours de coquin. Je regrette en revanche la chute à mon avis un peu rapide et, pour être honnête, j'ai davantage goûté la première partie, plus savoureuse et impertinente à mes yeux.

Toujours est-il que c'est en quelque sorte ce livre qui a vraiment créé un déclic chez moi et m'a donné envie de lire, que dis-je, de dévorer les romans de Wilkie. Un roman très léger, écrit en grande partie à Paris, pendant une joyeuse période de débauche en compagnie de Charles Dickens (d'après l'éditeur). Si vous aimez l'humour anglais, le ton railleur de ce narrateur loufoque risque bien de faire votre bonheur !

D'autres avis : Cryssilda, Schlabaya

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174 p

Wilkie Collins, Une belle canaille, 1856 (année de rédaction)

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23/02/2010

Première étape de wilkinisation

collins_profondeurs_glacees.gifTentons de profiter du week-end pour rédiger quelques billets sur les nombreuses lectures en retard... et puisque je meurs d'envie de vous parler de L'Hôtel hanté de Wilkie Collins, je devrais en théorie vous parler également de deux de ses livres que j'ai découverts fin 2009. Commençons par le premier, Profondeurs glacées, dont je me suis régalée peu avant mon voyage à Londres.

A priori, ce titre ne m'attirait pas du tout. Je préfère la chaleur au froid (c'est d'ailleurs sans doute pour ça que j'aime tant l'Angleterre...), je n'aime pas trop les récits d'aventures, encore moins ceux qui se déroulent à fond de cale et je dois dire que toute cette glace empilée sur la couverture avait tendance à me faire fuir, moi qui cherchais un bon Wilkie plein de fiacres, de maisons londoniennes et de gentlemen and ladies peu fréquentables.

Puis j'ai lu Du bon usage des étoiles de Dominique Fortier, histoire vraie de l'expédition tragique du capitaine Franklin, qui cherchait alors un passage à travers le Pôle Nord pour atteindre plus rapidement l'Orient. Immense coup de coeur que cette lecture, qui m'a en partie réconciliée avec les bateaux et la glace, en tout cas suffisamment pour me donner envie de lire Profondeurs glacées, dont le sujet est très proche... et pour cause, puisque Wilkie Collins s'est inspiré de l'histoire du capitaine John Franklin, au coeur du roman de Dominique Fortier.

Neuf ans près le départ des deux bateaux composant l'équipage, des traces de l'expédition sont retrouvées au Groënland. Dont quelques tombes et des restes humains laissant penser que pour tenter de survivre, les marins ont dû se nourrir des restes de leurs camarades.

Si le cadre est plus ou moins le même, Profondeurs glacées traite d'un sujet tout autre. Hébergée chez Crayford, l'un des officiers s'apprêtant à partir au Pôle Nord, Clara est amoureuse d'un certain Francis, après avoir invonlairement laissé quelques espoirs à Richard Wardour, parti en Afrique pour revenir promu à un plus haut grade et en mesure de demander sa belle en mariage. Lorsque Wardour arrive, il découvre que Clara s'est donnée à un autre et profère des menaces à l'encontre de ce dernier. Et Wardour de s'embarquer à bord d'un des deux vaisseaux de l'expédition à l'instar de Francis, sans savoir qu'il suit son rival.

Mortifiée, Clara dépérit à Londres en pensant à la menace qu'il représente pour Francis. Et je ne vous en dirai pas plus, à vous de découvrir la suite...

Sans être un chef-d'oeuvre, Profondeurs glacées est un curieux ouvrage, qui mélange l'art du roman et du théâtre (il s'agit en effet à l'origine d'une pièce). Chaque partie est introduite par quelques indications : "L'action se déroule il y a vingt ou trente ans. La scène se passe dans un port de mer en Angleterre. Il fait nuit, et l'occupation du moment est la danse" (p21). Autant vous dire qu'il se dévore en rien de temps et se déguste avec grand plaisir, même s'il est un peu léger et qu'une fois de plus Wilkie Collins a placé devant moi une héroïne comme je les déteste, falote, maladive, nombriliste, égoïste, molle et bêtasse - une héroïne que j'ai eu envie de secouer pendant la moitié du livre avant de regretter que son état dépressif ne l'amène pas rapidement sur les quais de la Tamise.

Les conditions de vie et les méthodes de survie des marins occupent une place centrale dans la seconde partie du roman, avec au passage une petite dose de morale incarnée par Wardour, le héros malheureux.

Ce n'est sans doute pas le meilleur livre pour découvrir Wilkie Collins. Tant par la forme que par le fond, il diffère radicalement de ses autres écrits. C'est cependant une lecture très agréable, peut-être à recommander en priorité aux amateurs de Collins et de littérature victorienne.

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135 p

Wikie Collins, Profondeurs glacées, 1856

EnglishClassics.jpgj'aime-les-classiques.jpgWilkie Collins Addicts.jpg

20/02/2010

Je veux le miel et le vin...

chirousse_miel_vin.gifVoilà un livre devant lequel j'ai beaucoup tourné, avancé, reculé et hésité en librairie, malgré les avis plutôt favorables de la blogosphère. Au mois de janvier, prise d'une subite envie de romanesque, je me suis enfin jetée à l'eau et bien m'en a pris - je suis certaine que parmi ses lecteurs, beaucoup seront de mon avis !

Durant toute la période de la Révolution, Miel et Vin suit le parcours de Judith et de Charles, voués à se rencontrer, se perdre pour se retrouver à nouveau. Tous deux ont été élevés par des nobles de province, bien qu'elle ne soit qu'une enfant retrouvée et lui un bâtard seulement devenu héritier suite à l'accident de cheval de son demi-frère. L'une a eu une enfance dorée, l'autre a fait l'objet de superstitions idiotes et a été maltraité en conséquence.

Si tous deux sont attirés dès le premier regard, ce n'est pas ensemble qu'ils construisent leur vie. Plein de rancoeur, Charles fera partie des fanatiques de la Révolution, tandis que Judith épousera un noble bordelais libéral partisan d'une monarchie constitutionnelle. Du Périgord, les amants maudits montent par des chemins détournés à Paris où, après l'effervescence joyeuse des premiers jours de la Révolution, la Terreur s'impose progressivement.

Si ce roman m'a conquise, c'est avant tout pour ses qualités romanesques. Voilà un vrai roman, fourni, dense, construit autour d'une histoire aux multiples rebonds et aux personnages bouillonnants. En ce sens, il va à contre-courant de cette tendance française aux romans épurés qui ne rassasient pas toujours la lectrice que je suis (d'où mon goût pour les romans du XIXe et les auteurs anglo-saxons).

L'histoire elle-même m'a plu pour son cadre historique, les inventions de l'oncle loufoque, la librairie incroyable du village, les brèves rencontres avec Camille Desmoulin et Olympe de Gouges, les descriptions pleines de fièvre et la légère aura de fantastique qui plane autour de l'introduction.

Curieusement, l'histoire de Charles et de Judith n'est pas ce que j'ai le plus apprécié dans ce roman. Malgré l'intérêt et le parcours de ces deux personnages, leur histoire empreinte de fatalisme est un peu trop romantique à mon goût (les événements les séparent, mais peu importe, ils sont faits pour être ensemble et ne peuvent lutter contre l'autre dès qu'ils se retrouvent). J'aurais aimé que certains personnages soient davantage présents, comme le mari de Judith ou sa soeur, qui disparait brutalement du récit (heureusement, on découvre à la fin ce qu'elle est devenue, ce qui m'a évité quelques nuits blanches). Enfin, ce roman aurait à mon avis pu être élagué d'une centaine de pages, car je lui ai trouvé quelques longueurs. Cependant ces réserves ne sont que de petits bémols par rapport au grand plaisir que m'a procuré cette lecture, qui s'est avérée une très belle surprise. La preuve : j'ai terminé la lecture de ce roman il y a un mois et il est encore très présent à mon esprit, bien plus que d'autres lectures faites en même temps.

J'attends de pied ferme le prochain roman !

Quelques avis (mais ils sont nombreux, n'hésitez pas à me laisser votre lien dans les commentaires) : Malice, Fashion, Kathel, Keisha

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542 p

Myriam Chirousse, Miel et Vin, 2009

17/02/2010

Un petit coup de soleil

wenz_echarde.jpgJe viens de dévorer L' Hôtel Hanté de Wilkie Collins et ne désespère pas de vous en parler rapidement (après tout ce n'est qu'un livre de plus parmi les 7 ou 8 qui attendent déjà)... mais, avant de prendre un ferry pour rejoindre ma très chère Angleterre (victorienne ou pas), j'ai préféré retrousser mes manches et soulever mes jupons pour vous guider en Australie, en compagnie de Paul Wenz.

Auteur oublié, Paul Wenz est aujourd'hui mis en avant par les éditions Zulma qui une fois de plus, remettent au goût du jour des classiques encore trop méconnus. Né en 1869 en France, Wenz s'établit en 1892 en Australie où il rencontre Jack London.

wenz.jpgDans son roman L'Echarde, le lecteur est plongé au coeur du bush, où deux familles voisines vont peu à peu être amenées à se livrer une guerre sans relâche. Au coeur de ce conflit, une femme étranglée par la jalousie, dont la haine se nourrit au fil des années de menues contrariétés.

Ce roman à l'écriture musicale est d'abord un vibrant hommage aux grands espaces :

"L'oreille apprend à aimer tout ce qui est le chant des oiseaux, le bêlement des moutons, les cloches que portent les chevaux entravés et qui tintent à chaque broutement, la plainte de la moindre brise dans les aiguilles des "chênes taureaux". Il y a aussi le silence, qui se perçoit aussi bien que les bruits, et qui n'est que la respiration de la nature endormie.

Les yeux sont pleins du bleu pâle du ciel, si pâle parfois qu'il semble avoir été mangé par le soleil comme la peinture d'une porte de jardin ; du rose des dunes de sable, qui colore les toisons des troupeaux; de l'ocre de la terre ou de la grande tache couleur ardoise d'un lac desséché." (p119)

Beaucoup de courtes scènes se succèdent pour planter le décor: tours du propriétaire à cheval, pique-nique en bord de rivière, départs pour la ville. A cela s'ajoutent des scènes d'intérieur qui donnent un bon aperçu de la vie au sein des grandes propriétés  du début du XXe, avec une atmosphère très bien rendue.

L'Echarde, c'est aussi un personnage  féminin central, une gouvernante qui, parce qu'elle n'a pas pu épouser son employeur, construit toute sa vie autour des multiples tracas qu'elle peut lui causer, sa jalousie tournant à l'obsession.

Un roman habilement construit (j'ai beaucoup apprécié les années qui glissent imperceptiblement au fil du récit) et agréable à lire ... un classique à redécouvrir !

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223 p

Paul Wenz, L'Echarde,  1931

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08/02/2010

The portrait of a lady swap

logo portrait swap.jpgBienvenue dans notre salon ! Vous tombez bien, c’est justement l’heure du thé !

Vous aimez la culture britannique ? Les samedis pluvieux, vous adorez savourer Jane Austen ou Henry James assis près de la fenêtre, une tasse de thé bien chaude à portée de main ? Peut-être aimez-vous aussi les héroïnes au caractère bien trempé, les aventurières en jupon… quoi qu’il en soit, amis lecteurs, amies lectrices, si vous avez l’âme britannique et l’esprit joueur, ou même, si vous êtes simplement curieux, Titine et moi vous proposons de fêter le printemps et l’arrivée des beaux jours avec The Portrait of a Lady swap.

 

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Le thème : les femmes dans la littérature britannique classique (jusqu’aux 1950’s), femmes écrivains ou héroïnes principales d’un roman écrit par un/une Britannique. Nous vous invitons notamment dans l’univers d’écrivains tels que Elizabeth Gaskell, Jane Austen, Ann Radcliffe, Mary Shelley, Vita Sackville, Virginia Woolf, Rosamund Lehmann, Violet Hunt, Vernon Lee, Barbara Pym, Mary Wollstonecraft, Elizabeth Goudge, Flora M. Mayor, Julia Strachey, George Eliot, les sœurs Brontë, Elizabeth Bowen; mais aussi DH Lawrence, Henry James (naturalisé Anglais), Charles Dickens, W. Wilkie Collins, EM Forster qui ont créé des personnages de femmes marquants. Nous vous enverrons une bibliographie avec le questionnaire.

 

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Les colis devront contenir :

2 livres neufs : par exemple un livre de Virginia Woolf et L’Amant de Lady Chatterley de Lawrence

1 sweet thing, pour un moment de douceur, de détente : des sels de bain, un parfum d’ambiance, du thé… qui n’a d’autre limite que notre imagination et les goûts des swappés et swappées.

1 objet personnalisé en rapport avec le thème : fait main ou customisé en ligne par exemple (nous vous enverrons aussi des liens vers des sites très pratiques)… mugs, slat et bien d’autres choses !

1 carte personnalisée et en rapport avec le thème

Afin que ce swap reste un plaisir pour tout le monde, nous aimerions que les goûts des swappés soient le plus possible respectés et que les colis aient des proportions raisonnables ! Vous pouvez rajouter une ou deux petites choses du type marque-page si vous êtes très inspirés, le but du swap n’étant pas de se ruiner mais bien de s’amuser en faisant plaisir à sa swappée.

 

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Les dates :

-Inscriptions jusqu'au 28 février

-Envoi des questionnaires le 5 mars

-Retour des questionnaires le 12 mars

-Redistribution le 14 mars

-Envoi des colis du 1er au 17 avril

-Publication des billets le 30 avril

 

20 places sont disponibles

Nous acceptons pour ce swap toutes personnes ayant un blog et nous accepterons en priorité les personnes que nous connaissons déjà (ou, si nous ne vous connaissons pas, merci de vous présenter en quelques mots et de rassurer les pauvres organisatrices angoissées que nous sommes). Et même s’ils participent peu aux swaps, gentlemen are very welcome as well !

Pour vous inscrire, merci d’envoyer un mail à cette adresse : theportraitofaladyswap@yahoo.fr

 

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« Les femmes ont pendant des siècles servi aux hommes de miroirs, elles possédaient le pouvoir magique et délicieux de réfléchir une image de l'homme deux fois plus grande que nature. » Virginia Woolf

Venez vous aussi regarder dans le miroir que nous tendent les femmes écrivains et les héroïnes, welcome to our swap !

Edit du 09/02/2010 : oyez oyez bonnes gens ! Je vois que l'objet "personnalisé ou customisé" vous fait peur car beaucoup d'entre vous me ressemblent terriblement, en ce sens qu'ils ne savent pas faire grand-chose de leurs dix doigts. Mais nous avons pensé à vous (et aussi à moi ou surtout à mon/ma pauvre swappé(e)) en ajoutant cet objet : pas besoin d'avoir des talents en tricot ni de savoir fabriquer quelque chose... bien sûr vous pouvez customiser à la main un objet existant, mais il existe aussi plein de boutiques, notamment en ligne, pour faire éditer vos propres objets collector à un prix tout à fait raisonnable. Don't be afraid (on ne veut tout de même pas torturer nos acolytes, enfin pas tout à fait !). Et en image, un petit exemple de ce qu'a reçu Cryssilda à Noël :

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Edit du 12/02/2010  : la liste des participantes

Alice

Didouchka

Cécile

Céline

Celsmoon

DViolante

Edea

Emma

Fée de passage

Laconteuse

Lamousmé

Lilly

Lou

Maggie

Manu

Mea

Nadège

Pickwick

Romanza

Titine

Yoshi73

06/02/2010

Not us, just you !

sherlock_holmes04.jpgAttention, ladies and gentlemen, gros coup de coeur en vue ! J'ai craqué à l'improviste pour une soirée Sherlock Holmes au cinéma et mamma !, je ne pouvais pas trouver de meilleur moyen d'amorcer le week-end !

Je m'attendais à être dépaysée, je l'ai été. Exit le vieux limier à l'imperméable immonde, les quinquagénaires et l'embonpoint du bon vieil "associé".

 

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sherlock_holmes03.jpgCôté intrigue, le scénariste n'y est pas allé par quatre chemins : une secte adepte de magie noire, un complot au niveau national, un retour d'entre les morts, une fiancée pour Watson et le retour de l'ex-maîtresse de Holmes, voleuse de son état. Alors pas le temps de s'ennuyer (même dans une salle de cinéma gelée, blottie derrière une étole). Je dirais même que le scénario est parfois un brin chargé, qu'on loupe éventuellement quelques détails techniques et que les scènes d'action (bagarres, courses et explosion diverses et variées) encombrent peut-être un peu trop l'ensemble - malgré une réalisation impeccable.

A part ces quelques réserves qui n'en sont pas vraiment tant j'ai apprécié ce film, rien que du bon, du très bon et même du succulent ! Tout d'abord l'esthétique en général : musique absolument parfaite et décalée, plans et éclairages soignés, costumes et décors bluffants, le tout arrosé du plus beau générique de fin que j'aie jamais vu. Et s'il n'y avait que ça... mais il y a également le casting parfait, l'humour et l'ironie et, plus que tout, cette réinterprétation moderne des deux personnages légendaires. Holmes est un parfait compromis entre le beau tombeur et l'excentrique bougon un poil névrosé. Watson n'est plus son ombre, mais bien un égal fort, intelligent et presque aussi caustique que son illustre compère.

 

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Et si vous aimez Londres et le XIXe, les vues de la capitale sont magnifiques (peut-être les plus belles scènes dans une Londres victorienne pour moi).

C'est Guy Ritchie qui doit se frotter les mains, maintenant on saura ce qu'il a fait en dehors de son mariage avec Madonna !

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04/02/2010

Lire, c'est mortel !

flipo_commissaire.jpgAujourd'hui sort un roman policier du genre poilant et absurde, La Commissaire n'aime point les vers, dernier rejeton de Georges Flipo (dont j'ai déjà lu Qui comme Ulysse et Le film va faire un malheur).

Malgré un enthousiasme vacillant pour les polars (frôlant même la récession), j'ai été attirée par le sujet plutôt atypique, aux légers accents ffordiens. Un sonnet inédit de Baudelaire sème un vent de panique sur Paris, car tous ceux qui le tiennent entre leurs mains sont bientôt victimes de tentatives d'assassinat (ou d'assassinats réussis, le cas échéant). Plutôt sulfureux pour le XIXe, le poème divise les experts et suscite l'enthousiasme de la presse, par l'odeur du sang alléchée. Ni une ni deux, l'affaire sera résolue par la commissaire Viviane Lancier qui, pour faire court : a quelques kilos en trop et change de régime tous les jours ; porte un tailleur rose quand elle veut bien s'habiller ; s'inflige des CD de Bach, qu'elle n'apprécie pas spécialement mais dont elle possède un coffret ; lit des polars, et seulement des polars ; regarde des polars à la télé ; et, chose primordiale s'il en est une, sait que chaque gant en pécari a son propre ADN. Comme il se doit, Viviane est flanqué d'un lieutenant jeune, beau, intelligent et débrouillard (en bref, un héros en puissance, comme son nom ne l'indique pas).

Je ne suis pas spécialement friande de ce genre d'histoire mais il faut bien avouer que j'ai passé un bon moment en compagnie des tailleurs de Viviane et des airs de premier de la classe de Monot. L'intrigue m'a amusée, j'ai beaucoup aimé le contexte hugolien et baudelairien (rien que ça !). On retrouve l'humour de Flipo et, malgré le côté un peu franchouillard de la commissaire qui semble déteindre sur l'ensemble du roman, je ne peux que vous recommander ce livre pour vos moments de détente à venir. Pour ma part, je suis déjà partante pour la suite des aventures de la 3e DPJ !

J'en profite pour vous inviter à aller faire un tour chez Emma, qui vient de lancer un swap Sherlock Holmes avec Fashion. Attention, peu de places sont ouvertes : ne laissez pas Watson vous passer sous le nez (et avec un Jude Law-Watson, ce serait vraiment dommage !).

297 p

Georges Flipo, La commissaire n'aime point les vers, 2010

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02/02/2010

Sous la Terreur

BD_ciel_louvre.jpg1793. La Révolution française a déjà fait nombre de victimes et, pour l'heure, l'homme de pouvoir est Robespierre. Au sein du Louvre transformé en musée, le politique souhaite mettre en avant les oeuvres révolutionnaires. Il commande à David un tableau symbolique, qui ne verra finalement jamais le jour.

Retraçant cette quête d'idéal et revenant sur une période sombre de la Révolution, Le Ciel au-dessus du Louvre tient  presque davantage de l'album illustré que de la bande dessinée. Ceux qui apprécient la série Sambre auront peut-être déjà fait le rapprochement avec la couverture aux tons rouges ; l'empreinte de son auteur se retrouve aussi dans les traits des protagonistes, qui ne sont pas sans rappeler la célèbre bande dessinée.

Concentrée autour de quelques événements, l'histoire est relativement simple mais permet de mettre habilement en scène Robespierre et David dans un contexte bouillonnant et sordide au demeurant très bien rendu. Le graphisme est sobre et très élégant. L'ensemble se lit avec grand plaisir et mérite une place une place de choix dans ma bibliothèque ! Avis aux amateurs de peinture : c'est bien le sujet principal de cet album.

A venir par ici : Miel et Vin, qui se passe aussi pendant la Révolution (je fais ce que je peux avec les chroniques en retard, tâche d'autant plus ardue que Bones passe ce soir à la télévision).

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