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29/10/2009

Miss Lou en mission impossible au pays des livres...

emma.jpgEmma a concocté un questionnaire réjouissant auquel j'ai pris beaucoup de plaisir à répondre. Je tague à mon tour tous ceux qui le souhaitent !

1) Si on vous proposait d'écrire votre biographie, vous prendriez qui pour nègre ? (et oui, tout le monde n'a pas un don pour la littérature)

Disons que si je jugeais mon parcours palpitant digne de figurer en tête de gondole et dans les relais H, coincé entre le premier Gavalda et le dernier Paris Match, je ne douterais pas de l'immense sensibilité requise pour écrire cette œuvre si personnelle... à tel point que je ne pourrais la confier à aucun autre que moi-même (ce qui d'ailleurs déboucherait sur une autobiographie trop ironique pour ne pas nuire fatalement à l'héroïne en puissance qui sommeille en moi). Next please !

2) Vous êtes en train de lire le tout dernier chapitre d'un livre, celui qui vous a fait passer une nuit blanche, la fin qui vous fait saliver (notez le jeu de mots siouplé) depuis une centaine de pages... Lorsque survient un homme, torse nu. On va dire qu'il s'appelle... Daniel Craig. Il a l'air chagrin. Il a une petite douleur à l'épaule, et est persuadé qu'un petit massage lui ferait le plus grand bien. Que faites-vous ? (PS pour les garçons : à la place de Daniel Craig, merci de comprendre... Allez, soyons fous, Scarlett Johansson, mais en bikini, pas torse nu !)

A partir du moment où il ne s'agit pas de Colin Firth, l'intérêt momentanément suscité par l'apparition d'un phénomène perturbant dans mon champ de vision retombe fatalement. Et si c'est Colin Firth et non Colin Firth en Darcy (Mark ou Fitzwilliam, both are tolerably fine, I suppose), je ne me sens pas non plus particulièrement concernée, surtout si mon héroïne est toujours suspendue au dessus d'une falaise, se balançant dangereusement dans le vide et retenue par une seule main faiblissante. Prenons enfin le cas où Mr Darcy en personne se tiendrait à mes côtés : 1) son exquise réserve anglaise m'interdirait toute démonstration excessive de sympathie, a fortiori tout déploiement de mes talents innés de masseuse ; 2) quand bien même je serais prête à faire preuve d'une politesse tout aussi délicieuse et à offrir à mon invité impromptu une tasse de thé roborative, cette option impliquerait une série de tâches suffisamment problématiques pour que j'hésite à les mettre en pratique (abandon de l'héroïne cette fois-ci quasiment morte, sortie de ma cachette cocooning sous la couette accompagnée d'une sensation de froid fort déplaisante, recherche des chaussons forcément perdus et du peignoir – si possible en satin et non le peignoir éponge déployé devant mes yeux, le tout afin d'œuvrer avec un minimum de décence) ; 3) which perhaps should have come first, Mr Lou a le monopole des attentions prodiguées par votre fidèle et dévouée et ne souffrirait aucune dérogation à la règle. Bref, vous le voyez, c'est une cause désespérée. Je vais donc de ce pas sauver mon héroïne tant qu'il en est encore temps.

3) C'est la fin du monde. Quel livre mettriez-vous dans la capsule qui sauvegardera une trace de l'humanité ? (voudriez-vous vraiment que ce soit Orgueil et Préjugés ?)

Peut-être changerai-je d'avis un jour, mais à l'instant T où je saisis à ma réponse, oui ce serait Orgueil et Préjugés, parce que pour moi un monde sans Mr Darcy serait un peu comme un Yorkshire sans poil... déprimant.

4) Quelle est pour vous la pause lecture idéale ?

Je lis quelles que soient les circonstances et j'affectionne particulièrement les livres me préservant des trajets moroses en métro. Mais si je devais choisir, je dirais au chaud sous la couette avec une bonne tasse de thé à mes côtés. D'ailleurs je ne vais pas tarder à y aller (même si je m'endors au bout de quelques pages en ce moment).

5) Si vous aviez le pouvoir de trucider/effacer un personnage de roman, ce serait qui ?

Je ne dirai pas Emma Bovary à qui je compte accorder une quatrième et dernière chance (après tout j'étais peut-être trop jeune pour comprendre les tourments de cette petite dame). Alors je dirai Laura Fairlie, cette héroïne falote insupportable qui explique sans doute pourquoi je n'ai pas tout à fait eu un coup de cœur pour La Dame en Blanc de Wilkie Collins. J'ai fini par avoir envie de l'achever moi-même et de souhaiter sans y croire le succès des machinations diaboliques de Sir Percival. Voilà que cette oie blanche insignifiante vole la vedette à une Marian beaucoup plus intéressante ! This cannot be !

6) Sauveriez-vous Voldemort, juste pour avoir un huitième tome ?

Tant qu'à faire, pourquoi pas un tome à l'âge adulte puisque le dernier chapitre sans intérêt de Harry Potter fait un saut dans le temps? Ma foi, s'il fallait choisir j'aimerais autant lire l'histoire du point de vue de Voldemort, les « snogs » et autres en moins.

7) Jusqu'où êtes-vous allée pour un livre ?

Jusqu'à la librairie ? Mmh, Emma, peut-être me détromperas-tu mais je ne pense pas que là était la question (il faudra faire avec mes neurones en berne après une longue journée). Voyons, j'ai perdu dans un grand magasin vendant des livres d'occasion un livre d'Elie Wiesel acheté à Buchenwald. J'ai appelé l'enseigne tous les jours pendant une semaine, je suis revenue sur place et j'ai même surveillé l'arrivée des livres d'occasion pour racheter mon bien s'il réapparaissait. Sans succès. Il faut dire que si j'ai été terriblement contrariée, c'est aussi parce que j'avais pour marque-page une photo très symbolique offerte par Mr Lou et dédicacée de sa main illustre. A celui qui a volé mon bien : j'espère que ta bibliothèque s'effondrera sur toi, au moins tu regretteras chaque volume l'alourdissant de quelques grammes. Gnark gnark gnark.

8) Si vous pouviez retourner dans le passé rencontrer un auteur. Ce serait qui ? Quelles seraient vos toutes premières paroles ? (A part "bonjour")

Jane Austen, Virginia Woolf et Edith Wharton m'intimideraient sans doute particulièrement, et pour ne pas risquer de rester muette comme une carpe devant une telle opportunité, j'oublierai aussi les sœurs Brontë pour opter pour Charles Dickens (que je trouve plus rassurant) ou Sheridan Le Fanu (car j'aimerais savoir pourquoi il a écrit quinze fois la même histoire en changeant quelques éléments du décor). Sinon, pourquoi pas Federico Garcia Lorca qui a baigné mon enfance?

9) Décrivez la bibliothèque (personnelle ou pas) de vos rêves.

Ce ne sera pas forcément très original. Tous les livres dont je pourrais rêver (incluant des éditions originales, of course). Des étagères coulissantes en bois montant jusqu'au plafond et une échelle sur rails pour surfer entre les auteurs. Un étage supérieur avec une ballustrade, pour plus de cachettes. Une cheminée alimentée par un bon feu, une théière et des tasses de thé assorties et emplies d'un excellent thé bien chaud. Un fauteuil et un canapé confortables. Des odeurs de livres et d'encens. Une musique de fond de mon choix. Idéalement une vue sympathique et des banquettes près des bow-windows. En toute simplicité, finalement !

10) Vous retournez dans le passé (décidément, bande de veinards !), en pleine 2ème guerre mondiale. Quel livre donneriez-vous à Hitler pour qu'il arrête de cramer des bouquins ?

Parlant allemand comme une vache espagnole (ou française, en l'occurrence), je serais bien embêtée. N'étant pas exactement blonde aux yeux bleus et risquant fort de polluer la race allemande en me vouant tout entière à un Mr Lou pour le coup particulièrement éligible dans le cadre des projets eugénistes délirants du Führer, je ferais mieux de garder mes conseils de lecture pour moi. Ceci dit, tout bien réfléchi, je pourrais me glisser la nuit dans son bureau et lui laisser The importance of being earnest. Sans doute un peu trop complexe pour ma cible du moment, mais les cucumber sandwiches ont certainement le pouvoir d'adoucir les mœurs.

 

Et comme ce soir je suis d'humeur philosophique, j'ai trouvé sur le Net ce sujet proposé à un élève de 1ère début septembre : « La lecture nous éloigne-t-elle plus de la vie? ». Amateurs, manifestez-vous (avec sérieux ou avec humour, as you like) !

23:44 Publié dans Tags | Lien permanent | Commentaires (18) |  Facebook | |

26/10/2009

Dracula vs Wilcox : round 1

colin_vampires_londres.jpgÉtant un brin débordée ces temps-ci, je trouve peu le temps de lire et encore moins celui de blablater par ici. A ma décharge, j'ai été récemment retenue prisonnière par les soeurs Wilcox qui, toutes héroïnes qu'elles sont, portent deux prénoms foncièrement louches (Amber et Luna) qui auraient dû me mettre la puce à l'oreille quant aux intentions malhonnêtes de ces deux demoiselles.

Remarquez que je ne me plains pas de ce séjour prolongé dans un manoir un brin lugubre certes, mais visiblement conçu spécialement pour moi (ou alors je ne suis pas Lou et mon terrible clavier sévit tout seul ou sous le contrôle d'une influence hautement diabolique, rien de moins !). J'ai donc mis les pieds dans une maison cossue de Londres et, les soeurs Wilcox ne faisant visiblement pas les choses à moitié lorsqu'elles reçoivent, j'ai vécu moult moments palpitants faits pêle-mêle de : XIXe, Queen Victoria, Sherlock Holmes, Dr. Watson, Nosferatu, Dracula, Elisabeth Bathory, créatures magiques, bibliothèque immense et voilà que je perds mon souffle ce qui est bien dommage car ce n'était qu'une accumulation très succincte de mes rencontres diantrement bouleversifiantes !

Ceux qui me connaissent un peu se doutent bien que je ne pouvais pas résister à l'appel des sirènes qui m'ont proposé un plongeon dans un univers qui rassemble autant de mes sujets de prédilection, entre les vampires, l'époque victorienne et le cadre londonien pour faire au plus simple.

Ce récit constitue pour moi une agréable découverte. J'ai particulièrement apprécié les premiers passages, aussi bien l'introduction que l'atmosphère fantastique bien rendue et ma foi assez crédible. Les aventures des deux sœurs se suivent avec plaisir et conviennent parfaitement aux moments où l'on cherche désespérément un livre qui saura nous détendre et se lire facilement sans pour autant manquer d'intérêt. Un joli roman d'aventures qui devient un peu moins surprenant vers la fin, avec une trame assez classique qui n'est pas sans rappeler d'autres livres pour adulescents (par exemple avec la bagarre qui m'endort inévitablement – X lâche le couteau qu'Y essaie de rattraper mais que Z a réussi à subtiliser pour le donner à A tout en frappant B... hein ? Quoi ? Que ? Pardon, je m'étais assoupie...).

Je compte bien guetter la suite et, en attendant, me pencher sur A vos souhaits que j'hésitais encore à lire.

PS : je n'oublie pas les réponses en retard à vos commentaires !

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284 p

Fabrice Colin, Les Etranges Soeurs Wilcox, T1, Les Vampires de Londres, 2009

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15/10/2009

Satan à l'heure de Halloween...

singer_destruction_kreshev.jpgComment passer complètement à côté d'un texte qui vous attirait depuis longtemps ? Sans pouvoir vous donner la recette exacte, je dirais que c'est en tout cas le sentiment que j'ai ressenti en lisant La Destruction de Kreshev d'Isaac Bashevis Singer (qui traînait dans ma bibliothèque depuis cinq ans).

Dans un récit qui rappelle la forme du conte et le folklore traditionnel yiddish, Singer met en scène un petit village sinistre qui a connu des jours meilleurs. Il y a longtemps, la fille d'un des villageois les plus influents a choisi entre deux prétendants inconnus un homme réputé laid et pauvre mais instruit et visiblement pieux.

Le mariage est un succès : Lise est très éprise de son époux et semble avoir fait un choix judicieux. Cependant Shloimele est un adepte de Sabbatai Zvi et vit dans le péché. Il ne tarde pas à partager avec son épouse les joies des plaisirs charnels les plus contraires à la religion, poussant Lise à renier la kabbale. L'époux finit par raconter aux villageois ce que son épouse et lui ont fait, jurant regretter ce qui s'est passé. Par conséquent, puisqu'il a avoué, c'est Lise qui sera le plus durement punie, la communauté se faisant une joie d'humilier la fille du plus riche commerçant. Le tout finit mal, comme vous vous en doutez.

J'ai ouvert ce livre dans le cadre du Bloody Swap puisque le narrateur n'est autre que le Malin, qui explique comment il a manipulé les personnages afin de satisfaire ses désirs. Ce n'est certes pas un roman d'épouvante mais j'ai pensé que le point de vue adopté pouvait se prêter à mes lectures du moment. Les interventions du Malin ont peut-être constitué mes passages préférés. Les thèmes ne manquent pas et comme cela a déjà été très bien évoqué dans un article enthousiaste, beaucoup de sujets d'actualité trouvent ici une illustration, à commencer par l'intégrisme religieux. Malgré le fond et certains passages très agréables à lire, je me suis passablement ennuyée à la lecture de ce texte qui ne me marquera pas trop. La place prépondérante accordée à la religion y est sans doute pour beaucoup, car je me sentais dépassée par les préoccupations des divers personnages. J'ai perçu la critique mais je n'ai pas adhéré à la forme, me sentant assez peu concernée par les mots qui défilaient sous mes yeux. Une lecture qui me laisse une impression très mitigée (ce qui se ressent dans mon avis endormi). Ce livre et moi n'étions certainement pas faits pour nous rencontrer. Espérons que l'autre Singer qui attend dans ma PAL saura davantage me toucher.

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93 p

Isaac Bashevis Singer, La Destruction de Kreshev, 1930's (?)

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09/10/2009

La belle, le docteur et la bête

mary_reilly 01.jpgAujourd'hui, l'Angleterre fête la journée nationale du monstre victorien. Si si. Votre fidèle et dévouée a voulu célébrer l'événement à sa manière et a choisi de parler cinéma.

Mary Reilly revisite l'histoire du Docteur Jekyll et de Mister Hyde, en suivant le point de vue d'un nouveau personnage : celui de la servante. Beaucoup de grands noms ont participé à ce film : dans la peau de Jekyll et de Hyde, un certain John Malkovich (monstre sacré du cinéma s'il en est!), tandis que Julia Roberts incarne Mary Reilly et que Glenn Close joue les tenancières de bordel et se fait sauvagement assassiner par ce cher docteur. Quant au réalisateur, il s'agit de Stephen Frears, autre référence incontournable.

On peut dire que l'époque victorienne et ses monstres sont loin de me laisser indifférente, mais ma lecture du mary reilly 02.jpgclassique de Stevenson ne m'a pas laissé un souvenir impérissable. D'accord, soyons sincères, avouons, avouons mes amis : je me suis passablement ennuyée et j'ai été terriblement déçue, parce que j'attendais énormément de ce roman, ou peut-être plutôt parce que j'attendais autre chose. Malgré tout, l'histoire de Jekyll et de Hyde continue de me fasciner et j'ai abordé le film Mary Reilly avec un optimisme débordant (de toute manière, ne serait-ce que pour les scènes avec Malkovich, je savais que ce film vaudrait son pesant de cacahouètes).

mary reilly_malkovich as jekyll.jpgmary reilly_malkovich as hyde.jpgMalgré le rôle extrapolé de Mary Reilly, servante professionnelle mais trop curieuse, soupçonneuse mais fidèle, malgré la relation ambiguë qui existe entre Jekyll, Hyde et elle – autant d'éléments qui pourraient dénaturer l'histoire principale, le scénario est globalement très crédible. Le personnage témoin est un allié précieux qui permet de croiser le docteur et le monstre dans leur intimité ou au laboratoire et de provoquer des réactions qui ne nuisent en rien à la complexité du cas Jekyll et Hyde. La dualité entre ces deux protagonistes est assez subtilement traitée, même si elle laisse encore la place au doute sur certains aspects de la transformation ou l'origine des crises, comme c'est aussi le cas dans le récit. La dernière scène représente Mary Reilly allongée contre le corps de Jekyll qui devient Hyde dans le plan suivant, lorsqu'elle quitte l'endroit. C'est peut-être le seul passage qui n'a pas grand intérêt et apporte bien peu à l'histoire, puisqu'il ne dévoile pas grand-chose de l'ambiguïté des sentiments de Mary, que l'on devinait déjà avant ; d'autres gestes tout aussi symboliques auraient été beaucoup plus crédibles à mon sens. Mais je vous l'accorde, vous qui me lisez, c'est un petit détail sans importance.

 

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Au final, voilà un film qui se laisse voir avec plaisir et que je recommande chaudement aux amateurs de Stevenson, de monstres classiques et mary reilly_04.jpgd'époque victorienne. Les acteurs sont convaincants, y compris Julia Roberts qui joue ici un rôle très différent de tous ceux dans lesquels je l'avais vue précédemment. J'ai été plus séduite par Malkovich en Jekyll car il me semble que le traitement de Hyde est un poil superficiel et qu'il prend peu de risques dans son interprétation. Il reste malgré tout crédible et brille en Jekyll, tandis que Glenn Close est presque méconnaissable en mère maquerelle fardée à outrance et peinturlurée avec un rouge à lèvres criard mal appliqué. Les décors sont soignés, de même que les costumes. Je me suis régalée devant plusieurs plans de Londres dans sa traditionnelle vision sombre – certaines images des toits m'ont fait penser aux quelques scènes sordides de Mary Poppins qui avaient marqué mon enfance (non ! les comparaisons incongrues ne me font pas peur, d'ailleurs il existe un évident lien de parenté entre Mary Poppins et Hyde, vous ne trouvez pas ?). Un très bon film donc, dont la réalisation aurait peut-être gagné à être un peu moins classique.

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Mary Reilly, un film de Stephen Frears, 1996

08/10/2009

Halloween for kids

surget_grande_peur_halloween.jpgContinuons donc avec les lectures autour du Bloody Swap, de Halloween et des créatures de la nuit qui vont bientôt investir les demeures des irréductibles participants.

Au programme, deux lectures jeunesse toutes deux assez légères pour que je préfère en parler dans un seul billet.

Première découverte avec La Grande Peur d'Halloween d'Alain Surget chez Cascade, une collection qui me rappelle de délicieux moments de lecture il y a quelques années.

Le soir d'Halloween, trois frères et sœurs accompagnés de plusieurs camarades font la tournée des maisons, réclamant des bonbons sous leurs costumes traditionnels (le palmarès revenant au terrifiant vampire qui zozotte avec ses dents en plastique). Mais devant la maison d'une vieille dame charmante qu'on a vu acheter beaucoup de friandises à la boulangerie, une citrouille inquiétante les guette. Serait-ce la maison d'une sorcière ?

Cette histoire s'adresse aux tout-petits ou aux jeunes lecteurs de 7-8 ans. Pour les adultes, ce sera seulement un livre mignonnet, divertissant et très vite lu. Les illustrations ajoutent d'ailleurs au charme de ce court roman. Pour les jeunes lecteurs, j'ai trouvé le dossier de la fin très bien fait : avec beaucoup de simplicité, on parle aux enfants d'Halloween, de citrouilles ou de jack-o-lanterns. Avis aux parents qui cherchent un livre sympathique sur ce sujet !

Ne vous mettez pas en retard. Et n'oubliez pas de dire aux gens « Trick or treat ! » sinon vous n'aurez pas de friandises.

-Trico trit, répète Sophie.

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91 p

Alain Surget, La Grande Peur d'Halloween, 1999


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Je poursuis avec un livre croisé par hasard à la bibliothèque, Dans les forêts de la nuit, livre rédigé par Amelia Atwater-Rhodes à l'âge de treize ans. Écrit à la première personne, ce roman suit les pas d'une jeune femme transformée en vampire aux Etats-Unis à la fin du XVIIe. Alternant des chapitres sur son quotidien et sur son passé, le récit se décline autour de quelques thèmes clefs : souvenirs d'un bonheur familial détruit, désir de vengeance à l'encontre d'un autre vampire, le tout dans un cadre puritain ma foi assez bien rendu par la narratrice.

Ce roman est sympathique et agréable à lire. Le fait de choisir pour cadre Concord et une époque troublée par la chasse aux sorcières et l'extrémisme religieux ajoute une dimension intéressante au traitement assez classique du vampire. Ce n'est pas un coup de cœur, sans doute parce que la trame du récit est un brin simpliste ; c'est tout de même un livre à recommander aux amateurs du genre car il ne manque pas de qualités.

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153 p

Amelia Atwater-Rhodes, Dans les forêts de la nuit, 1999

06/10/2009

Mephisto où es-tu ?

les_poupees_du_diable 00.jpgEn plein dans les préparatifs du Bloody Swap, j'ai eu envie de profiter de la rentrée du cinéma pour découvrir Les Poupées du Diable de Tod Browning, dont l'affiche m'avait interpelée en passant à proximité du petit cinéma qui diffusait ce film. Une première pour moi qui n'avais jamais vu au cinéma un vieux film en noir et blanc comme celui-ci, qui date de 1936.

De Tod Browning je ne connaissais que l'immortel Dracula, kitsch à souhait mais tellement mythique qu'on lui pardonnerait tout. Pire encore, on en redemande !

les_poupees_du_diable 03.jpgLes Poupées du Diable – comme l'a fait remarquer l'une des amies avec qui je l'ai vu – est un film hybride qui semble bizarrement mélanger deux histoires qui n'auraient a priori pas grand-chose à faire l'une avec l'autre en temps normal.

les_poupees_du_diable 04.jpgL'histoire débute dans un cadre sombre ; on voit venir le film d'épouvante dans toute sa splendeur, avec tout ce qu'il faut de décors glauques et de mise en situation diantrement dramatique : deux prisonniers du bagne de Devil's Island parviennent à semer les autorités qui sont à leur trousse. Ensemble, ils rejoignent Malita, l'épouse de l'un d'eux. Celle-ci vit dans ce qui ressemble vaguement à une cabane en rondins, perdue au milieu de la forêt et près d'un cours d'eau qui a tout d'un marais, à l'écart de la société. C'est là qu'elle a promis d'attendre son époux emprisonné et de travailler à leur grande entreprise : miniaturiser des êtres vivants en poupées qui s'animent en fonction de la volonté de leurs épouvantables créateurs. Alors qu'il tente une expérience sur la bonne, une jeune femme un peu simple d'esprit, le scientifique fou Marcel succombe à une crise cardiaque aux côtés de son épouse et de son compère Paul Lavond, mis dans la confidence. (Mal)heureusement, Malita est bien décidée à poursuivre l'œuvre de son illustre époux. On s'en doute, elle trouve en Lavond un nouvel allié bien décidé à utiliser cette opportunité pour se venger des escrocs qui l'ont fait condamner alors qu'il était innocent. C'est donc à Paris que les deux complices installent une boutique de poupées pour opérer.

les_poupees_du_diable 05.jpgTout commence donc dans une ambiance parfaitement machiavélique. Pourtant, l'horreur fait bientôt place au suspense puis au drame familial. Paul Lavond est loin d'être un monstre, ce qui donne lieu à certaines scènes dégoulinant de bons sentiments lorsque la famille de Lavond fait son entrée, entre la mère certaine de l'innocence de son petiot, la fille qui déteste son père sans le connaître et l'épouse qui a mis fin à ses jours. Nulle raison de s'inquiéter donc, c'est l'heure de sortir les mouchoirs et de pleurer sur le triste sort des uns et des autres, qui souffrent pour de mauvaises raisons (la première étant que toute leur affaire est décidément très compliquée).

les_poupees_du_diable 02.jpgJ'ai souvent eu le sourire aux lèvres en découvrant ce film fort sympathique et bien sûr si délicieusement décalé et maladroit. Les effets spéciaux m'ont surprise et m'ont paru plutôt réussis pour un film de cette époque, même si le défaut majeur que l'on pourrait reprocher au montage est de donner l'impression que deux plans différents ont été superposés pour obtenir l'effet voulu : un personnage miniature qui marche sous un fauteuil ou se hisse sur une table.

les_poupees_du_diable 01.jpgCeci dit, ce n'est pas ce qui est le plus amusant parmi tous les éléments qui rendent le film peu crédible. Il y a par exemple ce repère a priori infâme où se terre la femme d'un bandit et qui, une fois qu'on y pénètre, se révèle être une maison confortable et très bien meublée, pourvue de plusieurs pièces et d'un escalier. Il y a aussi cet air de psychopathe de Malita qui prête à sourire, avec ces yeux grands ouverts, ces sourcils arqués et ce regard fixe qui ne la quittent pas. Et puis certaines scènes extrêmement drôles, comme la rencontre entre le père et la fille : le père prétend être un autre, il a à peine changé par rapport à la photo prise lors de son arrestation mais sa fille n'est pas capable de le reconnaître et conclut à la fin : « c'est bizarre, il me dit quelque chose » (en voilà une qui a certainement inventé la poudre !). Ou encore au tout début, la scène de la crise cardiaque qui vaut tout de même son pesant de cacahuètes. Imaginez cette pauvre Malita qui se morfond en attendant son illustre mari puis, lorsque celui-ci meurt sous ses yeux à peine arrivé (précisons qu'elle l'accueille comme s'il rentrait après un petit week-end et non comme l'évadé tant attendu), la voilà qui l'examine et qui constate : « Il est mort ! »(musique ; elle s'agrippe à Paul Lavond) « mais nous devons continuer son œuvre ! ». Tadam ! A ce sujet, la place des femmes est encore bien représentative de l'époque. Si Malita est particulièrement mauvaise (voire maléfique), elle a besoin d'occuper une place de seconde et se soumet à la volonté de Paul Lavond dès que son époux décède. Ce n'est qu'à la fin qu'elle décide de se rebeller, mais son regard psychotique et sa stupidité la trahissent : Paul Lavond évite de justesse d'être transformé en poupée.

les_poupees_du_diable 06.jpgA noter l'acteur principal dont le physique et le jeu se prêtent parfaitement au rôle (y compris lorsqu'il se déguise en une inquiétante petite vieille) : Lionel Herbert Blythe, qui a reçu l'oscar du meilleur acteur en 1931 et souvent joué avec Greta Garbo.

Au final j'ai passé un excellent moment en découvrant ce film au charme suranné. Une curiosité (à voir en VO pour les imitations d'accent français) !

Un avis plus éclairé.

Tod Browning, The Devill-Doll / Les Poupées du Diable, 1936

04/10/2009

Parce qu'il n'y a pas que Wilkie dans la vie !

mary_elizabeth_braddon.jpg... parce que Wilkie est décédé depuis 120 ans mais qu'elle est née un 4 octobre (et a par conséquent droit elle aussi à un anniversaire),

... parce que je suis inscrite d'office au mini-challenge Wilkie par une amie très attentionnée,

... parce qu'un petit groupe d'amies LCA a décidé de se constituer "club de lecture victorien" (de notre nom de code The Victorian frogs (and ladies)) et que ça se fête,

... parce que ça me dit bien :

J'ai décidé de lire d'ici la fin de l'année au moins un livre de Mary Elizabeth Braddon et invite tous ceux qui le souhaitent à faire de même (n'hésitez pas à poster vos liens ici ensuite). Plus on est de fous plus c'est vachement chouette !

Et je suis ravie de vous annoncer que nous sommes deux à faire ce challenge puisque Cryssilda est partante elle aussi !

Je sortirai de ma PAL (un de) ces deux romans : Le Secret de Lady Audley ou Henry Dunbar.

Quant au challenge Wilkie je pense lire Sans Nom dont le début m'inspire plus que celui de Pierre de Lune.

 

*****

BLOODY SWAP : les premiers colis (international) partent demain (n'oubliez pas de m'envoyer un mail pour me prévenir, vous m'éviterez quelques nuits blanches - même si elles s'accorderaient bien avec le thème).

Pour les colis en Europe, il vous reste encore quelques jours. Je suis à votre disposition si vous avez des questions !

03/10/2009

Les questions métaphysiques d'une LCA

Je suis taguée par Cryssilda qui veut sans doute vérifier que les LCA parisiennes ont bien digéré les shots de l'Auld Alliance.

1. A quel livre dois-tu ton premier souvenir de lecture?

En dehors des Belles Histoires de Pomme d'Api et d'un grand recueil de contes illustré avec une couverture bleue, je dirais Oui-Oui et une petite série dont j'ai oublié le titre mais que j'ai dévorée au CP et lue plusieurs fois. Elle parlait d'une sorte d'ogre qui vivait en bordure d'un village il me semble. Dans mes souvenirs il porte une longue barbe brune, des cheveux en bataille et une chemise bleu. Quelqu'un né au début des années 1980 retrouverait le titre (bibliothèque rose) ?


2. Quel est le chef-d'œuvre "officiel" qui te gonfle?

CHATIMENTS.jpgJe ne dirai pas Madame Bovary car je compte bien le lire pour la quatrième fois et l'aimer cette fois (si si), en revanche j'ai une dent contre Victor Hugo (et je m'intéresse à Napoléon III) depuis que j'ai lu Les Châtiments. C'est le premier livre sur lequel je me suis endormie (je m'en souviens encore, j'étais dans le train et faisais le trajet Royan-Paris) et malgré un excellent professeur, pour moi ce recueil a fait définitivement chuter Hugo de son piédestal. Le Dieu Vengeur est arrivé !! Amen ! Du coup j'ai lu depuis d'autres Hugo et je les ai appréciés, mais plus que les Châtiments, c'est Hugo qui me gonfle. J'avoue.


3. Quel classique absolu n'as-tu jamais lu?

Plein (shame on me). Disons Les Chouans (ma PAL), Les Misérables (PAL aussi) et Oliver Twist (c'est prévu pour novembre). Mais j'ai lu La Princesse de Clèves (et Sade) !


4. Quel est le livre, unanimement jugé mauvais, que tu as "honte" d'aimer?

J'ai dû me creuser la tête pour répondre à cette question. Au collège j'aimais Mary Higgins Clarke (ses premiers livres que je considère toujours réussis) et Danielle Steel. Bon allez, The Historian de Kostova, puisqu'il paraît que certains considèrent que c'est le Da Vinci Code des vampires (un peu vache quand même).


5. Quel est le livre que tu as le sentiment d'être la seule à aimer?

Pride and Prejudice ? Ha ha, non je ne crois pas. Ah si ! Mais personne ne le lit en même temps : Chroniques du Règne de Charles IX de Prosper Mérimée. Awesome !


6. Quel livre aimerais-tu faire découvrir au monde entier?

david copperfield.jpgJe fais déjà de la pub pour Jane Austen autour de moi, car en dehors des blogueurs mes proches sont loin d'être contaminés. Sinon David Copperfield, qui fait partie de ces classiques qu'on croit connaître sans les avoir lus et qui sont incroyables une fois qu'on les découvre. Et peut-être Peter Pan, que j'essaie de faire lire à des adultes qui sont persuadés que ce n'est pas pour eux et qui n'ont jamais lu la version originale de James Matthew Barrie.


7. Quel livre ferais-tu lire à ton pire ennemi pour le torturer?

Les Châtiments (toujours les mêmes) ou Le Chemin des Sortilèges de Nathalie Rheims.

 

8. Quel livre pourrais-tu lire et relire?

Pride and Prejudice. J'ai déjà commencé. Et je sens que North and South que je suis en train de lire suit le même chemin.


9. Quel livre faut-il lire pour y découvrir un aspect essentiel de ta personnalité?

Bon j'arrête de dire Pride and Prejudice même si désolée, j'y pense très fort (non je ne suis pas bloquée en mode Darcy, je me sens juste très proche d'Elizabeth Bennet qui aurait sans doute été ma meilleure amie dans une autre vie). Allez, un Evelyn Waugh, pour l'ironie et Mrs Dalloway pour les interrogations et beaucoup d'autres choses.


10. Quel livre t'a fait verser tes plus grosses larmes?

Un livre pour enfants sur deux meilleures amies de douze ans. Le vieux chien meurt au début, je ne m'en suis toujours pas remise. Et j'ai pleuré à chaque fois que j'ai lu ce roman (dont j'ai oublié le titre mais qui est toujours quelque part chez mes parents).


11. Quel livre t'a procuré ta plus forte émotion érotique?

La Philosophie dans le Boudoir qui, à défaut de procurer une forte émotion érotique, a beaucoup alimenté les conversation avec ma bande de copains inséparables au lycée. Que n'a-t-on pas partagé à cette époque... !


12. Quel livre emporterais-tu sur une île déserte?

pride and prejudice.jpgDésolée mais là je ressors Mr Darcy et Elizabeth Bennet. No way. Mais on est obligé d'en prendre un seul ? Sinon un bon Dickens de 1000 pages ferait bien l'affaire aussi.


13. De quel livre attends-tu la parution avec la plus grande impatience?

Là je renonce. Le comics Pride and Prejudice que j'ai déjà pré-commandé en ligne. Vous m'avez démasquée. (Et sinon, la suite de Dracula par le petit-neveu de Bram Stoker)


14. Quel est selon toi le film adapté d'un livre le plus réussi?

importance of being earnest.jpgJe résiste à la tentation de faire une vile boutade au sujet du film d'un certain Joe Wright. On parle de film donc j'oublie les séries, sinon je citerais en premier lieu P&P BBC 95 et North and South BBC. Alors pour citer un film, je choisis The Importance of Being Earnest que j'adore également (avec Colin Firth en plus).


Zut, c'est déjà fini !

C'était sympathique, surtout que je ne trouve plus deux tags auxquels je devais répondre.

Je tague donc Ofelia, Essel et Theoma qui m'avait déjà taguée (gloups) ainsi que The Bursar, Rachel, Lilly, Romanza, Dominique...

 

*****

Et pour continuer un peu... (je tague Cryssilda et toutes ses dernières taguées)

 

 

1 La Bible (quelques extraits dans une version illustrée pour la jeunesse)

2 Les Misérables de Victor Hugo (PAL)

3 Le petit prince d’Antoine de Saint-Exupéry

4 Germinal d’Emile Zola (celui qui me tente le moins malgré ce que me dit facebook)

5 Le Seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien

6 Le rouge et le noir de Stendhal

7 Le grand Meaulnes d’Alain-Fournier (petite, peut-être pas en entier)

8 Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne (je ne sais plus)

9 Jamais sans ma fille de Betty Mahmoody

10 Les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas (PAL)

11 La gloire de mon père de Marcel Pagnol

12 Le journal d’Anne Frank d’Anne Frank

13 La bicyclette bleue de Régine Deforges

14 La nuit des temps de René Barjavel

15 Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen Mc Cullough (sacrée saga , vue et revue !)

16 Dix petits nègres d’Agatha Christie

17 Sans famille d’Hector Malot (petite, peut-être pas en entier)

18 Les albums de Tintin de Hergé (tous sauf au pays des Soviets)

19 Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell (PAL + film vu 3 fois au moins)

20 L’assommoir d’Emile Zola (je l'ai même étudié pour le BAC)

21 Jane Eyre de Charlotte Brontë

22 Dictionnaires Petit Robert, Larousse (tous les soirs avant de m'endormir sans aucun doute;))

23 Au nom de tous les miens de Martin Gray (Je ne connais pas)

24 Le comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas

25 La cité de la joie de Dominique Lapierre (PAL)

26 Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley (PAL)

27 La peste d’Albert Camus

28 Dune de Frank Herbert (tome 1 PAL)

29 L’herbe bleue Anonyme

30 L’étranger d’Albert Camus

31 L’écume des jours de Boris Vian

32 Paroles de Jacques Prévert

33 L’alchimiste de Paulo Coelho

34 Les fables de Jean de La Fontaine (pas toutes)

35 Le parfum de Patrick Süskind

36 Les fleurs du mal de Charles Baudelaire

37 Vipère au poing d’Hervé Bazin

38 Belle du seigneur d’Albert Cohen

39 Le lion de Joseph Kessel (je ne sais plus, au moins commencé)

40 Huis clos de Jean-Paul Sartre

41 Candide de Voltaire (pas encore, mais L'Ingénu oui)

42 Antigone de Jean Anouilh

43 Les lettres de mon moulin d’Alphonse Daudet

44 Premier de cordée de Roger Frison-Roche (pas fini)

45 Si c’est un homme de Primo Levi (extraits)

46 Les malheurs de Sophie de la comtesse de Ségur

47 Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne (je ne sais plus)

48 Les fourmis de Bernard Werber

49 La condition humaine d’André Malraux (extraits)

50 Les Rougon-Macquart d’Emile Zola (enfin environ 5-7)

51 Les rois maudits de Maurice Druon

52 Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand

53 Les hauts de Hurlevent d’Emily Brontë

54 Madame Bovary de Gustave Flaubert (3 fois en chantant, en ramant, en dormant)

55 Les raisins de la colère de John Steinbeck (non mais Des souris et des hommes)

56 Le château de ma mère de Marcel Pagnol

57 Voyage au centre de la Terre de Jules Verne

58 La mère de Pearl Buck

59 Le pull-over rouge de Gilles Perrault (qu'est-ce ?)

60 Mémoires de guerre de Charles de Gaulle

61 Des grives aux loups de Claude Michelet

62 Le fléau de Stephen King (en tout cas le 1er tome)

63 Nana d’Emile Zola

64 Les petites filles modèles de la comtesse de Ségur (tous ses livres sauf un ou deux)

65 Pour qui sonne le glas d’Ernest Hemingway

66 Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez

67 Oscar et la dame rose d’Eric-Emmanuel Schmitt

68 Robinson Crusoé de Daniel Defoe (version enfants, la vraie est dans ma PAL)

69 L’île mystérieuse de Jules Verne

70 La chartreuse de Parme de Stendhal

71 1984 de George Orwell

72 Croc-Blanc de Jack London (version enfant)

73 Regain de Jean Giono

74 Notre-Dame de Paris de Victor Hugo

75 Et si c’était vrai de Marc Levy

76 Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline (PAL)

77 Racines d’Alex Haley (?)

78 Le père Goriot d’Honoré de Balzac (j'adore)

79 Au bonheur des dames d’Emile Zola

80 La terre d’Emile Zola

81 La nausée de Jean-Paul Sartre

82 Fondation d’Isaac Asimov (non mais Les Robots)

83 Le vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway

84 Louisiane de Maurice Denuzière (PAL)

85 Bonjour tristesse de Françoise Sagan

86 Le club des cinq d’Enid Blyton (sûrement, je ne m'en souviens pas et je sais que je préférais lire tous les Alice détective dans la bibliothèque verte)

87 Vent d’est, vent d’ouest de Pearl Buck

88 Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir

89 Les cavaliers de Joseph Kessel

90 Jalna de Mazo de la Roche

91 J’irai cracher sur vos tombes de Boris Vian

92 Bel-Ami de Guy de Maupassant (PAL)

93 Un sac de billes de Joseph Joffo (PAL)

94 Le pavillon des cancéreux d’Alexandre Soljenitsyne

95 Le désert des Tartares de Dino Buzzati

96 Les enfants de la terre de Jean M. Auel

97 La 25e heure de Virgil Gheorghiu

98 La case de l’oncle Tom de H. Beecher-Stowe

99 Les Thibault de Roger Martin du Gard

100 Le silence de la mer de Vercors

 

39 lectures dont je suis certaine, quelques autres un peu moins.. et trois ou quatre titres qui me sont totalement inconnus.

11:38 Publié dans Tags | Lien permanent | Commentaires (30) |  Facebook | |

02/10/2009

Il s'est perdu

percin_bonheur_fantome.gifVoilà plusieurs jours que j'ai fini Bonheur fantôme d'Anne Percin. Écrite à la première personne, cette histoire est celle de Pierre, 28 ans. Le jeune homme vit au bord d'une départementale avec ses deux chiens et tous les animaux qu'il recueille à l'occasion ; il est antiquaire, bricole, répare et revend ; il sympathise avec les habitués du bistrot du coin et une voisine âgée qui n'a jamais quitté la région ; bref, j'aurais pu penser à Arsène le Rigoleur, avec ce faux « vieux garçon » vivant en dehors du monde – et vu le plaisir que m'avait procuré cette autre lecture, j'appréhendais un peu.

Séduite par un billet de Cathulu qui qualifiait ce livre de petite bulle de bonheur, j'ai été surprise en découvrant le récit qui pour moi est loin de respirer la joie de vivre, malgré la fin plutôt heureuse et l'intérêt que le narrateur porte à Rosa Bonheur, une artiste du XIXe dont le choix de vie est à lui seul une invitation à l'amour et à la joie.

Meurtri par le décès brutal de son frère jumeau, Pierre a connu la dépression, les tentatives de suicide de sa mère, l'anorexie. A Paris, il tombe amoureux de R., un photographe reporter de guerre ; viennent les années d'étude, le mannequinat pour payer ses cours et l'amour fusionnel. Puis la rupture, dont le lecteur ne devine pas immédiatement les raisons. Le voilà donc désormais seul dans un coin paumé alors que visiblement, rien ne l'y prédisposait.

Malgré quelques passages au cours desquels je me suis un peu lassée – ce qui m'a fait passer quelques jours sur une lecture qui aurait pu être rapide, j'ai globalement apprécié ce livre à l'écriture fluide et au propos sérieux. Pierre est un personnage touchant qui ne verse pas dans la caricature malgré le terrain glissant. Sa solitude, sa passion pour R., son intérêt pour une artiste oubliée sont autant d'éléments qui m'ont interpelée et que je trouve abordés avec justesse.

Et puis, je me suis toujours promis de ne pas juger les autres – en particulier cet autre-là – à leurs actes. Ce qui rend une personne digne d'amour, ce n'est pas la somme de ce qu'elle a fait. Seule la justice s'intéresse aux actions : la morale, disait Schopenhauer, ne s'intéresse qu'aux intentions. L'amour aussi. On doit juger ceux qu'on aime sur leurs convictions, leurs ambitions, leurs désirs, leurs aspirations, les qualités qu'ils se prêtent, les défauts qu'ils se reconnaissent, les sentiments qu'ils n'avouent pas et dont il ne faudra jamais attendre de preuve. (p183)

Je ne pense pas que ce livre me marque longtemps mais il ne m'a pas laissée indifférente.

3coeurs.jpg

 


220 p

Anne Percin, Bonheur Fantôme, 2009

 

objectif pal.jpgchallenge-du-1-litteraire-2009.jpg4/7

 

Et ça n'a rien à voir mais Isil et Lamousmé viennent de lancer un swap peinture et littérature... (attention, les places sont limitées)