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27/11/2008

Vicky Bells, Vicky Bells, Vicky all the way !

victorian xmas swap logo3.jpgToujours en retard avec le suivi des commentaires (que je lis, si si !) et désespérant de venir à bout de ma note sur Oscar Wilde (au point mort), je voulais faire un petit point sur le suivi du swap. Les petits conseils auraient dû partir avec le questionnaire de votre swappé(e) et, comme il n’est jamais trop tard, voilà une petite piqûre de rappel pour un happy swap.

Avant de continuer nous voulions vous dire merci pour vos mails follement victoriens et délurés, l’application avec laquelle vous préparez votre colis (et les nombreuses questions que vous nous posez) ainsi que vos encouragements qui nous ont rappelé pourquoi nous avions eu raison de nous transformer en Super Draculettes en fin de semaine dernière après une nuit fort courte d’attribution des swappés (c’est comme les oscars, mais évidemment plus classe !).

Et bonne nouvelle pour les futurs heureux swappés : d’après les mails que nous recevons, nous connaissons beaucoup de petits chanceux qui vont trouver dans la hotte du père Noël un colis très très rempli…

Alors, les petits rappels :

Mais que diable puis-je offrir à mon humble et charmant(e) swappé(e) ?

- Des livres tout d’abord ! Evidemment, n’oublions pas le cœur du sujet, la substance vitale de tous les LCA bien portants de la blogosphère et d’ailleurs…

Combien ?

Entre 2 et 3 livres.

Les livres envoyés dans les swaps sont généralement au format poche. Vous pouvez cependant choisir un autre format si vous préférez. Comme vous l’avez sans doute déjà remarqué, on trouve un certain nombre de livres neufs à prix réduit sur Internet, ce qui peut parfois aider à faire d’autant plus plaisir à votre swappé sans atteindre des budgets astronomiques.

Attention, les livres doivent impérativement être en parfait état, c’est-à-dire soit neufs soit, si vous les trouvez à prix réduit ou dans un magasin de type Gibert, en état « comme neuf ». Petit aparté : Choupynette, qui était ma swappeuse SFFF, m’avait offert trois livres neufs comme l’exigeait le swap et, en plus, un 4e livre plus ancien qu’elle avait dans sa bibliothèque. Voilà un exemple de petit plus qui peut faire diablement plaisir.

Mais quels livres après tout ? (je me le demande…) Ces livres doivent avoir un rapport avec l’époque victorienne : livres écrits à l’époque ou livres plus récents dont l’histoire se déroule à cette période. Tous les genres de littérature peuvent être représentés (y compris les polars et le fantastique). Attention aux dates de parution des livres… Sherlock Holmes, c’est bien mais si c’est une aventure publiée avant la mort de Victoria, c’est mieux :) (parce que sinon il faudrait AUSSI accepter Jane Austen et là que nenni mes amis ! La pauvre Jane était déjà morte et enterrée à l’arrivée au pouvoir de la reine Victoria).

Most of all : profitez du questionnaire de votre swappé(e), de son blog ou, si vous avez le temps, de sa réaction aux billets sur les livres victoriens publiés sur ce blog et celui de Cryssilda (de nombreux posts victoriens également chez Isil, Lilly, Malice, Milena, Lamalie et Sylvie…). Veillez à éviter les doublons avec sa PAL et ses lectures précédentes, respectez ses goûts… et n’hésitez pas à ajouter une petite note personnelle : vous êtes fous de Braddon, vous craquez pour la barbe de Wilkie ? Vous pouvez bien sûr partager cette passion enivrante avec votre swappé(e) ! Et n’oublions pas : amusez-vous dans cette chasse aux livres qui sera, j’en suis sûre, palpitante !

-Quelques gourmandises : thé en vrac, friandises anglaises, confitures…

Bien sûr, pas toujours facile de trouver des gourmandises victoriennes… mais vous pouvez tricher un peu : mets British (lemon curd, confitures de marques anglaises, fudge, thé dans une boîte ou un sachet faisant un peu ancien…), super adresses (y compris en ligne) de la fée Cryssilda, gourmandises maison dans un emballage – joli mais – tout simple de type bocal, petits sacs en tissus fermés par un ruban…

-Un ou plusieurs objets de votre choix, en rapport avec Noël et plutôt traditionnel (sauf si votre swappé(e) a indiqué qu’il ou elle préférait autre chose) : déco de Noël en bois peint, déco tout court, carnet, porte-plume pour celui ou celle qui fait de la calligraphie (qui sait ?) etc.

Sans que le colis devienne un casse-tête il y a bien des astuces pour rendre victorien un colis envoyé en 2008, comme par exemple le choix des matières, des couleurs (par exemple le tissu écossais, le bois…). J’espère que vous vous amusez déjà avec tous ces menus détails, et surtout, si vous avez des doutes ou des questions, n’hésitez pas à nous contacter !

 

When ? Where ? Why ? How ? Le petit rappel des dates.

Envois des colis entre le 1er décembre et le 15 décembre

Publication de vos billets en photos le 20 décembre

 

Le mot de la fin

N’oubliez surtout pas de remercier votre swappeur ou swappeuse, qui aura passé beaucoup de temps à essayer de vous faire plaisir. Envoyez-lui un email quand vous recevez votre colis (et prévenez-nous pour que nous sachions que tout est bien qui finit bien ;-)).

Si vous le souhaitez, mais ce n’est pas obligatoire et ne dépend pas du swap, vous pouvez lui envoyer une carte plus personnelle ou même un petit cadeau de remerciement.

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26/11/2008

Ce soir culturons-nous !

Oui je sais que ce n'est pas correct, merci :)

Tout ça pour dire que c'est bien de lire mais que, parfois, même les acharnées de la Victorian team abandonnent (en tremblant) leur petit Charles et leur petit Wilkie lorsqu'un cas de force majeure se présente. Ce soir, un téléfilm sur Arte retrace la construction de l'Europe, s'arrêtant tout particulièrement sur l'Angleterre sous Cromwell, puis à l'époque victorienne (d'après mon programme télé). ça vous tente ?

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25/11/2008

Snif

HAT Cartoon_jpg.jpgPas encore mariée, je suis aujourd'hui Catherinette... mais sans chapeau ! Non non non, ça ne va pas du tout ! Marine, qu'avons-nous fait ? Où est notre crédibilité si nous ne sortons pas avec un chapeau compromettant pour nos 25 ans de semi célibat endurci ? Eh oui, être Catherinette, c'est un choix, difficile s'il en est, mais qu'il convient d'assumer !

Recherche chapeau désespérément :)

24/11/2008

Victoria

Strachey_reine_victoria.JPGBien avant de lancer le swap victorien, j’avais acheté la biographie de Victoria par Lytton Strachey. Ce texte passe pour une curiosité et, s’il n’a pas l’air franchement objectif, il a tout à fait sa place dans les monstrueuses PAL des petits fous que nous sommes !

Lytton Strachey a publié cette biographie en 1921 (il est aussi connu pour son livre Emminent Victorians publié en 1918). Ses biographies rappellent le ton moqueur et subjectif des journaux du XIXe et des premières décennies du XXe. L’analyse psychologique et les sentiments personnels de l’auteur envers la célébrité étudiée jouent un rôle essentiel. Sa mère aurait été suffragette et il aurait fait partie du Bloomsbury Group. Le portrait que vous voyez est d’ailleurs de Vanessa Bell.Lytton Strachey by Vanessa Bell.jpg

Effectivement, cette biographie de Victoria est étonnante et son premier intérêt réside dans l’approche particulière de Lytton Strachey, qui en dit long sur l’auteur – que l’on a l’impression de connaître bien mieux que la reine après lecture, c’est dire ! Le ton est ironique, irrévérencieux la plupart du temps. C’est ce qui fait le charme de ce texte qui ne donne finalement qu’une vision très partielle de la souveraine.

Les questions politiques sont largement détaillées, peut-être au détriment de considérations plus personnelles. On sait finalement peu de l’intimité de la famille royale, des goûts de Victoria ou de la relation qu’elle entretenait avec ses enfants (oui je sais je suis très desperate housewife, j’adorerais savoir comment elle prenait son thé, ce qu’elle offrait à ses petits-enfants à Noël et si elle faisait du tricot ou du vélo !). Quant à son caractère, s’il est évoqué, c’est au moins autant à travers des références plus ou moins précises aux lettres qu’elle a pu écrire que grâce aux pensées que lui prête Strachey, qui a visiblement le don d’inventer et d’extrapoler.

Une fois la reine mariée, elle s’efface et laisse le devant de la scène au prince Albert, son époux. Puis, lorsque celui-ci décède, les hommes qui entourent Victoria ont tout autant d’importance, en particulier Disraeli. Les jeux d’équilibre entre les différents partis et leur rapport à la Couronne sont largement évoqués dans cette biographie, laissant la place à un nombre important de seconds rôles.

Autant vous le dire, cette biographie n’est pas flatteuse pour cette pauvre Victoria. On retrouve le conservatisme et la sévérité qui caractérisent son règne, ses rondeurs et son respect de l’étiquette. Pour le reste, la reine passe globalement pour une femme un peu limitée qui doit énormément au prince Albert, le véritable cerveau du couple royal, ainsi qu’à quelques hommes de confiance tels que Lord Melbourne ou Disraeli, ses premiers ministres favoris. La reine semble également assez facilement influençable et se repose systématiquement sur quelques hommes de la situation, au niveau politique mais aussi personnel, en liant par exemple une amitié étonnante avec John Brown, garde-chasse dans les Highlands. Ainsi, certaines paroles dégoulinantes de flatterie de Disraeli semblent avoir produit l’effet désiré sur la reine, appelée « la Fée » par cet homme qui n’avait visiblement pas peur des comparaisons fâcheuses.

Quelques bizarreries sont également évoquées, comme la collection de tout et n’importe quoi par la reine, chaque objet inutile étant étiqueté, photographié, catalogué et soigneusement rangé. Ou encore, de sérieuses tendances morbides comme le fait de placer à son chevet une photo d’Albert sur son lit de mort ou encore de conserver les appartements du Prince en l’état après son décès… au point de lui faire préparer une bassine d’eau tous les matins!

La partialité et le parti pris de ce livre en font peut-être tout l’intérêt. Quoi qu’il en soit, il est à compléter par une autre biographie pour ce qui est de la simple question historique !

 

Quelques exemples particulièrement cinglants de traits propres à Strachey :

Sur le Prince Albert : « (…) jusqu’à quel point le comprenait-elle ? Jusqu’à quel point le seau comprend-il le puits ? » (p127)

« On ne peut vraiment pas dire que ses facultés intellectuelles fussent de nature à saisir les principes complexes et délicats de la Constitution qui subit plusieurs transformations sous son règne, sans qu’elle y fût pour rien. » (p 282)

« Son style, si parfaitement illettré, a du moins le mérite de convenir exactement à ses pensées et à ses sentiments ; et la platitude même de sa phraséologie n’est pas dénuée d’une saveur curieusement personnelle. » (p286)

Enfin, Charlotte Brontë aurait écrit sur elle au début de son règne : « Une petite dame grasse et vive, très modestement habillée, sans beaucoup de dignité ni, d’ailleurs, de prétention. » (p 125)

297 p

Lytton Strachey, La reine Victoria, 1921

Petite question : est-ce Victoria qui a inspiré la reine de Coeur dans Alice in Wonderland (ou dans son adaptation par Disney) ?
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21/11/2008

Victorian crash

NON, nous n'oublions pas de vous envoyer les questionnaires tant attendus... mais, dans notre souci d'essayer d'attribuer les swappés en fonction de leur points communs (guerre Thackeray vs Wilkie, chutney vs gravy, pudding vs sauce mint, décos dorés vs chaussettes rouges, etc etc), nous sommes en train de prolonger la réunion, qui de réunion au sommet, devient une réunion de crise.

Il est très exactement 1h12, nous sommes loin d'avoir fini, nous finirons ce soir (ou cette nuit ou ce matin comme vous voulez) et vous enverrons les questionnaires... après quelques heures de repos méritées (la Victorian team risque fort de plonger le nez dans le lapsang souchon impérial) !

Bonne nuit et à demain !

victorian xmas swap logo3.jpg

19/11/2008

Petit manuel de A à Z du Steampunk

pevel_viktoria 91.jpgTous les amateurs de SF vont sûrement mourir de rire mais avant le commentaire de Loula glissé comme un grain de sable dans une machine (presque) bien huilée, je ne savais même pas que le steampunk existait et, si on m’avait demandé de tenter de le définir, j’aurais sûrement pensé à un genre musical ou artistique vaguement underground. Que nenni, amis lecteurs ! J’ai découvert à mes dépens que le steampunk est fondamentalement victorien. How thrilling !

N’y connaissant strictement rien malgré quelques recherches sur Internet, je vais surtout vous indiquer quelques liens intéressants qui seront bien plus clairs.

Pour résumer, il s’agit à l’origine de textes écrits aujourd’hui mais dont l’histoire se déroule au XIXe, à l’origine dans un cadre victorien. Le steampunk s’est étendu aux débuts des XIXe et XXe et à d’autres pays que l’Angleterre. Il s’agit de SF mais sont aussi concernés la fantasy, le roman d’aventure ou le polar. Il existe cela dit des termes particuliers pour certains de ces types et, m’arrachant un peu les cheveux, je vous laisse le plaisir de lire l’article intéressant publié sur Wikipedia à ce sujet (et auquel je dois cette introduction). Tout de même, je me pose des questions : doit-on alors considérer par exemple que Le Cercle du Phénix de Carolyn Grey fait partie du genre ? Ou encore Fabrice Bourland avec le Fantôme de Baker Street ?

 

http://www.steampunkmagazine.com/ : « SteamPunk Magazine is a publication that is dedicated to promoting steampunk as a culture, as more than a sub-category of fiction. It is a journal of fashion, music, misapplied technology and chaos. And fiction. »

 

http://www.erwelyn.com/steampunk.html : une définition et une bibliographie assez conséquente.

Sur ce site j’ai notamment repéré trois titres particulièrement alléchants (difficile de faire le tri quand on ne sait pas encore par où commencer) :

 

2002 Le Portrait de Madame Charbuque (The portrait of Mrs Charbuque) Jeffrey Ford

Pygmalion

C'est un véritable défi qu'accepte de relever le peintre à succès, Piambo, à la fin du dix-neuvième siècle : faire le portrait d'une femme qu'il ne verra jamais mais qui lui parlera d'elle, cachée derrière un paravent.  Au fil des séances, naît alors une atmosphère étrange. Par le récit de son enfance où elle découvre ses dons de voyante à l'aide de deux flocons de neige, par les mystérieuses et épouvantables révélations qu'elle lâche par bribes, madame Charbuque envoûte inexorablement l'artiste. Obsédé par ce modèle invisible qui détruit lentement sa vie, son talent se paralyse, à la grande frayeur de la femme qu'il aime.

2002 ViKtoria 91 Pierre Pevel

Imaginaires sans Frontière

Sous le règne de Victoria, en 1891. Dans le Londres ”ambiance futuriste” qu'il a imaginé, les bobbies ont beau être androïdes, les fiacres tirés par des chevaux mécaniques, cela n'empêche pas Scotland Yard de sécher sur une série de meurtres commis dans le misérable quartier de Whitechapel. Evidemment, tout autant que Sherlock Holmes – qui apportera son grain de sel à cette histoire –, le personnage de Jack l'Eventreur fait office de figure emblématique pour nombre de récits ”steampunk”.

2002 La Vérité sur la Rue Morgue René Réouven

Flammarion

Edgar Allan Poe a-t-il vécu à Paris ? En tout cas, il y situe trois de ses Histoires extraordinaires, « Double Assassinat dans la rue Morgue », « La Lettre volée » et « Le Mystère de Marie Roget », trois récits qui n'ont apparemment d'autre lien entre eux que leur protagoniste, le fameux Dupin, un des modèles probables de Sherlock Homes, et la ville de Paris.

Comme vous le voyez, le steampunk n’est plus seulement victorien. Mais avouez que Viktoria 91 mériterait un détour !

 

Isil, infatigable et toujours extrêmement motivée, a mis une petite bibliographie sur mon blog suite au commentaire de Loula.

 

"Le Prestige" de Christopher Priest
"Darwinia" de Robert Charles Wilson
Sinon:
« Machines infernales - Une fantaisie baroque des Temps victoriens » [« Infernal devices -A mad victorian fantasy », 1987] de K.W. JETER
"La machine à différences" de William Gibson
"Les Loups-garous de Londres" de Brian Stableford (me semble trop difficile à trouver mais je le mets quand même)
"Anno Dracula" de Kim Newman (pareil)

Voilà donc quelques nouvelles pistes de lectures et de découvertes. Pour les participants au swap notamment, n’hésitez pas à laisser ici vos impressions : tentés ou pas ? Peut-être que vous pourrez ainsi donner quelques pistes supplémentaires à votre adorable swappeur/swappeuse.

Et les Victoriens ne se couchant pas après 23h (si j’en crois la biographie de la reine Victoria que je lis en ce moment), il est temps que votre fidèle et dévouée publie ce billet !

18/11/2008

10 mn au micro-ondes puissance max

dollinger_bébé_cuit_point.JPGAprès avoir passé les derniers jours à exhumer des livres victoriens de ma PAL et soupesé divers pavés ma foi fort tentants, j’ai jeté mon dévolu sur Et le Bébé était cuit à point de Mary Dollinger. J’espère que Cryssilda (et Isil, et Lilly, et tous les charmants swappeurs victoriens) voudront bien me pardonner de donner coup sur coup la parole à deux livres ayant peu à voir avec l’Angleterre et encore moins avec le XIXe ! Mais je précise à ma décharge que le livre de Mary Dollinger, en plus d’être court (ce qui n’entrave pas mes péripéties victoriennes fort longtemps), a le mérité d’être profondément jouissif. Suis-je alors toute excusée (yeux doux, battements de paupières, effet Bambi) ?

Roman d'une Anglaise à la plume grinçante, histoire désopilante servie par un humour féroce, Et le Bébé était cuit à point est un excellent livre sur les doutes d'une jeune cadre pas si dynamique que ça !

Dans ce récit cocasse, Mary Dollinger met en scène Blanche, jeune cadre dynamique plutôt défaite suite à une énième rupture. La demoiselle en question hérite d’Harmonie, chat – mâle – bien encombrant pour notre héroïne et sa mère, qui vit désormais avec un amant allergique aux chats. Furieuse de devoir supporter cet animal très en forme sur le plan amoureux et particulièrement dévastateur pour son mobilier, Blanche fait appel à son frère pour l’aider à se débarrasser de la bestiole indésirable. C’est ainsi qu’apparaît Philippe qui, venu pour castrer l'indigne matou, devient l’amant de Blanche, soudain réconciliée avec Harmonie. On se doute bien que c’est là le point de départ d’une série de péripéties qui, sans aucun doute, nous fera découvrir quel bébé était cuit à point – et la recette suivie pour mijoter ce petit plat.

Se lisant d’une traite, ce récit est avant tout caractérisé par un humour mordant et un brin absurde que j’ai adoré. Outre Blanche, le chat et compagnie, c’est aussi l’industrie agro-alimentaire qui est ici dépeinte avec ironie (au lieu d’indiquer 54% minimum de chocolat, Blanche propose d’écrire 54% maximum, ce qui laisse toute latitude pour déterminer le réel pourcentage de chocolat). Un livre en apparence bien léger mais qui tient au final du conte philosophique – un brin amoral, c’est là tout son intérêt. La plume de Mary Dollinger sert l’ensemble avec une précision implacable, allant droit au but et n’épargnant personne, pour notre plus grand bonheur ! Un livre qui me donne très envie de découvrir les titres publiés avant par l’auteur.

Merci à Mary Dollinger de m’avoir fait découvrir son dernier bébé !

61 p

Mary Dollinger, Et le Bébé était cuit à point, 2008

16/11/2008

Cent ans de sommeil profond

rheims_chemin_sortileges.jpgCes derniers jours j’ai mené une expérience scientifique de la plus haute importance, absolument cruciale pour les livrovores que nous sommes : est-il possible de mourir littéralement d’ennui en lisant ? Voilà qui peut prêter à sourire mais qui devient beaucoup plus inquiétant lorsque l’on songe aux nombreux livres que nous dévorons chaque année et qui pourraient, si mon hypothèse se confirme, entraîner un taux de mort subite plus élevé sur cette partie de la population.

Prête à relever tous les défis, j’ai jugé bon de soumettre ma théorie à l’épreuve avec Le Chemin des Sortilèges de Nathalie Rheims, dont les premiers chapitres avaient déjà des effets dévastateurs sur moi (mélancolie profonde, soupirs torturés, œil tressautant pour ne pas avoir à se fixer sur la page devant lui, œillades assassines en direction d’une plaque de chocolat, impossibilité de se lever pour changer enfin le CD lancé en boucle, etc).

Pourtant, tout avait bien commencé. Malgré la lecture d’un billet de Malice (très déçue) puis de la critique dévastatrice de Fashion, je restais incroyablement tentée par le projet aventureux et follement trépidant de Nathalie Rheims : s’inspirer des contes classiques pour écrire une histoire contemporaine mêlant le fantastique à la réalité, jouant avec les personnages qui ont un jour ou l’autre marqué les lecteurs que nous sommes (la petite Sirène, le petit Chaperon rouge, la petite marchande d’allumettes – au passage, je remarque à l’instant l’utilisation récurrente de l’adjectif « petit » dans ces titres, Cendrillon, etc).

Au final, pas grand-chose à dire sur cette lecture. Au lieu de relever un récit que j’ai trouvé très ennuyeux, l’intertextualité n’apporte rien si ce n’est le souvenir de contes agréables et une fâcheuse tendance à la paraphrase soulignée à juste titre par Fashion. La narratrice, après avoir lu un extrait de conte, reprend les personnages ou les situations évoqués afin de dire « ah oui, les méchantes sœurs de Cendrillon c’était ceci dans ma vie ». Ou « ce qu’avait fait Trucmuche dans le conte symbolisait ce qui me restait à accomplir ». Se livrant à une séance d’auto-psychanalyse, l’héroïne ne dégage aucune personnalité et se fond dans le décor dans un texte à mon avis froid, plat, sans aucune émotion malgré une histoire et un projet au départ intéressants. Si j’ai aimé retrouver les contes de mon enfance, j’ai trouvé la frontière entre fantasmes et réalité totalement décousue. Un soupçon de gothique, mais pas suffisamment pour éveiller ma curiosité. Un brin de magie, annoncée avec tant de maladresse que mon agacement n’a fait que croître. Une fin sans surprise, à laquelle je m’attendais bien avant les dernières pages (petits bâillements étouffés). Rien à dire sur l’écriture, fluide et tout à fait correcte, bien que la forme ne compense pas ici le fond, vide abyssal ou puit sans fond, comme vous voudrez. Peut-être que je ne suis pas sensible à ce type de texte ou à cette écriture mais, en ce qui me concerne, cette lecture très certainement vite oubliée s’est faite sans heurt, certes, mais surtout sans éprouver le moindre plaisir. Une vraie déception pour moi qui attendais beaucoup de ce roman.

Alors que faire pour ne pas connaître la fin tragique du lecteur mort d’ennui ? (vos suggestions ?)

Il y a bien sûr la méthode intraitable des 10% de Fashion, qui permet de stopper l’hémorragie à temps en fermant le livre assassin au bout de 10% du nombre total de pages.

Il y a la méthode incertaine du coaching musical : un CD plein de peps pour vous aider à surmonter votre ennui. Ceci ne s’applique que dans certains cas (textes courts ou moyennement ennuyeux).

Pour les textes mortellement soporifiques, malheureusement, difficile de lutter. Je testerai bientôt les effets bénéfiques de la pratique quotidienne du yoga ou de la rock’n’roll attitude sur ces éléments outrageusement nuisibles et pernicieux.

 

D’autres avis (n’hésitez pas à rajouter vos liens car j’ai sûrement oublié quelques billets) :

Les pour : Karine , Sylire , Clarabel , Lael et Julien .

Les contre : Fashion, dont je partage entièrement le point de vue ; Calepin ; Liliba ; Madame Charlotte ; Devore-livres ; Malice ; Brize.

In-between : Lili Galipette , mitigée.

180 p

Nathalie Rheims, Le Chemin des Sortilèges, 2008

 

Malgré mon billet peu enthousiaste, merci beaucoup à Suzanne de

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et aux éditions Léo Scheer qui m’ont permis de découvrir ce roman.

 

14/11/2008

Dans la famille Montdore je demande Polly !

mitford_amour_climat_froid.jpgMe voilà de retour de Barcelone, avec beaucoup de critiques en retard et donc un tas de billets en perspective, ce qui va radicalement changer mon pauvre pc qui avait perdu tout espoir d’entendre parler littérature depuis quelques jours. Car là où le livrovore est un phénomène pernicieux, amis lecteurs, c’est qu’il contamine tout ce qui l’entoure et, dans le cadre de mon esclave informatique dédié, adopte un comportement militant dévastateur. Bref, privée de mes billets, de mes requêtes littéraires sur le Net et de la visite régulière de vos blogs, la pauvre chose avait perdu goût à la vie – multipliant par ailleurs les erreurs système pour me témoigner son mécontentement !

Après moult hésitations, j’ai décidé d’attaquer le problème à la racine en me consacrant (corps et âme ?) à L’Amour dans un climat froid de Nancy Mitford, lu en grande partie dans l’avion, le RER et les salles d’attente d’aéroport. Le comble de la glamouritude, exactement !

Ce roman est en quelque sorte la suite de La Poursuite de l’Amour, bien que ces livres retracent deux histoires différentes se déroulant plus ou moins en parallèle. Les deux peuvent être lus séparément mais, la narratrice Fanny étant la même et retraçant plus clairement son parcours personnel et son enfance dans La Poursuite de l’Amour, c’est avec ce livre que je vous recommande de découvrir Nancy Mitford.

Dans L’Amour dans un climat froid, ce sont les années au cours desquelles la narratrice s’apprête à faire son entrée dans le monde qui sont retracées, puis celles de son mariage et de ses premières grossesses. Mais, comme dans le livre précédent, Fanny s’efface presque constamment pour laisser au premier plan une autre débutante au destin plus exaltant, Polly Montdore, amie d’enfance aux parents richissimes. De retour des Indes où sa famille était partie quelques années, Polly doit se trouver un mari. La chose semble acquise pour cette riche héritière de toute beauté mais, après des dépenses extravagantes, l’organisation de bals et l’invitation de gentlemen soigneusement ciblés, sa mère doit se rendre à l’évidence : personne ne demande sa fille en mariage. Se déclenche alors une guerre impitoyable entre la mère – égocentrique, royale et féroce, et la fille – d’une indifférence à toute épreuve. Alors que l’on se demande si Polly finira par trouver un époux convenable, un autre danger se profile à l’horizon : l’existence d’un neveu lointain qui héritera du titre de Lord Montdore et de la maison familiale chère à Polly, Hampton.

Ce livre offre un excellent moment de détente et, curieusement, une copie presque conforme de La Poursuite de l’Amour à bien des égards. On retrouve avec plaisir les Radlett, famille proche de Fanny, avec son lot d’exubérance et d’exquise décadence. De même, les préoccupations principales tournent autour des amours d’une héroïne, plus flamboyante ou symbolique que la discrète Fanny. Faite de cancans, de secrets partagés, de quelques rebondissements et d’une fin abrupte qui prête à sourire, l’histoire est loin de dépayser le lecteur, malgré un retournement de situation différent dans la quête du mari idéal (personnellement je pensais que Fanny ne s’intéressait pas à la gent masculine mais je vois avec le recul que cette variante était peu probable dans ce livre léger visant à mon avis à distraire la ménagère de moins de cinquante ans des années 40 – qui aurait sans doute été épouvantée par un sujet aussi scabreux).

Si j’ai apprécié ce roman plein d’humour et serais volontiers prête à renouveler l’expérience Mitford, j’ai une fois de plus ressenti une certaine frustration à la lecture. Pas de croisements ou peu entre les deux livres d’abord. Linda, qui avait une place si importante dans la vie de Fanny, ne fait pas la moindre apparition dans ce roman, choix peu crédible pour un livre s’appuyant sur la même narratrice. Fanny est tout aussi transparente que dans le livre précédent, ce qui semble d’autant plus invraisemblable qu’elle vit justement un tournant dans sa vie, rencontre son époux et fonde une famille. La période précédant les fiançailles est résumée en un paragraphe : nous l’avons compris, le destin de Fanny ne présente aucun intérêt. Pourtant il y aurait matière à réflexion lorsqu’on songe à la vie monotone qu’elle mène à Oxford, sans parler des remarques méprisantes que lui adresse un mari foncièrement antipathique et qui sont retranscrites avec une apparente indifférence, tandis que Linda ou Polly claquent les portes pour bien moins que ça ! Cousu de gros fils, le livre fait parfois des bonds dans le temps et se contente d’explications hâtives après avoir fait mariner le lecteur pendant un certain temps, voire plutôt pendant un temps certain. Les psychologies ne sont qu’effleurées malgré la présence de fortes personnalités. Tout reflète en quelque sorte l’esprit du potin et du papotage léger. Mais, malgré l’impression d’inachevé, on passe un bon moment, aussi superficiel et délassant qu’à l’époque où nous poursuivions l’amour en compagnie de Linda.

A recommander sans hésiter pour une lecture relaxante. Les lecteurs de La Poursuite de l’Amour apprécieront certainement. Ceux d’auteurs comme Barbara Pym également. Voilà aussi un livre représentatif d’une société, d’une époque et qui revêt à cet égard un intérêt historique. Raconté par une ambassadrice de la (plus ou moins) fictive famille Radlett, ce livre a en tout cas conquis sa place dans ma bibliothèque, parmi les auteurs britanniques dont je raffole tant.

Livre lu et approuvé par Nanou et Malice.

 

Quelques extraits :

« Les visiteurs étaient une espèce inconnue à Alconleigh ; et si, par hasard, quelques héros inconscients se risquaient à venir, tante Sadie disparaissait, les enfants se jetaient à plat ventre sur le sol, pour n’être pas vues, tandis qu’oncle Matthew lançait des regards furibonds affreusement embarrassants pour tout le monde et restait planté à une fenêtre, bien en vue, jusqu’à ce que le maître d’hôtel eût informé les visiteurs qu’il n’y avait personne à la maison. » (p161)

«  Donc hier, se sentant mieux, Boy se rendit à Hampton pour parler à Sonia des lettres de condoléances qu’il avait reçues des Infantes, etc. Ils eurent une passionnante conversation à ce sujet, puis discutèrent sur le choix d’une inscription à graver sur la tombe de la pauvre Patricia. Ils tombèrent d’accord sur celle-ci : « Tu vieilliras moins que nous, qui continuons à vivre… » » (p 167)

« Il naquit cependant le soir même, jeta – à en croire les Radlett – un regard sur son père et en mourut aussitôt. » (p 337)

3,5coeurs.jpg

 

 

345 p

Nancy Mitford, L’Amour dans un climat froid, 1949

09/11/2008

Lou, Mr Lou, Barcelona...

Je suis "en Barcelona" pour quelques jours et, voyant que j'aurai visiblement peu de temps pour mon blog, je vous laisse ici une photo made in Spain jusqu'au prochain post.

Barcelona - Gaudi - Parque Guell Reptil.jpg

06/11/2008

Plouf ! Dans la Tamise…

jackson_secrets de londres.jpgDans la guerre qui se livre entre lecteurs victoriens acharnés, il y a les pro « Lee Jackson » et les pro « Anne Perry ». Sans être une anti du camp adverse, ma préférence va nettement à Lee Jackson.

Avant de poursuivre (je me sens en effet d’humeur à faire des digressions – sans doute l’influence du narrateur de The Moonstone de Wilkie Collins, que j’ai commencé à lire), Lee Jackson tient un blog et un site que je vous recommande vivement, maintenant que j’ai découvert avec joie et enthousiasme l’existence d’une organisation souterraine de Victoriens convaincus prêts à se lancer dans les défis les plus fous pour Noël.

Victorian London est un excellent site repéré il y a longtemps et classé parmi mes favoris. Depuis j’ai lu Lee Jackson, découvert son blog, échangé avec lui avant de le rencontrer, et ce n’est qu’après lecture que j’ai fait le rapprochement avec le site, une mine précieuse d’informations sur l’époque victorienne. Dès la page d’accueil, vous trouverez un lexique vous renvoyant à des thématiques très variées (l’enfance, la mort, le crime, la maladie, la mode, l’hygiène, les loisirs, le sexe, etc.). Highly recommended for Victorian lovers !

The Cat’s Meat Shop, son blog, plus personnel et essentiellement lié à son travail d’écrivain. Voilà également un contenu très intéressant sur la période, qui permet de mettre en avant des auteurs victoriens ou des spécialistes de l’époque inconnus en France (hors milieu universitaire j’imagine).

Revenons à nos moutons ou, en l’occurrence, à nos ruelles lugubres peuplées de criminels. Pour commencer, Les Secrets de Londres (London Dust) ne fait pas partie de la série de l’inspecteur Decimus Webb, dont trois tomes sont déjà parus chez 10/18. Ici, pas d’inspecteur transparent suivant l’investigation sans profondément marquer son lecteur. L’enquête se mène de plusieurs fronts et alterne les 1ère et 3e personnes, croisant la narratrice Nathalie, suspectée du meurtre d’une amie actrice, et toute une série d’individus plus ou moins respectables.

Allons maintenant droit au but, amis victoriens. Pourquoi lire ce livre – hormis bien sûr le fait que l’histoire se déroule à Londres au XIXe, ce qui est en soi une raison suffisante bien entendu ?

-Parce qu’il a réussi à me mener en bateau pendant assez longtemps même si, depuis le temps que je lis des polars historiques, je devrais savoir que chaque détail compte et n’est jamais glissé innocemment. On voit venir la suite, on se pose des questions, on n’est pas loin de la vérité, la fin semble d’une logique implacable et on s’en veut de ne pas l’avoir formulée à voix haute avant… mais on s’amuse à se perdre dans les tours et détours de l’enquête, et c’est ça qui est important.

-Parce que la galerie de personnages est très variée, aussi bien sur le plan social qu’au niveau des traits de caractère des uns et des autres. Les contours sont peut-être un peu trop nets, comme dans beaucoup de polars, mais cette variété alimente fabuleusement le récit. Celui-ci alterne rapidement les personnages au point de perdre un peu le lecteur au début (« mmh… Zébulon… qui était-ce ? Ah oui, sans doute le barman… Ah non, c’est vrai, c’était le livreur de pizzas… Euh… ah non, ça c’était un autre livre »). Mais rassurez-vous, point n’est besoin de trop s’égarer, et Lee Jackson s’en doute bien.

-Parce que vous adorerez le petit côté sulfureux, entre la chanteuse aux revenus suspects et le libraire proposant subrepticement quelques images coquines à de jeunes âmes innocentes.

-Parce que vous lisez ce roman au coin du radiateur ou dans le métro bondé et que l’histoire est là pour vous rafraîchir avec sa brume et sa Tamise glacée. Ou peut-être parce que les pubs sentant la graille vous font déguster avec un plaisir renouvelé votre exquis muffin tout juste sorti du four (bien entendu en prévision de la fournée de Noël).

Alors, encore des hésitations ?

lee jackson,les secrets de londres,époque victorienne,londres,londres victorienne,londres xixe,roman policier anglais,editions 10-18



283 p

Lee Jackson, Les Secrets de Londres, 2003

victorian xmas swap logo3.jpg

05/11/2008

Congratulations Senator Obama !

YES WE CAN

barack-obama-devant-le-capitole.1206907718.jpg

Je n’ai jamais voulu parler politique sur ce blog mais je ne peux résister au plaisir d’afficher aujourd’hui la photo du prochain Président des Etats-Unis.

Voilà une élection que j’ai beaucoup suivie, comme je suis chaque élection américaine depuis mon adolescence (en me levant à 5 ou 6 h pour découvrir les premiers résultats).

Après deux énormes désillusions, je suis aujourd’hui très émue et extrêmement heureuse devant la victoire démocrate et particulièrement symbolique de Barack Obama.

Moi qui aime sincèrement les Etats-Unis, je suis pleine d’espoir pour ce pays (quels que soient les changements apportés ils seront toujours plus bénéfiques que ce qu’auraient entraîné 4 années supplémentaires de déroute républicaine) et j’espère une évolution profonde dans les relations entre Français et Américains, qui malheureusement sont loin d’être au beau fixe depuis quelques années en particulier.

Congratulations

Senator Obama !

04/11/2008

Partis pour l'aventure !

victorian xmas swap logo3.jpgAmis victoriens, amis non victoriens,

Voilà la liste des inscrits à ce swap. Nous sommes donc 50 et les inscriptions sont désormais closes.

Merci encore à tous pour votre intérêt, votre participation, vos encouragements, vos conseils (notamment Isil qui se démène pour deviner les titres manquants de notre biblio) !

Et n’oublions pas l’essentiel :

- le questionnaire va vous être envoyé sous 24 h

- et maintenant : enjoy !

 

1 Cryssilda

2 Lou

3 Marie

4 Malice

5 Lilly

6 Fashion

7 Keltia

8 Hilde

9 Nag

10 Karine

11 Isil

12 Emma

13 Capucine

14 Maijo

15 Restling

16 Sylvie

17 Loula

18 Madame Charlotte

19 Nibelheim

20 Laconteuse

21 Betty (en live depuis l’Ecosse !)

22 Lamalie

23 Erzébeth

24 Manu

25 Mo

26 Loulou

27 Jumy

28 Alexandra

29 Armande

30 Isabelle (sans blog)

31 Goelen

32 Karine :)

33 Laetitia

34 Wictoria

35 Levraoueg

36 Julliann

37 Tiphanya et Flamel

38 Praline

39 Cendre

40 Lamia

41 Saxaoul

42 Virginie (san blog)

43 Edea

44 Katell

45 Lethée

46 Choupynette

47 Lune de pluie

48 Lucie

49 Lavinie

50 Séverine (sans blog)

Et pour poursuivre dans cet esprit soooo victorien, voilà deux billets qui ne devraient pas tarder (lus et appréciés !) :

jackson_secrets_londres.GIFwilde_crime de lord arthur savile.jpg

03/11/2008

Chers Victorian Swappers, et chers Potential Victorian Swappers !

victorian xmas swap logo3.jpgOyez Oyez !!!

Le nombre de participants atteint aujourd'hui le nombre incroyable de 45 personnes (dont un couple, qui compte pour... un! Ca veut dire qu'on a UN homme qui sauve l'honneur dans ce swap!) ! Tous des internautes ENTHOUSIASTES - Merci d'ailleurs à toutes pour tous vos nombreux messages sur nos blogs et sur la boîte du Victorian Christmas Swap !

Par la même occasion, excusez-nous si nous mettons parfois un peu de temps à vous répondre... nous sommes quelque peu dépassées par les événements! :o)



Ce message pour vous informer également que le nombre de places restantes est de 5, et pas une de plus !!

Alors vous, bloggeurs encore hésitateurs, DEPECHEZ-VOUS !!!

Les inscriptions se font en nous envoyant un mail à l'adresse : victorian.xmas@googlemail.com

Les questionnaires vous arriveront dès la cloture des inscriptions !


Vite vite ! Quand il sera trop, il sera trop tard !!!

La Victorian Team

02/11/2008

Bibliographie – inspirations victoriennes

victorian xmas swap logo.jpgDans la foulée du swap, voilà une bibliographie portant sur les livres non victoriens en rapport avec la période en question. Cryssilda va mettre en ligne la biblio victorienne très rapidement (j’ajouterai d’ailleurs un lien ici).

Suite aux remarques extrêmement exactes de levraoueg, j’ai essayé de regrouper ces livres selon leur rapport avec cette époque.

(Remarques de Levraoueg :

Moi ce qui m'intrigue c'est qu'au départ il ne s'agit que d'une période et pas d'un style, mais que vous parlez dans votre billet d'annonce du swap des récits d'inspiration victorienne. Est-ce que cela signifie des récits dont l'action se situe au Royaume Uni à l'époque victorienne ou bien est-ce qu'il y a d'autres critères qui rendent "victoriens" ?)

J’ai quelques doutes pour des livres que je n’avais pas à ma disposition. J’ai peut-être également oublié des références car les livres sur ce thème ne manquent pas. Enfin j’ai mis ici les liens vers les billets déjà publiés sur mon blog. Merci à Isil et Karine pour leurs suggestions !

N’hésitez pas à intervenir dans les commentaires pour faire des suggestions, renvoyer vers vos billets sur ces livres ou me corriger quand je fais une erreur de dates, etc.

J'en profite pour vous signaler que Cryssilda donne sur son blog une excellente recette d’olives proposée par Wilkie Collins (ceux qui souhaiteraient envoyer des olives pourraient être intéressés) ; enflammée par tant d’enthousiasme, elle frappe fort en publiant ce matin un billet sur Jane Eyre, cet affreux roman à cause duquel j’ai arrêté de manger-dormir le temps de la lecture, et auquel je suis recevable de fourmillements excessifs à force de ne plus bouger. Eh oui, les victoriens, à l’adolescence, ça laisse des traces !

 

BIBLIOGRAPHIE (soyons un peu sérieux, crénom de nom !)

Romans contemporains dont l’action se déroule au moins en grande partie à l’époque victorienne (pouvant éventuellement couvrir quelques années avant et après le règne de Victoria) :

Peter Ackroyd, William & Cie

Julian Barnes, Arthur & Georges

Barbara Ewing, La Passagère

Michel Faber, La rose pourpre et le lys

Michel Faber, Contes de la rose pourpre

Ken Follett, La Marque de Windfield

John Fowles, Sarah et le lieutenant français (auteur postmoderniste)

Lin Haire-Sargeant, H. Heathcliff revient à Hurlevent

Cécile Ladjali, Les Vies d’Emily Pearl

Charles Palliser, Le Quinconce (5 tomes)

Wesley Stace, L’Infortunée

Colm Toibin, Le Maître (excellente biographie romancée d’Henry James)

Sarah Waters, Du bout des doigts

Sarah Waters, Caresser le velours

Sarah Waters, Affinités

 

Pour certains je n’ai malheureusement pas les volumes sous la main – il est possible qu’ils couvrent seulement le début du 19e. A vérifier.

 

Classiques (auteurs non victoriens) dont l’action se déroule au moins en partie à l’époque victorienne :

Paul Féval, Les Mystères de Londres

Elisabeth Goudge, Le Pays du Dauphin vert

Henry James, Une vie à Londres

Henry James, Les Dépouilles de Poynton

Jack London, Le Peuple d’en-bas *

Flora Tristan, Promenades dans Londres

Virginia Woolf, Les Années

 

*Récit de 1902, soit un an après le décès de la reine Victoria. Il s’agit d’un plongeon dans la société londonienne et ses quartiers les plus pauvres.

 

Romans policiers ou thrillers historiques :

Gyles Brandreth, Oscar Wilde et le Meurtre aux Chandelles

Carolyn Grey, Le Cercle du Phénix

Lee Jackson, Le cadavre du Métropolitain (série T1)

Lee Jackson, Les bienfaits de la mort (série T2)

Lee Jackson, Le Jardin des derniers plaisirs (série T3)

Lee Jackson, Les secrets de Londres

Deryn Lake, L’apothicaire de Londres

Deryn Lake, L’apothicaire et l’opéra des gueux

Deryn Lake, L’apothicaire dans le Devon

Anne Perry, « Charlotte et Thomas Pitt » dont 3 livres de Noël (série)

Anne Perry, “William Monk” (série)

Philip Pullman, Sally Lockart (série - romans jeunesse)

 

Romans fantastiques ayant pour cadre l’époque victorienne :

Libba Bray, Les Sorcières de Spence (plusieurs tomes) (littérature jeunesse – ados)

Susana Clarke, Jonathan Strange & Mr Norrel (commence en 1806 mais a priori couvre la période victorienne)

Susana Clarke, The Ladies of Grace Adieu

 

Romans contemporains dans lesquels il est fait référence aux romans victoriens (influence victorienne et/ou intertextualité) :

A.S. Byatt, Possession

Thomas Dresden, Un rire dans la nuit (thriller faisant référence à Jack l'Eventreur)

Jasper Fforde, L’Affaire Jane Eyre

Rodrigo Fresan, Les Jardins de Kensington

C. Fruttero & F. Lucentini, L'Affaire D.

Lloyd Jones, Mister Pip

Jean-Pierre Ohl, Monsieur Dick

Jean-Pierre Ohl, Les Maîtres de Glenmarkie

François Rivière, Julius Exhumé

Diane Setterfield, Le Treizième conte

Lemony Snicket, Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire (littérature jeunesse)

 

Ces textes ont un rapport beaucoup moins direct avec l’époque du swap.

 

Anthologies :

Collectif, Les Fantômes des Victoriens

Collectif, Les Fantômes des Victoriennes

F. Rivière, Femmes Fatales (lien éditeur)

 

Et pour les mordus, un petit guide initiatique :

C. Harvie et H. C. G. Matthew, Nineteenth-Century Britain : a very short introduction