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18/11/2008
10 mn au micro-ondes puissance max
Après avoir passé les derniers jours à exhumer des livres victoriens de ma PAL et soupesé divers pavés ma foi fort tentants, j’ai jeté mon dévolu sur Et le Bébé était cuit à point de Mary Dollinger. J’espère que Cryssilda (et Isil, et Lilly, et tous les charmants swappeurs victoriens) voudront bien me pardonner de donner coup sur coup la parole à deux livres ayant peu à voir avec l’Angleterre et encore moins avec le XIXe ! Mais je précise à ma décharge que le livre de Mary Dollinger, en plus d’être court (ce qui n’entrave pas mes péripéties victoriennes fort longtemps), a le mérité d’être profondément jouissif. Suis-je alors toute excusée (yeux doux, battements de paupières, effet Bambi) ?
Roman d'une Anglaise à la plume grinçante, histoire désopilante servie par un humour féroce, Et le Bébé était cuit à point est un excellent livre sur les doutes d'une jeune cadre pas si dynamique que ça !
Dans ce récit cocasse, Mary Dollinger met en scène Blanche, jeune cadre dynamique plutôt défaite suite à une énième rupture. La demoiselle en question hérite d’Harmonie, chat – mâle – bien encombrant pour notre héroïne et sa mère, qui vit désormais avec un amant allergique aux chats. Furieuse de devoir supporter cet animal très en forme sur le plan amoureux et particulièrement dévastateur pour son mobilier, Blanche fait appel à son frère pour l’aider à se débarrasser de la bestiole indésirable. C’est ainsi qu’apparaît Philippe qui, venu pour castrer l'indigne matou, devient l’amant de Blanche, soudain réconciliée avec Harmonie. On se doute bien que c’est là le point de départ d’une série de péripéties qui, sans aucun doute, nous fera découvrir quel bébé était cuit à point – et la recette suivie pour mijoter ce petit plat.
Se lisant d’une traite, ce récit est avant tout caractérisé par un humour mordant et un brin absurde que j’ai adoré. Outre Blanche, le chat et compagnie, c’est aussi l’industrie agro-alimentaire qui est ici dépeinte avec ironie (au lieu d’indiquer 54% minimum de chocolat, Blanche propose d’écrire 54% maximum, ce qui laisse toute latitude pour déterminer le réel pourcentage de chocolat). Un livre en apparence bien léger mais qui tient au final du conte philosophique – un brin amoral, c’est là tout son intérêt. La plume de Mary Dollinger sert l’ensemble avec une précision implacable, allant droit au but et n’épargnant personne, pour notre plus grand bonheur ! Un livre qui me donne très envie de découvrir les titres publiés avant par l’auteur.
Merci à Mary Dollinger de m’avoir fait découvrir son dernier bébé !
61 p
Mary Dollinger, Et le Bébé était cuit à point, 2008
11:55 Publié dans Littérature française et francophone | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : roman français, humour, société de consommation










































