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26/02/2008

Taguée

Trois siècles après avoir été taguée… naaaan… je ne vous ai pas oubliées !

Merci donc à Eugénie, Rose, Kalistina, Agnès, BlueGrey, Lamia et Emilie qui ont pensé à moi et aux longues soirées d’hiver au cours desquelles je risquais de m’ennuyer ;o)

Les règles du jeu :
- Écrire le lien de la personne qui nous a tagué(e),
- Préciser le règlement sur son blog,
- Mentionner six choses sans importance sur soi,
- Taguer six autres personnes en mettant leur lien,
- Prévenir ces personnes sur leur blog respectif.

Et maintenant, 6 petites vérités :

  1. Je confonds tous les arbres et à peu près toutes les fleurs, au grand désespoir de Mr Lou et de mon père, amoureux de la nature et tous deux s’étant spécialisés en géologie ou en biologie.
  2. J’adore regarder les publicités à la télé, ce qui est parfois un sujet de (mini) conflit avec Mr Lou qui adore zapper sur toutes les chaînes pendant la pub. Récemment j’ai été fan de la pub pour les produits laitiers avec les petits squelettes dansant sur « Staying Alive ». Une de mes pubs favorites est anglo-saxonne : un petit garçon monstrueux est avec son père au supermarché. Il se met à hurler pour un caprice, puis à jeter des produits partout pour finalement se rouler par terre en hurlant. A la fin, on voit quelque chose comme « next time, you’ll think twice ». Et la marque : une marque de préservatifs !
  3. J’ai lancé avec Mr Lou un site web il y a quelques années. Nous l’avons remarquablement négligé mais une fois que mon webmaster favori aura revu la structure très contraignante pour l’instant, j’entends bien me rattraper. J’avais déjà publié quelques notes de lectures sur ce site. D’ailleurs si nous le relançons vous êtes tous invités à proposer des notes également… mais je n’en dis pas plus pour l’instant !
  4. Après l’espagnol, l’anglais et, à un niveau encore trop catastrophique, l’allemand, je viens de me mettre au brésilien (ou « portugais du Brésil »). Je pensais m’attaquer à l’italien d’ici quelques années, après avoir fait des progrès suffisants en allemand et en portugais, mais Mr Lou songe à faire sa thèse à Barcelone… je lui ai donc promis de me mettre au catalan avec lui cet été si ce projet se concrétise.
  5. Hier je me suis fait arracher ma dernière dent de sagesse (les trois autres étaient parties à Noël). Autrement dit, comme l’a gentiment dit hier Mr Lou à son papa au téléphone, je ressemble à un « Halb Hamster » ou demi-hamster en VF ! (Good news : ce n’est pas douloureux et j’ai un prétexte pour bouquiner tranquillement) (Vous remarquerez que cette révélation en cachait deux puisque vous savez maintenant que Mr Lou est allemand)
  6. Je suis une fan absolue des plats asiatiques. « Asiatique » veut bien sûr tout et rien dire mais je généralise parce que j’adore les cuisines coréenne, thaïlandaise (my very best of), indienne, japonaise (les soupes de nouilles notamment, mais depuis mon dernier stage je suis obsédée par les sushis et les sashimis) et chinoise, même si pour cette dernière je n’ai pas encore trouvé de resto authentique, avec autre chose que des Français dedans. J’attends donc de voir avec impatience ! Conséquence : j’adore la cuisine très épicée et l’un de mes plats préférés est la soupe thaï aux crevettes, lait de coco, légumes, nouilles et curry vert, auquel nous rajoutons habituellement deux piments entiers comme le fait un ami thaïlandais qui nous a fait découvrir des plats divinement bons !

Et maintenant, je dois taguer six personnes en espérant trouver quelques rescapés de l’opération tag massif - au final j'ai choisi SEPT victimes : Wictoria, Caro[line], Joëlle, Caroline, Choupynette, Flo et Hilde. A vous mesdames !

Petits monstres bleus

304986843.jpgAmis lecteurs,

Après le calme plat, voici la tempête, avec un déluge de notes sur ce blog qui ne s’en remet pas ! Pleine d’enthousiasme, me voilà qui rattrape mon retard en attaquant sauvagement mon clavier jour après jour, dans l’espoir d’être lue par les quelques rebelles que mon silence n’a pas définitivement découragés. (Euh… ?)

Il faut dire que ces derniers temps, mon esprit de contradiction s’est particulièrement affirmé. Non contente d’avoir tout un tas de critiques en retard, me voilà maintenant dévorant des bandes dessinées, juste histoire de voir mes chroniques en attente augmenter inexorablement. Eh bien, tant pis. Je risque de ne pas en voir la fin, mais à vrai dire, si je râle, c’est bien pour le principe. En attendant, l’envie me démange de partager avec vous une bande dessinée qui m’a été offerte par Mr Lou la semaine dernière.

Parlons donc du Grand Mort et de son tome 1, Larmes d’abeille. Tout un programme.

1657168800.jpgSi vous pensez déjà « potion magique », vous n’en êtes pas loin. Même si je n’ai pas eu à remuer une potion verte et bouillonnante à l’odeur infâme, j’ai dû me prendre un petit coup de larmes d’abeille dans l’œil (rien de douloureux, mais que je ne ferais-je pas pour une aventure trépidante ?). Tout ça pour accompagner les héros de la situation chez le petit peuple. Là encore, pas de schtroumpfs, mais de sympathiques petits bonhommes colorés aux allures d’extra-terrestres. Il y avait de quoi m’effrayer, mais une bonne aventurière ne s’effarouche pas si facilement et mon côté follement téméraire a fait le reste. Il faut dire que confortablement installée dans mon canapé, une tasse de thé à portée de main, les quelques frissons occasionnés deviennent évidemment plus gérables. Mais avouez que ce n’est là qu’un tout tout tout petit détail (je dis juste ça pour les vilains esprits qui mettraient ma parole en doute) !

Cette fois-ci j’ai suivi Pauline, jeune étudiante en sciences eco débarquée de Paris en Bretagne pour préparer un examen et Erwan, bizarrement plongé dans un étrange grimoire que lui aurait prêté « le maître ». Là où Pauline est un râleuse invétérée, toujours d’une humeur massacrante, Erwan fait preuve d’un altruisme à toute épreuve, apparemment indifférent à la pluie de sarcasmes dont Pauline s’empresse de l’inonder.

Sceptique, Pauline est d’abord expédiée pendant quelques secondes dans le monde du petit peuple. Mais lorsque elle y perd par hasard ses lunettes, c’est de son plein gré qu’elle décide d’y retourner… sans savoir qu’elle ne pourra pas en sortir tant que les gouttes feront effet. C’est ainsi qu’elle accompagne Erwan dans une mystérieuse quête dont on ne sait pour l’instant pas grand-chose, mais qui réunit tous les ingrédients d’une bonne bande dessinée fantasy : intervenants et adjuvants multiples, personnages étranges, animaux fantastiques, nature surréaliste. Les deux héros sont attachants, la piquante Pauline tempérant le calme sinon trop olympien du sublime Erwan. Au final, j’adore, et le petit vent d’originalité qui plane sur cette bande dessinée n’y est pas pour rien.

Alors, surtout n’hésitez pas !

(Et au passage, un grand merci à Mr Lou pour ce cadeau inattendu)

56 p

Le Grand Mort, T1 – Larmes d’abeille, 2007

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25/02/2008

Des fantômes à Londres

5d45f3497d433c2ff46ff12bfba73390.jpgPromise depuis longtemps, voici enfin la présentation d’un des petits derniers de la collection 10/18, Le Fantôme de Baker Street de Fabrice Bourland. Ce pauvre livre a non seulement été honteusement négligé sur ce blog, mais il a en plus franchement souffert de ses deux-trois jours de lecture : transporté partout, dans le fond du sac à main, puis du sac à dos, enseveli sous des cours puis sous des produits cosmétiques (eh oui ces derniers temps il m’arrivait de me balader avec des shampoings dans mon sac, ne me demandez pas pourquoi), vaguement éraflé après une longue bataille avec un agenda qui voulait avoir le dessus, le premier roman de Fabrice Bourland garde aussi la trace de mon dernier voyage, un billet pour Milan daté du 29 janvier.

Autant le dire tout de suite : si ce livre a été autant maltraité, c’est parce que lui et moi avons été inséparables depuis l’instant où j’ai parcouru ses premières lignes. Car Fabrice Bourland a vraiment mis tous les atouts de son côté en écrivant ce premier roman très agréable.

Imaginez d’abord un tandem improbable, deux jeunes enquêteurs aussi différents que possible, l’intellectuel s’alliant au sportif, les souvenirs de lecture au goût de l’action. Le titre évoquant Baker Street pourrait leur donner des airs de Sherlock Holmes et de Docteur Watson. Mais là où Arthur Conan Doyle avait franchement limité le périmètre d’action du docteur, le binôme est ici équilibré.

Prenez ensuite le cadre et le sujet de l’enquête : Londres, 1932. Bref, de là à fermer les yeux pour s’imaginer à l’époque victorienne : il n’y a qu’un pas à franchir.

Alors vous imaginez bien que lorsque la veuve d’Arthur Conan Doyle vient informer les deux enquêteurs de l’existence d’un fantôme au 221 Baker Street, adresse fictive de Sherlock Holmes, votre chroniqueuse est déjà partante pour le voyage !

Contrairement aux 10/18 Grands Détectives que j’ai déjà lus, ce roman est un peu à part : l’histoire se déroulant à l’époque où les séances de spiritisme sont en vogue, ce policier n’a de policier que le nom. Il s’agit plutôt d’un sympathique roman d’aventure où le fantastique et les fantômes sont on ne peut plus réels.

D’abord septiques, les enquêteurs participent à une séance photo où Sherlock Holmes apparaît à leurs côtés, puis à des séances de spiritisme au cours desquelles le célèbre enquêteur semble vivement préoccupé lorsqu’il apprend que des assassinats ont lieu dans tout Londres. A Whitechapel, où sévissait autrefois Jack l’Eventreur. Mais aussi dans les quartiers ouest huppés où des personnes sont retrouvées vidées de leur sang.

Rapidement, les enquêteurs cherchent à appréhender le tueur de Whitechapel. Contrairement à leurs attentes, c’est un monstre au visage nébuleux qui sévit, sa silhouette s’apparentant étrangement à celle que l’on prête d’ordinaire à l’Eventreur. Les monstres victoriens seraient-ils de sortie ? Entre Dracula, l’Eventreur, Hyde, Dorian Gray et d’autres individus tout aussi inquiétants, l’amateur de littérature et d’histoires victoriennes aura le temps de retrouver de vieilles connaissances.

On peut peut-être regretter le peu de temps passé auprès des légendes victoriennes, dont le rôle est un peu superficiel. L’histoire est assez simple, peut-être un peu trop. Mais le résultat est si sympathique que l’on retient surtout les personnages plutôt attachants, le spiritisme et les rondes de nuit dans des quartiers mythiques, de l’East End au cimetière de Highgate en passant par Picadilly.

Enfin pour les curieux, je vous invite à faire un tour sur les sites de l’International Survival Society (qui publie des clichés pris lors de séance de spiritisme) et de l’American Photography Museum (pour un cliché de Doyle… après sa mort). Après avoir lu ce roman j’étais assez curieuse et souhaitais en savoir plus sur ces associations qui plus de cinquante ans plus tôt ont pensé communiquer avec les esprits.

Et voici également un lien sur Fabrice Bourland !

Et pour le Fantôme de Baker Street, j’ajouterai simplement : A recommander aux adeptes de l’époque victorienne et aux amoureux d’histoires de fantômes.

... 04/03/2008 : depuis, Nicolas aussi en a parlé ! 

248 p

Fabrice Bourland, Le Fantôme de Baket Street, 2008

24/02/2008

Un petit cocktail groupe O ?

ab152a8857fa2b17aa16da4950dc0068.jpgReçu dans le cadre du programme Masse Critique organisé par Babelio.com, le Moustiquaire de Berlin est donc la cible toute désignée de cette nouvelle critique !

Je n’avais pas lu de BD depuis un certain temps… c’est donc avec avidité que je me suis jetée sur ce livre pour le moins original. Habituellement j’adore les bandes dessinées aux histoires mystérieuses ou  caractérisées par un cadre historique hautement victorien. Le Moustiquaire de Berlin n’a donc pas grand-chose à voir avec mes lectures habituelles mais pourtant, impossible de ne pas le repérer parmi les livres proposés par Masse Critique !

D’abord, ce n’est pas tous les jours que nos valeureux héros sont une paire de moustiques espagnols venus rendre visite à leur cousin allemand Sigmund.

Ensuite, le sujet était absolument angoissant et je ne pouvais pas me résoudre à rester dans le doute : comment ? Les humains seraient tous malades et contamineraient les moustiques via leur sang empoisonné ? Shocking ! Comment cela se pourrait-il ? Mon petit côté WWF s’est rapidement insurgé contre une telle situation : il fallait que je prenne conscience de l’ampleur des dégâts ! Et voilà comment la protection des moustiques est devenue une cause de la plus haute importance par ici !

Verdict ?

Le Moustiquaire de Berlin est une BD agréable à lire, indéniablement originale mais qui me laisse tout de même un petit peu perplexe.

891af9c5d01f3da90dc9625783c97a0a.jpgLe sujet hautement improbable m’a vraiment séduite, même si le déroulement de l’histoire est peut-être marqué par quelques temps morts, notamment en raison de scènes un peu redondantes (comme la conversation au café ou l’entrevue à l’hôpital). L’intrigue bien partie finit de façon un peu décevante. Si vous attendiez des rebondissements exaltants, vous serez sans doute déçus. Pour ma part, je n’ai pas été convaincue par le face à face « capitalisme versus communisme » (encore que je ne suis pas sure qu’il s’agisse d’un duel ici) : les statues de Marx et de Lénine constituent peut-être la clef du mystère mais leurs brèves apparitions ne suffisent pas à leur donner plus de consistance. Quant à l’attitude des patrons illustrant les pires facettes du capitalisme, elle est par trop caricaturale pour me convaincre. Satire de deux modèles économiques ? Humour ou critique grinçante ? J’avoue que je ne me suis pas trop questionnée sur ces théories un peu fumeuses.

Malgré ces quelques regrets, l’ensemble forme un tout original, une BD un peu bizarre qui plaira à ceux qui aiment les histoires décalées. Quelques traits d’humour émaillent le récit, en particulier les allusions récurrentes de l’ami Pancho (en fait « Pantxo ») à ses origines basques (et certainement pas espagnoles !). Et beaucoup se reconnaîtront (étrangement !) dans ce moustique qui ne peut s’empêcher de lire,voyant toutes les occasions comme un fabuleux prétexte pour achever tel ou tel livre (de la psychanalyse à la médecine).

Les illustrations sont simples, allant à l’essentiel ; si ce n’est pas le type d’illustrations que je recherche le plus souvent dans une bande dessinée j’ai trouvé que cela se prêtait bien au sujet et à l’ambiance quelque peu SF.

En résumé, si je ne suis pas persuadée de l’intérêt des évocations du communisme et du capitalisme (ni sure de bien saisir leur rôle dans l’histoire), j’ai beaucoup apprécié le Moustiquaire de Berlin pour son humour et ses moustiques attachants. Une première (pour les auteurs) à recommander aux amateurs de nouveauté !

50 p

 Ils en parlent aussi : Yohan, Yokai et Le Génépi et l'Argousier.

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11:55 Publié dans BD & Manga | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |

23/02/2008

From NY to London

515465b97bcb77baa726494e764f74fe.jpgRien ne va plus ici. Tout d’abord, ma liste de livres à présenter s’allonge dramatiquement et la pile de romans déjà lus menace de s’effondrer sur moi à tout instant ! D’ailleurs Le Fantôme de Baker Street et moi avons eu une sérieuse dispute tout à l’heure lorsque je lui ai expliqué que si, j’allais d’abord parler de livres que j’ai promis de rendre à une amie, donc pas de lui. Autant dire que tous ses fantômes se sont furieusement secoués, mon bureau en tremble encore mais non, je ne cèderai pas devant les menaces de Dracula et de Dorian Gray. Il faut dire qu’après mes folles aventures avec Stéphanie Plum et la poursuite d’un tueur psychopathe, ce ne sont tout de même pas quelques vieux monstres victoriens qui vont m’arrêter !

Ensuite si rien ne va c’est aussi parce que je suis toute émoustillée depuis que j’ai vu que le dernier Lee Jackson venait de sortir chez 10/18, soit la suite de la nouvelle série que j’avais découverte et dévorée l’an dernier (j’en ai parlé ici et ). Je n’ai pas encore trouvé le temps de me plonger dans les affres de ce polar victorien qui me lance lui aussi des appels désespérés depuis la table où je l’ai négligemment posé, en espérant qu’il suffirait de l’éloigner de moi pour ne pas être tourmentée par cette passion dévorante.

29aaba24a05aad9049b270b3f33e9949.jpgEnfin, et il s’agit là d’une terrible nouvelle qui m’a anéantie, je viens de découvrir que la librairie du 84, Charing Cross Road n’existait plus depuis plusieurs décennies. Moi qui attendais avec impatience le moment où je me délecterais de la correspondance d’Helene Hanff et de ses amis libraires à Londres, qui gardais enfoui en moi l’espoir de découvrir à mon tour le célèbre endroit… vous imaginez le drame qui est venu endeuiller ma vie de lectrice !

Puisque nous parlons du 84, Charing Cross Road, j’en profite pour alléger un peu le poids des critiques en retard.

Evidemment, cette fameuse correspondance est un peu au lecteur compulsif ce que la Bible est au chrétien ou le Nutella à sa tartine (admirez les rapprochements et raccourcis tortueux). Une sorte de guide – spirituel ou pas, un hommage à toutes ses faiblesses et un rappel émouvant de toutes ses lectures et des heures passées à traquer la perle rare dans une librairie, ce qui pour le lecteur est bien sûr ce qu’on pourrait voir comme la version la plus approchante du concept de « paradis ».

Autant le dire tout de suite, j’aurais plus apprécié ce savoureux échange en anglais, bien que les anecdotes amusantes soient assez bien transcrites en français. Dans ce livre un peu trop court à mon goût, on découvre la correspondance entre Helene, jeune new-yorkaise à la recherche de livres classiques et Frank Doel, libraire à Londres. Rapidement, la jeune Américaine abandonne le ton conventionnel de la cliente pour adopter un ton drôle, osé et extravagant qui fait tout le bonheur du lecteur. Au bout de quelques mois, Helene commence à envoyer des colis aux libraires, alors que les Anglais sont encore soumis au rationnement suite à la guerre. Une étrange relation naît alors entre la jeune femme et plusieurs personnes entretenant un rapport plus ou moins direct avec la librairie. Autant vous le dire, cela finit plutôt mal… mais je vous laisserais découvrir la fin par vous-mêmes.

Outre la lecture plaisante et rapide qui m’a beaucoup apporté ces derniers jours, j’ai profité de la vaste culture d’Helene Hanff et de quelques commentaires des éditeurs pour noter au passage plusieurs œuvres intéressantes : les Contes de Canterbury de Geoffrey Chaucer (1340-1400), soit « une véritable fresque de la société anglaise de l’époque » , le Lecteur Commun de Virginia Woolf (honte à moi, je n’ai jamais parlé de cet écrivain sur mon blog) ; Izaak Walton, royaliste connu pour avoir offert un témoignage intéressant sur l’époque de Cromwell ; enfin, le film de 1987 84, Charing Cross Road avec Anthony Hopkins.b53d808d61bc9893bacc47ace2ae845e.jpg

Et quelques extraits pour le plaisir :

« C’est la plus ravissante des vieilles boutiques, sortie tout droit de Dickens, tu en serais folle.

Il y a des éventaires à l’extérieur, je me suis arrêtée et j’ai feuilleté quelques trucs juste pour avoir l’air d’un amateur de livres avant d’entrer. A l’intérieur, il fait sombre, on sent la boutique avant de la voir et c’est une bonne odeur mais pas facile à décrire, un mélange de renfermé, de poussière et de vieux, de boiseries et de parquet. Vers le fond de la boutique, à gauche, il y a un bureau avec une lampe (…).

Il y a des kilomètres de rayonnages. Du plancher au plafond. Ils sont très vieux et presque gris, comme du vieux chêne qui a absorbé tellement de poussière avec les années qu’il n’a plus sa couleur naturelle. »

« Cher Eclair,

Vous me donnez le tournis à m’expédier Leigh Hunt et la Vulgate comme ça, à la vitesse du son ! Vous ne vous en êtes probablement pas rendu compte, mais ça fait à peine deux ans que je vous les ai commandés. Si vous continuez à ce rythme-là vous allez attraper une crise cardiaque. »

« Vous ai-je déjà dit que j’écrivais des histoires policières pour la série Ellery Queen à la télévision ? Tous mes scripts ont pour toile de fond des milieux artistiques (ballet, concert, opéra) et tous les personnages – suspects ou cadavres – sont des gens cultivés ; en votre honneur, je vais peut-être en situer un dans le milieu du commerce des livres rares. Vous préférez être l’assassin ou le cadavre ? »

157 p

Helene Hanff, 84, Charing Cross Road, 1949-1969

 

15/02/2008

ça fait du bien !

bafbdc8e37875c893e9a68dd4ae76ec9.jpgA mes z’amis lecteurs, notamment à tous ceux qui continuent à venir régulièrement sur ce blog que j’ai remarquablement négligé ces derniers temps, je dédie cette note bien évidemment accompagnée d’un énorme bouquet de fleurs et d’une boîte de chocolats (St Valentin oblige !).

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Si je me suis enfoncée dans un profond mutisme, c’est aussi parce que j’ai eu d’autres préoccupations. D’abord j’ai rencontré une fille super qui s’appelle Stéphanie Plum. Ok, elle est un peu agaçante : au boulot, sa nullité est compensée par de remarquables concours de circonstances et de grands coups de bol ; sa famille est un désastre mais elle a un succès fou auprès des hommes – ce qui paraît presque incompréhensible pour cette demoiselle qui a tout d’une anti-héroïne.

En parlant d’hommes justement, je vous avoue que, dans un élan de solidarité envers Stéphanie, mon cœur battait aussi pour Joe Morelli, le petit ami justicier italien (qui dit italien dit séducteur et, ici, très séduisant) et Ranger, le dur à cuire sexy aux amis un peu louches. (Après ça plus personne ne me croira quand je prétendrai que je n’ai rien d’une midinette)

Bref, armée d’un couteau de cuisine et, à tout hasard, de mon masque de plongée, je me suis embarquée récemment dans une aventure palpitante qui de Paris à Cergy Préfecture m’a fait vibrer chaque matin de l’enthousiasme de l’aventurière et du sentiment du devoir accompli. Eh oui, tout ça sans quitter le siège dégoûtant de mon RER. Il faut dire que depuis que Stéphanie et moi sommes copines je multiplie les exploits.

Mission numéro 1 : être en mesure de répondre à la moindre alerte à toute menace terroriste (interne ou externe) pesant sur la famille Plum : étape 1 : sauvetage de Madame Plum dans la baignoire ; étape 2 : séance de psy quotidienne pour la sœur Plum ; étape 3 : surveillance de Grandma Mazur, dont la libido un peu débridée menace à tout moment d’engendrer un cataclysme de grande ampleur.

Mission numéro 2 : veiller sur notre camarade Lula et la protéger des animaux qui courent après son sac à main ; option numéro 2 : vider le sac à main au préalable ; option numéro 3 : prévoir des arrêts réguliers au fast food.

Mission numéro 3 : retrouver le psychopathe qui assaillit Stéphanie et lui envoie des photos mettant en scène des morts violentes (Ouh ça fait peur). Est-ce ? a) le livreur de pizza ? b) Morelli ? c) son patron ? d) le méchant de l’histoire (Bart) ? e) le bouffon de l’histoire (Clyde)?

Je ne vous en dirai pas plus maintenant que j’ai courageusement suivi Stéphanie le temps de résoudre une enquête. Inutile de vous en dire trop (et puis, à vous décrire ma présence héroïque sur tous les fronts, je pourrais trahir ma véritable identité…).

Mais si je ne devais vous donner qu’un petit indice pour vous lancer sur la piste que nous avons suivie (en dehors du fait que ni Stéphanie, ni Lula, ni Connie ne sont jamais de bon conseil) : jetez-vous sans plus attendre dans l’aventure !

De son côté, mademoiselle Lou, à moitié endormie sur son strapontin, ne redemande qu’une seule chose : retrouver au plus vite Stéphanie et toute sa tribu !

Au passage, merci à Fashion, la première à vivre des aventures exaltantes avec miss Plum, ainsi qu’à Gaëlle, qui a eu l’excellente idée de me faire découvrir Janet Evanovich en VO !

A ne manquer sous aucun prétexte : c’est drôle, sexy et souvent complètement décalé. On en redemande !

Emeraude parle aussi de Janet ! 

320 p

Janet Evanovich, To The Nines, 2003

06/02/2008

C'est ton choix !

Je suis terriblement en retard dans mes notes... alors pour me faire pardonner, j'ai décidé de vous proposer de choisir le livre que vous voudriez retrouver ici en premier !

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La toute nouvelle série "Grands Détectives" de 10/18. Attention, fantômes et monstres victoriens garantis !
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De courts textes de Roald Dahl, Shakespeare, Lovecraft, Updike...
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Deux histoires de femmes en souffrance 

05/02/2008

Swap Noir c'est Noir...

J’étais très curieuse et impatiente malgré mon emploi du temps catastrophique et mes lectures en attente… et j’ai reçu mon swap de la part de Gaëlle (de Thaïlande) ! Gaëlle, je n’avais pas ton e-mail alors en attendant de te contacter en direct, je profite de mon blog pour te dire un GRAND MERCI pour ce colis plein de surprises !:o)

Mais jugez-en par vous-mêmes… 

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C’est une avalanche de cadeaux qui m’attendait… je n’ai pas pu résister au plaisir de prendre toute une série de photos tant les papiers cadeaux faisaient plaisir aux yeux. Au passage, Gaëlle est la pro du paquet cadeau… vraiment, congratulations !

Donc pour les petits curieux z’et petites curieuses que vous êtes, ce paquet contenait :

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3 ravissants marque-pages

3 sachets de Nescafé : Cappuccino, Moca Chocco, Vanilla Kiss

Du café HillTribe Gourmet, en provenance de Thaïlande

Des chocolats : des Ferrero, des Lindor, du chocolat noir intense et du menthe-choco

Un calendrier aux couleurs de la Thaïlande

Deux petites tasses vraiment trop chou

Et une jolie carte avec l’éléphant symbole de la Thaïlande !

 

Côté lectures, Gaëlle a trouvé à nouveau chaussure à mon pied, ou plutôt, bouquin à mon œil ! Mon colis contenait en effet trois livres d’auteurs que je n’ai pas encore lus et que je voulais découvrir… dont un livre en anglais, ce que j’ai trouvé aussi très sympa (et puis la couverture aux couleurs pétantes me paraît particulièrement indiquée pour le ciel parisien bien moutonneux).

Janet Evanovich, To the Nines

James Ellroy, Le Dahlia Noir

Mo Hayder, Tokyo

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 Eh bien eh bien… il faut que je me remette à nouveau de toutes ces émotions !;o)

 Et encore une fois MERCI GAELLE !

Noir c'est noir : à vos marques...

Mon colis partira demain ! Et une petite photo en attendant...

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