Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/12/2007

Noël avant l'heure...

Juste avant de partir pour les fêtes de Noël, j'ai eu le temps d'ouvrir le colis de Lamia et de prendre quelques photos. Encore une fois, un GRAND MERCI Lamia pour ce swap qui me fait très plaisir !

2efd3d3d708c3b5da69a86ae5eee8eb5.jpg
10c241a7a51461199e7afdc543944740.jpg
45ab157146f55929c05c692c7f4c9ec7.jpg
5d913458c04d3ac63484012a26629bff.jpg
5f7919b87497268f4fe6f2df38f59b67.jpg
a072bf4e880c930f5d3a83ec6b79e036.jpg 
edad33698a477a8417b6524196afd6c5.jpg
3ab48ca6a219a5697b5cfc5d72b886e0.jpg
Dans ce colis se trouvaient une très gentille carte, un adorable marque page, des serviettes et des ronds de serviette aux couleurs de Noël, des bougies et de la cannelle... ainsi que trois livres qui me tentent tous énormément : Selma Lagerlöf avec Le Livre de Noël,  Herbjorg Wassmo avec La fugitive et August Strindberg avec Le Rêve de Torkel.
 
Un grand merci aux organisatrices de ce swap et encore mille mercis à Lamia pour ce beau swap dans l'esprit des fêtes !
 
J'en profite pour vous souhaiter à tous et à toutes d'excellentes fêtes de fin d'année et un joyeux Noël. Ce sera ma dernière note en 2007 (pas d'accès Internet dans l'immédiat) mais je prévois beaucoup de lectures et de notes à venir dès mon retour.
 
A bientôt en 2008 !

20/12/2007

Tout en finesse

46da9a7611fc5d2464482e3214e04af6.jpgCette année aura été riche en découvertes. Et voilà que Le Livre de Tobie de Sylvie Germain figure parmi mes très belles surprises littéraires de 2007.

Ce roman tenant de la fable et du conte est inspiré du Livre de Tobie. Imprégné de traditions juives, ce livre lumineux à la fois riche et subtil m’a envoûtée dès les premières pages.

L’histoire : au cœur du marais poitevin vit Tobie, petit garçon roulant la nuit à toute allure sur son tricycle. Où va-t-il ? Voir le Diable, qui aurait volé la tête de sa mère. En réalité, c’est l’histoire d’une famille brisée qui se dessine peu à peu : décapitée par un fil de fer alors qu’elle galopait à travers la forêt, Anna est retrouvée ensanglantée sur sa jument. Théodore, son mari, fou de ne retrouver qu’un corps sans tête, est frappé d’une attaque et devient un père fantôme, parfois absent, parfois violent. Deborah, l’arrière-grand-mère de Tobie, pilier de la famille, tente d’épauler Théodore et d’élever l’orphelin. C’est beaucoup demander à une femme qui a vu sa famille périr et disparaître dans l’Atlantique alors qu’elle cherchait à émigrer aux Etats-Unis ; puis qui a perdu son mari à la guerre, avant de voir ses filles disparaître à leur tour. Devenu adulte, Tobie est envoyé par son père à Bordeaux afin de recouvrir une dette. Cette mission servira de prétexte à voyage initiatique où l’amour, l’amitié et le rapport à ses chers disparus bouleverseront Tobie.

C’est une superbe histoire que nous livre Sylvie Germain. Dans une prose riche et musicale, elle nous transporte dans un univers oscillant entre réalité et fiction, où les anges et les disparus sont tout aussi présents que des vivants ancrés dans une réalité souvent dure. C’est aussi un monde magnifique qu’elle nous dépeint ; avec beaucoup de grâce et de spiritualité, Sylvie Germain décrit un Marais Poitevin sensuel et capiteux, extraordinaire, où le surnaturel communie avec la nature et les hommes. Chaque bruissement, chaque frôlement prend une dimension nouvelle et renvoie les personnages à un passé omniprésent, où l’histoire le dispute à la religion et au poids des racines. Terriblement poétique, ce roman touchant allie une histoire brillamment menée à une plume érudite et précise, le tout dans un éveil des sens permanent.

Enorme coup de cœur en cette année 2007 !

265 p

Sylvie Germain, Tobie des Marais, 1998

19/12/2007

Challenge Lectures 2008


2fbdad8429e43aa62de5bfc6d713568a.jpgDevant l’échec et mat retentissant de mon challenge 2007, adapté à ma sauce et transgressé de A à Z, j’ai décidé de me fixer un autre challenge, beaucoup plus souple pour 2008, afin d’aller au gré de mes envies tout en me donnant une petite chance de réussir mon challenge tout en puisant dans ma PAL

J’ai donc dressé une liste composée de plus de 26 titres de ma PAL. J’aurai réussi mon challenge si :

1)      Médaille de Bronze : Je lis 26 des titres qui figurent dans cette liste.

2)      Médaille d’argent : Je lis 26 titres dans chacun des assortiments que j’ai faits (soit 26 assortiments avec parfois plusieurs choix)

3)      Médaille d’or : Je lis 26 titres dans chacun des assortiments + au moins un autre titre parmi les autres livres laissés en option.

 

Notez que je me donne tous les moyens pour arriver au bout de mon challenge ;)

Et maintenant, voici les chroniques qui vous pendent au nez pour l’année 2008… roulement de tambours, TADAM :

 

1 - Atherton, « The Bell in the Fog and other stories » (inspiré de “The Turn of the Screw” de Henry James).

2 - Atwood Margaret, “Alias Grace” OU “the Blind Assassin” OU “Moral disorder” OU “the Robber Bride”

3 – Boulgakov (titre à determiner)

4 – Barnes Djuna, “Nightwood” OU Boyle T.C, “Water Music”

5 – Capote Truman, “In Cold Blood” OU Collins Wilkie, “To the Moonstone”

6 – Fresan R, “Le Jardin de Kensington” OU Farrachi A, «  Un amour de Dracula »

7 – Germain Sylvie, « Magnus » OU Laurent Gaudé, « La mort du Roi Tsongor » OU « le Soleil des Scorta »

8 – Hardy Thomas, « Jude the Obscure »

9 – Hustvedt Siri, “the Enchantment of Lily Dahl” OU “A plea for Eros” OU “The Blindfold”

10 – Ishiguro, “Never let me go” OU Inoué Y, “Le Maître de thé » OU Izner, « Mystère rue des Saints-Pères »

11 – Kennedy Douglas, « The Pursuit of Happiness » OU « the Woman in the Fifth » OU King Stephen, « IT » OUSalem’s Lot

12 – Lee Harper, « Don’t kill a mocking bird »

13 – Lessing Doris, “the Grand-mothers and other stories”

14 – Mannsfield Katherine, “Mariage à la mode”

15 – Manguel A, « Une histoire de la lecture » OU « Dans la forêt du miroir » OU Maturin C.R, « Memnoch »

16 – Diane Meur, « les Vivants et les ombres »

17 – Nohant Gaëlle, « L’Ancre des Rêves »

18 – Oates Joyce Carol, « Middle Age » OU « The Tattooed Girl »

19 – Ogawa Yoko, “L’Hôtel Iris”

20 – Pym Barbara, “Un brin de verdure” OU “Crampton Hodnet” OU “Une demoiselle comme il faut”

21 – Rivière F, « Julius Exhumé »

22 – Safran Foer Jonathan, « Everyting is illuminated » OU « Extremely loud and incredibly close”

23 – Thackeray, “la Foire aux Vanités” OU Tartt Donna, “Le Maître des Illusions » OU Tharoor S, « The great Indian Novel »

24 – Wharton, « The Age of Innocence » OU « The Reef » OU “le Fruit de l’arbre”

25 – Yourcenar, “Souvenirs Pieux”

26 – Zafon, “La Sombra del Viento”

18:30 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (20) |  Facebook | |

18/12/2007

Sorcière, sorcière...

8cb7e21aea35e75e1185fc5be0a1fcf3.jpgAvec deux jours de retard, voici une nouvelle critique pour les amateurs de frissons littéraires ! Suite à ma lecture boulimique d’Ariel de Lawrence Block, je me suis rendue dans une librairie pour préparer un petit swap pour Hilde… et là, je suis tombée sur la collection Baleine noire et n’ai pu résister à l’appel angoissant d’Ecole des Monstres de Marc Agapit. Après une immersion tranquille, j’ai finalement lu la 2e moitié du livre samedi soir ou plutôt dimanche matin après le départ à 1h des amis que nous avions invités avec Mr Lou pour fêter Noël. A 3h du matin, donc, j’avais fini ce roman… deux jours plus tard, je vous livre enfin ma chronique monstrueuse.

Né en 1897 et mort en 1985, Marc Agapit (de son vrai nom Adrien Sobra) a écrit  à partir de 1949 pour la collection « Angoisse » au Fleuve Noir. Au passage, la seule photo de l’auteur a tendance à me donner la chair de poule.

Imaginez-vous une maison dans laquelle vit une quinquagénaire dans l’isolement le plus complet. La maison est excentrée, une porte de son garage donne sur un tunnel qui lui-même débouche sur une cour entourée de 5 grottes. Sa maison, toute en hauteur, toute en bois, avec un escalier qui craque au moindre pas, aboutit sur une grenier dont une porte donne sur une sorte de terrasse aménagée en véritable jardin. Au centre du jardin, un puit qui donne tout droit sur la cour mentionnée ci-dessus. Le tout accolé à une falaise, histoire de faire les choses en grand.

Notre narratrice est donc une femme seule qui se sent vieille et semble très pauvre. Si pauvre qu’elle fait des commentaires sur la cherté de la vie, de la nourriture, des loisirs. Elle déballe soigneusement ses aliments pour lire ensuite la feuille de journal qui a servi à les envelopper. Lorsque elle reçoit des invités, elle prétend qu’elle n’a plus de sucre pour ne pas en dépenser inutilement. Plus tard, lorsque ses revenus augmentent de façon inespérée, elle reste tout aussi pingre et l’on comprend que c’est l’avarice et non la pauvreté qui la dirige et motive ses moindres actes.

Maintenant que nous avons bien campé « les » personnages et situé notre histoire, venons-en à la péripétie qui vient bouleverser la petite vie ordinaire d’une petite femme bien ordinaire elle aussi. Une nuit, la narratrice est réveillée par des coups impétueux à sa porte. Les inquiétants visiteurs ne sont autres que ses deux sœurs cadettes, des jumelles avec qui elle a toujours eu de mauvaises relations et avec lesquelles elle est en de très mauvais termes depuis qu’elle a hérité la maison de leur oncle. Les sœurs demandent à louer le garage, le passage et les grottes (plus tard elles demanderont également l’accès exclusif à la terrasse). Le tout pour un prix exorbitant. Toute émoustillée et frétillante à la perspective de gagner autant d’argent, notre bonne vieille Marthe cède, malgré toute l’antipathie que lui inspirent ses deux sœurs. Bientôt, elle découvre que celles-ci sont accompagnée de Lucie, leur servante, et de Suzanne, leur pupille. Mais par dessus tout, ce qui intrigue Marthe, ce sont les bruits étranges qu’elle entend depuis la fenêtre du grenier. Des vagissements ? Des gémissements ? Des cours que l’on récite ? Des cris de souffrance ?

L’arrivée des sœurs coïncide avec une vague de disparition d’enfants. Marthe, trop curieuse, cherche à savoir ce qui se trame derrière son dos. Ses sœurs, vêtues de costumes d’hommes et rasant leur crâne, seraient-elles des vampires ? Où s’enfuit Lucie lorsqu’elle s’absente en voiture plusieurs jours à la suite ? Pourquoi Suzanne a-t-elle des traces de morsure sur ses bras ? Et quel est cet enfant muet qui a désigné à la police sa maison ?

Bref, beaucoup de suspense… si l’on en vient à suspecter immédiatement les sœurs en leur attribuant les enlèvements, le comment du pourquoi reste inattendu et donne un dernier soubresaut au récit qu’on craignait de voir s’épuiser à la fin.

Là encore, ce n’est pas de la grande littérature. Les ficelles classiques du roman d’horreur sont exploitées et, comme le veut le genre, on assiste à un crescendo sur les 50 dernières pages. Sans avoir été aussi conquise cette fois-ci, j’ai éprouvé beaucoup de plaisir à la lecture… parfait pour un moment de détente !

221 p

Marc Agapit, Ecole des Monstres, 1963

14:30 Publié dans Fantastique | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |

16/12/2007

Spooky

26dbdf5ef3d308c23f15e9635a931e21.jpg

Récemment arrivée dans une maison vieille de plus d’un siècle, Roberta assiste trois nuits de suite à l’apparition d’une femme qui semble flotter dans un coin de sa chambre. Le lendemain de la dernière visite de ce qui semble bien être un fantôme, Roberta retrouve son bébé Caleb mort dans son berceau. S’ensuit une période de deuil insurmontable pour cette femme qui n’avait d’affection que pour cet enfant. Petit à petit, elle en vient à soupçonner Ariel, sa fille adoptive de douze ans. L’adolescente, solitaire, étrange, passe son temps libre dans sa chambre emmurée dans le silence le plus complet, lorsqu’elle ne joue pas à la flûte des airs dérangeants. Roberta ne trouve aucun réconfort auprès de son mari, somme toute plutôt heureux de ne plus avoir Caleb dans leur vie, Caleb l’intrus, le fils d’un autre. Petit à petit, Roberta en vient donc à renouer sa relation adultère avec Jeffrey Channing, avocat marié déjà père de deux filles. Le mari, David, continue à s’isoler, s’enfonçant petit à petit dans l’alcoolisme.

Se lisant d’un trait, Ariel de Lauwrence Block est à la fois un thriller et un roman fantastique, dans le registre classique du roman d’épouvante et de la maison hantée. Les veilleuses de la gazinière s’éteignent sans raison apparente, l’eau du marais sort soudain du robinet, les planchers craquent, la chambre du bébé est saccagée, un portrait effrayant gît dans le grenier. Mais il est difficile de faire la part de l’imaginaire et du réel : Ariel, retrouvée en transe la nuit, pourrait-elle être à l’origine de tout cela ? Ou bien David, le mari bafoué ? Ou encore Roberta, femme antipathique anesthésiée au Valium et qui pourrait bien être schizophrène ? Et comment expliquer tous ces accidents autour d’Ariel ? Les suicides et meurtres à répétition ?

Le roman laisse au final le flou planer. Rappelant à certains égards Carrie de Stephen King (1974), il met en scène une jeune fille plutôt sympathique dont les actes semblent avoir involontairement des conséquences dramatiques pour ceux qu’elle n’apprécie pas. Si Ariel est présentée comme un personnage inquiétant, c’est Roberta qui est de loin la plus désagréable. La multiplicité des points de vue rend notre jugement finalement difficile et les théories restent assez nombreuses une fois le livre refermé.

Ariel est un roman peut-être assez classique, mais le rythme est dense, l’histoire passionnante et par moments franchement angoissante. Bref, un roman qui se lit d’un trait, à déconseiller lors des veillées solitaires dans une vieille maison aux craquements fréquents. Loin d’être réservé aux amateurs d’épouvante (cela faisait bien longtemps que je n’avais pas lu ce type de roman). A recommander !

396 p 

Lawrence Block, Ariel, 1980 

15/12/2007

ABC 2007

Il y a quelques mois, j’ai fait le bilan de mes lectures et de mon challenge ABC. Du challenge original, il ne reste presque rien tant j’ai tout adapté. Enfin, peu importe, j’ai essayé de le refaire à ma sauce malgré tout !

En bleu : mes dernières lectures, depuis le premier bilan.

A

Ackroyd Peter, William & Cie 

Agapit Marc, Ecole des Monstres

Alcott Louisa May, Secrets de famille

Alcott Louisa May, Derrière le masque

Austen Jane, The Watsons

Auster Paul, The Brooklyn Follies

B

Bank Zsuzsa, L'été le plus chaud

Barbery Muriel, L’élégance du hérisson

Barjavel, La nuit des Temps

Block Lawrence, Ariel

Burton Tim, La triste fin du petit enfant huître

C

Capote Truman, Breakfast at Tiffany’s

Chessex Jacques, Le vampire de Ropraz

D

Delecroix, La Chaussure sur le toît

Dickens et Collins, Voie sans Issue

E

Erre J.M, Prenez soin du chien

F

Ferney Alice, L’élégance des veuves

Ferney Alice, Le ventre de la fée

Fforde Jasper, l’Affaire Jane Eyre

G

Grimbert Philippe, Un Secret

H

Hearn Lian, Le Clan des Otoris T1, Le Silence du Rossignol

Hustvedt Siri, Tout ce que j’aimais

I ?

J

Jackson Lee, Le cadavre du métropolitain

Jackson Lee, Les Bienfaits de la mort

K ?

L

Lewisohn Ludwig, Le Destin de Mr Crump

Lovecraft, Dreams in the Witchhouse

M

Mendoza Eduardo, El Misterio de la cripta embrujada

Miller Arthur, The Crucible

N

Niwa Fumio, L’Age des Méchancetés

O

Oates Joyce Carol, I’ll take you there

Oates Joyce Carol, Beasts

Ogawa Yoko, La Piscine – Les Abeilles – La Grossesse

Ogawa Yoko, La petite pièce hexagonale

Ogawa Yoko, Le réfectoire un soir et une piscine sous la pluie

P

Pamuk Orhan, Le château blanc

Patterson James, Noires sont les violettes

Perry Anne, L’Egorgeur de Westminster Bridge

Pym Barbara, Des femmes remarquables

Q ?

R

Rowling J.K, Harry Potter & the sorcerer’s stone

Rowling J.K, Harrt Potter & the Deathly Hallows

Rubinstein Marianne, Le Journal de Yaël Koppman

S

Ségur Philippe, Poétique de l’Egorgeur

Setterfield Diane, The thirteenth tale

Stevenson RL, The Body Snatcher and other Tales

Stevenson RL, The Strange Case of Doctor Jekyll & Mr Hyde

T

Tournillon Nathalie, Légendes et récits de Paris

U ?

V ?

W

Waugh Evelyn, Retour à Brideshead

Wharton Edith, Xingu

Wharton Edith, Libre et Légère

Wharton Edith, Eté

X ?

Y

Yoshimura, La jeune fille suppliciée sur une étagère

Z

Zweig Stefan, La collection invisible

Autres :

Collectif, les Cent ans de Dracula

Lettres manquantes : I, K, Q, U, V, X

Je ne pense pas finir mon challenge  compte tenu des livres excellents qui m’attendent dans ma PAL… ce qui me pousse à réfléchir à un autre système l’an prochain. Je pense avoir trouvé ma solution : 26 livres mais ne suivant pas nécessairement les lettres de l’alphabet + quelques options de rechange pour certains auteurs. Ma liste sera vite publiée ici.

14/12/2007

Swap surprise !

Pour une blogueuse qui n'a pas pu participer aux deux derniers swaps, un colis surprise est parti ce matin... arrivée prévue lundi (si tout se passe bien) ! Un avant-goût...

7cba20a0810e82b59e8014a424e4d34c.jpg
ea68a393cc53090cc2e5df924d3922fe.jpg
27e3d1a29d3e86d166f777b1e599b562.jpg

13/12/2007

Dîner Livres Echanges du 13 Décembre

Jeudi 13 a eu lieu le dernier dîner livres-échanges (mon 3e!). J'avais apporté :

53d4a92a037068c065c80fc679eff3dc.jpg
fe4f1d18e689d1e9856f6ee976abfe3e.jpg
 
Et je suis repartie avec :
 
60c97d2a4eb99d05e8f53d2dd8062efb.jpg
55056c0225cff9697a1daad50f2207f0.jpg
Sylvie Germain, Tobie des Marais
Michel Pagel, L'équilibre des Paradoxes
 
 Il s'agissait de deux de mes quelques favoris (4 en tout il me semble). J'ai hâte de me plonger dans ma lecture !
Hormis cela, la soirée était très sympa, avec quelques nouvelles têtes, une Cécile enrhumée (après une mésaventure parisienne) et un patron de restaurant très amusant. 
 
MERCI CECILE POUR L'ORGANISATION ! 

09/12/2007

Délicieusement sombre !

e963c657b6c054ff90da31a4a49c005c.jpgDepuis longtemps je voulais lire La Triste fin du petit Enfant Huître et autres histoires de Tim Burton. Depuis hier c’est enfin chose faite !

Petites comptines sous forme de poèmes, les histoires de Burton nous plongent directement dans son univers fantastique. Les dessins rappelleront à beaucoup L’Etrange Noël de M. Jack ou ses Noces Funèbres. Certaines histoires se rapprochent davantage des figures mi-humaines, mi-imaginaires d’Edward aux mains d’argent et de Big Fish.

Ces textes sont délicieusement horribles, terriblement noirs, follement drôles tant le magicien Burton sait faire de l’horreur un prétexte à la poésie et à l’humour.

5ffde7bb76284774cafdd460df30bcb8.jpg

Pour une petite mise en bouche : 

“Stick Boy and Match girl in Love”

 

Stick Boy liked Match Girl,

He liked her a lot.

He liked her cute figure,

He thought she was hot.

 

But could a flame ever burn

For a match and a stick ?

It did quite literally ;

He burned up pretty quick.

 

9315d466789dd4739247e6a7885ac1f7.jpgIndispensable pour les fans de Burton, les lecteurs de Roald Dahl et les grands enfants (à l’esprit tortueux). Attention : le charme opère vraiment en anglais. Plutôt déconseillé donc aux lecteurs allergiques à l’anglais.

123 p

Tim Burton, La triste fin du petit Enfant Huître et autres histoires, 1997 

08/12/2007

Swap Scandinavie : 2e acte !

Et voilà, j'ai reçu mon swap Scandinavie ! Après beaucoup d'interrogations et de curiosité j'ai découvert que ma swappeuse était Lamia, à qui je dois dire un grand merci pour sa patience ! Comme mon colis était à la poste et que je ne trouvais pas le temps d'y aller en raison de mes horaires de travail, il a fallu attendre que l'inimitable Mr Lou se dévoue.

Un GRAND MERCI d'avance à Lamia ! J'adore le papier qui entoure ce paquet sur lequel je louche dangereusement (comme je le disais à Flo). J'ai hâte de découvrir ce qu'il contient et profite en attendant de ce swap pour découvrir le blog de Lamia.

Merci aussi aux organisatrices qui ont encore fait preuve d'une super idée en organisant un swap Scandinavie !

97d1d3c0719f67d7d34a7f98ed9b17d1.jpg

 

07/12/2007

De l'histoire d'une concierge

b2033b66bed2452fb3990a3c81dd6377.jpg Fini ce soir... note à venir très rapidement !

Par esprit de contradiction, je fuis assez souvent les Prix Littéraires récents et les livres qu’il faut absolument avoir lus – et qui croisent mon chemin régulièrement pendant des mois dans le métro.

L’Elégance du Hérisson de Muriel Barbery faisait partie de ceux-là. Et pourtant, depuis sa sortie, je le feuilletais régulièrement en librairie. Achètera ou n’achètera pas ? Bizarrement, si j’ai autant attendu pour le lire, c’était plutôt parce que, malgré mon immense envie de lire ce roman qui me semblait fait pour moi, les premières pages me rebutaient systématiquement. Car l’introduction en forme de caricature était loin de me plaire.

Cet a priori résume assez bien mon sentiment à la lecture de ce roman. Commençons par ces petits agacements qui, partout ailleurs, m’auraient fait jeter mon livre par la fenêtre – assommant très certainement le concierge passant par là au mauvais moment.

Voilà ce qui pourrait être insupportable dans ce roman : le défilé de caricatures et de situations plus grotesques les unes que les autres. Résumons : les pauvres sont gentils et saisissent à leur manière le sens de la vie. Les riches sont bêtes et méchants. Les pauvres doivent rester à leur place. Les fils de riche sont des débiles profonds mais font des études prestigieuses. Les écoles et l’Université en prennent pour leur grade. Pour résumer, les étudiants sont des petits bourgeois prétentieux arriérés. Les concierges doivent passer pour des abruties finies quoi qu’il leur en coûte. Sans compter qu’une concierge qui ne serait pas laide et ne ferait pas de cassoulet pourrait peut-être passer pour un agent du FBI tant elle serait improbable. Histoire de ne pas trop bouleverser les vieux clichés. Je dirais même qu’à force d’excès de zèle on dépasse même les pires des clichés.

Quelques exemples :

Une grande bourgeoise vivant dans le 7e doit forcément en prendre pour son grade. Quitte à créer un dialogue à la crédibilité douteuse. Fait de « euh… », « enfin… ».

Une héroïne cultivée et intelligente peut se permettre de supposer que le nouveau voisin, parce qu’il s’appelle Ozu, est forcément de la famille du réalisateur du même nom. Tenez, si ma nouvelle voisine s’appelle Claire Dupond, je trouverai ça follement excitant et me demanderai quelle est sa parenté avec le danseur Patrick Dupond.

Et en live, un passage profondément ridicule (extrait du journal de Paloma, qui, à 12 ans, écrit sur l’absurdité du monde en évoquant régulièrement son statut de surdouée) :

«  Tibère, c’est le copain de ma sœur. Il fait Normale sup comme elle, mais en maths. Quand je pense qu’on appelle ça l’élite… La seule différence que je vois entre Colombe, Tibère, leurs copains et une bande de jeunes « du peuple », c’est que ma sœur et ses potes sont plus bêtes. Ça boit, ça fume, ça parle comme dans les cités et ça s’échange des paroles du type : « Hollande a flingué Fabius avec son référendum, vous avez vu ça, un vrai killer, le keum » (véridique) ou bien : « tous les DR (les directeurs de recherche) qui sont nommés depuis deux ans sont des fachos de base, la droite verrouille, faut pas merder avec son directeur de thèse » (tout frais d’hier). Un niveau en dessous, on a droit à : « en fait, la blonde que J.B mate, c’est une angliciste, une blonde, quoi » (idem) et un niveau au-dessus : « la conf. de Marian, c’était de la balle quand il a dit que l’existence n’est pas l’attribut premier de Dieu » (idem, juste après la clôture du dossier blonde angliciste). Que voulez-vous que j’en pense ? Le pompon, le voilà (au mot près) : « c’est pas parce qu’on est athée qu’on n’est pas capable de voir la puissance de l’onthologie métaphysique. Ouais, ce qui compte, c’est la puissance conceptuelle, pas la vérité. Et Marian, ce sale curé, il assure, le bougre, hein, ça calme. »

Je ne veux surtout pas connaître les traumatismes endurés par Muriel Barbery pour écrire un tel ramassis d’inepties. Je souligne le mot « bougre » que les khâgneux utilisaient peut-être encore il y a plus de vingt ans et qui souligne à lui seul la vacuité du propos.

Après avoir enfoncé cet aspect insupportable du roman en bonne et due forme (ouf ! ça va mieux !), que dire ? Que j’ai détesté ? Que c’est lamentable ? Que nenni ! Bizarrement, malgré ces passages qui m’ont fait serrer les dents, je résumerais L’Elegance du Hérisson à une chose : l’immense plaisir de la lecture.

Ce roman est un hommage à l’art, à la littérature et à la vie. Les personnages érudits, malgré leurs travers, parviennent à communiquer leur amour du Vrai en faisant moult commentaires d’une remarquable justesse. A la lecture de ce roman intellectuellement stimulant, on s’interroge sur nos propres motivations, notre sensibilité. L’histoire devient de plus en plus émouvante. La concierge de plus en plus authentique. On en vient presque à comprendre pourquoi elle s’obstine à passer pour une analphabète devant les habitants de l’immeuble. Le fin le dispute à l’absurde. Quête philosophique, petit traité d’humanité, ce livre m’a au final beaucoup touchée. Un roman que je ne suis pas prête d’oublier !

356 p

Muriel Barbery, L’Elegance du Herisson, 2006

 

02/12/2007

So British !

1cd1c3240cbb2536bc8e70a605bd8611.jpgLa critique arrive (je l'ai fini hier) ! Mille excuses pour mes chroniques peu nombreuses en novembre !
 

Bon, après de longues tergiversations j’ai décidé de prendre mon courage à deux mains, de secouer la paresse qui me tient sous sa coupe depuis un certain temps et d’écrire enfin une note sur Retour à Brideshead d’Evelyn Waugh, découvert grâce à Emmanuelle.

Il y a un peu plus d’un an, j’ai inauguré ce blog en parlant d’un gros coup de cœur. Il s’agissait d’un autre livre de Waugh, mon tout premier, Le cher Disparu. Depuis je m’étais promis de poursuivre ma découverte mais il a fallu attendre le swap thé et littérature et le colis adorable de ma swappeuse pour que je mette mes plans à exécution. Pour preuve de mon intention d’origine, parmi les livres à lire listés fin 2006 dans la colonne de gauche de ce blog figure encore aujourd’hui Brideshead revisited.

Le cher Disparu était un roman court, assez loufoque, tellement bourré d’humour noir qu’il en devenait terriblement insolite et tordant. Une immense surprise en somme, un livre qui m’avait prise de court et qui me laissait un peu perplexe. Difficile d’imaginer la même thématique réchauffée et servie deux fois par Waugh. Pourtant son ton décalé ne cadrait pas non plus avec les autres romans que je pouvais imaginer. Cette première entrée en matière avait de quoi m’intriguer. En résumé, passé le Cher Disparu, que pouvait-on attendre de Waugh ?

Retour à Brideshead est écrit dans un tout autre registre.

L’histoire : Angleterre. 2e guerre mondiale. Le narrateur, Charles Ryder, se rend dans un nouveau campement où les soldats continueront à s’entraîner avant de partir un jour pour le front. Lorsque le régiment arrive à destination, la surprise est grande pour Ryder : le voilà de retour à Brideshead, dans une propriété qu’il connaît bien pour l’avoir autrefois fréquentée. Brusquement les souvenirs affluent. Tout d’abord Sebastian, l’ami d’Oxford qui l’amène pour la première fois à Brideshead, la propriété familiale. Puis, des années plus tard, alors que Charles est devenu peintre, Julia, la plus jolie des sœurs qui deviendra bientôt sa maîtresse.

Avec l’histoire de cette famille et des liens qui l’unissent à Charles, Waugh dresse le portrait d’une aristocratie anglaise sur le déclin, coincée entre deux guerres mondiales. D’abord entre la mère, Lady Marchmain, fervente catholique obsédée par ses deux frères morts en héros, et Lord Marchmain, qui n’a jamais voulu rentrer chez lui après être parti au combat. Puis le dévouement de Cordelia lors de la guerre d’Espagne. Enfin la réquisition de la maison et le départ de Charles, dont on ne sait trop à la fin ce qu’il adviendra de lui.

Même s’il est parfois un peu long, Retour à Brideshead est un roman très touchant. Difficile pourtant de dire si l’on s’attache vraiment aux personnages. Charles est intelligent mais terriblement froid. On lui pardonnera ses infidélités conjugales en trouvant sa femme exaspérante mais on s’étonnera de ne pas le voir manifester le moindre intérêt pour ses deux enfants, qui d’ailleurs n’apparaissent jamais directement dans le roman. Le plus émouvant est peut-être Sebastian, qui incarne au début la joie de vivre et traîne partout avec lui un ours en peluche nommé Aloysius. En réalité personnage au mal être profond, Sebastian sombre dans l’alcoolisme pour se protéger de son étouffante famille. Puis il s’estompe progressivement, jusqu’à devenir un ivrogne délabré dont on apprend l’histoire par des on-dit. Certains de ces personnages sont troublants tant ils sont directs et mettent à nu leurs propres souffrances avec un apparent détachement.

C’est donc une famille vouée au chaos que l’on suit pas à pas, pour voir chacun de ses membres s’enfoncer progressivement dans le néant : maladie et décès des deux parents, alcoolisme et disparition de Sebastian, abnégation et dévouement total des deux sœurs aux hommes partis en guerre. Jusqu’à Brideshead, le fils aîné, pilier débile de la famille qui finit par s’éclipser lui aussi en bonne compagnie, comme l’avait fait son père des années plus tôt.

Au final, en quittant ce portrait désarmant et cynique de l’aristocratie anglaise, on saluera Waugh pour sa finesse, la complexité de ses personnages et la richesse des dialogues. Les quelques longueurs sont vite pardonnées. Un beau roman à recommander vivement aux amateurs de classiques anglais.

MERCI EMMANUELLE !

J’en profite pour vous inciter à lire ma critique du Cher Disparu, roman désopilant que je ne vois pas sur les blogs et qui devrait plaire à bon nombre d’entre vous.

607 p

Evelyn Waugh, Retour à Brideshead, 1946

 

01/12/2007

Swap SF

Et mon deuxième swap, lui aussi tout juste prêt !

940b2b08ad68ee143c542e306a79dd12.jpg
 
En espérant là aussi faire plaisir à ma swappée ! Départ : lundi !
 
De mon côté, je vais sûrement faire des découvertes ! A part les grands classiques comme Asimov, Werber ou F. Herbert, j'avais réussi à lister assez peu d'auteurs en répondant au questionnaire du swap. Je suis curieuse...:o)

Swap Scandinavie

Et voilà mon petit colis prêt à partir lundi matin... je viens tout juste de le terminer !

ebcfca1584e2710319196d4c05455b3b.jpg
90d6159b0c734fbdc2fc52991402aad7.jpg
En vue d'un JOYEUX NOEL !