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29/10/2007

Première bougie

84729c5757e9a88ed630d048e673ca2f.jpgC’est avec étonnement que je viens de réaliser que l’anniversaire de mon blog venait d’arriver. Déjà un an ! Ne sachant pas trop comment fêter ce petit non-événement, j’ai décidé de dresser le bilan de cette année passée en votre compagnie sur la blogosphère.

Au total, 53 livres chroniqués ici depuis ma toute première note sur Le cher disparu d’Evelyn Waugh. Dont 25 classés en littérature anglo-saxonne, soit dit en passant !

Beaucoup d’auteurs découverts, en grande partie à grâce à vous. Des coups de cœur, quelques déceptions (finalement assez rares). J’en profite pour faire mon top 5 de l’année – allons, allons, ça se chamaille dans les rangs !

Joyce Carol Oates, Beasts
Siri Hustvedt, Tout ce que j’aimais
Truman Capote, Breakfast at Tiffany’s
Evelyn Waugh, Le cher Disparu
Edith Wharton,
Xingu

Et parmi les auteurs découverts, je ne peux pas m’empêcher de citer également :

Lian Hearn

Alice Ferney

Philippe Ségur et

Jackson Lee pour les polars !

Si l’on m’avait dit il y a deux ans que j’allais avoir un blog un jour, j’aurais sans doute souri. Puis Hilde m’a fait découvrir les blogs littéraires. De fil en aiguille, j’ai découvert tout un univers bien sympathique. Mon année de blogueuse m’a permis de faire partager mes lectures et d’échanger sur les livres, ce qui était la raison qui m’avait poussée à écrire ma première note. Mais mon entrée dans la blogosphère m’a apporté beaucoup plus que ça.

Tout d’abord, les nombreux échanges amicaux sur l’ensemble des blogs ou par e-mails interposés. Puis la participation aux dîners livres-échanges organisés par Cécile. La rencontre avec certaines d’entre vous : la pétillante Flo, qui adore me voir détester des livres ; Caro[line], qui a eu la gentillesse de présenter My Lou Book comme son blog chouchou (ce qui m’a à la fois amusée et beaucoup touchée). Et aussi : Caroline, Stéphanie, Tamara, Fashion (toutes deux entraperçues lors d’un dîner) et plus récemment Praline et Malice.

Puis les swaps et la rencontre par colis interposés avec d’autres lecteurs : Pauline et tout récemment Emmanuelle, mes swappeuses ; Emilie et Wictoria, mes swappées. Bien sûr aussi Choupynette, qui m’a fait une très belle surprise en m’envoyant un colis auquel je ne m’attendais pas du tout. Enfin merci à Amanda qui a fait de beaux marque-pages pour les blogueuses récemment (et encore merci à Stéphanie de me les avoir envoyés par mail).

Encore merci à tous/tes pour votre générosité et les échanges que nous avons eus (et que nous aurons encore, je l’espère).

Et merci aux livres qui me font rêver et peuplent mon imaginaire. Faisant désormais partie de moi-même.

Voilà, voilà… sur ce, j’espère fêter dans un an un nouvel anniversaire parmi vous et vous retrouver au cours des douze mois à venir, virtuellement ou en réalité.

                                        MERCI

28/10/2007

De l’art de schmogler

f72449e6062608e9ed8898892c5145c3.jpgDécouvert sur le blog de Caroline récemment, Prenez soin du chien de J.M. Erre avait tout de suite suscité ma curiosité. Je pensais me détendre en le lisant. Objectif atteint ! J’ai passé l’après-midi à dévorer ce roman et me voilà prête à faire une petite note.

L’histoire : entre la Place de Clichy et la Place Pigalle, deux énergumènes emménagent en même temps dans deux immeubles voisins. L’un écrit des navets pour la radio, des feuilletons manquant cruellement d’amûr selon ses inconditionnelles admiratrices ; l’autre, tête ovoïde et régime à haute teneur en cholestérol,  a une passion dans sa vie, la peinture. Attention, pas n’importe quelle peinture ! Car monsieur est peintre sur œufs. Chacun soupçonne bientôt l’autre de l’espionner et consigne ses doutes dans un journal intime. La tension monte progressivement : entre lancer d’œuf sur façade, commande de pizzas (sans œufs) pour le voisin, petite annonce faisant passer l’autre pour un marabout, abonnement de l’être haï à un magazine coquin, tous les moyens sont mis en œuvre pour venir à bout de l’autre. Mais bientôt, le cadavre d’une locataire est retrouvé, pendu par un pied à un élastique, le crâne fracassé contre le trottoir. Puis c’est au tour de l’un des principaux personnages d’être retrouvé mort dans son appartement. La tension monte, la psychose est omniprésente, les commérages vont bon train. Dans un véritable Cluedo rocambolesque l’intrigue se poursuit, moins drôle mais tout aussi captivante. Digne d’un thriller bourré d’humour.

a89bb0a74b8978dd2179aa9c82d3e012.jpgL’avis de votre chroniqueuse : ici, pas de grande littérature. Mais pourtant un style qui ne dérange en rien, un humour et une ironie que je commence à trouver toute française, une trame parfaitement maîtrisée. Une action sans un seul temps mort, des personnages improbables et drolatiques. Au final, Prenez soin du chien est un roman très divertissant et très bien mené. Une très bonne surprise pleine d’originalité. Je renouvellerai l’expérience avec plaisir !

Et pour prolonger le plaisir, quelques courts extraits :

Mon regard était si franchement admiratif que l’homme a baissé sa garde. Sa graisse émoustillée s’est mise à vibrer. L’effet était saisissant : on aurait dit un flan géant sur une machine à laver en plein essorage.

(La rédaction du petit Bruno, l’enfant terrible – plus exactement : le monstre abominable)

Tob était une fois un monstre à plein de poils de la race des schmogueul petits. Il aimait dévorer des moquettes avec des dents, surtout celle-là. Avec de la sorcière, mais moins que lui, à cause de l’escalier. Mais des méchants qui ne l’aimèrent pas. Ils ont avait un carton magique…

Pauvre schmogueul ! Attention au carton magique ! Tu vas mourru et après tu aurais mal aussi avec ! Sauve-toi gentil poilu !

279 p

J.M. Erre, Prenez soin du chien, 2006

27/10/2007

Sublime

2cc7529a31325c641e654ef5e0a32f6f.jpgRécemment j’ai lu un article très élogieux sur Tout ce que j’aimais de Siri Hustvedt. La conclusion se résumait à ceci : si Siri continue comme ça, on ne parlera bientôt plus d’elle comme de la femme de Paul Auster, mais de Paul Auster comme de son mari. Et après avoir lu ce roman, je n’ai qu’une chose à ajouter : Siri Hustvedt mériterait que ce soit déjà le cas.

Tout ce que j’aimais est d’abord l’histoire de deux couples : le narrateur Leo et son épouse Erica d’un côté ; de l’autre, Bill et Violet. Leo, universitaire spécialiste d’histoire de l’Art, rencontre le peintre Bill au début du roman. C’est là le départ d’une longue amitié qui va lier à jamais les deux hommes et leurs familles ; ils partageront les mêmes joies puis traverseront ensemble des épreuves insurmontables qui laisseront tous les protagonistes meurtris.

Attention [Spoiler]

[Après des années passées à vivre dans le même immeuble, à se rendre aux mêmes dîners, à abreuver leur travail de contributions réciproques et d’échanges passionnés, un premier drame survient avec la mort accidentelle de Matt, le fils de Leo et d’Erica âgé de onze ans. Entre l’époux et la femme s’ouvre une brèche qui ne se refermera pas. Ce bouleversement pousse finalement Erica à s’éloigner de son mari en acceptant un poste en Californie. Laissé seul à New York, Leo est soutenu au quotidien par Bill et Violet. Le couple est particulièrement soudé et semble à l’abri des aléas de la vie. C’est sans compter sur le fils que Bill a eu lors d’un premier mariage, Mark, dont le comportement devient de plus en plus étrange. Mark l’enjôleur est-il un adolescent paumé ? Un menteur invétéré ? Un drogué ? Un fou ? Le décès brutal de Bill laisse Violet et « l’oncle Leo » démêler eux-mêmes l’énigme que représente le jeune homme. Cherchant à aider cet adolescent perturbé, les deux amis en viennent à s’interroger sur son implication dans la mort d’un jeune garçon retrouvé dans une valise découpé en morceaux et jeté dans l’Hudson. Le roman se termine sur une course poursuite entre Leo et Mark et le rapprochement inévitable mais bref de Leo et Violet]

Difficile de résumer en quelques mots ce roman dense de 450 pages, foisonnant de personnages aux psychologies complexes. Tout ce que j’aimais porte d’abord un œil critique sur la société de consommation actuelle.

Fascinant portrait d’un New York où les artistes se connaissent tous, où chacun choisit son camp et où réputation et carrière se font et se défont à coups d’articles de presse et selon la stabilité ou l’instabilité économique du moment, le roman adresse de multiples problèmes sur lesquels s’interroge beaucoup notre société. Par le biais de la thèse puis d’un livre de Violet, Siri Hustvedt évoque l’hystérie et les désordres alimentaires, ici présentés comme les maux propres à deux époques différentes, la réponse collective instinctivement apportée à un environnement extérieur agressif.

Mark incarne l’adolescent perturbé par excellence (et fait par ailleurs penser au film Thirteen). Son comportement asocial, sa propension à mentir, son attitude de caméléon suggèrent l’instabilité mentale et la folie. Il est d’une certaine façon le symbole du danger qui nous guette à tout moment dans une société où chaque enfant a été élevé en apprenant à se méfier des autres. « Ne suis pas le monsieur, même s’il t’offre des bonbons. Ne rentre pas seul après telle heure. On ne sait jamais. » Mark est ce monstre qui plane inconsciemment au dessus de nos têtes, le fou dangereux caché derrière un visage d’ange.

Enfin, un artiste important au cœur du roman : Teddy Giles est symbolique à plusieurs raisons. Lui aussi est un croque-mitaine, mais un croque-mitaine qui hurle son sadisme face à des foules enthousiastes qui en redemandent, criant au génie et prenant au second degré ce qui devrait l’être en fait au premier. Giles est un nihiliste à sa manière. Il pose aussi pleinement la question de l’Art et de ses limites. Si je déclare qu’un tas de corps ou une œuvre détruite et souillée sont de véritables œuvres d’art, doit-on considérer qu’il suffit de déclarer qu’il y a Art pour qu’Art il y ait ? Giles repousse les limites de l’acceptable en intégrant l’horreur à son œuvre. D’où tout un questionnement sur nos sociétés contemporaines où la violence joue un rôle de premier plan. Et l’interrogation suivante : faut-il choquer pour transmettre un message ? Ou, comme le dit Giles, pour parvenir à provoquer le petit frisson indispensable ?

Tout ce que j’aimais est un excellent roman. Les personnages sont développés avec précision et une finesse exceptionnelles. Leurs doutes, leurs interrogations tout humaines sont mis en avant avec simplicité et ce que l’on pourrait appeler un sens aigu de la vérité. Car ce roman sonne terriblement vrai. Malgré leur histoire peu commune, ces personnages sont non seulement crédibles, mais ils portent aussi en eux une vérité, une sincérité qui nous donne le sentiment de lire le vrai journal d’un certain Leo. On vit, on pleure (et j’ai pleuré !) avec eux. Impossible de les quitter une fois le livre refermé, car ils vous hantent encore après avec leurs visages aux traits étonnamment bien définis. Enfin, Tout ce que j’aimais est un vrai petit chef d’œuvre littéraire : le style d’Hustvedt aussi bien que son érudition utilisée à bon escient en font un petit bijoux qui touche à la perfection.

Alors que les choses soient dites : je vais mettre un point d’honneur à découvrir les autres écrits de cet auteur. Et dans quelque temps, je me replongerai avec plaisir dans un roman du mari de Siri Hustvedt.

455 p

Siri Hustvedt, Tout ce que j’aimais, 2003

ENCORE UN GRAND MERCI A PAULINE, qui m’a offert ce livre lors de mon tout premier swap cet été.

 L'avis d'Anne et de Florinette.

26/10/2007

Swap thé & Littérature, le retour !

C'est avec beaucoup d'impatience et de curiosité que je me suis rendue ce matin avant mon travail à la poste, avec à la main un avis de passage du facteur. Et voilà, c'est à mon tour d'avoir été swappée !

Ma swappeuse était Emmanuelle! UN GRAND MERCI pour ce beau paquet qui m'a fait très plaisir !

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Beaucoup de suspense pour moi... d'autant plus que je suis allée au travail avec mon paquet et que j'ai louché dessus pendant toute la journée !

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J'ai encore été gâtée !
 Dans ce colis surprise qui a éveillé ma curiosité toute la journée se trouvaient :
- Une très jolie carte li-thé-rature avec un très gentil mot d'Emmanuelle. 
- Un thé Noir des Indes de Maisons du Monde : figure-toi Emmanuelle que j'avais offert ce thé à ma première swappée;) Tu as fait un excellent choix, c'est un thé que j'adore et que je n'avais pas bu depuis longtemps. Il est délicieux avec un nuage de lait et un peu de sucre, et je l'associe souvent à mon séjour à Madrid où je buvais ce thé dans un restau libanais.
- Un livre d'Evelyn Waugh, Retour à Brideshead : c'était risqué, car je lis beaucoup de romans anglo-saxons, et tu as tapé dans le mille ! J'ai absolument adoré un livre de Waugh. C'était même ma première note sur ce blog ! J'avais très envie de lire d'autres romans de cet auteur... merci beaucoup !
- Et enfin, un adorable marque-page en tissu : est-il fait main? 
 
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Au final, je tiens encore à remercier Emmanuelle pour sa gentillesse. J'ai une fois de plus été très touchée par la générosité de ma swappeuse !
 
Un grand merci aussi à Loutarwen d'avoir organisé ce swap ! 
 

25/10/2007

Dîner Livres Echanges du 25 Octobre

Jeudi se tenait le dîner livres échanges organisé par Cécile au restaurant Luna rue Dessaix dans le 15e, à deux pas du métro Dupleix.
Le cadre était sympathique ; sans être exceptionnel, le repas était très bon et surtout le dîner était très sympathique, avec huit participants dont Malice et Praline pour les blogueuses. (Si j'ai oublié des blogs, n'hésitez pas à me les signaler !)
 
Je suis venue avec :
Herman Hesse, Demian
Stefan Zweig, La Confusion des sentiments
Edith Wharton, Libre et Légère
 
Et je suis repartie avec deux livres d'Olivier et un de Praline :
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21/10/2007

Appel à compétences

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Faites passer le message autour de vous ! 
 
En vue d'une nouvelle production de la comédie musicale Hedwig and the Angry Inch, nous cherchons actuellement à adapter certaines chansons du spectacle en français.
Pour ce travail de réécriture que nous envisageons, nous sommes à la recherche de personnes ayant des qualités d'écriture, habituées à écrire des textes pour chansons et sensibles à l'univers d'Hedwig.
N'hésitez pas à prendre contact avec moi pour plus de renseignements.

Ancien site : http://hedwigfrance.com/show.php

Contact : cecile@hedwigfrance.com 

MERCI !!! 

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17/10/2007

Horrible vieillesse

ff5fe8cfbbe0512fc13a09ddfe69ed1f.jpgJ’ai lu d’un trait L’âge des Méchancetés de Fumio Niwa, très gentiment offert par Choupynette après un échange sur les auteurs japonais. Bon, d’accord, je l’ai lu samedi et j’aurais dû faire cette petite chronique bien avant. Mais bon, entre l’élevage intensif d’orangs-outans et la traque du marsupilami, il faut dire que je suis une femme occupée ;o)

Le sujet : un couple vit avec une grand-mère dont personne ne veut s’occuper. Depuis trois mois, l’ombre de la vieille plane sur les lieux. Pas moyen de se lever sans entendre une voix appeler dans la nuit. Au moindre passage dans le couloir, l’homme se sent persécuté. Une grand-mère qui geint et l’interpelle, passe encore. Mais si elle n’a besoin de rien, l’appel devient crispant, obsédant. Il emplit la nuit et devient un mal qui ronge toute la maisonnée. L’homme travaille jour et nuit pour ne plus avoir à rentrer chez lui. Lorsque son épouse apprend que la grand-mère les a maudits, sa décision est vite prise : on la renverra immédiatement chez une autre petite-fille.

Lorsque celle-ci voit arriver la grand-mère, portée par une troisième sœur comme un paquet de linge sale, c’est avec fatalité qu’elle endosse le fardeau. Et la grand-mère, que l’on croira un instant mieux traitée, moins martyrisée, devient un être monstrueux, geignard, pourrissant les vies qui l’entourent par de multiples bassesses.

C’est un livre terrible sur la vieillesse. Difficile de choisir entre pitié, compassion ou répulsion. La grand-mère est à la fois fragile et suffisamment envahissante pour imprégner tout son entourage de sa mesquinerie et de ses habitudes rances. Parfois maltraitée, considérée comme un animal, elle se révèle dans toute son horreur lorsqu’elle est bien accueillie. Au quotidien, c’est une empêcheuse de tourner en rond. Parfois handicapée, vulnérable, elle nous touche en tâtonnant pour trouver les toilettes dans la nuit. Puis finit par nous dégoûter, tant elle pourrit les nuits de sa famille en les réveillant par deux ou trois fois, en commettant de menus larcins, volant des couteaux et des torchons pour les cacher, déchirant ses habits avec minutie.

Contrairement à Choupynette, j’ai été véritablement séduite par ce livre, malgré le sujet particulièrement dur. Traité avec brio, le résultat est tout simplement fascinant. Merci encore de m’avoir fait découvrir cet auteur !


101 p

Fumio Niwa, L’Age des Méchancetés, 1947

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14/10/2007

SWAP thé & Littérature

Et voilà le SWAP thé et littérature prêt à partir !

Voilà ce qui attend mon/ma swappé(e)... mystère ! mystère !

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Et j'en profite pour dire un grand merci à Loutarwen pour avoir organisé ce nouveau SWAP ! 
 
17 octobre : Et voilà ma swappée : Wictoria

13/10/2007

Un peu de science fiction

71960611f5c3aee190846982ed7c04e2.jpgParmi les livres que je voulais lire depuis longtemps figurait le roman de Barjavel La Nuit des Temps. Grâce au swap de l’été, c’est chose faite !

L’histoire : une mission scientifique au Pôle Sud conduit à la découverte d’une civilisation enfouie depuis 900 000 ans sous la glace. Sous des pièces et des escaliers en or se trouve une graine de métal protégeant un homme et une femme et les maintient en hibernation. Dès lors, il s’agit de les réanimer afin de redécouvrir les origines de l’humanité.

Un bilan plutôt positif, même si je suis moins enthousiaste que les nombreux lecteurs qui m’ont recommandé ce roman. Voilà les origines du MAIS :

Les maladresses : à la fin, le geste fatal d’Elea est dû au fait qu’elle n’a pas reconnu son amour Païkan dont elle n’a pas vu le visage. N’importe quelle amante saurait reconnaître sa moitié à mille détails ; dans le cas de cet amour traversant le temps, l’absence de lucidité d’Elea est hautement improbable.

Les aberrations : lorsque la mission commence, les chercheurs voient s’effondrer devant eux des pans de mur et des hommes restés immobiles depuis des millénaires. Et les voilà qui avancent avec des manières de pachydermes, touchant tout ce qui se présente à leurs yeux. La première fois, pourquoi pas ? Mais quand tout se réduit en poussière à la première altération, l’obstination de ces chercheurs qui ne changent pas de méthode n’est pas du tout crédible.

Le côté Harlequin : Du genre « son arbre puissant et majestueux dressé vers le ciel pointait vers la vallée emplie de courbes qui lui faisait face. Après quelques frémissements, il s’enfonça doucement dans la chaleur moite de cette étendue boisée où perlait une fraîche rosée. » Atroce.

Malgré ces critiques, je suis ravie d’avoir enfin découvert ce livre. Un peu agacée ou ennuyée parfois, j’ai trouvé cette histoire intéressante, très différente des livres habituels de science fiction. L’histoire des amoureux traversant le temps tient du mythe, la fin de la tragédie grecque. Sans être parfait, ce roman est agréable à lire et est un classique différent des autres.

394 p

Barjavel, La Nuit des Temps, 1971

09/10/2007

Merci Choupynette !

967adbe2aab171e80e5dd8c7c26bdcb6.jpgCe soir, une excellente surprise m'attendait à la sortie du travail. Arrivée chez moi un peu tard, un peu fatiguée, je viens de découvrir un paquet de Choupynette.

Nous avions parlé ensemble de Fumio Niwa, qui n'avait pas vraiment convaincu Choupynette mais dont elle m'avait parlé en voyant que je m'intéressais aux auteurs japonais.

Elle a donc eu la gentillesse de m'envoyer son Age des méchancetés ainsi que Les chiots de Mario Vargas Llosa. Le tout avec un adorable petit mot qui m'a fait très plaisir !

 Merci infiniment, c'est vraiment super gentil !!

23:20 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |

07/10/2007

Soutien à Anne-Sophie

Je vous invite à lire ci-dessous le post d'Anne-Sophie et de vous rendre sur son blog pour plus de détails.

Chers amis, ayant été menacée de « procédure pénale » à propos de ce billet qui mettait en cause une agence, je suis dans l’obligation d’apporter quelques modifications. Je le fais à contre-cœur mais ces personnes ont réussi à bloquer tout accès à mon blog et je ne veux être censurée plus longtemps.

Je vais vous révéler comment trouver un éditeur de façon onéreuse : en payant un agent dont on m’interdit de révéler le nom pour faire le travail à votre place. Cela  vous coûtera la coquette somme de 900 euros.

Comme je suis curieuse (mais oui), j’ai téléphoné à cette agence pour demander des explications. L’agent m’a fait un véritable cours sur l’édition. Ayant pris des notes, je vous transcris son argument. Selon lui, « dans 98% des cas, les auteurs n’envoient pas leur livre à la maison d’édition qui leur correspond ». Lui, agent, reçoit le manuscrit et décide s’il veut ou non le défendre (quand vous verrez sa stratégie, vous comprendrez qu’il aurait tort de se priver de votre texte). Il donne un délai de trois à quatre semaines. S’il accepte, il se donne deux missions : vous aider à corriger votre manuscrit si nécessaire et chercher un éditeur. S’il a le bonheur de vous en trouver un, son rôle est de défendre vos intérêts. Il touchera alors 10% de vos droits d’auteur. Selon lui, tout le monde est gagnant : vous n’avez pas perdu de temps à chercher un éditeur et lui touche une part de votre rémunération.

Mais, parce qu’il y a un « mais », évidemment, si l’agent ne trouve pas d’éditeur pour votre manuscrit, pas question de vous rendre vos 900 euros. L’agent compare cet acompte aux honoraires versés à un avocat ! Donc, si personne ne veut de vous, l’agent vous proposera d’écrire un nouveau texte et se chargera de prospecter encore.

Quand je me montre surprise de devoir payer cette somme forfaitaire, il répond que c’est lui qui fait tout votre travail de démarchage ensuite il défend vos intérêts. Il ne va pas travailler gratuitement !

Je veux savoir alors quels auteurs il a déjà publiés et surtout chez quels éditeurs : « le succès des uns, me répond-il, ne fait pas forcément le succès des autres. Le rôle de l’agent n’est pas de se promouvoir à l’aide d’auteurs ». Il me semble que si au contraire. La réputation d’un agent, comme celle d’un éditeur, se fait grâce à son catalogue. Il est donc suspicieux qu’une agence ne veuille révéler de noms. De plus, il est scandaleux de demander à un auteur de l’argent sans pouvoir garantir la publication de son livre.

 

En espérant que ce billet conviendra aux avocats et aux agents agissant de cette manière, et que vous, amis lecteurs, comprendrez mon attitude.

 

21:21 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |

Julian Barnes

ae1eb772c00aa682461abd79a408836b.jpg A tous les amoureux de littérature anglo-saxonne : nous allons lancer fin octobre une lecture commune sur la dernière parution en France de Julian Barnes : Arthur & George.

 Tous ceux qui ont envie de découvrir ce roman et d'échanger à ce sujet sont les bienvenus sur Victorian & British !

 Et ceux qui veulent parler littérature mais pas Barnes sont aussi invités ;o)

 

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04/10/2007

Mystère sur les toits parisiens

78df0aaa8b2004ce2cc5a88cb9ea72d0.jpgQuand une chaussure se balade sur un toit, on est en droit de se dire qu’on assiste là à un phénomène peu banal. Quand en plus, il s’agit du sujet du dernier livre de Delecroix, La chaussure sur le toit, l’évènement acquiert un très fort pouvoir de conviction. Et là, votre chroniqueuse de s’interroger devant le roman en regardant ses petites chaussures (que voulez- vous, quand on fait un 36…) : « lira tout de suite ou lira tout à l’heure ? » Parce que, autant vous le dire, j’aime bien les titres énigmatiques qui ne veulent a priori rien dire, ceux qui ont un je ne sais quoi de fascinant. Une chaussure sur un toit c’est absurde. Mais c’est aussi émouvant. Triste. Ridicule. Drôlatique. Ubuesque. Bref, toute cette plâtrée d’excuses pour en arriver à une conclusion inévitable : j’ai craqué.

J’ai craqué devant ce drôle de titre et le quatrième de couverture. Puis j’ai entamé la lecture. Et finalement, cette vieille godasse dégoûtante traînant sur une gouttière l’a emporté. Et c’est pour partager ce grand coup de cœur que je vais vous parler en quelques mots de ce livre. Mais pas trop. Autant préserver le mystère et laisser tout le charme opérer !

Le sujet : une chaussure qui traîne sur un toit. Autour de cette chaussure se construisent les récits les plus variés. Tous semblent converger vers un même objectif : raconter l’histoire de cette chaussure. Ou plutôt, répondre à une question (qui vous taraudera vite fait) : comment cette chaussure a atterri là ? De la chaussure jetée par la fenêtre dans une crise de rage à celle qui a été déposée par un ange, les explications s’enchaînent en une dizaine de chapitres. Jusqu’aux dernières pages qui bouclent l’ensemble par une ultime approche. En résumé, l’histoire d’une chaussure. Ou comment raconter autrement la vie d’un immeuble près de la gare du Nord ?

Pas de temps mort dans ce roman qui se lit d’un trait. Des personnages variés tous aussi intéressants les uns que les autres. De l’humour, des drames, petits ou grands, des doutes, plus ou moins existentiels. Une écriture agréable et des pages qui filent à toute allure. Et surtout une chaussure que l’on finit par saluer comme une vieille amie à chacune de ses apparitions au fil des chapitres. Bref, ce roman foisonnant de personnages aux parcours entremêlés est un pur régal !

218 p

Et n'oubliez pas l'avis de Michel.

Vincent Delecroix, La chaussure sur le toit, 2007