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29/09/2007

Une jolie bluette

1e5f7f3def178e42ba01b0f420cd9b31.jpgQuand deux génies se rencontrent, on s’attend en général à ce que « quelque chose » se produise. Quand les deux génies en question sont deux auteurs victoriens incontournables et que leurs talents de conteurs croisent romanesque, tragédie et crime, on est en droit d’ouvrir son livre d’un air ému, prêt à vivre une des plus grandes expériences littéraires de son existence. Et lorsque Charles Dickens et Wilkie Collins se rencontrent, que produisent-ils ? Voie sans Issue. Un livre bien inoffensif.

Un livre lu il y a trois jours est un livre momentanément difficile à oublier. Et pourtant voilà votre chroniqueuse qui se creuse la cervelle pour démêler cette lecture de la lecture précédente d’Edith Wharton, confondant les deux potiches blondes qui sévissent par leur platitude dans ces deux romans.

Creusons donc un peu plus. Une grande rasade de Dickens : un refuge des enfants trouvés ; une mère qui vient récupérer son fils, le fait hériter, jusqu’à ce qu’un doute ne survienne quant à son identité. A cela, il convient d’ajouter quelques complots et un grand méchant, fourbe, hypocrite et honteusement mauvais. Le mal dans toute sa crasse et sa lourdeur ! Mais on aime bien ça chez Dickens. Le romanesque, les orphelins, les vilains bougres et les mouchoirs au coin de l’œil. Donc pourquoi pas ?

A cela, ajouter une pincée de Collins. Qui est en réalité Walter Wilding ? Qui sera son mystérieux héritier ? Quel est le faussaire qui s’apprête à compromettre la solidité financière de l’établissement Wilding & Co, négociants en vin ?

Le résultat est sympathique. Ni bon ni franchement mauvais, ce livre est une curiosité qui séduira les amateurs victoriens, les fidèles de Dickens, les disciples de Collins. Ce crû reste cela dit bien inférieur aux productions respectives de chacun des deux auteurs. Bizarrement, ce livre a été écrit en 1867 : Dickens n’en était plus à ses débuts. On pouvait tout de même attendre une meilleure copie de sa part.

Non pas que ce livre soit une nullité, un raté complet. De toute façon, votre chroniqueuse ne se permettrait pas de venir démonter de but en blanc un livre écrit (ou co-écrit) par Charles Dickens, surtout pas après avoir été en pèlerinage récemment dans sa noble demeure.

Les personnages sont assez grossiers, certes. Caricaturaux au possible, exaspérants de gentillesse, dégoulinant de bons sentiments ou crachant à tout va leur bile mesquine. Et pourtant, ils sont plutôt attachants. L’histoire traîne lamentablement lorsque le héros devient assez stupide pour accorder sa confiance au vilain de l’histoire. Le démon tentateur s’approche du jeune innocent. « Viens mon ami, tu peux me faire confiance, je t’aiderai » Et malgré des yeux fuyants et troubles, malgré les humeurs et la mauvaise entente, voilà le grand nigaud qui tombe dans le piège, malgré nos cris, nos avertissements répétés et tous nos soupirs exaspérés. Puis du grand romanesque de feuilletons à trois francs six sous, soudain un meurtre, une réaction théâtrale : « traître ! immonde créature ! tu m’as ainsi trahi ? » (c’est ce qu’on te disait depuis la page 43). Mais malgré tout, l’histoire est mignonnette et sympathique. En somme, ne vous attendez pas au chef d’œuvre du siècle, mais pour ceux qui aiment le XIXe, c’est une curiosité agréable à découvrir. A prévoir avec un thé et une tranche de citron pour les après-midi pluvieux.

189 p

Charles Dickens & Wilkie Collins, Voie sans Issue, 1867

23/09/2007

De l’art de l’autodérision

e4a6955a999e45427d261a1abca294a1.jpgJe viens de lire un ouvrage extraordinaire. Terriblement moderne, amusant, déconcertant. A nouveau, Edith Wharton a frappé avec cette délicieuse ironie qui la caractérise.

Novelette écrite à l’âge de quatorze ans, Libre et Légère est d’abord l’histoire de Georgie, jeune fille ambitieuse au caractère affirmé (et on le remarquera, au prénom bizarrement masculin). Après une partie d’échecs où la demoiselle « cherche querelle » à son charmant fiancé Guy Hastings, le nœud du problème nous est rapidement révélé : entre le jeune dandy un peu trop oisif à son goût, et le vieux Lord Bretton, Georgie va rapidement devoir faire son choix. Première surprise : devant une mère qui s’inquiète pour le bonheur de sa fille et la réaction du pauvre Guy, la jeune héroïne choisit délibérément d’évincer son jeune fiancé, persuadée que leur amour ne durera pas dans la pauvreté. Le tout pour un vieux duc fortuné atteint de goutte et d’accès de mauvaise humeur. Après une courte lettre de rupture qui plonge Guy dans le désespoir, Georgie épouse rapidement Lord Bretton, rayonnant dans les bals, triomphant dans de somptueuses parures et se révélant une brillante maîtresse de maison au cours des dîners mondains que le couple organise.

Le récit oscille au début entre le désarroi de Guy, parti peindre avec un ami à Rome pour oublier son malheur, et le triomphe de Georgie, rapidement effacé par le regret, la solitude et l’ennui.  Alors que Guy se jure de ne pas tomber de nouveau amoureux, il rencontre la blonde Madeline (autant dire une créature douce et effacée dont le caractère aussi bien que l’apparence sont diamétralement opposés à ceux de Georgie). Alors qu’une existence paisible se profile devant lui, les remords assaillent de plus belle Georgie. L’impétueuse brunette arrachera-t-elle Guy à l’heureux foyer qu’il se proposait de fonder ? C’est ce que je vous invite à découvrir en lisant ce récit.

Mes points de repère sont presque inexistants, puisque de Wharton je n’ai lu jusqu’ici que Xingu. J’ai d’abord trouvé l’écriture élégante, mais un peu moins fine. Les fils de cette histoire sont peut-être un peu grossiers et tiennent plus du conte que du roman, aussi court soit-il. Cependant, après avoir feuilleté ce livre et songé que le texte était un peu moins abouti que le premier que j’avais lu, j’ai découvert à quel âge ce texte avait été écrit. Je l’ai donc lu avec cette information à l’esprit. Et là, on ne peut s’empêcher d’être fasciné par l’extrême maîtrise de l’écriture, bien trop élégante pour que l’on pense qu’elle est celle d’une adolescente. Comment ne pas s’étonner devant l’œil perçant qui sonde tous ces personnages ainsi que leurs faiblesses et appuie là où les conventions sociales sont les plus critiquables ?

Le texte en soi est déjà fascinant lorsqu’on songe à quel âge il a été écrit et lorsque l’on sait que ses thématiques seront reprises dans certains des principaux ouvrages de Wharton (Ethan Frome, The Age of Innocence…). C’est pourtant compter sans les trois critiques imaginées par Edith Wharton et qui suivent le récit. Précisons d’abord que le texte, seulement publié en 1993, avait été écrit sous le nom de David Olivieri.

C’est un triste aspect de la nature humaine que cette passion suicidaire d’écrire des romans qui atteint toute une catégorie de fanatiques inoffensifs, lesquels, sans avoir un grain de talent ni de formation littéraires, profitent de la liberté de la presse pour inonder le public exténué de balivernes sentimentales (…). Parmi les plus récents de ces automeurtriers qui s’ignorent, signalons (avec une compassion particulière, car son cas paraît vraiment désespéré), l’auteur de Libre et Légère.

(…) Et le lecteur écoeuré est nettement incité à se demander si Mr Olivieri n’est pas en réalité une petite écolière mélodramatique qui a commencé son roman avec l’envie féroce et meurtrière d’écrire quelque chose (d’osé) et qui a fini par effacer en rougissant tous les termes scabreux que pouvait lui fournir son maigre vocabulaire.

Quelle n’a pas été enfin ma surprise en découvrant la nouvelle sur laquelle se termine ce livre, Expiation ! Car il s’agit de l’histoire de Mrs Fetherel, auteur en herbe qui vient de publier un roman intitulé… Libre et Légère ! Ici, Mrs Fetherel estime avoir écrit quelque chose de très audacieux et espère choquer son entourage et gagner l’estime du public grâce à la condamnation de la presse. Quelle n’est pas sa déception lorsque son époux aussi bien que son oncle l’évêque ou sa cousine (qui écrit des ouvrages botaniques) trouvent ce livre bien plaisant et lui reprocherait, tout au plus, le titre qui suggère un texte honteux et bien plus osé ! Et là, autant faire place une fois de plus à la plume de Wharton :

(Le mari lit avec enthousiasme une critique devant Mrs Fetherel, la cousine et l’évêque)

« En cette époque de pessimisme vénéneux, de décadence et de dépravation, le critique écoeuré ne s’étonne plus d’ouvrir un live saturé d’émanations fétides… »

Comme il n’avait pas l’habitude de lire à haute voix, il s’arrêta pour reprendre sa respiration, et l’évêque lança un regard aigu à Mrs Fetherel, laquelle garda les yeux plongés dans la tasse qu’elle n’avait pas réussi à lui faire boire.

« … d’émanations fétides, reprit son mari, et sa surprise est d’autant plus grande quand il tombe sur quelque chose d’aussi délicieusement inoffensif que le roman de Paula Fetherel, Libre et Légère. (…) Ce serait une erreur que d’être rebuté par le titre délibérément trompeur de ce charmant tableau de la vie domestique qui, malgré l’évidente faiblesse de la peinture des caractères et de la construction de l’intrigue, mérite d’être qualifié de jolie petite bluette »

J’en redemande !

188 p

Edith Wharton, Libre et légère, 1876

Edith Wharton, Expiation, 1903

22/09/2007

Un voile de tristesse

1782f322a8f478b2a1ef2929a2c3c413.jpgParmi les livres qui se sont récemment rebellés contre moi, le dernier livre de Zsuzsa Bank figure en bonne place. Bizarrement, c’est dans doute l’un des premiers livres à me convaincre lors d’une rentrée littéraire. La plupart du temps, je feuillette, je trouve ça très cher, je me demande si je vais aimer et finalement, je repars avec d’autres ouvrages. Cette fois-ci j’ai longuement hésité entre plusieurs romans, parcouru avec curiosité quelques livres français (dont le dernier Foenkinos), admiré plusieurs couvertures des Editions Christian Bourgeois et, après m’être juré de lire très bientôt Les Vivants et les Ombres de Diane Meur, j’ai finalement jeté mon dévolu sur L’été le plus chaud, dont la couverture joliment enneigée m’avait interpellée.

Nouvelle découverte et, au final, un bilan plutôt positif. L’été le plus chaud est un recueil de nouvelles : une femme renoue des liens avec sa famille abandonnée depuis longtemps, une autre invite sa meilleure amie à la rejoindre à Londres après de longues années d’absence et de silence, une jeune fille découvre la ferme qui a vu sa mère grandir… les récits sont nombreux et traitent presque toujours de retrouvailles après la séparation, le plus souvent dans un cadre est-ouest, les abandonnés à l’est et les échappés à Londres, au Canada. Enfin figurent dans ce livre beaucoup de couples ou d’amitiés féminines racontés avec pudeur.

Difficile de ne pas sombrer dans la mélancolie à la lecture de ces textes : les familles ne se retrouvent que pour être séparées brutalement ; les histoires passionnées finissent dans le rejet, l’indifférence, la cruauté de l’abandon ; les familles heureuses cachent en réalité bien des secrets, comme la maladie ou une haine grandissante qui se glissent furtivement au beau milieu du récit et finissent par tout envahir progressivement. Quant à la fuite vers l’Ouest, vers le succès, vers des pays idéalisés, elle aboutit à un échec retentissant. Pas de recette miracle, pas de bonheur à la clef. Au contraire, seuls la nostalgie et la solitude finissent par retrouver ceux qui ont cherché ainsi à échapper à leurs racines.

Au final je me suis laissée emporter par l’écriture agréable et j’ai trouvé le déroulement des histoires très bien maîtrisé. Je reprocherai tout de même à l’auteur d’avoir ajouté à l’ensemble deux ou trois nouvelles assez ennuyeuses, répétant à l’infini le leitmotiv de L’été le plus chaud sans apporter grand-chose à cette galerie de portraits, au risque de lasser le lecteur. On ressort un peu triste de ce plongeon dans la cruauté et les blessures mal refermées, mais il est difficile de ne pas être touché par la capacité de Bank à dépeindre avec simplicité et finesse la complexité des relations humaines.

187 p

20/09/2007

Avis détourné

eaee2a1e3961cfa081007719ab8ace3b.jpgCe soir en rentrant chez moi j’ai été lamentablement vaincue 3 à 0 par ma bibliothèque qui 1) s’est écrasée sur moi de toutes la force de sa PAL monstrueuse ; 2) m’a assené au passage trois bons coups sur la tête en mémoire des livres ouverts puis abandonnés précisément là où l’histoire est sans aucun doute potentiellement plus intéressante ; 3) m’a flanqué une belle baffe aller-retour avec les deux livres qui attendent leur petit moment de gloire depuis quelques jours.

Je le sais autant que vous, ces deux-là se font vraiment des illusions et risquent tout au plus de convaincre deux ou trois lecteurs par le biais de la scène que voici… mais, ne voulant pas risquer de me prendre un coup d’Harry Potter, Tome 7, 650 p sur la tête pour abandon et outrage à roman (avec circonstances aggravantes, je le crains), je vais faire de mon mieux pour mettre ce soir sous les feux de ma modeste rampe la dernière parution de Yoko Ogawa chez Babel. En espérant que la longueur du titre ne découragera pas définitivement les quelques téméraires qui sont encore en train de lire ces (quelques) lignes. Car il s’agit ni plus ni moins du récit au titre périlleux Le réfectoire un soir et une piscine sous la pluie, suivi d’une nouvelle à l’air bien plus modeste, il faut l’avouer, Un thé qui ne refroidit pas.

(Je précise que, la paresse aidant, je viens de jeter un œil à mes mails non lus – plus de 1000, un record – jusqu’à ce que je tombe sur un mail en allemand auquel je dois maintenant répondre : mon niveau est tel que la perspective de cette note est bien plus clémente comparée aux deux paragraphes en allemand qui m’attendent et viendront, poussivement, certes, mais inéluctablement).

Rentrons enfin dans le vif du sujet !

Les histoires de ce petit livre paru pour la première fois en 1998 chez Actes Sud :
Dans Le réfectoire un soir et une piscine sous la pluie, une jeune femme s’installe dans une petite maison et s’apprête à l’aménager avant de se marier. Un soir, un homme et son fils frappent à sa porte. « Vous ne souffrez pas de détresse ? » De cette question insolite naîtra une relation platonique, déconcertante entre l’héroïne et le père et son fils. Observant un réfectoire à l’heure du nettoyage, les deux adultes discuteront de l’étrange relation entre les réfectoires le soir et les piscines sous la pluie.
Dans Un Thé qui ne refroidit pas, l’héroïne retrouve un camarade de classe suite au décès brutal d’un troisième ancien élève (mort noyé dans sa voiture après un plongeon dans les eaux glacées du port). Les deux survivants décident de se revoir. S’enchaînent alors les visites au domicile de l’ancien camarade et de son épouse, incroyablement belle. D’où la fascination de l’héroïne qui se sent irrésistiblement attirée par l’harmonie et le bonheur tranquille qui règnent sans partage sur ce foyer.

Voilà deux histoires dans la veine d’Ogawa, avec ce style et cette élégance inimitables qui la caractérisent. Les deux textes sont eux-mêmes terriblement typiques de cet auteur : une narratrice à qui l’on pourrait donner entre 15 et 40 ans, des hommes fantomatiques (un futur mari qui apparaît au détour d’un paragraphe pour faire quelques travaux ; un compagnon irritant essentiellement présent par les notes qu’il laisse le soir sur une ardoise). Et des sujets bizarres accompagnant une histoire presque inexistante.

Est-il encore besoin de faire la critique d’un récit de Yoko Ogawa? Invariablement, les mots s’enchaînent avec une facilité navrante tant elle est prévisible.

L’écriture d’Ogawa est d’une subtilité désarmante, ses récits ont un charme désuet dont je ne me lasse pas. Il ne se passe souvent rien ou pas grand-chose. Encore une fois je savais à l’avance comment tout cela allait se terminer. Ou plutôt, « s’inachever » dans un dernier écho de pluie, un dernier souffle, un soupir. Rien de plus. Car Ogawa n’a pas besoin d’écrire des romans ou des nouvelles à l’histoire très structurée, avec un départ, un cheminement plus ou moins tortueux et une chute de rideau sans appel. Peu importe l’issue du récit, l’évolution des relations des uns et des autres. S’il y a mouvement, c’est dans l’incroyable poésie de l’écriture, le flot des mots qui s’égouttent tranquillement, bercent et forment peu à peu une palette de couleurs dont les pastels, les demi-tons et les non-dits font toute la beauté. Présentées avec beaucoup de simplicité, les histoires étranges, parfois malsaines de Yoko Ogawa acquièrent une certaine normalité, peut-être déconcertante, voire dérangeante.

Yoko Ogawa évoque pour moi la pluie s’écoulant avec régularité, suivant de ses grosses gouttes ma fenêtre embuée, dessinant des formes étranges devant les fleurs accrochées à une petite rambarde à la peinture écaillée. Etrange, beau, doux, triste, vivant, essentiel. Tel est son monde à mes yeux. Et si cette note ne rend pas justice à Ogawa, c’est sans doute parce que c’est un écrivain dont j’ai intériorisé l’univers depuis trop longtemps, avec toute sa fragilité et sa beauté douloureuse.

106 p

22:50 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook | |

11/09/2007

Japon, thé et guerriers

1bfc7473e201945e3e900b09ea49dad7.jpgParmi les livres offerts par Pauline au moment du SWAP se trouvait Le Clan des Otoris, Le Silence du Rossignol de Lian Hearn. Première découverte du SWAP et, autant le dire tout de suite, un gros coup de cœur !

L’histoire : suite au massacre de sa famille, le jeune Takeo est recueilli par Shigeru, un seigneur Otori récemment frappé par la mort de son frère au cours d’une bataille. Au fil des mois, Takeo s’endurcit, reçoit l’enseignement des seigneurs et se forme au combat, développant à l’aide de son maître Kenji des dons frôlant le fantastique. Le tout dans un esprit de vengeance, Shigeru et Takeo comptant bien débarrasser les trois pays d’Iida, l’auteur du massacre du village de Takeo et le responsable de la mort du frère de Shigeru. C’est alors qu’Iida orchestre le mariage de Shigeru avec une jeune fille retenue en otage chez l’un de ses alliés afin de sceller l’alliance entre leurs deux clans. Annonce de paix ? Piège ? Seule la lecture vous le dira !

Verdict : un sans faute pour Lian Hearn ! L’histoire est passionnante, bien menée, sans temps morts. eccd98d8d2319c64b71198538e069036.jpgL’écriture est très agréable, les descriptions agrémentent le texte en plantant un décor envoûtant, fait de brumes, de montagnes escarpées, de peintures ancestrales et de rumeurs et murmures incessants. Deux amours viennent ponctuer le récit et donner un visage plus humain aux guerriers, parfois durs et étonnamment endurants. Beaucoup de personnages intéressants, pas de héros manichéen… bref, un excellent conte qui plaira à ceux qui sont attirés par le Japon médiéval mais aussi à ceux qui comme moi sont peu familiers avec ce type de récit.

ad194e32087332f3175722910e36afa2.jpgEn passant, Le Clan des Otoris est aussi vendu en roman jeunesse mais ne vous attendez pas à retrouver un Harry Potter japonais. Le style tout en finesse aussi bien que le déroulement de l’histoire sont plus complexes. Et là où l’aventure bat son plein chez Harry, la narration est plus posée, les portraits plus détaillés, le tout pour un rendu très différent, particulièrement poétique. Ce qui n’empêchera pas les amis de Harry Potter comme moi de plonger tête baissée dans cette incroyable épopée.

370 p

10/09/2007

Porto

Ce week-end, j'ai eu la chance de découvrir Porto (et le Portugal par la même occasion) ! J'ai d'ailleurs pris quelques photos de librairies sur place...

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