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29/07/2007

Période d'essai

d7f6234254f2792c211129833fac4e43.jpgIl y a des critiques qui s’imposent d’elles-mêmes. Il y a des lectures qui s’imposent d’elles-mêmes (à savoir Harry Potter, va-t-il mourir oui ou non ? j’ai crû comprendre que non mais enfin pas complètement enfin peut-être un peu mais c’est plus compliqué que ça). Avant de passer à une lecture intensive et peu cérébrale des aventures de J. K. Rowling et pour me donner un peu de crédibilité – si si il m’arrive de lire des trucs sérieux en ce moment – je vais tenter de présenter ici The Body Snatcher and other tales de R. L. Stevenson, malgré un début un peu poussif et une bonne panne d’inspiration de deux jours.

Si ce billet avait porté sur The Merry Men, deuxième nouvelle de ce petit recueil, vous auriez sans aucun doute eu droit à une lettre de rupture, une  lapidation en règle vite fait bien fait. Imaginez un peu le scénario : un masure dans un coin paumé. Un neveu qui rentre au bercail après son année universitaire. Entre temps, oh mon Dieu, que de choses ont changé ! L’oncle délire sur cinq pages avec un accent de paysan qui fait en moins d’un paragraphe sourciller le lecteur, qui  s’accroche, s’agrippe à son livre, transpire, soupire et tourne finalement de l’œil après avoir déclaré forfait. Après cinq pages ainsi faites de « je grupoubùm là et erezr puis gfgfdg » (ou presque), le lecteur déjà à bout de force entrevoit un petite lueur d’espoir. Un peu d’action ? Euh, oui. Sauf que. Le neveu décide d’aller chercher un trésor enfoui sous l’eau (genre, depuis plusieurs siècles, personne n’aurait eu l’idée d’aller se préoccuper de l’épave… ah, cette jeunesse !). Horreur ! Il tombe sur un os (beurk). Il prend alors ses jambes à son cou (trouillard). Je n’ose pas lui faire remarquer que franchement, à quoi pouvait-il s’attendre en cherchant une épave ? C’est alors qu’en s’en allant, il se retourne, et comme par miracle, un équipage est aussi à la recherche du trésor (et se trouve là où il était il y a cinq minutes, probabilité hautement improbable compte tenu de la configuration des lieux que l’auteur n’a pas manqué de préciser précédemment en long en large en travers et même en diagonale). Mais l’endroit est très certainement maudit, et après moult descriptions, l’équipage meurt noyé dans la tempête qui s’est subitement levée, sous les rires de l’oncle venu observer la scène en se saoulant (plus on est de fous…). Mais ce n’est pas tout. Entre temps, on a découvert que le petit vieux avait tué le seul rescapé d’un précédent naufrage. Il se trouve que bizarrement, le dernier naufrage laisse lui aussi un rescapé (appelé du début à la fin « le noir »… ses parents auraient donc oublié de lui donner un nom ?). Après quelques courses poursuites et de nombreux bâillements, oncle et « noir » se jettent en courant sur les rochers, puis tombent à l’eau et se noient. A la lecture de ce paragraphe, on pourrait croire que l’histoire est pleine de rebondissements, mais je vous assure qu’à la lecture, on attend en vain que quelque chose vienne donner un peu de piquant à l’histoire. Puis vient le point final. Et, après les descriptions à rallonge, l’oncle fou, « the black » touche d’exotisme et la caricature du héros valeureux, le soupir de soulagement.  

Bon, même s’il m’a fallu cinq jours pour lire ce tout petit livre – à savoir uniquement dans le métro car la moindre tentative en soirée équivalait à une forte dose de somnifère puissant – les deux autres nouvelles n’étaient pas si mal que ça. Stevenson ne s’est dans doute pas particulièrement illustré par ses nouvelles (contrairement à ce que j’ai pu lire sur Amazon), il n’égale sûrement pas Edgar Allan Poe, mais ses nouvelles sont tout de même sympathiques, bien qu’inoffensives.

The Body Snatcher est à mon avis le meilleur crû de ce recueil : un jeune étudiant en médecine est l’assistant d’un célèbre professeur connu depuis pour avoir participé à un vaste trafic en vue d’obtenir suffisamment de « matériel » de dissection (Robert Knox, 1793-1862). Honnêtement, la fin était très prévisible, mais Stevenson donne un peu plus de profondeur à l’histoire et parvient à créer une atmosphère lugubre, un climat d’angoisse appropriés.

The Bottle Imp reprend toute les ficelles des histoires de mauvais génie, d’âme vendue au diable and so on and so on. La fin ne surprend pas vraiment, l’histoire traîne un peu après un bon début, le récit aurait mérité d’être plus long afin de dresser un portrait plus fin des différents protagonistes. Leur psychologie est assez sommaire. Bref, un goût d’inachevé pour une nouvelle fourmillant de débuts prometteurs méritant d’être développés.

Au final, une lecture plutôt agréable pour soirée pluvieuse. Enfin, si on ne s’endort pas au détour de quelque page. Une relecture de l’Etrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde s’impose. Ça tombe bien, j’ai une pile de classiques anglo-saxons qui m’attendent !

78 p

Pour info, Robert Knox et les résurrectionnistes 

25/07/2007

The end of the world

03b0f62fec209c3b7783de10fe3d02ce.jpgMerci à Stéphanie de nous avoir fait découvrir cette chose infâme:


Bientôt des librairies sans livres

Voilà une machine révolutionnaire qui pourrait bien faire disparaître les livres des rayonnages des librairies. Choisissez votre roman, tapez deux-trois numéros sur une imprimante numérique, attendez quelques minutes : vous voilà en possession d'un exemplaire fraîchement imprimé et relié. En sept minutes, l'Expresso Book Machine peut produire un livre de poche de 300 pages à partir d'un fichier numérique. Mis au point par On Demand Books [Livres à la demande], une société fondée par Jason Epstein, l'un des éditeurs les plus cotés des Etats-Unis, cet appareil devrait bientôt arriver en Grande-Bretagne. Il a fait ses débuts fin juin à la section Science et économie de la New York Public Library. On Demand Books est actuellement en pourparlers avec des librairies et des bibliothèques britanniques intéressées par la location d'une Expresso Book Machine.
Une petite librairie du sud de Londres est sur les rangs pour l'achat d'une des premières imprimantes numériques automatiques de la nouvelle génération. "Pour nous, c'est l'avenir. Nous sommes une petite librairie ; avec une machine qui imprime à la demande, on peut avoir n'importe quel livre à disposition sans avoir à embaucher ni à augmenter les stocks" , confie-t-on chez Crockatt and Powell. Le prototype, une sorte de monstre sorti de l'esprit d'un inventeur fou, coûte environ 25 000 livres [environ 37 000 euros] à l'achat. D'après On Demand Books, le nouveau modèle aura à peu près la taille d'une photocopieuse de bureau et imprimera plus rapidement.
Reste toutefois quelques obstacles juridiques à surmonter. Pour le moment, On Demand Books doit respecter la législation sur les droits d'auteur. Mais, si l'Expresso Book Machine remporte le succès escompté, les éditeurs seront probablement contraints de négocier des accords
écrit Nigel Reynolds dans The Daily Telegraph.

24/07/2007

Jane Austen

56046c5bb56325e053ddc09101b6b1f6.jpgS’il était une vieille fille capable de faire s’attendrir des milliers d’adolescentes, ce serait bien celle-là. Un auteur qui compte aujourd’hui d’innombrables admirateurs au point qu’un roman parlant d’un de ses fan clubs a récemment vu le jour : ce serait encore celui-là. Parce que le seul nom de Jane Austen suffit à faire surgir des sourires émus et à tisser des liens entre lecteurs, parler d’une de ses œuvres est un exercice délicat, voire fort périlleux.

C’est d’autant plus le cas lorsque le texte en question n’est pas le meilleur. J’interdirais même à tout lecteur encore vierge de toute lecture austenienne de commencer par ce récit, de peine de conforter son opinion toute faite : oui Jane Austen est une vieille demoiselle aux textes bien ennuyeux pour de jeunes filles bien naïves rêvant au prince charmant, en dépit de tous les signes qui leur indiquent depuis longtemps combien le sujet est démodé.

The Watsons est un récit inachevé. Honnêtement, cela m’allait très bien comme ça. La fin prévue par Jane Austen et indiquée en quelques lignes à la fin du livre n’étonnera pas ses lecteurs habituels. Si les dénouements d’Austen suivent souvent une même logique, le récit que voici n’a cependant pas le charme d’autres histoires plus abouties.

Je ne veux pas dire par là que ce texte est une infâme nullité que la famille Austen aurait dû supprimer à temps afin d’éviter que le superbe héritage de la demoiselle en question ne soit entaché par un livre de moindre qualité. Non, the Watsons est intéressant à d’autres égards.

Comme le souligne bien Kate Atkinson dans sa préface, c’est une vision manichéenne de la société qui se joue ici. La jeune Emma Watson revient dans sa famille sans le sou après avoir été privée de l’héritage qui lui était dû par une tante qui jusqu’ici l’avait élevée comme sa propre fille. Malgré la situation dramatique dans laquelle elle se trouve, Emma a pourtant de plus hautes aspirations. Trop hautes ? Est-elle trop éduquée, trop raffinée pour le sort qui l’attend ? Devrait-elle se réjouir de tout mariage et chercher à tout prix un parti (à peu près) satisfaisant ? A quoi lui servent ses théories, devrait-elle continuer à tendre vers un idéal et affirmer son droit de choisir son époux ? Car si elle en a le droit, dans une famille où le père et le frère sont pour le moins négligents, est-ce là son intérêt ? Voilà qui donne déjà de quoi réfléchir, surtout lorsqu’on songe au constat plat et direct que fait son frère en remarquant que cela doit être bien dur pour elle de revenir sans héritage et comme un poids dans sa famille.

The Watsons est aussi un texte intéressant car il met en scène une héroïne peut-être un peu trop formatée, certes, mais d’une psychologie bien différente de celle d’autres héroïnes de Jane Austen. Ici Emma Watson ne se construit pas. Elle arrive avec un vécu dont nous savons peu, qui l’a amenée à avoir des manières et une philosophie très différentes de celles de ses sœurs. D’où le peu de flexibilité et le côté peut-être plus plat du personnage. C’est en même temps une autre Austen que l’on découvre, une Austen qui ne cherche pas à retracer le chemin intérieur d’une héroïne trop innocente, mais qui pose une femme d’une autre maturité dans un contexte en revanche similaire, faisant par là ressortir le drame de ces femmes qui ne se marient pas et la difficulté de la situation dans laquelle se trouve d’emblée Emma Watson.

En résumé, un livre agréable et un apport intéressant pour tous ceux qui aiment déjà Jane Austen. Pour les autres, mieux vaut commencer par les classiques ou mon tout premier, moins connu, Northanger Abbey, où vous découvrirez tout le mordant et l’ironie d’une femme écrivain capable de dénoncer avec humour la triste condition féminine qu’elle observait au quotidien – bien que toujours célibataire.

65 p

23/07/2007

I am the green fairy

728778010b000b3b94326c7c5b398f62.jpgA la suite d'Anjelica, j'ai cherché à savoir quelle héroïne de conte de fées je suis. Après avoir répondu au test, me voilà...

Blanche-Neige !

Petite vous deviez être très sage. Attentive, disciplinée, désireuse de bien faire. N'ayez pas peur de sortir des sentiers battus, dans votre vie ou votre tête. L'imagination vous fera la vie plus belle et plus facile, parfois. Car les autres comptent sur vous, peut-être même un peu trop.

Pour savoir qui vous êtes, allez là !

22/07/2007

Opération époussetage !

79117ddfcfd9c0156a3e906ff9974207.jpgEn parcourant vos blogs, j’ai été interpellée par l’article de Lilly qui faisait remarquer que les auteurs classiques étaient absents de la blogosphère. Et c’est vrai qu’en y prêtant un peu attention, à l’exception des classiques anglo-saxons, le constat s’impose de lui-même : nous les boudons !

C’est pour cette raison que je me suis dit que les vacances d’été étaient une excellente occasion de revoir nos classiques et de se lancer un petit défi : lire ou relire un roman, une série de nouvelles ou une pièce de théâtre parmi les classiques français ou francophones complètement laissés à l’abandon par ici.

1720a6696c182229e8c4f5d24e6d5663.jpgEt après tout, en échangeant les uns et les autres sur nos lectures par blogs interposés, peut-être en viendrons-nous à découvrir de temps en temps un Balzac ou un Giono en oubliant nos lectures de bacheliers, avec un plaisir renouvelé…

Inscriptions ici pour les volontaires ! N’oubliez pas d’indiquer le ou les livre(s) qui vous tente(nt) pour échanger les idées de lecture !

341beed36f73ff4ed3fe603b2969ae38.jpgPour ma part, je pense lire un Maupassant (Boule de Suif et autres nouvelles) ou Les Diaboliques (Barbey d’Aurevilly) ou Souvenirs pieux de Marguerite Yourcenar.

J’espère que vous serez nombreux à participer :o)

21/07/2007

Harrryyyy !

5906e439d2a58dafa33844c9af89f810.jpgEh oui, je cherchais une lecture facile, une lecture drôle, rapide, qui me tiendrait éveillée dans le métro tous les matins en me rendant au travail. J’ai fini cette semaine ma relecture du premier tome de Harry Potter.

Au final : beaucoup de plaisir et une lecture complètement différente (car lorsqu’on connaît la suite on voit que Rowling a déjà établi des connexions avec les livres suivants). Beaucoup préfèrent les tomes plus récents, plus tournés vers l’action, mais j’aime beaucoup l’esprit léger du premier tome. Je raffole en particulier des scènes chez les Muggles, Oncle Vernont et Tante Petunia étant particulièrement gratinés.

Harry m’a permis de retrouver mon goût pour la lecture, mis à rude épreuve en ce moment par la fatigue et le peu de moments libres que j’ai dans la semaine (et Grey’s Anatomy + les Desperate Housewives qui occupent deux de mes soirées en semaine). J’enchaîne donc sur Human Croquet, qui traînait depuis un certain temps dans ma bibliothèque et me donne l’impression après quelques pages d’être du grand Atkinson, proche de Behind the Scenes at the Museum.

Je découvrirai donc l’histoire des Fairfax, en attendant le cœur battant (heureusement pour moi) le 7e et dernier tome de Harry Potter, commandé en version pour adultes et donc chez moi dans le courant de la semaine prochaine seulement (je sens que je vais baver devant les Harry Potter si je vais à la librairie cet après-midi comme j’avais prévu de le faire). A ce sujet, Taylor a écrit un article sur la fin probable de notre héros mondial. Pour sauver Harry, allez  !

320 p

15/07/2007

What if ?

96e202f797947d3b000ca1dba2193e6b.jpgA la demande de Caro[line], voici encore quelques révélations sur moi…

4 métiers que j'aurais aimé exercer


- A trois ans, j’ai subitement voulu être décoratrice. Je suppose que je n’imaginais pas que ça voulait dire que je passerais la moitié de la semaine à regarder les photos de vieux salons défraîchis pour aider leur heureuse propriétaire à trouver « LE » rideau qui ajouterait « LA touche finale » à cet ensemble honteusement réussi. Mais l’idée de peindre des fresques, de mettre des tentures dans tout un salon et de le transformer en petit palais me disait bien.

- A 5 ans j’étais déjà plus pragmatique. Je m’étais prise d’affection pour le vieux gendarme qui nous faisait traverser la rue devant la maternelle. C’est pour accomplir comme lui des missions dangereuses mettant en avant tout mon courage de jeune aventurière que j’ai décidé de faire « policier ». ça n’a pas duré longtemps, mais suffisamment pour que toute ma famille se divertisse à mes dépends en raison de ma réorientation radicale !

- Après j’ai eu ma phase adolescente : j’ai voulu vaguement chanter, être actrice… cette phase trouve son achèvement aujourd’hui dans le petit espoir qui me reste, à savoir réussir à publier à côté de mon travail.

- Et quelque chose m’a fait envie pendant assez longtemps : en 5e, sachant en mon for intérieur que ma carrière d’actrice était déjà fort compromise, j’ai décidé de devenir d’abord professeur d’anglais, puis, m’apercevant rapidement de mes limites en termes de pédagogie, j’ai songé à devenir Professor dans une université anglaise ou américaine, enseignant la littérature française et passant le plus clair de mon temps à faire des recherches sur les auteurs victoriens. Je vous l’accorde, c’était peut-être réalisable en se donnant quelques moyens. Mais finalement, j’ai trouvé mon bonheur ailleurs. Comme quoi, la vie vous réserve toujours de belles surprises !

- Et il y a un 5e métier : libraire, dans une petite boutique comme celle de Meg Ryan dans « you’ve got mail », avec des étagères en bois, une porte vitrée teintant lorsque quelqu’un entre, des séances de lecture, un coin pour les enfants et un petit coin salon pour prendre le thé avec mes habitués. Pourquoi pas dans 20 ans quand je voudrai me reconvertir ?


6eb750b91179811a49c8985210b181be.jpg4 lieux où je suis allée


-Aux pieds de la Statue de la Liberté, j’ai crié mon indignation en trouvant son socle maculé de chewing-gum.

-A Tolède, où la découverte de ma première relique à l’âge de 6 ou 7 ans m’a fait comprendre avec horreur que « poussière, nous redeviendrons poussière » n’était pas au figuré… ce qui m’a valu de sacrés cauchemars par la suite !

- Dans le métro à Paris un jour de grève, ce que je ne recommande à personne souhaitant un tant soit peu rester sain d’esprit.

- Au musée Tussaud à Londres, où la chambre des horreurs m’a bien plus traumatisée l’été dernier que lorsque je l’avais vue à 14 ans. Sans doute le nouvel effet « noir- éclair vert blafard et bruit d’orage ». J’ai eu la mauvaise idée de lire le soir même l’histoire des tueurs présents dans la salle en question et j’avoue que le fait de me sentir si près des lieux où ils avaient commis leurs méfaits m’a fait froid dans le dos !


3432ecb67190b20eb4f99cfde6ed5c78.jpg4 endroits où j'aimerais vivre

-A Madrid, si possible toujours dans le centre avec une super vue sur un des axes principaux. Simplement, cette fois-ci, j’aimerais bien un appartement sans cafards.

-A Londres, pour suivre les pas de Dickens, lire un Wilkie Collins dans un pub autour d’un (bon) lamb sauce mint tandis que le brouillard londonien enveloppe tout autour de nous.

-A San Francisco, dans une maison semblable à celle de Mouse dans les Chroniques de San Francisco. Je ne connais pas encore la Californie mais je pense qu’une fois sur place, j’aurai du mal à en revenir.

-A la Nouvelle Orléans, dans une de ces anciennes maisons du quartier français. Pour lire mes Anne Rice en faisant crisser mon rocking-chair sous le porche.


4 endroits où j'aimerais aller

-A Hogwarths, pour rencontrer le professeur Snape, dont je suis une grande admiratrice. Tant qu’il ne me change pas en cochon d’Inde je serai persuadée que notre rencontre aura été tout ce qu’il y a de plus réussie !

-A Londres en 1880. Prendre le premier métro, faire mes emplettes sur Oxford Street et ouvrir une maison d’accueil pour des familles de l’East End…

-A Madrid, dans le quartier de Chueca où j’ai déjà vécu… le temps d’un tournage d’Almodovar, même si on n’a pas besoin de Pedro pour vivre des aventures rocambolesques dans ce quartier gay où des travestis et des trans au grand cœur partagent volontiers leurs joies et leurs peines de coeur autour d’une petite bière.

- Chez Alberto Manguel pour découvrir son immense bibliothèque…


4 mets que je ne mangerais jamais


Je ne suis pas difficile mais il faudrait que je sois à deux doigts de mourir pour avaler : du cheval, du serpent, des insectes ou des abats (hormis une ou deux exceptions, et encore !).


4 livres que je relirai


Difficile à dire… j’ai déjà répondu il y a quelques mois mais je suppose que ma réponse changerait aujourd’hui. Ou non, peut-être pas :

Virginia Woolf, Mrs Dalloway

Dickens

Michael Cunningham, The Hours

John Kennedy Toole, la conjuration des imbéciles

Et évidemment Baudelaire

Suivront ceux qui voudront !

14/07/2007

Infidèle

Une fois de plus, me voilà absente de vos blogs et bien silencieuse par ici ! Contrairement à l’héroïne de Barbara Pym (Mildred si je me souviens bien d’elle), je n’arrête pas depuis que j’ai commencé mon stage. Je ne m’en plaindrai pas – au contraire – mais mes lectures en pâtissent sérieusement. Quant au taux de fréquentation de mon pc, il est pour ainsi dire proche de zéro : une fois de retour chez moi, je n’ai pas le courage d’allumer à nouveau un ordinateur et préfère somnoler confortablement devant la télé, prendre un pot, voire directement m’effondrer sur mon oreiller (qui soit dit en passant est subitement devenu mon meilleur allié).

J’ai pourtant essayé de ne pas vous abandonner lâchement : certains vont partir en vacances, peut-être qu’une de mes lectures aurait mérité d’être partagée. Eh non, mademoiselle Lou est si lente qu’elle risque de se priver d’un énorme coup de cœur et, ce faisant, de vous épargner une nouvelle déclaration enflammée sur ce blog. Et pour les esprits tordus qui préfèrent mes lettres assassines (n’est-ce pas Flo ?;o)), je vais devoir décevoir vos attentes pendant un certain temps. Car j’ai décidé de suivre les préceptes de mon guru du moment et de planter sur le champ le premier livre qui montrerait le moindre signe de mauvaise volonté. Quid de mes lectures, donc ?

Après les aventures de Mildred, j’avais une folle envie de lire en anglais. Oui mais là, problème ! Tous mes livres étaient : 1) des pavés qui allaient à l’encontre de tout sens pratique pour la victime lambda des transports en commun ; 2) trop sérieux ; 3) écrits trop petit.

27940631a3550ea3c79b11ec3309d2ef.jpgJ’ai donc lu 28p de The Sea de John Banville. Le temps d’un aller-retour en métro. La couverture est magnifique, le résumé ne l’est pas moins. Malheureusement pour John, une fois arrivée chez moi, mon premier geste a été de chercher une lecture plus appropriée aux transports en commun. Un peu plus d’action ? Un peu d’humour ? Moins d’efforts stylistiques ?

3a4a67fe1d7ad6f6eb23aa5df84c2c84.jpgToujours est-il que je suis partie le lendemain serrant contre moi The Complete Polysyllabic Spree de Nick Hornby. Je l’ai également abandonné à la page 42, mais s’il s’y prêtait un peu plus. J’ai retenu pour l’instant que : j’ai le droit de lire des trucs bêtes ; j’ai le droit d’abandonner ces trucs bêtes ; j’ai le droit de ne pas m’infliger une lecture assommante conduisant à une mort assurée ; j’ai le droit d’adapter mes lectures à mon humeur, en l’occurrence, celle de quelqu’un qui aimerait ne pas trop réfléchir une fois sortie du bureau. Nick parlant un peu trop de lui et restant beaucoup trop évasif sur les livres qu’il commente – car il s’agit de ses chroniques de lecteur, j’ai décidé de chercher plus facile encore avant de lire un ou deux chapitres supplémentaires du Polysyllabic Spree.

7ef6c74ce66503e10f9465d1dbb9f8fb.jpgCe qui m’a ramenée à une valeur sure : Harry Potter. Et pas n’importe lequel : le premier. Ne croyez pas que je comptais recommencer tout de suite avec un petit 700 pages plein de combats. Non, non. Je commence en douceur, avec de l’humour, des enfants on ne peut plus adorables et un texte fluide qui me rappelle les heures passées à lire Roald Dahl il y a 15 ans. Et pour bien enfoncer le clou, je suis allée voir le film hier soir et j’attends avec impatience l’arrivée du dernier qui va sans doute me briser le cœur dans deux semaines.

Sur ce, je vous souhaite un excellente soirée… je négocie ferme avec M. Lou pour aller voir le feu d’artifice à Paris (je n’étais jamais là le 14 juillet) ; quant au bal ensuite, je crois que je peux déjà faire une croix dessus… mais ça ne m’empêchera pas de déployer quantité de sourires et de battements de cils désespérés pendant le dîner pour tenter de convaincre le protagoniste incriminé !

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10/07/2007

Journal d’une femme désespérée

db7c31fe8a617bb1f287f85a3601ad43.jpgCher Journal,

J’ai décidé de commencer à te tenir parce qu’il est temps que je prenne ma vie en main. (Non, ça ne va pas !) J’ai décidé de commencer ce journal parce que je voulais tenir quelqu’un au courant de ma vie palpitante. Non pas qu’il m’arrive quoi que ce soit digne d’être mentionné, mais après tout, j’ai aussi le droit de considérer ma vie d’un point de vue nombriliste. Sur ce, j’en ai déjà assez avec tes insinuations pernicieuses, je n’ai pas encore lu la note que m’a laissée Maisie et je ne sais toujours pas comment elle réussit cet extraordinaire crumble aux fruits rouges ! Bonne nuit !

Le jour suivant.

Aujourd’hui j’ai fait les courses. (Non, sans intérêt) Aujourd’hui je suis allée voir Julian Malory, notre pasteur. (Affreusement banal). Je rentre tout juste du presbytère où j’ai eu une conversation des plus intéressantes avec Winifred, la sœur de notre pasteur Julian. Nous avons arrêté une date pour la prochaine vente de charité et décidé de nous rendre ensemble au village de X au printemps prochain. Il paraît qu’ils vendent des chrysanthèmes vraiment peu communs !

Le soir.

Mon voisin Rocky est venu. Je me suis sentie un peu bête avec toutes mes culottes étendues dans la cuisine. Heureusement que le thé n’était pas trop fait. Comme je le pense souvent, rien de tel qu’une bonne tasse de thé dans les moments critiques ! Rien de pire qu’un thé trop léger, c’est aussi pour ça que je touillais nerveusement le thé avant de servir Rocky. Sa femme Héléna est encore sortie seule. Ou plutôt non, je crois avoir compris qu’elle était accompagnée d’un collègue… je ne peux pas m’empêcher de penser que sa place est auprès de son mari. Mais je ne devrais pas me mêler de la vie des autres. Oh, au fait ! Rocky m’a donné une adorable tasse victorienne ! Et je préfère ne pas penser que c’est parce que le service était déjà dépareillé.

Le surlendemain.

Il pleut.

Plus tard.

J’ai nettoyé mes vitres. Maintenant j’ai une vue charmante sur le presbytère !

Un jour.

Cela fait quarante ans que je tiens ce journal. Rocky est parti, Winifred et Julian ne sont plus là mais je fais toujours des tasses de thé pour mes voisins. Au moins les deux vieilles demoiselles qui vivent en bas sont charmantes. En revanche elles ont un chat. Je me demande si je peux leur dire qu’il a gratté et dispersé deux fois de suite la terre des jardinières donnant sur la cour.

Voilà qui vous donnera très certainement une meilleure idée du roman Des Femmes Remarquables de Barbara Pym que toutes les critiques que j’aurais pu écrire !

Et le bilan ? Sympathique. British à souhait, sans être absolument passionnant. A prescrire pour une détente immédiate après journée mouvementée de femme pas si désespérée ! ;o)

316 p